La mauvaise prononciation ou l’oubli dans la prière

L’interlocutrice : Alors, on passe à la question suivante.  Question : Je voudrais savoir, durant la salat, lors d’un takbir, que l’on dit en passant à une autre étape, ou bien lors du moment où l’on dit, que dois-je faire si j’avale une lettre ? C’est-à-dire que je prononce mal car ma langue a fourché ? Sachant que si je répète, je serais déjà passé au pilier suivant et yannie, j’aurais dépassé le moment où l’on doit dire ces paroles. Et pareil, si à cause d’un manque de concentration, j’arrive à l’étape suivante et n’ayant pas prononcé le décret à dire lors du mouvement, que dois-je faire ? Elle a dit que d’après, si j’ai bien compris la question, qu’elle a un mal quand elle prononce. Réponse  Oustadha : Oui, en fait, quand elle prononce…, peut-être qu’en allant trop vite, elle a mal prononcé. Elle a dit… Problème de concentration, elle a dit. Oui, d’inattention, concentration. Je ne sais pas si elle est vraiment, vraiment sûre qu’elle ne dit pas… Peut-être que c’est un soucu de waswas. De waswas, je crois. Parce que généralement, c’est pour ça que je te conseille maintenant de ne pas dire « je n’ai pas dit ». Parce que je crois que c’est une porte pour le waswas. C’est-à-dire que tu ne laisses pas cette porte ouverte. Parce que c’est très grave. C’est-à-dire que toi, tu fais la prière et pour te donner un deuxième conseil, tu essaies de lire un petit peu lentement. Lentement. On va dire au milieu, ce n’est pas très très lentement, ce n’est pas trop vite. Déjà la salat, il faut la lire un petit peu lentement pour avoir le khushu’, pour bien être en concentration, il faut lire un petit peu comme le Prophète se mettait dans la salat.        Il prend beaucoup de temps, comme la salat du dhor, il y a un compagnon qui dit « je pars très loin » pour faire l’ablution, et je reviens, il n’a pas encore déjà terminé le premier rak’ah. C’est-à-dire, il lit lentement. Et déjà, le Coran, pour avoir la concentration et pour bien être à l’aise, c’est pour ça qu’Allah Azza wa Jall l’a dit dans le Coran, il a dit dans le Coran, je suis très à l’aise. Je suis très à l’aise. Pourquoi sommes-nous à l’aise ? Parce qu’on est très bien, lentement, on se concentre avec les versets. Quelqu’un qui va lire, je te donne un exemple, Sourate al-Fatiha, rapidement. On dit, même pas une minute, même pas un pas, une seconde. . Il n’y a pas de concentration.    Il ne va pas avoir le soulagement, on va dire, la bonne situation de la salat. La salat, il faut la lire très bien et lentement. Je crois que Tu es un petit peu rapide, mais tu ne laisses pas de la place au waswas. Il faut patienter dans la salat pour être très à l’aise. Quand tu vas sortir du salat, il faut être très, très à l’aise. L’interlocutrice : Et si, dans le cas où vraiment, elle est sûre à 100% qu’elle a mal prononcé ? Elle essaie, mais elle n’y arrive pas. Imaginons, elle a dit, par exemple, qu’est-ce qu’il faut faire ? Elle a changé de sens. Elle a oublié une lettre ou ça peut changer le sens, j’imagine après si il n’y a pas de soucis, on va dire dans le cas qu’il n’y a pas de soucis, elle est très sûre, très sûre que elle a par exemple, elle dit si je ne change pas, comme il ne change pas beaucoup le sens, mais nous en tant que francophone on ne peut pas savoir. Oustadha : Je vais lui dire la première des choses, est que tu lises lentement. Surtout dans le cas de cette sœur. Elle ma dit que sa langue est fourchée. C’est ça. On va dire, toi, tu essaies toujours de lire lentement. Tu ne te presses pas. Si tu ne peux pas lire les versets qui sont longs, tu prends les sourates qui sont courtes. Ce n’est pas grave. Mais essaie quand même de lire lentement. Lire lentement, ça veut dire… Si tu peux prononcer, il faut que tu apprennes. Tu es obligé de prononcer. Sinon, il y a des cas où tu changes le sens. Tu vas refaire. . Ça, dans le cas où il n’y a pas de souci. Tu es très sûre que tu as fait ça. Tu lis lentement. Tu essaies de lire les sourates qui sont courtes. Tu ne peux pas lire les longues sourates. Aussi, essaie de se concentrer dans le verset. Franchement, pourquoi le Prophète sallallahu alayhi wa sallam, on va dire, on va se questionner, pourquoi le Prophète sallallahu alayhi wa sallam, il prend beaucoup de temps, il se soulage. Ce n’est pas facile, c’est de la fatigue.     On dit qu’il oublie la fatigue par rapport à cela et se concentre sur le verset. Je te dis maintenant, quelqu’un, par exemple, quelqu’un qui aime son domaine, quelqu’un qui fait du dessin, il aime son domaine. S’il va rester peut-être deux heures, debout, même s’il est fatigué, mais tellement il aime ça, il ne va pas sentir qu’il est fatigué. Comme le Prophète sallallahu alayhi wa sallam, dans l’adoration d’Allah, il reste beaucoup de temps, il prend beaucoup de temps. Déjà, ses pieds saignent, saignent du sang, tellement il prend beaucoup de temps dans la salat, parce qu’il aime ça. Toi, pour toi, pour ton cas, essaie toujours de lire un petit peu, lentement, et ça, ça t’aide. Ça aide beaucoup pour avoir une concentration dans la prière, pour avoir le khushu’, c’est la base de la salat, franchement.    Et pour être très, très à l’aise, comme le Prophète sallallahu alayhi wa sallam l’a dit, ça veut dire quelqu’un qui fait la vraie salat, comme le Prophète sallallahu alayhi wa sallam l’a faite, il sera très reposé, il sera très soulagé, il n’y a pas de problème, il n’y a

