Les devoirs et les droits des époux avant la Walima

Question :Nous avons fait le contrat religieux, mais je vis toujours chez mes parents en attendant que mon mari ait une meilleure situation. Je précise que nous avons fait le halal et pas encore la walima qui est prévue dans un an, incha’Allah. Ma question est, qu’est-ce qu’on peut faire entre époux lorsque chacun vit de son côté ? Peut-on sortir ensemble dans la rue, se toucher, se faire des câlins, etc.? Qui est censé subvenir à mes besoins ? Mon père ou mon mari ? Qui a autorité sur moi ? Je dois obéir à mon mari ou à mon père ? Par exemple, si je veux aller quelque part, est-ce que je dois avoir l’autorisation de mon mari ou de mon père ? Par rapport à la consommation du mariage, pouvez-vous m’éclaircir dessus ? Qu’est-ce qui est préférable ? Attendre après la walima et le mariage civil ? Quelles sont mes obligations par rapport à ça ? Est-ce que je suis dans l’obligation de consommer avec lui s’il me le demande ? Ou est-ce que je peux refuser sans prendre de péché ? Réponse :  Oustadha : Alors, tu dis que tu n’as que le contrat religieux. Est-ce permis de sortir avec ton époux dans ce cas ? Normalement, oui, c’est permis. Mais il y a une recommandation importante : faire le mariage civil pour protéger tes droits. Je te conseille vivement de faire le mariage civil. C’est vrai, dans notre religion, c’est ton mari, c’est un époux, mais faire le civil est mieux pour garantir ta protection. Plusieurs savants, comme Cheikh Al-Fawzan, ont insisté sur cela, car il y a eu beaucoup de situations où des femmes n’ont fait que le mariage religieux, ont eu des relations, parfois un enfant, et ensuite le mari les divorce sans aucun droit reconnu légalement. Cela crée beaucoup de difficultés pour la femme. Donc, ce que je te conseille cette année, c’est de faire le civil. Ce n’est pas un péché de sortir avec ton mari maintenant, parce que c’est ton mari. Mais pour ta protection, il vaut mieux officialiser cela légalement. Ce n’est pas obligatoire, c’est un conseil basé sur l’expérience des savants. Si tu veux sortir avec lui, il n’y a pas de péché, c’est ton mari. Ensuite, concernant la prise en charge financière : tant que tu vis chez ton père, c’est lui qui doit subvenir à tes besoins. La femme reste sous la responsabilité de son père jusqu’à ce qu’elle quitte la maison pour se marier. Une fois mariée civilement, c’est le mari qui doit pourvoir à ses besoins. Enfin, à propos de l’autorité et des ordres : si ton père te demande de sortir, malgré que tu sois mariée religieusement, qui doit-on écouter ? Moi, je suis convaincue que c’est le père qui a cette responsabilité, tant que tu es sous sa protection. Quand ton père te demande quelque chose et que ton mari en demande une autre, tu dois obéir à ton père, car tu es encore sous sa protection. C’est lui qui subvient à tes besoins pour l’instant — il fournit la nourriture, le logement, etc. Les savants disent clairement que tant que tu es chez ton père, tu dois lui obéir plutôt qu’à ton mari. Quand tu vivras chez ton mari, alors là tu devras lui obéir naturellement. C’est assez clair. L’interlocutrice : Il y a plusieurs avis sur ce sujet. Par exemple, concernant la walima (la fête de mariage), ça peut prêter à confusion. Une sœur dit que ce n’est pas très clair : d’un point de vue charia, c’est le mari qui a l’autorité, mais dans la pratique, tant que la fille est chez son père, c’est surtout un conseil de ne pas trop s’engager dans la relation, surtout si elle n’est pas mariée civilement. Comme Oustadha l’a expliqué, il y a malheureusement beaucoup de dégâts dans la communauté à cause de mariages religieux sans reconnaissance civile. Des hommes se marient religieusement, consomment le mariage, puis divorcent rapidement sans responsabilité réelle. Du moment où la fille est chez son père, c’est son père qui doit subvenir à ses besoins, et elle doit lui obéir. Par exemple, elle ne peut pas rentrer à 2h du matin chez elle alors qu’elle vit chez son père. Si son mari lui dit de ne pas sortir, elle doit d’abord demander la permission à son père. Oustadha : Oui, c’est son père qui a le dernier mot tant qu’elle vit sous son toit. L’interlocutrice : Donc si son mari lui dit : « Moi, je ne veux pas que tu sortes », c’est le père qui décide. Oustadha : Non, tant qu’elle n’est pas sortie de la maison de son père, elle doit lui obéir. L’interlocutrice : D’accord, c’est un bon conseil. Oustadha : Même si elle consomme le mariage, son mari reste son mari, alhamdoulilah. Mais si malheureusement, elle tombe sur un mauvais mari… L’interlocutrice : C’est-à-dire qu’elle est responsable de ses choix. Oustadha : Exactement. Bien que, parfois, même des frères mariés civilement peuvent mal se comporter. Toutefois, le mariage civil protège mieux les droits de la femme. Si elle n’a qu’un contrat religieux, elle perd tous ses droits civils. L’interlocutrice : Oui, c’est vrai. Oustadha : Tu perds donc toute protection au niveau des droits civils. L’interlocutrice : Elle parlait de la walima, elle demandait s’il faut attendre la walima pour consommer ou si on peut le faire avant. Oustadha : Oui, mais elle associe la walima au mariage civil, donc je pense qu’elle veut tout organiser en même temps.

