Question : Salam alaykoum
J’ai acheté un appartement en Algérie par facilité, je n’arrivais plus à payer les mensualités. Ma sœur s’est proposée de s’associer avec moi et a réglé l’autre moitié. Quelques mois plus tard, mon conjoint lui a proposé de lui rendre son argent, pour que l’appartement soit à nous, dans le but d’y vivre avec mes enfants mais ma sœur a refusé son offre, prétextant une éventuelle plus-value. Étant donné que je ne compte pas vendre cet appartement, puis-je lui rendre la somme qu’elle a versée ? Suis-je dans mon droit vis-à-vis d’Allah Azzawajel ou est-ce une injustice ? Cet appartement n’était pas terminé et les papiers sont à mon nom. Je voudrais savoir quelle est la solution la plus adéquate à cette situation, car je compte y vivre avec mes enfants et elle y voit un investissement.
Jazakoum Allahu khayran.
Réponse :
Si elles ont fait un contrat entre elles, même sans papiers, devant Allah azawajel il y a un contrat. C’est-à-dire que l’une comme l’autre a le droit d’habiter dans cet appartement, sauf si la sœur qui s’est associée dit « je laisse tomber, rends-moi mon argent ». Si elle lui a uniquement prêté l’argent, il suffit juste qu’elle rembourse, et sa sœur est obligée de prendre l’argent et de se retirer. Mais si elle est associée, c’est autre chose. Tu peux lui demander avec gentillesse de lui rembourser l’argent, et peut-être qu’avec la douceur elle va accepter de sortir de cette association.
Elles n’ont pas le même but en fait, la première souhaite y vivre, peut-être pour faire hijra, en tout cas c’est pour y habiter avec son mari et ses enfants. Alors que la deuxième voit ça comme un investissement, elle ne veut pas y vivre, peut-être pense-t-elle qu’elle va gagner plus d’argent en le vendant.
Qadar Allah wa shafaahel. Normalement, l’argent d’une association entre des personnes, tu ne peux pas la rembourser sauf si l’une des parties accepte. Qu’Allah te facilite ma sœur. Il y a peut-être la possibilité de lui racheter sa partie en donnant un peu plus, mais il y aura un désavantage pour la première sœur.