Le Ghusl et écoulement de sperme ultérieur

Question : Assalamu Alaykoum wa Rahmatou Allah ustada, je voudrais savoir si après avoir fait le ghusl et qu’il y a du sperme qui sort, qu’est-ce qu’il faut faire ? Baraka Allahu fiki Réponse :  Dans cette situation, les savants ont dit que tu ne refais pas le ghusl sauf s’il y a un autre désir ou une autre relation entre l’homme et la femme. Dans ce cas-là, il faut le refaire. Mais si c’est uniquement du sperme qui sort sans autre cause, tu ne refais pas, c’est ce qu’ont dit les savants.

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Le Conflit familial et mariage sans l’accord du père

Question : Mon père refuse mon mariage car mon époux n’est pas de la même origine. Il a toujours été catégorique, préférant que j’épouse un membre de la famille. Après un premier mariage malheureux avec un cousin (qu’il a choisi), j’ai patienté 4 ans après le divorce, espérant son accord pour un frère salafi. Il a refusé, alors je me suis mariée sans son approbation. Depuis, il m’a rejetée, interdit de revenir chez lui et refuse tout contact entre moi et mes frères et sœurs. Ma mère me permet de les voir en cachette. Puis-je continuer à offrir des cadeaux ou à rester en contact avec eux discrètement ? Suis-je fautive de cette rupture ? Réponse  Dans le cas de cette sœur, qu’Allah lui facilite. Dans un premier temps, pour le mariage, il faut avoir un tuteur. Elle dit que ses oncles ont refusé (passage inaudible). Elle s’est mariée avec un tuteur autre que son père ou ses oncles. Très bien, alors deuxième chose. Ce que tu as fait est juste. Ton père, qu’Allah le guide, est fautif, il ne doit pas t’empêcher de te marier avec un homme qui est sur le minhaj salafi. Mais al hamdulillah tu es mariée et comme je viens de le dire, tu n’es pas fautive, c’est ton père. Malgré cela, tu dois toujours avoir un bon comportement avec les parents, les appeler, leur faire des cadeaux, même si eux ne t’appellent pas, toi tu les appelles. Al hamdulillah ta mère accepte de te voir, c’est une ni’ma. Tu dois faire ton maximum pour avoir le meilleur des comportements avec ton père, avec tes frères. Tu as dit que tu donnais de la nourriture, des vêtements, c’est très bien ma sha Allah, ils peuvent être une cause de l’ouverture d’une porte vers ton père et qu’il te permette de revenir à la une prochaine fois in sha Allah. Dans tout ce que tu as dit ma sœur, tu es juste, continue sur ce chemin, qu’Allah te facilite et guide ton père in sha Allah afin d’avoir une bonne entente au sein de ta famille. Malgré l’interdiction du père de donner des choses à ses frères et sœurs, elle en donne quand même, est-ce qu’elle prend des péchés en faisant ça ? Non, c’est pour lui que c’est haram, c’est un péché. En faisant ça, elle maintient le lien. La méthode de la sœur est très bien, donner des choses alors que son père lui interdit, c’est lui qui prend des péchés, elle c’est l’inverse, elle est récompensée par Allah azawajel car en plus ce bon comportement est une porte pour leur faire aimer le minhaj salafi. Qu’Allah facilite la sœur et guide son père. Amîn! 

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Le Statut de l’épouse après le contrat religieux (Hlel) et avant le mariage civil et la Walima