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La Guérison du mauvais œil ou de la sorcellerie

Question : Nous sommes un couple qui pense être atteint de mauvais œil ou de sorcellerie, car depuis six ans, tous nos projets d’enfants, de logement et de travail n’aboutissent pas. Nous avons des douleurs articulaires et intestinales inexpliquées par les médecins, des réactions immunitaires trop excessives d’après leur prise de sang. Nous ne voulions pas penser à ça dans un premier temps, mais finissons par croire que c’est sûrement un problème de mal occulte. Mon mari refuse de demander la ruqya. Quoi dire quand nous la faisons nous-mêmes et à quelle fréquence la faire ? Réponse  Oustadha : Ma sœur, il y a beaucoup de gens qui se sentent parler de ça, surtout ces jours-ci. Si ton mari refuse la ruqya, eh bien… Toi et ton mari, vous devez faire la Ruqya obligatoirement. La meilleure Ruqya que je te conseille, c’est de lire chaque trois jours la sourate al-Baqara, si tu peux. Si tu ne peux pas lire al-Baqara, tu écoutes al-Baqara. Sinon, tu lis aussi Sourate al-Ikhlas, Sourate al-Falaq et Sourate an-Nas. Tu prends, on dit, soit tu mets, comment dire ? Avec les mains, tu essuis tout le corps. Mais il faut toujours apprendre les invocations, toujours. Il ne faut pas rater les invocations. Il faut toujours être à l’heure avec la salat. Je te conseille. Tu peux faire la salat de Qiyam al-Layl dans la nuit aussi. Tu fais tes adhkar le matin, le soir, aussi sourate al-Baqara, lire surtout les sourates al-Ikhlas, al-Falak, an-Nas.    C’est très efficace, le Prophète Muhammad, quand il était malade comme ça, il a eu un mal occulte, il a mal, et après l’ange Djibril est descendu, il a fait de la ruqya pour Muhammad sallallahu alayhi wa sallam avec sourate al-Ikhlas, sourate al-Falaq, sourate an-Nas. C’est un meilleur remède pour le mal occulte ou pour la sorcellerie ou quelque chose du genre. Aussi, ma sœur, fais la dou’a. Et il n’y a qu’Allah Azza wa Jall et ne pas rater la salat, fais-le à l’heure. Aussi, sourate al-Baqara meilleure méthode et qu’Allah te guérisse. Mais à condition que ça soit tout les jours. Tout les jours. L’interlocutrice : Tous les jours ? Oustadha : Tous les jours, oui. Pour qu’Allah te guérisse par sa volonté. Et surtout, je crois que si tu invoques Allah, il ne faut patienter. Il ne faut pas dire « j’ai fait, mais je n’ai rien vu ». Non, il faut toujours patienter et invoquer Allah. Et un jour, Allah te facilite que tu te guérisses et guéris tout le monde. L’interlocutrice : Pardon, j’ai des conseils. Il y en a qui ont dit qu’on l’écoute. Qui allument la roqya sur YouTube. Ou il y en a qui regroupent beaucoup de monde. C’est divisible. C’est ça ? Oustadha : Les savants, ils ont dit que… Il n’y avait pas de… On ne tirait pas de profit à écouter la ruqya depuis youtube. Parce que la ruqya, généralement, c’est pour la personne même. Ce n’est pas regrouper des demandes pour enregistrer la ruqya. La ruqya, c’est quelque chose de précis. C’est la niya. Franchement, franchement. La sincérité et la niya. Ce n’est pas tout le monde qui peut faire la ruqya. Non. Il y a quelqu’un qui a de la croyance et il est pieux, il a la niya pour faire du bien envers son frère. C’est ça. Sinon, il n’y a pas quelque chose, on va lire que des versets. Non. Le Prophète, les grands savants, comme ils ont dit, il y avait quelqu’un qui avait un mal occulte. Il a dit à la personne, moi je ne viens pas, mais tu prends ma chaussure. Elle dit, montre-moi la chaussure. C’est quelqu’un qui a un mal occulte. Il a dit c’est la chaussure d’Ahmed ibn Hanbal, il est sorti le jinn, il avait peur même Cheikh al-Islam Ibn Taymiyyah, oui Cheikh al-Islam Ibn Taymiyyah tant qu’il écoute que c’est Cheikh al-Islam Ibn Taymiyyah.

