La repentance pour les vols commis dans la jeunesse

Question : Quand j’étais jeune, 13-15 ans, j’ai volé des objets dans de grands magasins comme Auchan ou Carrefour. J’étais jeune et insouciante et cela m’amusait. Je n’étais pas pauvre. Mais aujourd’hui, je me suis repentie de cela et alhamdoulilah, j’essaye d’être une bonne musulmane. Comment me faire pardonner de mon erreur ? Je ne sais pas pour quel montant j’ai volé et je ne me vois pas me présenter au magasin pour leur dire qu’il y a 15 ans j’ai volé chez eux. Ils me prendraient pour une personne bizarre, je pense. Dois-je payer une compensation ? Comment me repentir pour de bon de ces vols ? Réponse  Oustadha : Je vais te proposer une solution. Si le vol a eu lieu en France, tu peux essayer de rembourser le magasin directement, par exemple en faisant un virement sur son compte bancaire s’il en a un — Auchan, Carrefour, etc. Si tu ne veux pas aller toi-même dire : « C’est moi qui ai volé », demande à une personne de confiance de le faire à ta place. Donne-lui l’argent, explique que c’est pour réparer un vol, et qu’elle le transmette au magasin.   Si la personne se souvient à peu près des objets volés, elle peut estimer la valeur totale. Et si elle a pris plusieurs choses, mieux vaut donner une somme un peu plus élevée pour être sûre. Même si elle ne se rappelle pas exactement, il faut faire une estimation raisonnable et l’arrondir à la hausse. L’interlocutrice : Oui, mais si c’était à Carrefour, c’est cher… Et même si on leur donne l’argent, ils ne vont pas comprendre. Oustadha : C’est vrai, il ne faut pas aller leur dire directement : « J’ai volé ». En France, cela pourrait poser des problèmes juridiques. Tu pourrais plutôt acheter quelque chose dans le magasin et ajouter discrètement de l’argent si un système de dons existe. Mais dans les grandes surfaces, tout est sécurisé et il n’y a pas vraiment d’endroit où laisser de l’argent anonymement. L’interlocutrice : Oui… Et puis, si on arrive en disant : « Il y a 15 ans, quelqu’un a volé, voici 100 euros », ils ne vont pas accepter. De toute façon, légalement, il y a prescription. Oustadha : Dans ce cas, fais toutes les causes possibles : si tu ne peux pas remettre directement l’argent au magasin, trouve une personne fiable pour le faire, ou bien donne la somme à une œuvre bénéfique, en ayant l’intention que la récompense soit destinée au magasin lésé. L’interlocutrice : C’est-à-dire qu’après 15 ou 20 ans, l’acte n’est plus condamnable légalement, il y a prescription. Oustadha : Ça se passe bien en France ? Je ne sais pas exactement. Mais même si, légalement, l’affaire est prescrite, il faut tout de même essayer de réparer le tort. Une sœur m’a raconté qu’un jour, elle a restitué de l’argent à un Intermarché et ils ont accepté. Donc, il faut tenter. Si une méthode ne marche pas, essaie-en une autre. L’interlocutrice : Et si vraiment elle ne peut pas, elle peut faire une sadaqa pour compenser ? Oustadha : Oui. Si, après avoir essayé toutes les solutions, cela ne fonctionne pas, alors elle doit demander pardon à Allah et se repentir sincèrement. Le vol reste une injustice, car c’est le droit d’autrui. Même si cela remonte à avant sa pratique religieuse, ou avant qu’elle ne soit musulmane, elle doit réparer autant que possible. J’ai connu des cas où, dans l’enfance, on prenait des choses dans les magasins, comme des fruits ou des bonbons. Mais il faut distinguer : L’interlocutrice : Oui, à 15 ans, on considère qu’elle est pubère. Oustadha : Voilà. Donc si elle était pubère, elle doit absolument faire les démarches pour rendre l’argent ou, si ce n’est pas possible, donner en sadaqa avec l’intention que la récompense aille à la personne ou à l’enseigne lésée. Quand une personne est pubère et qu’elle a volé, elle doit rendre la valeur estimée de ce qu’elle a pris. L’interlocutrice : Oui, bien sûr. Mais le problème avec les grands magasins, c’est que si tu vas à l’accueil et que tu donnes 100 ou 200 euros, on ne sait pas vraiment où cet argent ira. La personne à l’accueil pourrait le garder pour elle au lieu de le transmettre à la direction. C’est délicat. Oustadha : Dans ce cas, la personne peut essayer d’autres moyens. Par exemple, envoyer une lettre ou un virement à l’enseigne, ou faire un achat équivalent pour compenser, avec l’intention de rendre ce qu’elle a pris. L’important est d’essayer sincèrement, sans chercher à se faire remarquer. L’interlocutrice : Oui, mais écrire au PDG de Carrefour, par exemple… Je doute que cela aboutisse. On parle d’une multinationale, pas d’un petit magasin de quartier. Oustadha : C’est vrai que ce n’est pas la même chose qu’un petit commerce. Mais il ne faut pas être négatif. Il faut tenter avec une intention sincère (niyya). Même si la somme est faible ou si le vol remonte à longtemps, il faut chercher à rendre. L’interlocutrice : Bien sûr. Et si c’était juste pour goûter un raisin, par exemple ? Oustadha : Pour les enfants, ce n’est pas pareil. Avant la puberté, ils ne sont pas responsables religieusement. Mais à partir de 13 ou 14 ans, si la personne est pubère, elle est responsable et doit réparer ou se repentir.  Généralement, si tu ne peux pas rendre directement l’argent à la personne ou à l’enseigne concernée, il faut tout de même chercher un moyen de compenser. Par exemple, si une sœur connaît quelqu’un qui travaille à Auchan ou Carrefour, elle peut se renseigner pour savoir s’il est possible de remettre une somme, même symbolique, afin de réparer l’acte. L’interlocutrice : Oui, si certaines sœurs ont des contacts dans ces enseignes, elles pourraient vérifier. Oustadha : Oui, car l’important, c’est de faire preuve de sincérité (niyya) et de rendre ce qui ne nous appartient pas. Qu’Allah facilite à celui qui s’est repenti la