Question : Assalem alaykunna, nous avons fait le contrat religieux mais je vis toujours chez mes parents (nous attendons que mon mari ait une meilleure situation). Je précise que nous n’avons fait que le hlel et pas encore la walima qui est prévue dans 1 an environ InchAllah. Ma question est : Que peut-on faire entre époux lorsque chacun vit de son côté ? Peut-on sortir ensemble dans la rue, se toucher, se faire des câlins etc ? Qui est censé subvenir à mes besoins mon père ou mon mari ? Qui a autorité sur moi : je dois obéir à mon mari ou à mon père ? Par exemple, si je veux aller quelque part, est-ce que je dois avoir l’autorisation de mon mari ou de mon père ? Par rapport à la consommation du mariage pouvez-vous m’éclaircir dessus, qu’est-ce qui est préférable ? Attendre après la walima et le contrat civil (mari) ? Quelles sont mes obligations par rapport à ça ? Est-ce que je suis dans l’obligation de consommer avec lui s’il me le demande ou je peux refuser sans prendre de péchés ? BarakAllah ufkoum Réponse : Sortir avec son mari après le hlel est normalement permis, mais afin de protéger tes droits, il est préférable de faire le mariage civil. C’est vrai, il est ton mari dans notre religion, cependant je te conseille de faire le civil. Comme l’ont dit les savants, notamment Sheikh Ferkous, il y a eu beaucoup de dégâts. Des couples qui n’avaient fait que le hlel, qui ont consommé leur mariage, puis la femme a un bébé et le mari la divorce, en découle beaucoup de problèmes surtout pour la femme. Que tu sois avec ton mari n’est pas un péché, mais dans ce sens et pour la protection de tes droits, il faut faire le civil, c’est mieux. Elle a dit que le civil c’est peut-être dans un an, durant cette année-là le conseil que tu lui donnes ? Oui ce n’est pas un péché, il est son mari dans tous les cas, c’est juste un conseil et c’est même ce que conseillent les grands savants, parce qu’ils ont vu beaucoup de préjudices causés à la femme dans de telles situations. Mais si tu veux sortir avec ton mari, ce n’est pas un péché. Le second point : tant que tu n’es pas partie de chez ton père, c’est à lui de subvenir à tes besoins, tu es encore sous sa responsabilité jusqu’au jour où tu iras vivre avec ton mari. Alors ce sera à ton mari de subvenir à tes besoins. De la même façon, c’est ton père qui a autorité sur toi tant que tu vis sous son toit. Tu dois donc obéir à ton père. Les savants ont dit que si le père demande quelque chose et que le mari en demande une autre, tu dois obéir à ton père tant que tu es à sa charge. Quand tu seras chez toi avec ton mari in sha Allah, tu devras obéir à ton mari. Certaines sœurs n’ont pas compris, char’an c’est son mari, mais oustada conseille de ne pas trop s’investir dans la relation tant que l’homme ne l’a pas épousée civilement. Comme l’a expliqué oustada, il y a eu beaucoup de dégâts dans la communauté. Des hommes se marient facilement en faisant juste le hlel, puis ils consomment et vont divorcer la femme en trois phrases. Il y a des responsabilités qui sont moins prises quand il n’y a pas le mariage civil malheureusement. Et concernant les autorisations de sortie ou obéir à des ordres, c’est à son père que revient ce rôle car elle vit toujours chez lui. Même si son mari lui dit qu’il ne veut pas qu’elle sorte et que son père ne lui interdit pas, elle doit obéir à son père. C’est un conseil. Maintenant, si la sœur consomme son mariage, elle n’est pas dans le péché, mais si elle tombe sur un mauvais frère, ce qui se passera par la suite est de sa responsabilité.

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Mariage d’une convertie sans tuteur et la question du PACS