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La Gestion de la médisance et de la calomnie avec des proches 

Question : J’ai une demi-sœur du côté de mon père. J’ai du mal à lui faire le rappel que la médisance et la calomnie et le colportage est interdit en islam. Cette conversation ne repose que sur cela. Elles sont toujours sur cela. Je crains de rompre avec elle les liens de parenté. Sincèrement, je… Je reste très distante avec elle pour cela. En fait, elle n’arrive pas à lui faire le rappel. Quand elle parle avec sa petite sœur, je ne sais plus, sa demi-sœur, elle dit toujours des choses, la médisance, la calomnie, etc. Elle, elle a du mal à lui faire la reproche. Et du coup, elle s’éloigne de sa sœur et elle ne sait pas quoi faire. Réponse  Oustadha : Oui, franchement, mais c’est comme ta sœur. Très proche de toi, il faut toujours patienter, franchement. Il y a beaucoup de monde qui sent ça, la médisance, beaucoup de choses qui ne sont pas légiférées, mais quand même, tu essaies toujours de patienter, tu fais des rappels, même si elle ne t’écoute pas, elle n’est pas intéressée. Nous, notre responsabilité, quand on doit, on est obligé de faire le rappel. Obligé. Le Prophète Mohamed, il a dit par rapport à lui, toi, ta responsabilité, de montrer aux gens notre religion. Tu ne vas pas montrer aux gens que forcément, tu vas les taper, non. Ce n’est pas la méthode du Prophète Mohamed.     Tu dois faire ça, montrer aux gens la religion. Tu vas… comment dire, entraîner les autres pour ça. Mais autre chose, être avec la force ou faire du mal aux autres, ce n’est pas la méthode du Prophète Mohammed. Tant que c’est ta sœur ou d’autres, quelqu’un qui est très proche, il faut toujours se patienter, avoir toi-même un bon comportement, comme on a vu le Prophète, il a beaucoup patienté, 23 ans, pour faire la da’wah, Il a été tapé, le Prophète sallallahu alayhi wa sallam. Beaucoup de gens ont dit que c’était un fou, c’était un sorcier, c’était beaucoup de choses. Mais même avec ses paroles, il avait beaucoup de mal. Même avec ça, le Prophète sallallahu alayhi wa sallam a toujours patienté jusqu’à ce qu’il ouvre beaucoup de portes, le Prophète sallallahu alayhi wa sallam. Et Alhamdulillah, l’Islam s’est étendu dans le monde entier avec la patience, avec le bon comportement, avec les invocations d’Allah.   Et toujours, le Prophète sallallahu alayhi wa sallam pleurait pour les gens qui ne sont pas guidés ou être convertis. Parce qu’il sait que l’enfer, ce n’est pas facile. Il pleurait pour eux. Et Allah a dit, tu ne pleures pas. Toi tu as fait ta responsabilité, tu as fait la da’wah, mais aussi toi tu fais ta responsabilité, tu fais des rappels, et tu te patientes, et tu dis c’est haram, ce n’est pas légiféré, qu’est-ce que tu fais ? Tu lis le hadith pour la sœur qui nous a interdit ça, et qu’Allah te récompense pour tout ce que tu fais. Mais il faut résister, il faut patienter, il ne faut pas toujours désespérer. L’interlocutrice :Parce que quand elle parle avec sa sœur, elle commence à lui raconter tout ça. Oui, elle ne reste pas avec elle. Elle s’éloigne à ce moment-là. Oustadha : Elle s’éloigne. Il ne faut pas rester dans ce cas. Quand elle fait de la médisance ou quelque chose du genre, elle s’éloigne. Elle ne reste pas avec elle. Mais quand même, elle fait du rappel. Elle ne délaisse pas sa sœur. L’interlocutrice : Oui, bien sûr. D’accord.