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Un Objet Trouvé à la Mosquée

Question : Assalamu alaikum wa rahmatullah. Il y a environ un mois, je suis allée dans une mosquée pour prier le Maghreb et l’Isha. Juste avant l’Isha, je suis allée faire mes ablutions. Et en sortant de la salle d’ablution, vers là où on place les chaussures, j’ai trouvé une boucle d’oreille. Je n’y ai prêté que peu d’attention, bien que je connaisse de manière générale les règles de l’objet trouvé. Je l’ai donc posée sur l’étagère en me disant que personne n’allait venir la prendre, puis je suis allée prier. Il n’y avait plus personne côté femme. Mais maintenant, j’ai l’impression d’avoir manqué au droit de la sœur qui a perdu cette boucle d’oreille. Que fallait-il que je fasse ? Et que dois-je faire maintenant ? Sachant que pour l’annoncer, cela aurait été un peu compliqué vu que c’était une mosquée à une heure de chez moi. Je n’y connais personne, bien que j’aurais pu revenir le lendemain car je logeais à ce moment-là chez ma cousine qui habite près de cette mosquée. Réponse  Oustadha : Pour cette question, je ne sais pas s’il y a un terme exact en français, mais en arabe, cela s’appelle luqata (trouvaille). Cette sœur avait l’intention de prendre un objet, mais en fait, elle l’a laissé sur les étagères. Cependant, comme son intention (niyyah) était bonne, elle n’a pas commis de péché, bi idhnillah.        En général, pour un objet trouvé à la mosquée, il y a des conditions à respecter. Par exemple, si l’objet est précieux, comme de l’or ou de l’argent, qui a une certaine valeur (disons 500 dinars ou plus), cela relève des règles du luqata. Ces règles sont claires : si tu trouves un objet précieux, comme une boucle d’oreille en or, tu peux le garder provisoirement, mais tu dois faire une annonce pour essayer de retrouver son propriétaire. Cette annonce doit être faite sans donner de détails précis sur l’objet, pour éviter que quelqu’un de malhonnête ne le revendique faussement. Par exemple, tu dis : « J’ai trouvé une boucle d’oreille dans cette mosquée, à telle date », sans décrire son apparence exacte. Pour une somme d’argent ou un téléphone, on annonce simplement : « J’ai trouvé un téléphone » ou « J’ai trouvé une somme d’argent », sans préciser le montant. Si après avoir fait cette annonce, personne ne se manifeste pendant un an, tu peux garder l’objet pour toi. Mais il est recommandé de faire l’annonce au moins une fois pour chercher le vrai propriétaire.       Enfin, il n’y a aucun mal à faire une annonce lorsqu’on trouve quelque chose dans la mosquée, ou lorsqu’on a perdu un objet. Le Prophète Sallallahu Alayhi Wa Sallam a enseigné que celui qui perd quelque chose dans la mosquée peut invoquer Allah pour retrouver son bien. Donc, si tu perds ton objet dans la mosquée, le Prophète Sallallahu Alayhi Wa Sallam a dit que celui qui perd quelque chose ne doit pas annoncer « J’ai perdu mon argent » ou « J’ai perdu mon téléphone » dans la mosquée. Parce que cela revient à faire une invocation contre soi-même, en disant qu’Allah ne te rendra pas ton bien. Il faut que tu cherches seule, sans faire cette annonce. L’interlocutrice : Donc, par exemple, si je perds mon téléphone à la mosquée, je n’ai pas le droit d’annoncer que je l’ai perdu ? Oustadha : Oui, c’est ça. Tu dois faire ta recherche discrètement. Si quelqu’un trouve ton téléphone, il te le donnera, incha’Allah. L’interlocutrice : Mais est-ce que l’inverse est permis ? Si moi je trouve un téléphone à la mosquée, est-ce que je peux faire une annonce pour dire « J’ai trouvé un téléphone » ? Oustadha : Oui, celui qui trouve un objet peut annoncer qu’il l’a trouvé, surtout si c’est un objet de valeur comme de l’or ou de l’argent. Par contre, celui qui a perdu ne doit pas faire cette annonce dans la mosquée. L’interlocutrice : Ah d’accord, donc c’est interdit pour celui qui a perdu de faire une annonce dans la mosquée. Oustadha : Oui, c’est cela la règle. Si l’objet n’a pas beaucoup de valeur, comme dans ce cas précis, ce n’est pas un péché de l’avoir pris avec la bonne intention (niyyah). Cela fait partie des règles du luqata en Islam. L’interlocutrice : C’est intéressant, je ne savais pas que celui qui perd un objet dans la mosquée n’a pas le droit de le réclamer publiquement. On ne trouve pas ce genre d’objets tous les jours. La sœur demandait : « Comment faire l’annonce si on habite loin ? » Je pense qu’on peut utiliser les réseaux sociaux comme Facebook ou Instagram. Mais surtout, il ne faut pas décrire l’objet que l’on a trouvé. Oustadha : Oui, c’est très important de ne pas donner de détails précis. On se contente de dire, par exemple : « J’ai trouvé un objet dans telle mosquée », sans en dire plus. L’interlocuteur : Oui, c’est vrai.