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Le Statut d’une Femme Mariée à un Associateur et les Droits des Enfants en Cas de Divorce

Question : Je souhaiterais savoir si le fait d’être mariée à un associateur est grave. Je viens moi-même d’une famille d’associateurs, mais Alhamdoulilah, depuis quelques années, Allah m’a permis de sortir de là. Mais voilà, mon mari, lui, ne veut rien savoir. Nous avons quatre enfants. Il ne m’empêche pas d’éduquer mes enfants sur la sunna. Alhamdoulilah, que faire ? Qu’Allah vous préserve. Réponse  Oustadha : On en a déjà un peu parlé. Si la sœur veut, elle peut m’écrire en privé, via le tchat, en cliquant sur « Envoyer à » et en choisissant seulement moi, pour que les autres ne voient pas. Concernant son mari, est-ce un musulman associateur, ou bien un associateur de type athée, chrétien, juif, etc. ? C’est important, car ça change la réponse. Stéphane répondra dans les deux cas, mais ce serait bien qu’elle précise, cela nous aiderait. Comment on a défini un associateur ? L’interlocutrice : Elle a dit que c’est un musulman associateur. Oustadha : Qu’entend-elle par là exactement ? Qu’est-ce qu’il fait ? Parce que le terme « associateur » couvre plusieurs cas. On va attendre qu’elle précise un peu. L’interlocutrice : Elle a écrit : il porte des amulettes, il invoque des saints morts, mais il ne renie pas Allah. Il a des intermédiaires entre lui et Allah. Oustadha : Voilà, c’est bien un associateur. S’il agit ainsi par ignorance, il faut lui apprendre que c’est du shirk. Si c’est par ignorance, tu es tenue de lui enseigner le tawhid pour qu’il cesse d’être associateur. Mais s’il refuse d’arrêter, tu ne peux pas rester avec lui. L’interlocutrice : Elle dit qu’il ne veut rien entendre, il ne veut pas… Oustadha : Peut-être qu’il pense être dans le droit chemin, je ne sais pas. Est-ce qu’elle veut dire qu’il ne veut vraiment rien savoir ? L’interlocutrice : Oui, elle dit qu’il refuse qu’on lui donne des conseils sur le vrai tawhid. Oustadha : Alors, s’il ne veut rien savoir, et qu’on lui explique que l’association est du shirk, que l’associateur ira en enfer, il refuse d’écouter ? L’interlocutrice : Oui, elle dit : je lui ai dit, mais il est convaincu d’être dans le haqq. Oustadha : Dans tous les cas, si tu as bien expliqué la situation à ton mari, je te propose une solution. Il faut qu’il consulte un imam savant — pas n’importe quel imam, mais un imam non égaré, compétent et digne de confiance. Tu peux écrire à cet imam pour qu’il lui explique clairement le haqq (la vérité), car ce qu’il fait est du shirk (association). Si ton mari accepte d’écouter cet imam et de comprendre, alors il pourra être guidé. Les savants disent que lorsqu’une personne fait du shirk par ignorance, on doit lui enseigner la vérité. Mais ce n’est pas toujours facile venant de son épouse. C’est pour cela qu’il faut un savant compétent qui puisse lui expliquer le tawhid (unicité d’Allah) correctement. Si, après avoir bien compris la différence entre le tawhid et le shirk, il refuse de renoncer à l’association, alors il faut divorcer. Parce que là, on est dans un shirk majeur (shirk akbar). L’interlocutrice : Oui, le shirk akbar, c’est-à-dire qu’il peut sortir de l’islam. Oustadha : Exactement. Il n’est pas permis de se marier avec un mushrik (associateur), car cela fait sortir de l’islam. Mais attention, il faut d’abord s’assurer qu’il a bien compris ce qu’on lui a expliqué. S’il est encore ignorant, on patiente. Mais s’il dit « vous avez tort, j’ai raison », alors là c’est un cas sérieux. L’interlocutrice : Oui, il sait que c’est la vérité. On lui a bien expliqué que c’est du shirk, qu’il va sortir de l’islam, qu’il ira en enfer. C’est un savant, un homme réfléchi, il a compris mais il refuse. Oustadha : C’est comme les hypocrites courageux à l’époque du Prophète (sallallahu alayhi wa sallam). Ils ont compris le message, mais ils ont choisi de ne pas le suivre. S’il a bien compris grâce au savant et refuse d’obéir, alors il faut divorcer car il est un mushrik et son shirk est majeur. Qu’Allah le guide, qu’Allah le guide. L’interlocutrice : Qu’Allah le facilite. Qu’Allah le facilite, parce qu’il a quatre enfants… Qu’Allah le guide. Oustadha : Qu’Allah le guide. L’interlocutrice : Par exemple, si aujourd’hui on est mardi et qu’il arrive à voir un savant ce vendredi. Oustadha : Oui. L’interlocutrice : Et s’il refuse toujours de changer, doit-elle divorcer immédiatement ou y a-t-il un délai ? Oustadha : Il n’y a pas de délai précis. L’interlocutrice : Elle dit que s’il ne veut pas divorcer, il menace de prendre ses enfants. Oustadha : Là, il faudrait voir s’il y a quelqu’un pour garantir la sécurité et faire une assurance. Mais ce sujet est un peu différent. Concernant la garde des enfants, en général, c’est un autre domaine. En islam, la garde des enfants est normalement confiée à la mère lorsqu’ils sont petits. L’interlocutrice : Oui, mais en France, c’est différent, il y a des procédures, et il peut la menacer avec ça. Oustadha : C’est pour cela que je dis que c’est un autre sujet. Même s’il menace de prendre les enfants, ce n’est pas automatique. Il faut passer devant un juge qui décide légalement. Dans la religion, la mère a le droit sur les enfants petits, mais la justice française peut être différente. L’interlocutrice : Oui, en France, il faut une décision judiciaire. Oustadha : Oui, c’est ça.