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La Consommation de nourriture en pays musulman ou chez un musulman

Question : En pays musulman et chez un musulman, devons-nous manger sans demander les ingrédients et s’assurer que ça soit halal ? De même à la boucherie, si on nous offre quelque chose, dans les produits industriels, il y a des additifs pas souvent compréhensibles. Réponse  Oustadha : C’est une bonne question. Par rapport à cette question, elle a dit dans un pays musulman, et chez un homme musulman. Dans deux cas, on dit que tu ne dois pas demander. Tant que tu es dans un pays musulman ou quelqu’un qui est musulman, même dans un pays qui est kafir, on dit mécréant, on dit que tu ne demandes pas tant qu’il est musulman. Même par rapport aux ingrédients, on ne demande pas. Les additifs qu’on voit maintenant, on ne demande pas. Sauf si tu as un doute que cet homme musulman et peut-être dans la nourriture, quelque chose qui n’est pas halal.     En France, on n’a pas de doute. On sait que quelqu’un qui fait du haram, ici, on le demande. Ou on n’achète pas chez lui. C’est ça. Mais généralement, les savants disent, tant que tu es dans un pays musulman, ou quelqu’un qui est musulman qui t’offre quelque chose, tu ne demandes pas, généralement. Il y a des cas spéciaux, qu’on va demander. Mais généralement comme ça. Bon, on a découvert qu’il y a des choses qui ne sont pas halal, comme le E120, le colorant E120. Parce qu’avant, c’était E120. Il y a quelque chose de… Je ne sais pas comment dire. C’est un animal. Même s’il n’est pas bien, on ne le mange pas. Mais tant… Parce qu’on a questionné sur ça avant.    Maintenant, quelqu’un va m’acheter des yaourts. Moi, je n’ai pas fait attention, j’ai mangé. Je n’ai pas cherché ce qu’il y a. Est-ce que j’ai un péché ? Non, je n’ai rien du tout. Parce que tant que je suis dans un pays musulman, je ne dois pas chercher. Mais si j’ai trouvé, par exemple, j’ai dit… la boîte de yaourt, j’ai trouvé E120, je ne mange pas. Mais tant que je n’ai pas fait attention, c’est halal pour moi. Parce que la base de notre routine, c’est halal. On n’est pas dans un pays mécréant. Ça, c’est autre chose.  Mais dans un pays mécréant, tu ne questionnes pas. Même si tu as mangé un E120, tu n’as pas fait attention, il n’y a pas un péché par rapport à toi. Mais quand on a un doute, quelqu’un est musulman, mais on est dans un pays mécréant, on a le doute qu’il fait quelque chose qui est illicite, quelque chose qui n’est pas licite comme la viande du cochon ou quelque chose. Ici, on doit lui demander. Sinon, si tu as peur de lui demander quelque chose de grave, du mal, tu ne manges pas chez lui, tu changes. C’est ça. Mais généralement, dans un pays musulman, tu ne demandes pas. L’interlocutrice : Parce que même ici, il y a des kachirs où il y a encore de l’E120. Oustadha : E120, oui. Même s’il y a encore en Algérie, moins, moins, moins, mais… L’interlocutrice : Ce n’est pas comme avant, il y a des kachirs, il y a des frères, ils ont mis des kachirs, il n’y a pas d’E120. Oui, non, c’est quand même… Moi, je sais, je regarde quand même. Oustadha : Oui, c’est pas beaucoup. C’est mieux de regarder, mais il ne faut pas dire un souci. On a peur de tout manger. Voilà.