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La Mixité lors des réunions de famille pendant l’Aïd

Question : Je suis une sœur reconvertie, mariée alhamdoulilah. Lors des fêtes de l’Aïd, je rends visite à la famille de mon mari. Malheureusement, ces réunions sont mixtes : belles-sœurs non voilées, discussions entre hommes et femmes, et un des hommes tente même de me parler, ce qui me met mal à l’aise. Nous avons proposé une séparation, mais elle n’est pas respectée. Je reste couverte et ne parle pas aux hommes. Ma question est la suivante : avons-nous le droit d’assister à ces événements dans ces conditions ? Risquons-nous de commettre un péché en y allant, malgré notre comportement réservé ? Barakallahu fikum, qu’Allah vous récompense grandement. Réponse :  Oustadha : Barakallahu fikum. Pour la première question, il y a une solution. D’abord, il faut continuer à faire des rappels à cette famille. Si ce sont des liens obligatoires, comme les parents, il faut les visiter, surtout par respect envers votre mari. Cependant, si ces visites deviennent gênantes parce qu’il y a beaucoup de péchés, vous pouvez changer le jour de visite. Par exemple, aller un autre jour où il y a moins de beaux-frères ou de personnes avec qui il y a de la mixité. Si cela ne fonctionne toujours pas, vous pouvez maintenir les liens uniquement par téléphone. Parce que si vous avez peur de tomber dans le péché ou que votre foi s’affaiblisse à cause de ces visites, il faut chercher des solutions. Garder le contact par téléphone ou changer le jour des visites pour les parents qui sont des liens obligatoires. Quant aux autres membres de la famille, comme les oncles, tantes, neveux ou nièces, ces liens ne sont pas obligatoires ; un simple coup de téléphone suffit afin d’éviter de tomber dans le péché. Qu’Allah vous guide et vous facilite. Et surtout, n’oubliez jamais de faire des rappels. Si vous pouvez changer d’endroit ou de pièce pour éviter le péché sans couper complètement le contact, c’est encore mieux, afin de pouvoir continuer à visiter la famille et faire des rappels. Peut-être qu’Allah guidera ainsi beaucoup de gens. Voilà ma réponse. Interlocutrice : Si elle arrive avec sa famille et que cette situation se présente, comment doit-elle se comporter ? Doit-elle partir ou rester à l’écart pour ne pas se mêler à ce qui est interdit ? Oustadha : Elle peut changer d’endroit, faire des rappels, rester avec eux. Mais si elle ne peut pas changer la situation, alors il vaut mieux partir. Interlocutrice : D’accord. Et si eux ne l’écoutent pas, qu’ils refusent de se séparer, il faut alors qu’elle s’éloigne. Oustadha : Oui, ce n’est pas facile, même ici. Qu’Allah facilite pour nous tous.