Question :: Assalamou anleikoum wa rahmatoullahi wa barakatouh J’ai envie de me marier avec un jeune homme mais étant convertie je n’ai pas de tuteur et personne n’accepte d’être mon tuteur sans civil même les hommes de la communauté. Un frère nous as conseillée que si nous voulons faire le mariage civil plus tard on peut prendre une alternative et faire le PACS qui est un « mariage » très rapide pas besoin de témoin à la mairie ni rien et qui fait qu’on a quelques droit mais pas tous comme si on était en mariage civil, ma question est est ce que le PACS est autorisé ? Qu’Allah vous récompense ⚠️Si je peux me permettre avant que tu commences à répondre, je ne vois pas l’intérêt de faire un PACS et pas un mariage civil. Parce qu’elle ne trouve pas de témoins, mais même pour le PACS il lui faudra un tuteur pour le hlel.    Réponse :  D’après ce que j’ai compris avec ce type de mariage tu n’as pas besoin de témoin Oui mais ce n’est pas un mariage devant Allah azawajel, dans tous les cas le tuteur dont elle a besoin c’est pour le hlel, pour la mairie on peut prendre n’importent qui entre guillemets. En fait cette sœur là est convertie, elle n’a pas de tuteur, elle n’en trouve pas, parce qu’ils ne veulent pas faire le mariage civil. Donc peut-être qu’elle ne trouve pas d’imam pour faire le hlel sans le mariage civil, elle c’est dit peut-être je vais faire le PACS, et avec ça ,ça va passer. Si la sœur est présente qu’elle n’hésite pas à me corriger si je dit n’importe quoi. Parce que c’est ce que je dit moi ,Sofia,je parle sans science Pourquoi faire le PACS et pas le mariage civil ? Par rapport à notre religion,est ce que pour ce PACS il y a des témoins ou des tuteurs? Non il n’y a besoin de personne, juste elle et lui vont à la mairie, ils signent le contrat et c’est fini . Et le hlel va se passer comme ça aussi ? Non c’est pour le PACS, puisqu’elle ne trouve pas de tuteur, ils ont dit on n’accepte pas tant qu’il y a pas de mariage civil, du coup elle, à la place du mariage civil elle veut faire le PACS, c’est pour cela qu’elle voulait savoir si le PACS était autorisé. La question qui peut se poser aussi c’est est ce que les imams ou tuteurs qui vont faire leur mariage vont accepter le PACS à la place du mariage civil ? En fait, la plupart des imams en France ne veulent pas être tuteurs des sœurs converties si le mariage civil n’est pas fait, ils se déchargent de toutes responsabilités pour éviter qu’ils fassent un hlel vite fait et qu’après on entende que le frère et partit etc. De toute façon même les savants d’Algérie ont dit qu’il fallait faire la mairie en même temps que le hlel, sur ça est ce qu’on peut dire qu’ils ont tort? Je voulais juste revenir sur le PACS ,c’est juste la mariée et le marié, qui vont à la mairie ? Ils signent le contrat et elle devient sa femme ? Non,aux yeux de l’état ils ne sont pas mariés, ils ne sont pas considérés comme mari et femme Alors pourquoi elle fait ça,du coup c’est pas bon, c’est pas un mariage, parce que le mariage a besoin de beaucoup de conditions . Elle sait que ce n’est pas un mariage, mais elle se dit que les imams vont peut-être accepter de faire le hlel si il y a le PACS, est-ce qu’elle a le droit de faire le PACS ? Mais ce n’est pas un mariage, c’est un commerce, elle a dit PACS c’est un mariage très rapide c’est faux, ce n’est pas un mariage. Pour le mariage il faut des conditions, le tuteur c’est la base sans ça c’est invalide, il faut les témoins aussi. Il faut corriger la phrase ce n’est pas un mariage et c’est interdit de faire ça, c’est comme un contrat entre deux amis, ou un contrat de travail, de commerce . C’est loin, loin, loin du mariage, loin du hlel, pour lesquels il faut des conditions c’est à dire que si tu n’as pas de tuteur, pas de témoins le mariage n’est pas valide, c’est haram c’est un grand péché. Pour le mariage civil elle peut prendre n’importe qui comme témoin ? Non, musulman D’accord donc j’avais dit une bêtise tout à l’heure. Donc même pour le mariage civil il faut des témoins musulmans. Il n’y a pas comme dans les pays musulman, un imam, donc si elle trouve pas d’imam, ou bien une personne qui pratique correctement la religion et en qui elle a confiance, qu’il fait sa prière, elle peut le prendre comme tuteur pour que ce soit un mariage. Pour un mariage civil ? Parce qu’en France ils ne marient pas devant Allah, donc pour le mariage civil de France est ce que si je prend ma mère qui n’est pas musulmane c’est bon? Non, même pour le mariage civil, il faut qu’ils soient musulmans. Mécréants c’est pas un tuteur, il faut toujours faire attention au dîn . Donc pour le civil elle peut prendre n’importe qui du moment qu’il est musulman. Oui il faut que ce soit un musulman homme.