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La Validité du PAX pour une Convertie Sans Tuteur pour le Mariage Religieux

Question : J’aimerais me marier avec un jeune homme. Cependant, étant reconvertie, je n’ai pas de tuteur (wali) et personne, même au sein de la communauté, n’accepte de l’être sans mariage civil préalable. Un frère nous a suggéré que si nous prévoyons de faire le mariage civil ultérieurement, nous pourrions opter pour le PACS comme alternative. C’est une union rapide, sans nécessité de témoins à la mairie, et qui confère certains droits, bien que non équivalents à ceux du mariage civil. Ma question est : le PACS est-il autorisé, même s’il n’a pas de valeur religieuse ? L’interlocutrice : Voilà. Si je peux me permettre, avant votre réponse, je ne vois pas l’intérêt de conclure un PACS si ce n’est pas un mariage civil. La difficulté pour elle est de trouver un tuteur pour le mariage civil. Mais de toute façon, même avec un PACS, elle aura besoin d’un tuteur pour le nikah. Il faut un témoin. Elle précise que ce type d’union ne requiert pas de témoin à la mairie. Réponse  Oustadha : Oui, mais ce n’est pas un mariage religieux valide. En réalité, le tuteur est nécessaire pour que le mariage soit halal. Pour la mairie, on peut en théorie choisir n’importe qui, mais peut-être que la formulation de la sœur était imprécise. Cette sœur convertie n’a pas de tuteur et n’en trouve pas. Apparemment, les hommes de la communauté refusent d’être son tuteur sans mariage civil. Par conséquent, elle ne trouve peut-être pas d’imam prêt à célébrer le nikah sans cette formalité civile, ce qui les pousse à envisager le PACS. Je ne sais pas si la sœur est présente pour corriger mes propos si je me trompe. Peut-être pense-t-elle que faire le PACS facilitera les choses. Mais si le mari et la femme acceptent le PACS… L’interlocutrice : Moi, je parle sans science, Sophia, mais pourquoi faire le PACS plutôt qu’aller directement à la mairie ? Oustadha : Oui, c’est justement ma question. L’interlocutrice : Le PACS, d’après ce que je comprends, c’est comme faire le halal sans témoins ? Oustadha : Non, pour le PACS, il n’y a pas besoin de témoins. Le PACS, c’est une signature à la mairie qui donne certains droits, mais pas tous. Par contre, pour le halal, il faut des témoins. L’interlocutrice : Moi, je ne pourrais pas confirmer… Y a-t-il des témoins dans le halal ? Oustadha : De toute façon, elle ne peut pas se marier sans tuteur. C’est pour ça que ma question est la suivante : je veux bien faire la distinction entre le halal, pour lequel on sait qu’un tuteur est nécessaire, et le civil, à la mairie ou via le PACS. Elle dit que pour le PACS, il n’y a ni témoins ni personne d’autre requis. L’interlocutrice : Sur ce point, je suis d’accord avec elle. Mais pourquoi ne pas faire simplement la mairie ? Oustadha : Parce qu’à la mairie, il y a des témoins. Tu peux même prendre la voisine comme témoin, deux personnes dans la rue. L’interlocutrice : Oui, je comprends. Donc, une sœur veut faire le PACS pour avoir un tuteur pour le halal. Mais pourquoi dans ce cas-là, elle ne fait pas la mairie ? C’est ma vraie question. Oustadha : Exactement. Pourquoi vouloir faire un PACS alors qu’on peut faire la mairie ? À la mairie, tu peux choisir n’importe quel témoin, même la voisine ou un cousin non musulman. Par contre, pour le halal, il faut obligatoirement un musulman. C’est un peu compliqué, mais la dissolution du PACS est plus simple que le divorce civil. Peut-être pour des raisons personnelles, elle ne souhaite pas faire un mariage civil maintenant. Je ne sais pas si je me trompe, mais elle cherche à savoir si le PACS est autorisé. Le PACS, comme dit une sœur, est un Pacte Civil de Solidarité. C’est un contrat signé entre deux personnes, donnant certains droits et devoirs concernant les aides sociales, les biens, le logement, les impôts, mais il n’a pas d’effet sur les noms ou les liens avec les enfants. L’interlocutrice : Je voulais dire, sur le plan religieux, est-ce que ce PACS dont vous parlez nécessite des témoins ou un tuteur ? Oustadha : Le PACS ? L’interlocutrice : Oui. Oustadha : Non, il n’y a pas de tuteur pour le PACS. L’interlocutrice : Le PACS, il n’y a donc pas de tuteurs ? Oustadha : Non, pour le PACS, ils vont simplement à la mairie, ils signent les papiers, et c’est terminé. L’interlocutrice : Oui, c’est ce qu’elle expliquait. Oustadha : Le mari ? L’interlocutrice : Oui, mais ils ne sont pas encore mariés religieusement, donc ils n’en parlent pas. Oustadha : Oui, c’est ça. Le mari l’a mariée ? L’interlocutrice : Non, justement. Je veux juste comprendre ce qu’est exactement le PACS. Oustadha : En fait, cette sœur ne trouve pas de tuteur parce qu’elle n’a pas fait de mariage civil. Les tuteurs lui disent : « On ne te marie pas tant que tu n’as pas le mariage civil. » Elle, pour éviter le mariage civil, veut faire un PACS. Elle se demande donc si le PACS est autorisé religieusement. Mais ma question aussi est la suivante : est-ce que les imams, ou les personnes habilitées à être tuteur, accepteraient un PACS à la place du mariage civil ? En France, la majorité des imams refusent d’être tuteurs des sœurs converties si le mariage civil n’a pas été fait. Ils ne veulent pas être responsables d’un mariage religieux sans civil, de peur d’éventuels problèmes si le couple se sépare ou autre. D’ailleurs, les savants d’Algérie ont dit qu’il faut faire le mariage civil en même temps que le mariage religieux (le halal). L’interlocutrice : Peut-on dire qu’ils ont tort, dans un certain sens ? Je veux juste comprendre la procédure : est-ce que la mairie est la seule option ? Et que font-elles à la mairie ? Oustadha : À la mairie, elles vont signer un papier