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L’utilisation d’un appareil laser infrarouge pour le bien-être

Question : Assalamu alaikum. Je viens de découvrir votre canal. Voici ma question. Assalamu alaikum wa rahmatullah. J’ai acquis un appareil qui me permet de travailler de chez moi et de traiter notamment les problèmes liés au poids, au tabac, au stress, ainsi qu’à la relaxation. Cet appareil utilise un laser infrarouge qui va simuler les points précis qui sont toujours les mêmes. Il s’appuie sur les points d’acupuncture, sachant qu’il utilise les points d’acupuncture, mais il permet de travailler avec BarakAllahu Fikum. Réponse Oustadha : Concernant cet appareil que la sœur décrit, qui utilise le laser et l’infrarouge, il y a certaines divergences, mais en général, les savants ont permis l’usage de ce type d’appareil. Tout ce que la sœur a mentionné est, en principe, autorisé par les savants. Je précise toutefois que cela doit être dénué de toute croyance associée à du shirk. L’interlocutrice : C’est donc pour la relaxation ? Oustadha : Oui, la relaxation. Je tiens à préciser que la relaxation, en elle-même, n’est pas liée à une croyance de shirk, elle est légiférée. En revanche, si une pratique est liée à une croyance associée au shirk, elle devient interdite. Mais ce que la sœur a décrit ne comporte rien de tel, c’est donc autorisé. L’interlocutrice : Elle a bien précisé qu’il n’y avait aucune croyance associée. Oustadha : Exactement, c’est un procédé médical, et dans ce cadre, c’est permis. L’interlocutrice : Les questions ont déjà été sélectionnées et sont disponibles dans le PDF du groupe Telegram. Nous ne prenons pas de nouvelles questions, car le temps est limité.

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Interdiction du Hammam et de la Piscine pour les Femmes