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Le Mariage avec un mari associateur : Statut et obligations

Question : Assalamou anleikoum wa rahmatoullahi wa barakatouh Je souhaiterais savoir si le fait d’être marié à un associateur est grave ? Je viens moi-même d’une famille d’associateurs, mais al hamdoullilah depuis quelques années, Allah m’a permis de sortir de là. Mais voilà, mon mari lui ne veut rien savoir, nous avons 4 enfants, il ne m’empêche pas d’éduquer mes enfants sur la Sounnah al hamdoullilah. Que faire ? Qu’Allah vous préserve. ⚠️ La sœur nous a précisé que son mari est un musulman associateur, qu’il porte des amulettes, il demande à des saints morts, mais il ne renie pas Allah. En gros, il a des intermédiaires entre lui et Allah azawajel.    Réponse :  C’est du shirk (associationnisme). S’il fait ça par ignorance, tu dois lui apprendre le tawhid afin qu’il ne soit plus un associateur. Dans tous les cas, s’il n’accepte pas de faire ça, tu ne peux pas rester avec lui. Elle a dit qu’il ne veut rien savoir. C’est-à-dire qu’il n’accepte pas la nassiha, le conseil, qu’on lui apprenne le vrai tawhid ? Il ne veut pas comprendre que l’associateur fait du shirk et qu’il va finir en enfer ? La sœur précise qu’elle lui a dit, mais qu’il pense être dans le haq. Dans tous les cas, si tu lui as bien expliqué et que malgré cela il reste sur sa position, s’il accepte, il doit aller voir un savant ou un imam. Attention, pas n’importe quel imam, pas un imam égaré, quelqu’un qui a de la science et en qui il a confiance. Et lui, il va lui dire ce qu’est le haq, que c’est du shirk. Un savant ou quelqu’un qui est en contact avec un savant, pour qu’il lui explique ce qu’est le vrai tawhid. S’il a bien compris le tawhid mais qu’il ne veut pas l’appliquer, dans ce cas, il faut divorcer de cet associateur. Parce que là, on est dans le shirk akbar (la grande association), qui fait sortir de l’islam, et il n’est pas permis de se marier avec un associateur qui sort de l’islam. À condition qu’il comprenne ce que l’on dit, et qu’il ait bien compris que c’est du shirk, qu’il sort de l’islam et qu’il ira en enfer et qu’il ne veut pas accepter ça, tu es obligée de demander le divorce car c’est un associateur. Qu’Allah le guide et qu’Allah te facilite, car vraiment ce n’est pas facile. Je donne un exemple, aujourd’hui nous sommes mardi et le mari de la sœur arrive à avoir quelqu’un vendredi, mais il reste sur ses positions, elle doit divorcer sur le champ ou il y a un délai ? Non, il n’y a pas de délai. Qu’Allah lui facilite.

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L’Études et le mariage : Obéir à Allah avant les parents