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L’apprentissage de l’arabe et les sciences religieuses

Question : C’est obligatoire d’apprendre l’arabe. J’ai des bases en grammaire. Je comprends une grande partie des cours que j’écoute en arabe, mais pas l’ancienneté. Puis-je passer à une autre science ou est-ce que je dois obligatoirement me parfaire ? Réponse  Oustadha : Pour apprendre l’arabe, oui, c’est une obligation pour apprendre l’arabe. Pourquoi on est obligé d’apprendre l’arabe ? Parce que pour comprendre le Coran, pour comprendre la Sunna. Pour ça, les savants sont obligés d’apprendre l’arabe. Pas toute l’arabe. C’est les bases. Comme vous avez dit, un peu de grammaire, ça c’est obligé pour comprendre le Coran et la Sunna. Mais quand tu as dit Alhamdulillah, tu comprends la majorité du sens. Alhamdulillah. Parce que même les Algériens ou les autres arabes, ils ne vont pas comprendre tout le sens du texte. Mais Alhamdulillah, quand tu… Tu peux comprendre la majorité du texte qu’on parle. C’est-à-dire, tu as de l’arabe. C’est-à-dire, tu peux passer à une autre science.    Soit dans la science que tu dois passer, obligatoirement, c’est le tawhid. Et les choses qui sont obligées, comme l’ablution, les ablutions, comme le fiqh qui est obligé, comme la salat, tout ce qui concerne les obligations qu’on a besoin dans notre adoration. Mais Alhamdulillah, tu as de l’arabe, tu peux passer, Inch’Allah, pour une autre science. Qu’Allah te fasse miséricorde.

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Les questions importantes avant d’accepter une proposition de mariage

Question : Assalamu alaikum wa rahmatullah. Quelles sont les questions importantes à poser avant d’accepter une proposition de mariage d’un homme musulman ? Réponse  Oustadha : Wa ‘alaikum salam wa rahmatullahi wa barakatuhu. Les questions les plus importantes sont celles que le Prophète ﷺ a posées concernant le choix du conjoint. Il a dit que celui qui veut un bon mari doit choisir en fonction de sa religion et de son comportement. Le Prophète ﷺ a insisté sur le fait que l’homme pieux, celui qui a une bonne croyance et un bon comportement, est le choix idéal. Tu as interrogé sur sa croyance, c’est-à-dire : que croit-il ? Est-il sur la voie du Prophète ﷺ, des compagnons, du Minhaj (la méthode salafi) ?    La deuxième chose importante est qu’il suive la voie du Prophète ﷺ et des compagnons, notamment dans son comportement. Si tu trouves ces trois qualités — la piété, la croyance authentique, et le bon comportement — je te dis que c’est un très bon mari avec qui tu peux te marier. Je précise toujours que la femme musulmane doit se concentrer sur la religion et le comportement. Une sœur a posé une question à un savant : parfois un homme a la croyance et le bon comportement mais manque de science religieuse (il n’est pas talib al-‘ilm), alors qu’un autre a beaucoup de science mais pas de bon comportement.      Le savant a répondu qu’il faut choisir l’homme qui a le bon comportement. La science, on peut l’apprendre, mais le comportement est plus difficile à changer. Si tu veux apprendre, tu peux faire les efforts nécessaires : assister aux cours de sciences religieuses, notamment en ligne où il y a beaucoup de ressources fiables sur le Minhaj et la croyance authentique. Même si quelqu’un n’a pas un bon comportement au départ, il peut faire des efforts pour changer avec le temps, par la volonté d’Allah. Mais en priorité, il faut choisir un homme pieux, qui suit la religion, le Minhaj et a un bon comportement. Malheureusement, beaucoup de personnes aujourd’hui ont un comportement mauvais, même s’ils apprennent la religion. Être pieux, c’est pratiquer ce que tu apprends, pas seulement apprendre pour apprendre.   Au Jour du Jugement, Allah nous questionnera : pourquoi as-tu appris ? Était-ce juste pour accumuler du savoir ou pour pratiquer ? C’est pour cela que je dis : on peut réciter tout le Coran, le mémoriser par cœur, mais cela ne sert à rien si on ne le pratique pas.    Ibn al-Qayyim a dit que le véritable homme qui apprend le Coran n’est pas seulement celui qui le récite, mais celui qui le met en pratique. C’est cela qui rapproche le serviteur d’Allah. Donc, il faut toujours choisir un homme pieux, qui apprend et surtout qui pratique. Qu’Allah nous facilite tous dans l’apprentissage et la pratique, et qu’Il te facilite un mari pieux. Merci.

