Question : Dans un hadith, il est dit que celui qui prie quatre unités après l’Ishah… elles seront comme équivalents dans la nuit du destin. Est-ce qu’elles se séparent par un taslim entre deux unités ou est-ce que ces quatre rak’ahs s’ajoutent aux deux rak’ahs sunnah après l’Ishah ? Moi, je ne connaissais pas ce hadith, donc je suis curieuse.
Réponse
Oustadha : Le nombre de rak’ahs (unités) pour la prière de nuit, c’est un peu comme pour le Qadr. Ça s’appelle le witr, pas vraiment « shaf’ ». Par exemple, pour la prière d’Isha, on fait deux rak’ahs, puis deux unités qu’on appelle parfois « shaf’ », mais en réalité, tout ça fait partie du witr.
Les gens disent souvent « shaf’ et witr », mais dans notre religion, il n’y a pas vraiment de shaf’ séparé. Le witr, c’est deux rak’ahs plus une, soit trois unités.
Tu peux faire ces trois rak’ahs d’un coup avec un seul tashahhud (témoignage final), comme pour le Maghreb où tu fais trois rak’ahs en une seule prière.
Cela dit, cette prière de nuit n’est pas à faire tous les jours, elle est surérogatoire, spéciale, comme la nuit du destin (Laylat al-Qadr), avec une récompense particulière.
Pour la prière régulière après Isha, on fait deux rak’ahs (appelées ratiba), puis on peut faire deux unités (parfois appelées « shaf’ »), et enfin une rak’ah pour le witr. Certaines personnes font deux rak’ahs, saluent (taslim), puis deux autres rak’ahs, saluent à nouveau, et terminent par une rak’ah isolée.
Interlocutrice : Mais on finit bien par une rak’ah, quand même ?
Oustadha : Oui, exactement. Mais on ne fait pas quatre rak’ahs d’un seul coup avec un seul tashahhud. Le Prophète (sallallahu alayhi wa sallam) a enseigné que la prière de nuit se fait généralement par séries de deux rak’ahs, chacune terminée par un taslim.
Interlocutrice : D’accord, donc on peut faire deux rak’ahs, saluer, puis ajouter une rak’ah pour le witr.
Oustadha : Oui, c’est ça. Ce n’est pas obligatoire de toujours faire quatre rak’ahs d’affilée. Parfois deux suffisent, parfois quatre, selon la capacité de la personne. D’ailleurs, il y a un bienfait énorme pour celui qui fait la prière de Duha (prière du matin). Il y a un hadith qui dit que les portes du ciel sont ouvertes, et que son invocation est acceptée.
Interlocutrice : La prière, c’est à minuit ou au dernier tiers de la nuit ?
Oustadha : Ce sont deux moments différents. Le dernier tiers de la nuit, c’est effectivement la dernière partie de la nuit avant l’aube. Mais à minuit, qui est le milieu de la nuit, les portes du ciel sont ouvertes, et les invocations des croyants sont acceptées.
Interlocutrice : Quand tu dis minuit, c’est minuit pile, ou c’est le milieu de la nuit ?
Oustadha : C’est le milieu de la nuit, oui. C’est-à-dire la moitié entre Maghreb et Fajr.
Interlocutrice : Donc on prend le milieu exact entre Maghreb et Fajr ?
Oustadha : Oui, exactement, c’est ce qu’on appelle minuit dans ce contexte.
Pour la prière de nuit, on fait généralement deux rak’ahs puis une rak’ah pour le witr. Il est préférable de faire deux taslim (salutations finales) séparés ou bien de faire les trois rak’ahs d’affilée avec un seul tashahhud. Les deux façons sont correctes et tu seras récompensée.
Varier les manières de faire la prière surérogatoire (Sunan) est aussi conseillé pour avoir plus de récompenses. Parfois tu fais comme ça, parfois autrement.
Interlocutrice : Donc, on peut faire deux rak’ahs, puis deux autres, c’est ça ?
Oustadha : Oui, certains savants disent qu’on peut faire jusqu’à huit rak’ahs, donc quatre prières de deux unités.
Interlocutrice : D’accord, donc quatre prières de deux rak’ahs.
Oustadha : Oui, le minimum est deux rak’ahs. Le maximum, selon certains savants, est huit, mais d’autres disent qu’il n’y a pas de maximum.