Question. Assalamu alaikum wa rahmatullahi wa barakatuh, Oustadha. J’espère que vous allez bien. Nous avons une question concernant l’interdiction du hammam pour les femmes. Il existe plusieurs hadiths sur le sujet, et des divergences sont apparues parmi nous : Pourriez-vous nous éclairer sur ces hadiths et résoudre nos divergences ? Nous vous remercions pour votre aide. Réponse : Oustadha : Je vous remercie également. Pour la quatrième question, concernant le hammam, il est interdit, que ce soit le hammam public ou même les cabines individuelles privées. Les savants ont interdit ces dernières aussi. On rapporte que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit, selon un hadith d’Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) : « Que la malédiction d’Allah soit sur celui qui emmène sa famille, sa sœur, sa femme ou une proche au hammam. » C’est donc une interdiction stricte.     De plus, le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : « Toute femme qui enlève ses vêtements, même ses sous-vêtements, en dehors de sa maison commet un grand péché. » Ces hadiths interdisent donc à la femme d’aller au hammam, que ce soit en groupe ou seule dans une cabine, même si elle y va avec son mari.    Pour la deuxième question qui concerne la piscine, si ce sont des sœurs en sécurité, avec des vêtements légiférés (pas des maillots de bain ordinaires), et qu’il n’y a pas de caméra, cela peut être permis. Cependant, certains savants, comme Cheikh Al-Uthaymin (qu’Allah lui fasse miséricorde), ont interdit même cela. Ils craignent que si c’est permis, cela incite les femmes à se déshabiller progressivement ou à porter des vêtements non légiférés dans la piscine. C’est pourquoi, même entre femmes, il faut respecter des conditions strictes concernant les vêtements, et on ne doit pas utiliser de maillots de bain ordinaires. Donc, même une piscine privée, en sécurité, doit respecter ces règles.    Cette interdiction est basée sur la crainte que les conditions nécessaires ne soient pas respectées, car même entre femmes, il faut porter des vêtements appropriés. Vous avez un maillot spécial pour les hijabates. L’interlocutrice : Tu parles du burkini ? Oustadha : Oui, le burkini. Il y en a beaucoup ici en Algérie. Mais franchement, ce n’est pas permis. Ce n’est qu’un legging avec une tunique, ce n’est pas conforme à la charia. C’est interdit pour une femme de porter cela. L’interlocutrice : Concernant le hammam, pour revenir au caractère privé, certaines personnes ont des hammams chez elles. Par exemple, si j’ai une grande maison avec une salle de bain spacieuse, est-ce que je peux m’y faire une petite cabine hammam privée chez moi ? Oustadha : Oui, beaucoup de maisons en Algérie ont un hammam chez elles. Dans ce cas, c’est permis, car c’est privé. L’interlocutrice : BarakAllahu fiki. Oustadha : Je précise aussi que pour les cabines individuelles, en cas de nécessité, si quelqu’un est malade et doit suivre un traitement spécifique, et qu’il n’y a pas de médicament autre que le hammam, alors les savants autorisent cela. Nous avons beaucoup de hammams spéciaux pour les malades. Dans ce cas, c’est permis, à condition que la sécurité soit assurée. L’interlocutrice : Il y a des sœurs qui demandent, concernant le burkini, si on doit se baigner, quel genre de tenue doit-on porter ? Oustadha : Large. Oui, des pantalons larges, comme on dit, des pantalons amples, pas moulants du tout. Ce ne doit pas être serré. L’interlocutrice : Comme des sarouels, en fait. Oustadha : Exactement, c’est ça. Avec un T-shirt. Le vêtement ne doit pas mouler le corps. Même le T-shirt ne doit pas être trop serré ou transparent. Il faut que ce soit clair dans la réponse. L’interlocutrice : Là, on parle vraiment entre femmes. Le burkini, lui, n’est pas autorisé pour aller à la plage, comme on peut le voir en Suisse. Hum… Concernant la piscine entre femmes, Oustadha a expliqué qu’il y a des divergences. Oustadha : Oui, mais avec conditions. L’interlocutrice : La condition qui l’autorise, ce serait d’être en sécurité : être sûres qu’il n’y a pas d’hommes présents, pas de caméras, que tout le monde respecte la ‘awra. Par exemple, si on est entre copines, aucune ne doit arriver en maillot de bain. C’est permis seulement si toutes ces conditions sont réunies. Oustadha : Exactement, toutes ces conditions doivent être réunies. Mais Cheikh Othaymine l’a interdit dans tous les cas, parce qu’il craignait que les gens finissent par oublier ces règles, et qu’ils commettent des actes interdits. Par exemple, il a interdit le port du pantalon avec une liquette chez les femmes, car il craignait que cela mène à des situations inappropriées, comme porter un pantalon avec une liquette courte au-dessus du genou. L’interlocutrice : Une liquette, c’est une tunique, c’est ça ? Oustadha : Oui. Il a dit que si on permet ça maintenant, la femme va dégrader un peu la tenue, elle va lever la tunique… C’est la nature humaine, en fait. C’est pour ça qu’il a interdit ça. Ce n’est pas une chose qu’on peut laisser faire. L’interlocutrice : On a peur que ça change, en effet. Oustadha : Oui, parce que l’être humain, quand on lui autorise quelque chose, il cherche toujours plus, jusqu’à dépasser les limites. On peut dire que si les conditions sont strictes, tu peux faire ça, sinon, ce n’est pas permis. Il y a des burkinis jilbab maintenant, avec pantalons larges et tuniques. À Hawasi, on en parle entre sœurs, mais à la plage, c’est interdit. L’interlocutrice : Pour le hammam, on résume : c’est interdit dans tous les cas, sauf en cas de maladie, dans des cabines individuelles et en sécurité. Si on en a un chez soi, c’est permis. Quand on est malade, on peut avoir besoin de quelqu’un pour accompagner dans la cabine individuelle, mais ce n’est pas obligatoire d’y aller avec quelqu’un d’autre. Oustadha : La maladie ? L’interlocutrice : Oui, je lisais les questions des sœurs par rapport au hammam. On a déjà répondu. Concernant

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L’Intention dans les Bonnes Actions et la Récompense