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Les difficultés conjugales et importance de la prière en couple

Question : Assalamu alaikum, merci beaucoup pour cette assise. En ce moment, avec mon mari, c’est un peu compliqué. Il y a des hauts et des bas assez importants et je réalise que nous ne mettons pas Allah au centre de notre mariage dans la vie de tous les jours. Nous en sommes à notre cinquième année de mariage, alhamdoulilah. Au début, on priait ensemble, mais il est converti depuis sept ans et récite mal les sourates, même la Fatiha. Du coup, depuis quelques années, nous prions séparément. Quoi faire au niveau des actes et comment faire pour s’aimer en Allah au quotidien dans notre couple, s’il vous plaît ? Réponse  Oustadha : Concernant la sœur et son mari, peut-être qu’il y a des raisons qui l’empêchent de faire la prière (salat) ensemble avec elle en ce moment. Par exemple, auparavant, son mari ne travaillait pas autant et avait le temps de prier avec elle. Mais maintenant, il a beaucoup d’occupations qui l’en empêchent.      Cela dit, s’il habite près d’une mosquée, il est obligatoire pour lui d’accomplir la prière à la mosquée en congrégation (jama’a). C’est une obligation, du moins c’est ce dont je suis convaincue. Si aucune mosquée n’est accessible, il vaut mieux faire la prière ensemble à la maison, avec son mari. Tu as aussi mentionné que ton mari ne prononce pas très bien la Fatiha, qui est un pilier essentiel de la prière. Si la récitation change le sens des versets, alors la prière peut être invalide. Mais s’il ne change pas le sens, la prière est valable. Cela dit, il est préférable qu’il améliore sa science et qu’il prie avec toi. Tu dois l’aider et ne pas dire : « Fais ta prière à ta manière, on ne discute pas. » Non, il faut chercher à construire une vie commune pour Allah.   Interroge-toi : pourquoi ne priez-vous pas ensemble ? Est-ce qu’il essaie de prier avec toi ? Est-ce que vous vous levez à l’heure pour la prière ? Faites-vous toutes vos prières à l’heure ?      C’est important, car si quelque chose cloche dans la vie d’un musulman, c’est peut-être parce qu’on a commis des péchés. Il faut chercher à identifier ces manquements et se responsabiliser. N’oublie pas que la femme est la base de la maison, elle doit toujours soutenir son mari. Moi, je dis que si tu veux un vrai bonheur, Allah Azza wa Jall a promis que ceux qui accomplissent de bonnes actions, homme ou femme, recevront le bonheur. Et ce bonheur véritable, c’est adorer Allah et Lui obéir. L’interlocutrice : La sœur précise : « On ne fait pas la prière ensemble car il récite mal et j’ai peur que ma prière ne soit pas valide. » Oustadha : Elle est obligée d’aider son mari à apprendre la bonne méthode de récitation. Mais si elle n’en a pas la capacité, peut-être qu’elle récite mal aussi, je ne la connais pas. Dans ce cas, elle doit avoir une shaykha (enseignante religieuse), un professeur, pour les guider tous les deux. Alhamdoulilah, il y a beaucoup de ressources, y compris des sites internet. Juridiquement parlant, si tu n’as pas assez de science ou de capacité, tu dois trouver un professeur. Lui aussi doit avoir un professeur, soit à la mosquée, soit en ligne. Il existe de nombreuses façons d’apprendre la récitation correcte de la Fatiha.    La Fatiha est un pilier (roukn) de la prière : si elle n’est pas bien prononcée, la prière est invalide. Si tu peux, fais un enregistrement audio de ta récitation de la Fatiha, pour vérifier que ta prononciation est correcte, et ainsi corriger à la fois ta récitation et celle de ton mari. Il faut vraiment prendre soin de la prière. L’interlocutrice : Le problème est que le mari commence mal la prière. Après, elle demande comment faire pour que le couple s’aime pour Allah, quels gestes adopter au quotidien pour cela. Oustadha : L’obéissance à Allah est la base. Pour s’aimer pour Allah, il faut adorer Allah ensemble. Il faut apprendre la religion sérieusement. Si tu n’as pas la science, tu dois la chercher. On ne peut pas adorer Allah correctement sans apprentissage.      L’imam Al-Bukhari a dit que la science doit précéder la pratique : « La science avant la pratique. » Je crois que cette sœur a besoin d’apprendre la religion, à commencer par le tawhid (l’unicité d’Allah). Elle doit chercher une professeure, que ce soit sur Internet, en mosquée, ou dans des assises entre sœurs. Pour avoir une vie en accord avec Allah, il faut apprendre puis pratiquer, c’est cela le vrai bonheur dont Allah parle dans le Coran. Qu’Allah te facilite. Et n’oublie pas de corriger la récitation de la Fatiha, pour toi et pour ton mari. Qu’Allah vous préserve et vous facilite. L’interlocutrice : Puisque nous parlions de l’importance que le couple s’entraide dans l’obéissance à Allah, je voulais mentionner un institut sur Instagram appelé Amra du Savoir. Ce sont des frères salafis basés à Médine qui proposent des cours de religion spécialement dédiés aux maris et aux femmes, mais de façon séparée.    Les femmes suivent les cours dans une classe Zoom dédiée, et les hommes dans une autre. Ils étudient ensemble des sujets comme le tawhid, l’aqidah, la vie du Prophète ﷺ, etc.Beaucoup de couples se sont inscrits ensemble à ces cours, et comme ils apprennent la même chose en même temps, cela les a rapprochés. Ils peuvent ensuite discuter ensemble, ayant le même savoir, ce qui facilite leur entente et leur rapprochement. Souvent, un conjoint apprend d’un côté, l’autre de l’autre, et cela ne crée pas forcément d’unité. Là, ils étudient ensemble dans un même programme et avec les mêmes personnes. Donc, pour les couples, je recommande vivement Omra du Savoir. Ils organisent aussi des séminaires. C’est vraiment très bien. Voilà, c’était une petite parenthèse.