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La Validité du Ghusl Post-Rêve Érotique Pendant les Menstrues ou les Lochies

Question : J’ai lu que selon un avis, il est permis de faire le ghusl après un rêve érotique, par exemple, pendant les menstrues ou les lochies. Pouvez-vous m’expliquer cet avis ainsi que les différents avis sur cette question, car si du sang sort pendant le ghusl ou le fait d’être dans un état qui invalide le ghusl et qu’on ne peut pas enlever, les menstrues par exemple, est-ce que cela n’invalidite pas le ghusl que l’on souhaite faire pendant cette période pour une autre raison, donc par exemple avec un rêve ou un rapport qu’on aurait eu juste avant l’arrivée des règles ? Quel est l’avis le plus juste selon vous ? Moi j’aimerais bien entendre ça. Merci à vous. Réponse :  Oustadha : D’accord, mais comment faire dans ce cas ? Oui, on peut faire le ghusl même en ayant ses lochies ou ses règles. Il y a un hadith important à ce sujet. Une compagne, Oum Salama, est venue questionner le Prophète. Elle lui a demandé ce qu’il en était si une femme faisait un rêve érotique, comme cela arrive parfois. Le Prophète ﷺ lui a répondu que si elle voyait dans son rêve ce qu’on appelle « al-ma’ » (l’eau), elle devait alors faire le ghusl. Ce hadith est général, il ne précise pas si la femme a ses règles ou ses lochies au moment du rêve. Les grands savants expliquent que puisque le hadith est global, le Prophète ﷺ n’a pas spécifié si le ghusl est obligatoire en cas de règles ou lochies. L’interlocutrice : Donc, est-ce obligatoire ou pas ? Oustadha : Oui, c’est obligatoire. Même si la femme a ses règles, si elle fait un rêve érotique avec émission de sperme, elle doit faire le ghusl. Ce ghusl est valable et il n’est pas annulé par les règles ou lochies. L’interlocutrice : D’accord. Et si elle ne refait pas le ghusl, elle peut refaire celui des règles ou des lochies ? Oustadha : Non, il n’y a pas deux ghusls à faire. Une fois que le ghusl du rêve est fait, il n’est pas nécessaire d’en faire un autre pour les règles ou lochies. L’interlocutrice : D’accord, je comprends. Oustadha : Prenons un exemple : une femme a eu un rapport avec son mari à 9 heures du matin, mais elle n’a pas eu le temps de se purifier avant que ses règles commencent à 11 heures. Elle doit quand même faire le ghusl pour se purifier du rapport, même si elle est en période de règles ou lochies. C’est un cas particulier, confirmé par ce hadith. Le Prophète ﷺ a dit que, que tu sois en période de règles ou de lochies, si ce qui nécessite le ghusl arrive (comme un rapport ou un rêve érotique avec émission), tu dois faire ce ghusl. En résumé, la femme qui fait un rêve érotique avec émission doit faire le ghusl, qu’elle ait ses règles ou ses lochies, sans exception. L’interlocutrice : D’accord. C’est une très bonne question. Oustadha : Oui, c’est une très bonne question, et c’est une question que chacun doit pratiquer dans sa vie, car tout le monde peut se la poser un jour. L’interlocutrice : Une soeur pose une question intéressante : est-ce que chaque fois qu’on fait un rêve érotique et qu’on ressent quelque chose, il faut obligatoirement faire le ghusl ? Oustadha : Concernant les rêves érotiques, ce n’est pas systématique. Il y a une condition. Si tu fais un rêve érotique, mais que tu n’as ressenti aucune émission (mani‘), aucun liquide dans tes sous-vêtements, alors tu n’es pas tenue de faire le ghusl. L’interlocutrice : D’accord. Oustadha : Pour résumer la règle : si tu fais un rêve érotique et que, en te réveillant, tu constates la présence d’une substance dans tes sous-vêtements, alors tu dois faire le ghusl. Mais si tu n’as rien trouvé, même si tu as fait un rêve érotique, tu n’es pas tenue de faire le ghusl. L’interlocutrice : Donc, si on ne voit rien, on ne fait pas le ghusl. D’accord. Oustadha : Exactement. C’est une question très importante, et c’est exactement ce que je voulais expliquer. L’interlocutrice : Parfois, il y a des femmes qui ont des pertes blanches. Elles ne peuvent pas toujours faire la différence. Oustadha : Non, non, ce n’est pas pareil. Quand on parle de rêves érotiques, c’est lié au mani‘, c’est-à-dire une substance pâteuse spécifique. L’interlocutrice : Oui, je comprends, c’est une matière particulière… Oustadha : Oui, pour la femme, la matière érotique, le mani‘, est généralement de couleur jaune. L’interlocutrice : D’accord. Donc il y a une différence entre les pertes blanches et ce liquide que la femme peut expulser… Oustadha : Oui, exactement. Entre les relations, le mani‘ chez la femme