Question : J’espère que vous vous portez bien et je vous remercie pour ces cours que vous nous accordez qui sont grandement profitables. Ma question, qu’en est-il si je fais une bonne œuvre avec comme intention de prendre soin de ma foi, qu’Allah m’améliore et qu’il m’accorde divers biens religieux ici-bas, mais sans forcément, quand j’agis, penser à la balance ou la récompense de l’au-delà ou la satisfaction d’Allah, ainsi que si mon acte va être accepté ou pas ? Dans ce cas, mon adoration peut-elle être acceptée ? Et est-ce possible qu’une bonne action nous soit comptabilisée si nous n’avons pas eu la niya de faire une bonne action, mais nous avons fait le bien par réflexe, comme par exemple avoir un visage souriant envers nos proches ? Réponse : Oustadha : Est-ce que j’ai bien compris que la sœur, lorsqu’elle fait quelque chose pour Allah, souhaite recevoir une récompense ici-bas ? C’est bien cela la question ? Est-ce qu’elle sera récompensée par Allah Azza wa Jall ? L’interlocutrice : Oui, elle parle de la balance. Oustadha : Par exemple, elle dit : « Je veux faire une aumône, mais mon intention est qu’Allah Azza wa Jall me récompense ici-bas. » L’interlocutrice : Oui, en fait, il y a quelques semaines, elle faisait des bonnes actions parce qu’elle savait que c’était bénéfique pour sa foi. Mais au moment de les faire, elle ne pensait pas forcément à la récompense. Elle se demande donc si elle peut quand même espérer la récompense, même si elle ne l’a pas consciemment désirée. Oustadha : En général, pour qu’une action soit acceptée auprès d’Allah, il ne faut pas s’attacher aux bénéfices de ce bas-monde. On doit faire les bonnes actions uniquement pour Allah, sans penser à une récompense ici-bas. La véritable intention (niya) est la sincérité (ikhlas) envers Allah Azza wa Jall.     L’ikhlas signifie accomplir les bonnes actions uniquement pour Allah, sans attendre de récompense terrestre. Subhanallah, si tu agis avec sincérité envers Allah, Il te récompensera automatiquement, incha’Allah, sans que tu aies à y penser.     Ne t’inquiète donc pas. Pour avoir cette sincérité, il faut éviter de se focaliser sur les récompenses ici-bas. Il faut faire toutes les bonnes actions pour Allah Azza wa Jall, et c’est Lui qui te récompensera dans l’au-delà. C’est le Jour du Jugement. Il ne faut pas se préoccuper de ce bas-monde. Allah Azza wa Jall dit : « Toute personne, homme ou femme, qui accomplit de bonnes actions… » La véritable récompense d’Allah dans ce bas-monde, c’est le bonheur.     Beaucoup de gens cherchent le bonheur, mais ne le trouvent pas, car ils sont éloignés d’Allah Azza wa Jall. Le vrai bonheur, c’est ce qu’Allah a promis à ceux qui font les bonnes actions avec sincérité. Allah a dit qu’ils seront très heureux dans ce bas-monde, et en plus, ils auront le Paradis au Jour du Jugement. C’est cela le vrai bonheur, ma sœur : une vie heureuse et épanouie. Pourtant, beaucoup de personnes, même riches et aisées, ne sont pas heureuses. On voit souvent des mécréants posséder des milliards, mais ils restent tristes. Pourquoi ? Parce qu’ils sont loin d’Allah Azza wa Jall. Allah dit dans le Coran que celui qui est éloigné de Lui aura une vie très mauvaise, sans bonheur, toujours dans la tristesse. Cette tristesse vient d’un vide intérieur, car ils manquent de foi en Allah. Ils n’ont pas cette croyance ferme, ce iman que nous avons. À l’inverse, beaucoup de gens modestes, voire pauvres, sont profondément heureux parce qu’ils sont proches d’Allah. Je prends l’exemple du mois de Ramadan : beaucoup de personnes très proches d’Allah ressentent une joie intense. Subhanallah, être proche d’Allah, accomplir des bonnes actions pour Lui, apporte un bonheur véritable appelé Farah al-Qalb, la joie du cœur. Ce n’est pas quelque chose que l’on peut expliquer facilement, c’est un ressenti profond que le cœur éprouve. Cheikh Al-Said a parlé de cela en disant que les gens du Paradis seront heureux comme nous le sommes parfois ici-bas, lorsqu’on est en proximité avec Allah, ressentant cette Farah al-Qalb, cette joie du cœur qui vient de la foi.      Il a dit, selon Sheikh Muhammad al-Ruhayli, que si les gens du Paradis sont heureux comme nous le sommes à certains moments où nous sommes très proches d’Allah, alors ils ont vraiment le bonheur parfait, un bonheur complet. Ils ne s’inquiètent pas, ils sont profondément heureux. C’est pour cela que les compagnons du Prophète ﷺ, malgré leur pauvreté et leur faim, étaient heureux, car ils étaient très proches d’Allah Azza wa Jall. Et c’est pour cela que je dis à ma sœur : qu’Allah te guide et t’accorde la sincérité dans tes bonnes actions.      Nous, dans nos bonnes actions, avons toujours besoin de sincérité. Faire la prière, le jeûne ou toutes autres bonnes actions, c’est pour Allah Azza wa Jall. On ne doit pas se préoccuper du bas-monde, car Allah Azza wa Jall nous donnera à la fois la récompense ici-bas et au Jour du Jugement. Il y a des choses que l’on fait, mais même si on ne formule pas la niyyah (intention) à voix haute ou qu’on ne la répète pas, on sait que c’est comme un voile. Oustadha : Oui, comme le voile. On le met tous les jours. Pour moi, ce n’est pas nécessaire de la renouveler chaque jour. La première niyyah suffit. L’interlocutrice : Voilà, la première niyyah suffit. Ce n’est pas tous les matins que je me dis « je mets le voile pour Allah ». Oustadha : C’est pareil pour le jeûne. Il y a une divergence à ce sujet : faut-il renouveler la niyyah à chaque jour ? Non, les savants disent que tant que tu sais que tu vas jeûner, c’est déjà une niyyah. C’est comme le voile, le jilbab, ou d’autres actions continues. La première niyyah est suffisante, du moment que c’est pour Allah. L’interlocutrice : Mais pour des actions précises, il faut formuler la niyyah. Par exemple, si je donne 10