Question : Si un père souhaite que sa fille termine ses études sinon il rompra les liens familiaux, mais cette fille souhaite se marier justement pour pouvoir les arrêter en raison de la mixité et autres péchés existant. Doit-elle attendre la fin des études pour préserver ses liens familiaux ou se préserver des péchés en se mariant ?  (Son père n’accepte pas le rappel, et l’empêche également de se voiler etc.) Réponse :  S’il y a un intérêt qu’elle se marie maintenant, qu’elle a peur de rester dans cette famille ou peur de tomber dans de grands péchés, je lui conseille de se marier avec quelqu’un de pieux. Si tu l’as déjà trouvé, marie-toi, mais si ce n’est pas le cas, il faut patienter. Sachant que son père ne veut pas la marier maintenant et qu’il menace de couper les liens. La sœur précise qu’elle a trouvé quelqu’un et demande si elle n’a pas peur de tomber dans de grands péchés mais qu’elle préfère quand même se marier pour se préserver, est-ce valable ? Par rapport à l’école, si tu as trouvé un mari pieux, ma sha Allah, alors marie-toi. Même si ton père ne veut pas, tu trouves un tuteur de la famille qui est musulman. Si tu ne trouves pas dans la famille, prends un imam, un frère musulman ou converti qui acceptera d’être ton tuteur. Une sœur demande s’il est possible qu’elle fasse semblant d’aller à l’école ? Chaque matin elle sort comme si elle allait en cours, mais elle n’y va pas. Et si son père lui demande son diplôme ? Je te parle dans le cadre de notre religion, si elle a trouvé un homme pieux al hamdoulilah, qu’elle se marie, c’est mieux. Et ce n’est pas une désobéissance envers son père, car elle cherche à se préserver ainsi que sa religion. Nabi sallAllahu alayhi wa salam dit : لا طاعة لمخلوق في معصية الخالقصححه اصحيحالجامع رقم « Il n’y a pas d’obéissance à une créature dans la désobéissance au créateur » (Authentifié par cheikh al Albani dans Sahih al Jami n° 7520) Dans ce cas-là, elle ne désobéit pas à son père, elle obéit à Allah azawajel. C’est pour cela que je lui ai dit de faire ça, afin de ne pas commettre de péchés et se préserver. Ce que je dis est un hokm char’an pour que tu puisses te voiler de manière légiférée, que tu sortes de la mixité et que tu t’écartes du péché. C’est ce que tu es obligée de faire, à savoir délaisser l’école pour obéir à Allah azawajel, même si tu ne te maries pas, car dans ton école tu ne peux pas te voiler de manière légiférée non plus. Je connais des sœurs qui ont été dans le même cas, les parents ont menacé de couper les liens, et puis une fois que la sœur est mariée et en voyant que la sœur est bien, ils s’adoucissent. Oui car c’est Allah qui retourne les cœurs, tu obéis à Allah azawajel alors Il retourne les cœurs de tout le monde. Même si son père n’a pas l’air de simplement lui faire une menace, il faut qu’elle obéisse à Allah azawajel et place ta confiance en Allah azawajel. Si tu obéis à Allah azawajel, jamais Il ne t’abandonnera. Si tu délaisses ça pour Allah azawajel, Il te le remplacera par quelque chose de meilleur. Également, fais des dou’as pour ton père avec un cœur rempli de crainte d’Allah et tu verras le résultat, Il va retourner son cœur. Qu’Allah te facilite ma sœur.

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Les mahram en islam 

Question : Alors, il y a une sœur, en fait, il y a deux sœurs qui m’ont posé à peu près la même question. Il y en a une qui l’a posée pour les oncles et celle d’après, j’ai regroupé, c’est pour ça que j’ai mis un plus, parce que comme ça, on fait d’un coup. Je voulais savoir, est-ce que les oncles maternels et paternels de mes parents sont mes mahram aussi ? Et ensuite, il y a une sœur qui a dit, je voudrais savoir si les frères de mon grand-père sont mes mahram et est-ce que leurs enfants sont aussi mes mahram ? Réponse  Oustadha : Les frères du père, les frères du grand-père… ils sont tous des mahram. L’interlocutrice : D’accord. Donc, l’oncle de mon père est mon mahram ? Oustadha : Oui, le tonton de ton père est ton mahram. L’interlocutrice : Et les frères du grand-père ? Oustadha : Oui, ce sont des mahram parce qu’ils sont considérés comme ton grand-père ou comme un oncle paternel. L’interlocutrice : Mais leurs enfants ne sont pas des mahram, c’est ça ? Oustadha : Non, leurs enfants sont comme tes cousins. L’interlocutrice : D’accord. Et pour la mère, c’est la même chose ? C’est-à-dire que l’oncle de ma mère est mon mahram ? Donc tout ce qui est oncle, du côté maternel ou paternel, est un mahram, même s’il y a une génération entre nous. Oustadha : Oui, c’est ça. L’interlocutrice : Une question qui peut paraître bête : ma grand-mère et mon mari, est-ce que c’est son mahram ? Oustadha : Oui