est un liquide jaune. L’interlocutrice : OK, donc c’est un liquide jaune. Oustadha : Oui. Si tu fais un rêve érotique et que tu trouves dans tes sous-vêtements ce liquide jaune, tu es obligée de faire le ghusl. L’interlocutrice : Très bien, d’accord. Oustadha : C’est ça, le mani‘. L’interlocutrice : Oui, c’est clair. Oustadha : Pour les relations, ce liquide appelé mani‘ chez la femme est jaune, tandis que les pertes blanches normales sont blanches, ce n’est pas la même chose. Concernant le mani‘, comme pour le madhi, il faut le voir concrètement. Si tu ne le vois pas, tu ne peux pas en parler ni faire le ghusl à cause de ça. L’interlocutrice : D’accord. Cela veut dire que les pertes que l’on voit habituellement ne nécessitent pas de ghusl. Ce sont des pertes normales, et on sait que ce n’est pas ça. Oustadha : Exactement, les pertes normales ne nécessitent pas de ghusl. En réalité, lorsqu’on a ses règles, c’est difficile de voir si ce liquide jaune est présent parmi le sang. Parfois, à cause du sang, on ne peut pas le distinguer. Donc si tu ne peux pas voir ce liquide, tu n’as rien vu, et il n’y a

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Les liens avec sa demi-soeur : Rompre ou garder ?

Question : J’ai une demi-sœur du côté de mon père. Lorsque j’étais adolescente, elle est venue accompagnée de ses copines pour nous voir. C’était la première fois. Mon père lui a demandé de revenir seule, mais elle n’a pas respecté. Et la dernière fois qu’elle est venue, elle a demandé 7 000 euros, agressivement, en reprochant à mon père de ne lui avoir rien fait pour elle et que c’était sa mère qui lui avait tout financé. Depuis, je ne l’ai plus vue, ça doit faire 13 ans ou plus. J’ai pris connaissance il y a quelques années du hadith du Prophète sur la rupture des liens du sang. J’ai donc parlé à ma mère afin que je puisse rentrer en contact avec ma demi-sœur, mais elle ne veut pas du tout et je n’arrive pas à la faire changer d’avis et mon père, ça ne l’intéresse pas. Est-ce que si je prends contact avec elle pour ne pas rompre les liens du sang, malgré que ma mère ne veut pas ? En gros, est-ce qu’elle peut prendre contact avec sa sœur alors que sa mère ne veut pas ? Si je prends contact avec elle, elle va forcément prendre contact avec mes parents et la relation entre mes parents n’est déjà pas bonne et cela va rajouter des problèmes. Je veux renouer contact avec elle pour ne pas faire partie des gens qui ont rompu les liens. Réponse  Oustadha : C’est une obligation de garder les liens avec ta sœur, ton oncle ou ta tante, même s’il y a des problèmes entre tes parents. Tu dois maintenir les liens et invoquer Allah Azza wa Jall pour que tes parents ne te fassent pas de mal. Prends de leurs nouvelles, même au téléphone. De cette façon, tu ne seras pas sous le coup du hadith qui condamne la rupture des liens familiaux. L’interlocutrice : Même si sa mère s’y oppose ? Oustadha : Oui, même si elle s’y oppose. Car il s’agit d’obéir à Allah Azza wa Jalla et au Prophète (Sallallahu Alayhi Wa Sallam). Comme le Prophète l’a dit, on n’obéit pas à une créature pour désobéir à Allah et à son Prophète. L’interlocutrice : Pour en revenir à la question précédente, une sœur demande comment on fait pour demander la zakat. Si une sœur éligible à la zakat connaît des personnes qui peuvent l’aider, peut-elle les contacter ? Ou a-t-elle le droit de faire une annonce, par exemple en disant : « Je suis éligible à la zakat » ? La demande ne doit pas venir directement d’elle, en fait. Oustadha : À ce stade, je pense qu’il y a des gens qui connaissent sa situation. Par exemple, parmi les sœurs qui nous écoutent, si certaines d’entre elles ont de la zakat à donner…Si les sœurs qui nous écoutent ont de la zakat à donner, elles devraient la donner à la sœur. Si elles n’en ont pas, elles peuvent demander à d’autres pour elle. En Algérie, c’est ainsi que l’on procède pour que la demande ne vienne pas directement de la personne en besoin, mais que ce soit l’entourage qui fasse l’effort d’aider. L’interlocutrice : Oui, c’est la bonne manière de faire. Oustadha : Soit nous donnons nous-mêmes si nous le pouvons, soit nous sollicitons des personnes riches et généreuses qui s’acquittent de la zakat. Elles en seront grandement récompensées par Allah, surtout pour une situation aussi difficile que celle des dettes. L’interlocutrice : D’accord. AKhawati, nous allons donc faire une annonce. Si vous avez de la zakat à donner, n’hésitez pas à me contacter. Nous ferons le nécessaire pour aider notre sœur, et que Dieu vous en récompense