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L’apprentissage de la Science et le Comportement du Mari

Question : Étant divorcée depuis peu, je ressens souvent des désirs car je n’ai plus la possibilité de les assouvir avec mon mari. Je fais des démarches pour me remarier, mais ça reste compliqué de résister, malgré tout, avec toutes les fitna (tentations). Que me conseillez-vous, Oustadha, pour rester chaste durant cette période de transition entre le mariage, mon célibat actuel, et mon second mariage, si Allah me le permet ? Réponse  Question : Étant divorcée depuis peu, je ressens souvent des désirs car je n’ai plus la possibilité de les assouvir avec mon mari. Je fais des démarches pour me remarier, mais ça reste compliqué de résister, malgré tout, avec toutes les fitna (tentations). Que me conseillez-vous, Oustadha, pour rester chaste durant cette période de transition entre le mariage, mon célibat actuel, et mon second mariage, si Allah me le permet ? Réponse  Oustadha : Pour cette réponse, je dis que c’est la meilleure réponse que le Prophète a conseillée à tous les jeunes, il a dit : « Quelqu’un qui ne peut pas se marier, il jeûne. » C’est ça. Il faut jeûner au moins le lundi et le jeudi. Si tu peux jeûner. Sinon, il faut faire des occupations. La meilleure des occupations, c’est apprendre la science. Il faut toujours être occupé. Je conseille le jeûne. Parce que c’est le conseil du Prophète Sallallahu Alayhi Wa Sallam dans le hadith. Et la deuxième des choses, c’est être occupé. Tu t’occupes, la première des choses, c’est talab al-‘ilm, apprendre la science. La troisième des choses, apprendre aussi le Coran. Parce que si tu lis beaucoup le Coran, tu apprends le Coran, ce désir va baisser. Je dis l’adoration d’Allah, parmi l’adoration, la première des choses très importantes, c’est le jeûne, parce que le jeûne, il baisse le désir. C’est pour ça qu’en jeûne, on n’a pas besoin de… On ne trouve pas beaucoup de désirs. Subhanallah. C’est le meilleur bénéfice du jeûne. Il diminue le désir. Je te conseille, si tu peux aussi, sinon, tu t’occupes de lire le Coran, d’apprendre le Coran, d’apprendre la science. Et la deuxième des choses, invoquer Allah Azza wa Jall pour te faciliter un mari pieux. Je t’invoque d’ici, qu’Allah te facilite dans le proche futur un mari pieux. Et l’adoration d’Allah Azza wa Jall, c’est parmi les très bonnes causes qui diminuent ce désir qu’Allah te facilite un homme.

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« Le remède de la dureté des cœurs »

📖 Rappel religieux : عِلَاجُ قَسوَةِ القَلبِ: كَثرَةُ قِراءَةِ القُرآنِ بِتَدَبُّرٍ، قالَ اللهُ تَعالى: « فَوَيْلٌ لِلْقاسِيَةِ قُلُوبُهُم مِن ذِكْرِ اللهِ » وَفِي هَذَا يَقُولُ ابنُ عبدِ القويِّ رَحِمَهُ اللَّهُ: « وَحافِظ عَلى دَرسِ القُرآنِ فإنَّهُ يُلَيِّنُ قَلباً قاسِياً مِثلَ جَلْمَدِ » ثانِياً: القِراءةُ في سِيرةِ النَّبِيِّ صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّم، كَسِيرةِ ابنِ هشامٍ، وكَالبِدايةِ والنِّهايةِ، وكَزادِ المَعادِ لابنِ القَيِّمِ… فإنَّ قِراءةَ السِّيرةِ النبَوِيَّةِ الصَّحيحةِ تَزيدُ الإنسانَ إيماناً، وتَزيدُ القلبَ خُشوعاً، وتَزدادُ بِها مَحبَّةُ رسولِ اللهِ صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّم. ثالثاً: طَريقُ السَّلَفِ الصَّالِحِ الَّذينَ أُوتُوا مِن عِلمِ الزُّهدِ، والوَرَعِ والرَّغبةِ في الآخِرةِ، ما إذا قَرَأهُ الإنسانُ تَأَثَّرَ به. والرَّابِع: الخُلوُّ عنِ التَّعلُّقِ بالدُّنيا. فإنَّ الدُّنيا مَشغَلَةٌ للقَلبِ. إذا تَعَلَّقَ القَلبُ بِها، ماتَ. لِماذا؟ لِقَولِ اللهِ تَعالى: « وَإِنَّهُ لِحُبِّ الخَيْرِ لَشَديدٌ » إذا امتَلأَ القَلبُ بِمَحَبَّةِ المالِ والتَّعلُّقِ بالدُّنيا، امتَلأَ عن ذِكرِ اللهِ وعن خَشيَةِ اللهِ عزَّ وجلَّ. Traduction française fidèle : Le remède contre la dureté du cœur : Résumé IA des points à retenir : Pour adoucir un cœur endurci, voici quatre remèdes essentiels : 📚 Auteur de la Fatawa et lien de la vidéo : Auteur de la fatawa : Cheikh Ibn Al Outhaymin رحمه الله Lien de la vidéo : https://t.me/unrappel_pourtous/3303