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Les enfants hors mariage et la conversion à l’Islam

Question : Mon mari a eu des enfants hors mariage avant de se convertir à l’Islam. Quel comportement doit-il avoir avec eux ? Ses enfants et les nôtres peuvent-ils se fréquenter comme de vrais frères et sœurs ? Et du coup, est-ce qu’elle… Moi, je rajoute aussi, par curiosité, est-ce qu’elle, ses enfants, ils sont… C’est mon mahram, pardon ? Je voulais dire, pardon, ces enfants qui étaient hors mariage. Parce qu’ils n’étaient pas musulmans. Réponse  Oustadha : Oui, parce qu’ils n’étaient pas musulmans. Est-ce que c’était avec elle ou avec une autre ? L’interlocutrice : Non, c’est ses enfants à lui, parce qu’après, elle parle des siens qu’elle a eus. C’est les enfants qu’elle a eus avec une autre femme. Oui, c’est pour ça que je voulais ça. Je n’ai pas de curiosité pour savoir comment je vais… Oustadha : Tant que les enfants sont nés hors mariage, ils ne sont pas considérés comme les enfants du père. Il faut bien les éduquer, mais nous ne pouvons pas les considérer comme nos enfants, car ils ne le sont pas. L’interlocutrice : D’accord. Ils ne sont donc pas considérés comme les enfants du père. Mais pour elle, la nouvelle épouse, sont-ils les frères et sœurs de ses propres enfants ? Oustadha : Non, ils ne sont pas des frères et sœurs. Sauf s’il y a une femme de la famille, une sœur qui a un enfant, et qu’elle les allaite. En fait, ils peuvent devenir mahram si l’épouse elle-même les allaite. Il s’agit d’un cas spécial appelé Radha’at al-Kabir. L’interlocutrice : Mais je pense qu’ils sont grands. Oustadha : Même s’ils sont grands, cela est possible. C’est un cas spécial parce qu’il existait un cas similaire où une femme avait du lait et qu’il y avait un homme qui n’était pas mahram pour elle. Il était gênant pour elle de le laisser entrer chez elle. Elle lui a donné un verre de son lait et il est devenu son fils de lait. Après cela, elle pouvait se dévoiler devant lui. C’est une situation très difficile. Si les enfants grandissent, la mère devra toujours se voiler à la maison. C’est une grande difficulté. L’interlocutrice : Je comprends. C’est difficile. Mais même si, au niveau de la shari’a, ce ne sont pas ses enfants, le père peut quand même s’en occuper et les éduquer ? C’est juste qu’ils ne peuvent pas hériter de lui, par exemple ? Oustadha : Bien sûr. Ce ne sont pas des enfants shara’i. Mais il doit les éduquer très bien, dans le bon chemin. Il aura une grande récompense pour cela. Par contre, il n’est pas le mahram de sa fille (du point de vue de la religion). L’interlocutrice : Donc, le père peut leur parler et les éduquer, mais c’est seulement au niveau des droits liés à la shari’a que la situation n’est pas la même. Par exemple, ils ne peuvent pas hériter de lui, ni le prendre comme tuteur pour un mariage, etc. Oustadha : Il peut être tuteur s’il n’y a personne d’autre. Il aura le rôle du père d’un point de vue humain, mais pas du point de vue religieux. Et la solution pour que la mère puisse être mahram pour eux, dans cette grande nécessité de vivre ensemble, est d’utiliser le lait maternel. Si elle a du lait, elle peut le leur donner pour qu’ils le boivent. L’interlocutrice : D’accord. Donc, ils n’ont pas le droit de porter le nom de leur père non plus ? Oustadha : Voilà, c’est à cause du statut d’enfant né hors mariage. L’interlocutrice : C’est clair. En fait, c’est la règle pour toute personne qui fait un enfant hors mariage. Même si on est sûr que le père est bien le géniteur, les droits lui sont enlevés en raison du zina. Oustadha : Une question se pose : si un homme a eu des relations avec une femme et qu’il y a eu un enfant, puis qu’il veut l’épouser par repentance, comment la situation évolue-t-elle ? Il y a une divergence sur ce point. Certains savants disent que l’enfant ne peut pas porter le nom de son père, même après le mariage. Mais d’autres savants, comme Ibn Taymiyyah, disent que puisque le couple se marie, l’enfant peut être légitimé. Ils posent toutefois une condition : la femme doit attendre un mois ou plus après la naissance pour s’assurer qu’il n’y a pas une autre grossesse en cours, avant qu’ils ne se marient. L’interlocutrice : D’accord. Donc, ils se marient après la naissance ? Oustadha : Oui, c’est ça. Après un mois, s’il n’y a rien dans le ventre, ils peuvent faire l’acte de mariage. L’interlocutrice : Je résume pour être sûre de comprendre : deux musulmans font du zina, il y a un enfant. Ils veulent se repentir et se marier. On attend la naissance, puis on attend un ou deux mois pour être sûr, et ils se marient. À ce moment-là, il y a une divergence chez les savants sur le fait qu’il devienne le père total de l’enfant. Oustadha : Selon l’opinion de Cheikh Al-Islam Ibn Taymiyyah, l’enfant prend le nom du père, à condition que ce soit la même femme qui se marie avec lui par la suite. Les autres savants, eux, ne sont pas d’accord. L’interlocutrice : D’accord. Et dans le cas de cette sœur, si elle n’a pas de lait maternel, du coup, ça va être compliqué ? Oustadha : Oui, ça ne va pas devenir une relation de mahram. Elle devra se voiler en permanence à la maison quand les enfants seront grands, car les enfants ne seront pas non plus mahram de ses propres enfants. L’interlocutrice : Elle dit que si ma sœur a eu un enfant hors mariage, est-ce que cet enfant est considéré comme mon neveu ? Oustadha : C’est une question qui demande d’être étudiée. Nous verrons cela la prochaine fois. L’interlocutrice : Oui, mais quand il s’agit de la mère, je pense que ce