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Les conditions du Ghusl (grandes ablutions) pour la femme

Question :J’ai une question concernant l’intimité. Si une sœur joue avec son mari et éprouve beaucoup de plaisir et de jouissance, mais sans avoir d’orgasme et sans pénétration, est-ce qu’elle doit faire le ghusl ? Réponse  Oustadha : Le ghusl n’est pas nécessaire dans tous les cas. Pour l’homme, il est requis en cas d’émission de sperme (blanc), et pour la femme, en cas d’émission de sa propre sécrétion, le maniy (une « eau » jaune). C’est seulement si tu vois ces liquides que tu dois faire le ghusl. Si l’homme a émis du sperme, ou si la femme a vu le maniy, le ghusl est obligatoire. Le maniy de la femme n’est pas un simple liquide. C’est une substance plus épaisse, comme une « eau jaune, » qui sort avec force. Tu le sens clairement. C’est comme si on pressait une bouteille, ça sort avec une certaine puissance. Le sperme de l’homme est blanc, pour faire la différence. Cependant, il y a un autre liquide. Si tu trouves un liquide transparent et glissant, on l’appelle madhy. Dans ce cas, tu ne dois pas faire le ghusl, mais tu dois obligatoirement renouveler tes ablutions (wudu). L’interlocutrice : D’accord, c’est clair. Une autre personne a demandé si c’est liquide ou visqueux. Ça peut être les deux, de toute façon ? Oustadha : Le madhy est un liquide transparent et glissant. Si tu vois ça, tu dois renouveler tes ablutions, mais pas le ghusl. L’interlocutrice : Ah, juste les ablutions ? Pas le ghusl ? Oustadha : Oui. Le madhy est transparent et glisse. L’interlocutrice : Et le ghusl, c’est dans quel cas, alors ? Oustadha : Le ghusl, c’est pour le liquide jaune qui n’est pas un liquide, mais une « eau jaune » qui sort avec force. L’interlocutrice : Ah, d’accord. C’est de l’eau jaune. Je n’avais pas compris. Oustadha : Oui, c’est de l’eau jaune. Et par exemple, si on fait un rêve érotique et qu’on se réveille, on doit faire le ghusl seulement si on trouve quelque chose. Si tu rêves mais que tu ne trouves rien du tout dans ton sous-vêtement, tu n’as pas besoin de faire le ghusl. L’interlocutrice : D’accord. Donc, même si on ne rêve pas, mais qu’on trouve quelque chose, on fait le ghusl ? Oustadha : Oui, si tu trouves un liquide jaune, tu dois le faire. La condition est de voir le liquide, même sans avoir rêvé. Si tu rêves mais ne trouves rien, tu ne fais pas le ghusl. Par contre, si tu ne rêves pas mais que tu as trouvé une sécrétion jaune dans ton sous-vêtement, c’est du maniy. L’interlocutrice : C’est jaune. Mais quelle est sa texture ? Oustadha : C’est de l’eau jaune. L’interlocutrice : D’accord, c’est comme de l’eau. Oustadha : Oui, c’est de l’eau de couleur jaune. Il faut bien faire la différence entre l’eau et le maniy. L’interlocutrice : Oui, c’est pour ça que je me posais la question : comment fait-on la différence avec les pertes habituelles ? Oustadha : Les pertes sont épaisses. Elles n’ont rien à voir. L’interlocutrice : Donc, vous parlez vraiment d’un liquide fluide, comme de l’eau, mais de couleur jaune. Oustadha : Oui, c’est la texture qui est différente. Les pertes sont comme une maladie. L’interlocutrice : Oui, oui. D’accord. Pour moi, selon ma compréhension des diverses versions, les pertes n’obligent pas à faire les ablutions. Oustadha : C’est exact, bien sûr. Il n’y a rien qui oblige à faire les ablutions. L’interlocutrice : D’accord. C’est clair. Oustadha vient de dire que, selon son avis, les pertes n’annulent pas les ablutions. Oustadha : Les pertes blanches n’annulent pas les ablutions. Je peux ajouter quelque chose à ce sujet : pour les rapports intimes, quand un homme a une relation avec sa femme, même sans éjaculation, les deux doivent faire le ghusl (les grandes ablutions). L’interlocutrice : D’accord. Oustadha : J’ajoute cela car beaucoup de gens pensent qu’il n’est pas nécessaire de faire le ghusl s’il n’y a pas d’éjaculation. L’interlocutrice : Oui, oui. Ils se disent qu’ils n’ont pas à faire le ghusl. Oustadha : Non. Si il y a pénétration, il faut faire le ghusl, qu’il y ait eu éjaculation ou non. L’interlocutrice : D’accord.