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Le statut de l’Hégire (Hijra)

Question : Assalamu alaykum, ma question concerne la hijra. Je sais qu’elle est faite pour s’améliorer dans le dîn. Actuellement, je vis en France, sous l’autorité de personnes qui gèrent tout : courses, travail, etc. Moi, je ne sors presque pas, je reste à la maison et j’ai trouvé un équilibre pour préserver ma foi. Même si les gens avec qui je vis ne sont pas pratiquants, ils ne me posent pas de problème dans ma pratique ni quand je m’éloigne des choses mauvaises (mixité, etc.). J’ai une option de hijra : aller vivre chez de la famille au Maroc, mais ils reviennent parfois en France. J’ai peur que vivre avec eux mette ma foi en danger, comme c’est souvent le cas quand je les visite : baisse de foi, difficultés à m’imposer, risque de céder à certaines choses (télé, mixité, vêtements interdits, etc.), surtout étant sous leur autorité. C’est pour ça que je préfère soit me marier et faire la hijra avec mon mari, soit me former pour avoir un revenu et vivre seule. Aussi, je veux retarder un peu la hijra pour enseigner quelques bases à ma petite sœur que ma famille ne forme pas du tout. Je voudrais donc savoir : au vu de tout cela, quel est le statut de la hijra pour moi ? Et est-ce que retarder mon départ pour ces raisons est un choix acceptable ? Réponse  Oustadha : La dernière raison, peut-être, elle peut justifier un léger retard dans la hijra. L’interlocutrice : Pour sa petite sœur ? Oustadha : Oui, peut-être. Mais il ne faut pas retarder la hijra sur plusieurs années. Si tu as déjà appris certaines connaissances en religion, et que tu as la bonne intention (niya) d’enseigner ta sœur, alors tu peux prendre un petit temps pour cela. Cependant, les autres raisons que tu as données ne sont pas valables pour retarder la hijra. La situation dans laquelle tu te trouves, et les doutes ou difficultés que tu évoques, ne suffisent pas à justifier un retard prolongé. Soit tu es seule, loin des fitan (tentations), soit tu ne l’es pas. Mais la règle de notre religion est claire : il est interdit de vivre parmi les kouffars (mécréants). Il n’y a pas d’exception.     Deuxièmement, si tu as la volonté d’apprendre les bases de la religion — comme la prière (salat), le jeûne, et les obligations essentielles — tu peux prendre un peu de temps pour cela, mais tu restes obligée de faire la hijra. Quant au mariage, je pense que c’est une bonne chose pour une femme qui veut faire la hijra. Par contre, je ne suis pas d’accord avec l’idée de rester seule à vivre et travailler en France. L’interlocutrice : Non, elle parlait du Maroc. Pardon. Elle parlait de sa famille au Maroc, elle disait que soit elle vivrait avec eux et que ce serait un peu difficile, soit elle devrait trouver un travail et vivre seule là-bas. Oustadha : Pardonne-moi, cette famille qui vit au Maroc, est-ce qu’elle vient en France pendant les vacances ? L’interlocutrice : Oui. Oustadha : Voilà le problème. Même s’ils sont au Maroc, il y a des fitan (tentations), mais ils viennent en vacances. C’est pour cela que tu ne veux pas rester avec eux, car il y a des fitan. Même en France, il y a des fitan.    Mais, ma sœur, parmi toutes les raisons que tu as données, aucune n’est vraiment valable pour retarder la hijra. Si tu es dans une bonne situation, que tu as de l’argent et que tu peux t’installer dans un pays musulman, trouver une maison, vivre correctement, alors oui, tu peux faire la hijra. Si tu n’as pas encore cette stabilité, pas encore de maison ou d’argent dans un pays musulman, alors tu peux retarder la hijra juste jusqu’à ce qu’Allah t’ouvre les portes, te facilite l’argent et une bonne situation dans ce pays. C’est là, dans notre religion, la seule raison valable de retarder la hijra, que ce soit pour toi ou pour d’autres sœurs. L’interlocutrice : Par rapport au premier point, ce que tu disais, c’est que même si elle se sent bien en France, même si elle n’a aucun problème en France, ça reste interdit. C’est valable pour tout le monde. Que ce soit pour les hommes ou pour les femmes, c’est une règle. Certaines personnes diront : « Moi, je suis bien en France, je suis à l’aise, je ne suis pas gênée, il n’y a pas de mal, je fais bien mes prières. » Mais on leur répond que ce n’est pas une raison suffisante pour rester.Je dis non, parce que déjà, le Prophète Mohammed, paix et bénédictions sur lui, a dit que vivre avec les mécréants est interdit. Oustadha : Pour résumer, même si tu es à l’aise en France, que tu es bien, que tu n’as aucun mal, et que tu fais bien tes prières, tu dois faire la hijra. Il y a un hadith qui interdit de vivre parmi les mécréants. Qu’Allah te facilite, ma sœur. Je t’ai donné une petite raison : tu peux prendre le temps d’apprendre le dīn, enseigner ta sœur aussi, mais la hijra doit être faite dès que tu es prête et installée. Qu’Allah facilite cela pour toi, pour tous nos frères et sœurs en France.