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Le beau-père comme tuteur pour le mariage

Question : J’aimerais savoir si le beau-père peut être tuteur pour le mariage de la femme si son père est mécréant, sachant que sa mère est musulmane et s’est mariée à son père qui a toujours été mécréant. Est-ce qu’elle est légalement sa fille et peut la donner en mariage ? Je pense que tu as compris la question. Réponse Oustadha : Son beau-père, est-ce qu’il est son tuteur ? L’interlocutrice : Oui, parce que son père est mécréant et qu’il a toujours été… Oustadha : Non, le beau-père n’est pas un tuteur. Le beau-père, c’est le mari de la mère, c’est bien ça ? L’interlocutrice : Le mari de sa mère à elle ? Ou celui du prétendant ? Oui, c’est le mari de la mère. C’est son beau-père. Oustadha : D’accord, c’est le nouveau mari de sa mère, qui, lui, est musulman. L’interlocutrice : C’est ça. Le nouveau mari. Le père de la sœur est mécréant et elle n’est plus avec lui. C’est le nouveau mari de sa mère qui agit en tant que tuteur. Oustadha : Donc, c’est le nouveau mari. Il peut être un tuteur. L’interlocutrice : D’accord. Je m’étais un peu perdue. Je croyais qu’il s’agissait du père du prétendant. Le père du prétendant n’aurait pas été possible ? Oustadha : Non, jamais. Le père du prétendant ne peut pas être le tuteur. Mais tant qu’il s’agit du mari de sa mère, et qu’il est musulman, c’est permis. Il peut être son tuteur. L’interlocutrice : D’accord. Non, je m’étais un peu emmêlée. Oustadha : Oui, c’est pour ça. J’ai d’abord cru que le beau-père était lié au prétendant.