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L’Autorité sur les enfants en cas de remariage

Question : J’aimerais savoir qui a l’autorité sur mes enfants en cas de remariage ? Est-ce qu’il peut m’interdire de les scolariser, par exemple ? Ou suis-je la seule à décider pour eux ? Leur papa est décédé, qu’Allah lui fasse miséricorde. Je suis remariée avec un homme qui n’est pas le père de mes enfants. Est-ce que, parce qu’il est marié avec moi, il a le droit de prendre des décisions concernant mes enfants ? Réponse  Oustadha : Normalement, une femme qui se remarie n’a plus la garde de ses enfants. Ce n’est pas la grand-mère qui l’a. Cependant, quand une mère est avec ses enfants, c’est elle qui a l’autorité principale pour leur éducation. Ceci dit, c’est toujours bien de prendre l’opinion du mari. Nous, les femmes, sommes souvent guidées par nos émotions. L’homme, lui, est plus rationnel et réfléchit souvent mieux que la femme. On a toujours notre propre point de vue, mais l’homme peut être plus pertinent. Si ton mari est un homme pieux et qu’il te donne une bonne opinion concernant l’éducation de vos enfants, tu dois la prendre en compte. L’autorité revient à la femme, mais il se peut que cette femme ne soit pas une bonne éducatrice, qu’elle manque de foi ou qu’elle ne fasse pas la salat. Dans ce cas, on prendra l’opinion du mari. L’interlocutrice : Elle ne doit pas être orgueilleuse en se disant : « J’ai toujours l’autorité ! » Oustadha : Elle doit accepter les conseils (la nasihah) de son mari. C’est pour le bien.

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Le tuteur de mariage et les critères de choix 

Question : Salam alaykoum. Lorsque le tutorat du père n’est plus valide dans le cadre du mariage, les personnes qui doivent prendre la relève doivent-elles se trouver dans le même pays que la fille et le prétendant afin de pouvoir mener l’enquête convenablement ? Et si le tuteur ne parle pas bien la langue des deux parties, doit-on malgré tout le prendre comme tuteur ? En résumé, ne faut-il pas plutôt choisir quelqu’un qui comprendra parfaitement la situation dans tous ses aspects ? Réponse Oustadha : La question porte sur un mariage. Apparemment, le père ne veut pas faire le mariage, donc le tuteur a été remplacé. Peut-être que le père n’est pas musulman, ou qu’il y a d’autres raisons, mauvaises ou inconnues. Elle demande si le nouveau tuteur… L’interlocutrice : Est-ce que le nouveau tuteur doit être dans le même pays que le futur couple ? Est-ce qu’il doit comprendre leur langue afin de s’assurer que tout se passe bien ? Aussi, pour pouvoir s’informer un peu sur l’homme, le prétendant, et remplir son rôle de tuteur. Parce que d’après ce que j’ai compris, le tuteur n’est pas dans le même pays, et ils ne parlent peut-être pas très bien la même langue, par exemple le français. Oustadha : Je vais revoir cette question et te donner une réponse précise, parce que le tuteur n’est pas dans le même pays. L’interlocutrice : Ou alors, pour reformuler la question : quand le père ne peut plus être tuteur, quel est le rôle du nouveau tuteur ? Est-ce que c’est simplement qu’il donne son accord et c’est fini, ou est-ce qu’il doit s’investir davantage ? Oustadha : Pour le tuteur, il faut d’abord comprendre pourquoi le père ne peut plus être tuteur. Est-ce parce qu’il est mécréant ? L’interlocutrice : Elle n’a pas précisé. En tout cas, c’est très important d’avoir l’avis du tuteur. Normalement, il doit être présent. Si tu veux, tu peux m’envoyer la question par e-mail. L’adresse e-mail est facilement accessible sur le groupe ou sur le site de l’Institut Oumayna. Envoie-moi la question détaillée et je la transmettrai à l’oustadha en privé pour qu’elle te donne une réponse privée. C’est exceptionnel, parce que normalement il faut bien comprendre la situation. La sœur concernée devrait être là pour expliquer. Sinon, c’est qadr Allah. Inch’Allah, elle pourra te répondre si elle reçoit ta question par mail.