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Fais honneur aux personnes âgées

📖 Rappel religieux : أَمَّا أَهلُ السُّنَّةِ فَيَأمُرُونَ بِلُزُومِ الكِبَارِ، لُزُومِ الكِبَارِ مِنَ العُلَمَاءِ، وَلُزُومِ كِبَارِ السِّنِّ، وَالِاستفَادَةِ مِن تَجَارِبِهِم، وَإِكرَامِهِمْ. وَاللَّهِ لا يُكْرِمُ كِبَارَ السِّنِّ إِلَّا كَرِيمٌ، وَلَا يُهِينُهُمْ إِلَّا لَئِيمٌ. وَالبَرَكَةُ مَعَ الأَكَابِرِ، فِي العِلْمِ وَفِي السِّنِّ. فَمَنْ أَرَادَ البَرَكَةَ، فَليَلزَمْ غَرْزَ العُلَمَاءِ الأَكَابِرِ، وَليَكُنْ مَعَ كِبَارِ السِّنِّ مُحتَرِمًا لَهُمْ، مُوَقِّرًا لَهُمْ، عَارِفًا قَدرَهُمْ. وَاللَّهُ تَعَالَى أعلَى وَأَعلَمُ. Traduction française fidèle : Quant aux gens de la Sounnah, ils recommandent de s’attacher aux grands : les grands parmi les savants, ainsi que les personnes âgées, de bénéficier de leurs expériences et de les honorer. Par Allah, nul n’honore les personnes âgées si ce n’est un homme noble, et nul ne les humilie si ce n’est un homme vil. La bénédiction se trouve auprès des grands, en science ou en âge. Que celui qui cherche la bénédiction s’attache donc aux savants âgés, et qu’il se tienne auprès des personnes âgées avec respect, en les honorant et en reconnaissant leur valeur. Et Allah Exalté est plus élevé et plus savant. Résumé IA des points à retenir : Les gens de la Sounnah encouragent à s’attacher aux grands savants et aux personnes âgées.Il est essentiel de bénéficier de leur expérience et de les honorer.Honorer les personnes âgées est un signe de noblesse de caractère, tandis que les humilier est un signe de bassesse.La bénédiction (barakah) est associée aux aînés, qu’ils soient grands en science ou en âge.Pour ceux qui recherchent la bénédiction, il est recommandé de suivre l’exemple des grands savants et de traiter les personnes âgées avec respect, déférence et reconnaissance de leur valeur. 📚 Auteur de la fatawa et lien de la vidéo : Nom du savant : Cheikh Soulayman Ar Rouhayli حفظه الله Lien de la vidéo : https://t.me/unrappel_pourtous/3295

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Garde ta langue

📖 Rappel religieux : اِحفَظ لِسَانَكَ، فَإِنَّ الصُّحُفَ سَوفَ يُكتَبُ فِيهَا كُلُّ مَا تَقُولُ، وَسَوفَ تُنْشَرُ لَكَ يَومَ القِيَامَةِ. « مَا يَلفِظُ مِنْ قَوْلٍ إِلَّا لَدَيْهِ رَقِيبٌ عَتِيدٌ. » Traduction française fidèle : Garde ta langue, car tout ce que tu dis est écrit dans des feuillets, et ces feuillets seront déployés devant toi au Jour du Jugement. « Il ne prononce pas une parole sans avoir auprès de lui un observateur prêt à l’inscrire. » (S.50 ; V.18) Résumé IA des points à retenir : L’importance de maîtriser sa langue est primordiale.Chaque parole que vous prononcez est enregistrée dans des feuillets.Ces registres de paroles seront déployés et présentés à chacun au Jour du Jugement.Un observateur est constamment prêt à inscrire tout ce qui est dit, soulignant la vigilance divine. 📚 Auteur de la fatawa et lien de la vidéo : Nom du savant : Cheikh Ibn Al Outhaymin رحمه الله Lien de la vidéo : https://t.me/unrappel_pourtous/3283

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