Question : Assalamu alaykum wa rahmatullah. Qu’Allah vous accorde le succès. Ma question est, je suis une épouse et mère de cinq enfants qui sont des adolescents et des jeunes adultes. J’ai également des petits-enfants. Une de deux ans, pardon. Je souhaite être plus épanouie dans ma vie et dans ma religion. J’ai le temps, alhamdoulilah, maintenant, vu que mes enfants sont grands. Mais je n’arrive pas à consacrer du temps dans l’apprentissage de la religion. J’ai beaucoup de volonté, mais je n’arrive pas à me donner le temps, sachant que depuis ma première grossesse, j’ai fait une dépression post-partum et depuis deux dépressions. Je n’ai plus le goût de faire quoi que ce soit et je suis constamment fatiguée. Comment puis-je faire pour que ma maison soit un lieu de tranquillité pour ma famille et moi et faire disparaître ces soucis et cette tristesse ? Comment puis-je renforcer ma relation avec le Dîn et le Coran pour que je puisse trouver le temps pour mon apprentissage ? Je suis triste à l’idée de ne pas pouvoir trouver le temps à cela. Pouvez-vous me conseiller et m’aider ?
Réponse
Oustadha : La première des choses, c’est d’invoquer Allah. Faire beaucoup de du’â, parce que franchement, c’est la base pour apprendre la science .
d’abord : faire la niyya (l’intention).
- Deuxièmement : invoquer Allah beaucoup .
- Troisièmement : avoir la volonté . Il ne faut pas toujours être dans les soucis ou dire « je n’ai pas le temps », « comme ci », « comme ça« …
- Quatrièmement : organiser notre temps .
Si on veut, on peut . Et surtout, avec l’aide d’Allah . Parce qu’Allah, quand Il voit qu’une femme — ou quelqu’un — veut faire le bien, Il va l’aider. Comment est-ce qu’Il l’aide ?
Par exemple, vous, ma sœur, votre question aujourd’hui, c’est déjà une aide d’Allah . Le fait que vous soyez avec nous, ça montre que vous avez une bonne niyya, que vous voulez faire des choses. Et nous, on est là pour vous aider. C’est pour ça que je dis : la bonne niyya, déjà, c’est une bonne action . Ensuite, il faut faire beaucoup de du’â. Parce que le du’â, c’est la base de tout .
Troisièmement : organiser notre temps.
Quatrièmement : avoir une forte volonté .
Et puis, il ya aussi l’entourage . Tu vois une sœur qui est diligente, motivée — elle peut t’aider. Vous vous dites : « On va faire une heure ensemble », « Chaque semaine, on choisit une journée pour apprendre la science. »
Si toi, tu n’as pas assez de volonté, cherche l’aide d’une sœur sérieuse , qui, mâ shâ Allah, t’encourage. Elle peut t’appeler : « Allô, aujourd’hui, il faut assister. »
Et là, tu délaisses tout , comme si c’était une urgence. Tu fais passer le dars avant tout. C’est comme ça qu’on avance. Et cinquièmement, il faut avoir une mu’allimah ou une shaykha . Participer à des assises régulièrement, et donner à ces moments une vraie priorité . Laisser certaines responsabilités pour Allah . Et avec toutes ces étapes-là, avec ces conseils, tu vas y arriver, in shâ Allah. Ne dis pas : « j’ai des soucis », « j’ai ci, j’ai ça… » Nous sommes des femmes, on a beaucoup de responsabilités, c’est vrai. Mais il faut se dire : « Aujourd’hui, j’ai un dars. »
Pour Allah, on délaisse tout. Et, subhanallah, si tu fais ça pour Allah… Apprendre la science, surtout, je précise, la science, la première des choses c’est le Tawhîd. Parce que quand tu apprends le Tawhîd, tu as beaucoup de foi. Tu es plus proche d’Allah. Et tu sais que quand tu as beaucoup de foi et que tu es très proche, tu délaisses tout pour Allah. Comme l’a dit le Nabi (le Prophète), si tu délaisses quelque chose pour Allah, Allah va te donner mieux en retour.
Tes enfants sont grands, ce sont des jeunes. C’est-à-dire que tu as beaucoup de temps libre. Ce n’est plus comme quand ils étaient petits et qu’ils demandaient beaucoup d’attention et de responsabilités. Alors maintenant, alhamdoulillah, il faut invoquer pour qu’Allah te donne de la volonté. Choisis une sœur qui t’aide, bi’idhnillah ta’ala (avec la permission d’Allah), et tu verras les résultats. Laisse de côté les soucis et les pensées qui te font croire que tu ne peux pas y arriver. Qu’Allah te facilite, ma sœur, toutes les choses. Qu’Allah te facilite.
L’interlocutrice : En fait, il ne faut pas se trouver des excuses tout le temps. Des fois, il faut se dire : « J’ai cours, même s’il y a ça, il y a ça, on verra après. » Qu’Allah facilite notre sœur. On va passer aux questions du PDF, c’était une petite parenthèse.