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Le liquide après le ghusl

Question : Alors, salam alaykoum,Moi c’est Anima. J’aimerais poser une question : après le ghusl du janaba, si un liquide sort encore, est-ce que je dois refaire le ghusl ou seulement refaire les ablutions (wudu) ? Je ne sais pas si cela concerne le liquide qui peut sortir après les rapports sexuels avec le mari. Réponse Oustadha : Oui. Si tu as fait le ghusl, et qu’après le ghusl, il y a un liquide qui continue de couler, tu ne refais pas le ghusl. Comme l’a dit un savant : « Si tu as fait le ghusl et que le liquide est en train de couler, qu’il reste et qu’il continue de couler, cela signifie que tu ne refais pas le ghusl. » C’est juste cela. Interlocutrice : D’accord. C’était la dernière question, j’espère que tout a été clair. J’ai une sœur qui m’avait demandé de me contacter en privé, donc n’hésitez pas à passer par l’adresse e-mail si vous avez des questions, parce que je ne les ferai pas passer, malheureusement. On organise justement ce genre de séance pour éviter que des questions religieuses soient posées en dehors du cadre prévu. Mais si vous avez des interrogations par rapport à ce que vous avez entendu, ou des conseils — peut-être que j’ai dit une bêtise, ça peut arriver — n’hésitez pas à envoyer un petit mail. Et nous aussi, on vous aime en Allah. Oustadha : Qu’Allah vous préserve, qu’Il préserve toute la famille, les enfants et les autres. Qu’Allah les guide, et qu’Il nous guide tous.

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La relation avec la belle-famille et les demi-frères/sœurs

Question : Salam alaykoum, Ma demi-sœur, du côté de mon père et de sa mère, me voue une haine et une jalousie. Comment agir avec elle durant la période de l’enfance ? La cohabitation est difficile, avec des bagarres entre les époux, de la sorcellerie, de la violence et autres. Je sais qu’il faut préserver les liens de parenté, mais j’ai du mal à rester en leur présence. Ma mère me dit que je dois aller leur rendre visite, à sa co-épouse et à ma demi-sœur, même si elle n’apprécie pas ma venue. Comment faire ? Le père s’est remarié avec une deuxième femme et ils ont eu un enfant. Apparemment, ça se passe très mal. Elle ne vit pas avec eux. Réponse Oustadha : Non, elle ne vit pas avec eux. La première femme, elle est toute seule dans la maison, je crois. Interlocutrice : Oui, c’est ce que j’ai compris. Oustadha : Mais comment ça se passe mal ? Interlocutrice : Elle n’est pas chez eux. Elle dit que quand elle va là-bas, ça ne se passe pas bien, il y a des disputes. Je ne sais plus exactement ce qu’elle a écrit, mais quand elle rend visite à son père, il y a des tensions. Du coup, elle ne veut plus y aller. Sa propre mère lui dit pourtant d’y aller, que c’est important, mais elle trouve ça difficile. Oustadha : D’après ce que j’ai compris, est-ce que la mère est divorcée ? Interlocutrice : Je ne sais pas. Oustadha : Est-ce qu’elle est co-épouse ? Parce que si oui, la mère n’est probablement pas divorcée. Interlocutrice : Oui, c’est ça. Oustadha : Est-ce que le père habite loin ? Elle dit que sa mère lui conseille d’aller rendre visite à sa co-épouse et sa demi-sœur. Cela signifie qu’elle est encore mariée au père. S’il y a des conflits quand elle rend visite à la co-épouse et à la demi-sœur, je pense qu’il vaut mieux garder le contact par téléphone. Le père est dans une autre maison, donc elle n’est pas obligée d’y aller. Elle peut appeler sa demi-sœur pour maintenir les liens. Si les visites causent des disputes ou des tensions, il vaut mieux éviter d’y aller en personne et privilégier les appels téléphoniques. Interlocutrice : La demi-sœur, elle a le même statut en Islam que la sœur ? Oustadha : Oui, c’est pareil, elle reste notre sœur selon la charia. Interlocutrice : D’accord. Du coup, elle n’est pas obligée de… Oustadha : Non, elle n’est pas obligée. La jalousie n’a rien à voir. Ce n’est pas à cause de la sœur, mais parce que la personne est mauvaise. Si elle a de la bonne foi, elle peut passer outre sa demi-sœur. On peut dire : « Écoute ta mère, va la visiter. » Mais s’il y a une crainte qu’elle tombe dans des péchés, ou qu’elle insulte ou fasse du mal à sa demi-sœur, alors il vaut mieux éviter. Interlocutrice : Moi, je me demandais aussi quel âge a la demi-sœur, parce qu’elle parle de bagarres. Moi, je pensais que c’est peut-être des enfants de 10 ou 11 ans qui se battent. Oustadha : Oui, c’est vrai. Je dis que si tu as la bonne foi, la science, la foi et la patience, tu peux y aller sans hésiter. Mais si tu n’es pas prête, tu peux dire à ta mère que tu préfères garder les liens par téléphone. Interlocutrice : Oui, elle appelle sa sœur. En tout cas, on garde les liens. D’accord.

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