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La mixité dans les mariages

Question : J’ai entendu qu’il était autorisé lors d’une fête de mariage de séparer les tables, table homme et table femme, dans la même pièce, sans rideau ou séparation. Cela surtout si ce sont des membres de la famille proche des mariés et pour ainsi faciliter aux non-musulmans de la famille d’une convertie. Cependant, je n’arrive pas à trouver de preuve de cela. C’est pour cela que je vous demande quel est le jugement de ça ? Est-ce autorisé d’éviter la mixité simplement en séparant les tables ou est-ce qu’il est obligatoire qu’il y ait une séparation matérielle, c’est-à-dire comme un rideau ? Oui. BarakAllahu fik, qu’Allah vous récompense et vous préserve. Amin. Réponse  Oustadha : Pour la séparation entre femmes et hommes, il faut créer une séparation physique, comme un rideau ou un aménagement dans des pièces séparées. C’est essentiel, car c’est une grande fitna (tentation), même entre cousins et cousines. Quand on mange, on rigole, on parle, on rit… la voix d’une femme peut être une grande source d’attirance. Il existe un poème arabe qui dit que l’oreille aime une femme avant même de la voir, car beaucoup d’hommes aiment la voix d’une femme. C’est pour cette raison que je suis très fière de créer des tables séparées pour les femmes et les hommes lors de rassemblements. L’interlocutrice : En plus, elle parle de familles non-musulmanes, donc il y aura peut-être des femmes non voilées et on ne sait pas comment elles vont s’habiller. Oustadha : Comment on va s’habiller, on sait comment s’habiller, généralement. Je sais qu’il y a une fatwa de Cheikh Al-Fawzan, corrigez-moi si je me trompe, qui disait que c’est autorisé de faire des tables mixtes si tout le monde est bien voilé et qu’il n’y a pas de complaisance, mais c’est difficile d’être sûr. L’interlocutrice : Oui, parce qu’il y a… Oustadha : Il y a un mariage, mais j’ai dit ça à cause de la fitna. Par exemple, le cheikh a dit à propos du pantalon que si j’autorise le pantalon avec une longue tunique, les femmes vont d’abord le faire, puis elles enlèveront la tunique et ne garderont que le pantalon. C’est pour ça qu’il a dit qu’il ne donnerait pas une telle autorisation. Moi, je sais que tu peux le faire avec une fatwa, mais par prudence, je dis qu’il est mieux de séparer les deux sexes. Ce n’est pas une obligation, mais c’est mieux. L’interlocutrice : Oui, parce que les gens, si tu leur donnes la moitié du bras, ils vont prendre tout le bras. Oustadha : C’est exact. À l’époque des compagnons, la situation était différente. Ils étaient tous pudiques. L’interlocutrice : Oui, une femme de compagnon a servi le repas. Oustadha : C’est ça, elle a servi. Aujourd’hui, on ne sait pas ce qu’il peut se passer. Une femme va rigoler avec lui, une autre va être habillée comme ça ou se maquiller. C’est pour cette raison que la séparation doit être physique. Franchement, lors d’un mariage, il vaut mieux être entre femmes. On peut rigoler et s’habiller comme on veut. Quand il y a des hommes, il y a de la fitna. Même moi, ça me gêne. Dans les supermarchés, il y a une séparation dans les restaurants. Même avec un jilbab, il y a de la fitna. Je prends toujours une table très loin avec les hommes dans mon dos. C’est vrai. Ils regardent, même si tu portes le jilbab ou pas, ils regardent. Aujourd’hui, il est mieux de s’en préserver. L’interlocutrice : Non, moi, par rapport à ce que j’ai dit de Cheikh Al-Fawzan, il a donné des conditions super strictes. Les savants, qu’Allah les préserve, donnent des conditions, mais les gens… Oustadha : Oui, il a dit qu’on a le droit à ces conditions. Il a dit qu’il faut être intégralement voilé, avec le sitar. Il ne faut pas parler ni rigoler. L’interlocutrice : Donc, ce n’est même pas marrant pour un mariage. Oustadha : Oui, voilà. Donc, c’est pour ça.

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