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Le nettoyage des impuretés sur un sol

Question : Je souhaiterais savoir comment nettoyer une impureté sur un sol à l’intérieur de la maison. Par exemple, un pipi sur du lino. Moi, j’essuie le pipi pour que ça ne soit plus mouillé. Ensuite, je verse de l’eau dessus, je frotte avec ma main et je sèche. Donc, je voulais savoir si cela était suffisant, et s’il faut obligatoirement verser de l’eau, ou sinon, une fois le pipi bien essuyé, je peux passer des lingettes mouillées par-dessus. Merci pour votre réponse. Réponse  Oustadha : Oui, pour cette question, il faut simplement verser un peu d’eau sur la zone, puis la frotter doucement avec les mains, cela suffit pour nettoyer. Après, tu peux sécher avec un sèche-cheveux ou une lingette, c’est permis. Mais l’essentiel, c’est l’eau. L’interlocutrice : On met donc juste de l’eau ? Excuse-moi, c’est bien ça ? On verse de l’eau, on essuie, et c’est tout ? Oustadha : Oui, c’est tout à fait suffisant. Le savon, lui, sert surtout à enlever les mauvaises odeurs. Mais pour la purification, c’est l’eau qui compte. On appelle ça le « tahour« , c’est-à-dire le nettoyage complet. Pour le pipi, simplement verser de l’eau suffit, in sha’Allah. L’interlocutrice : Pardon, j’avais mal compris. Avant, quelqu’un disait, si la personne à qui on a emprunté n’est pas musulmane, on ne peut pas faire de sadaqa en son nom ? Oustadha : En effet, la sadaqa en tant qu’expiation ou prière pour quelqu’un se fait uniquement pour un musulman. Si la personne est musulmane, on peut faire la sadaqa en son nom. Sinon, si elle ne l’est pas, on fait une sadaqa simplement pour demander pardon à Allah pour soi-même, pas en son nom. L’interlocutrice : Oui, pour que ça sente bon, on peut utiliser une lingette ensuite. D’accord.

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Le mariage sans l’accord des parents pour un homme

Question : Est-ce que c’est autorisé de se marier sans l’accord des parents quand on est un homme ? Parce que pour la femme, on sait que ce n’est pas autorisé, qu’il faut l’accord de son tuteur. Et est-ce que c’est la même chose pour l’homme ? Réponse  Oustadha : Non, pour l’homme, il est permis de se marier sans l’accord des parents. C’est autorisé, car l’homme est responsable de ses propres actions. Le tuteur (wali) concerne uniquement la femme. Pour l’homme, il peut se marier sans l’accord de ses parents. L’interlocutrice : D’accord.

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