Jugement des pertes blanches (Al-Ifrazat al-mahbaliya)

Question principale : Lors du dernier jour de mes règles, lorsque je dois vérifier si ma pureté est arrivée, j’ai le problème au bout d’un moment de ne pas réussir à comprendre à quel type d’écoulement j’ai affaire, donc si je suis devenue pure ou non. Au bout d’un moment, arrive un liquide qui est blanc à vue d’œil, mais c’est un liquide qui n’est pas exactement comme mes pertes blanches du quotidien. Il est beaucoup plus fluide et légèrement plus teinté que mes pertes blanches habituelles. Je sais qu’au fil des heures, ce liquide va avoir le même aspect que mes pertes du quotidien, c’est-à-dire plus épais et plus clair. Est-ce que ce premier liquide que je vois indique que je suis devenue pure vu qu’il est quand même blanc ? Ou est-ce que je dois attendre que mon liquide soit exactement comme mes pertes blanches habituelles du quotidien ? Je rajoute que vu que ce liquide est un tout petit peu plus foncé que mes pertes habituelles, je me dis que c’est peut-être le liquide jaune El Safra dont on parle dans les livres de fiqh. Mais je ne suis pas sûre de connaître ce liquide jaune. Pouvez-vous expliquer quelles sont les caractéristiques et est-ce que toutes les femmes l’ont ? Réponse détaillée : Votre question porte sur la détermination de la fin de la période des règles (menstrues) et la signification des différents types de sécrétions que vous observez, en particulier la distinction entre le signe de pureté (le « fil blanc ») et d’autres écoulements comme le « jaune » (As-Safra’). Concernant le « fil blanc » (Al-Qassatul Bayda’), il est considéré comme le signe de la fin des règles et donc de la pureté rituelle. L’explication donnée indique que si vous avez un cycle régulier, le premier écoulement blanc que vous observez lors du dernier jour habituel de vos règles est ce « fil blanc ». Il n’est pas nécessairement identique à vos pertes blanches habituelles en termes de consistance ou de teinte exacte. L’important est qu’il soit clairement blanc et qu’il marque la fin du saignement. Il est conseillé de ne pas se laisser submerger par des doutes excessifs (waswasa) concernant la nature exacte de cet écoulement. Le premier signe de blanc à la fin de la période attendue des règles est généralement suffisant pour considérer la fin des menstrues. En ce qui concerne le « liquide jaune » (As-Safra’), il s’agit d’un écoulement de couleur jaune. Selon les enseignements, la présence de cet écoulement après la fin du saignement rouge n’est pas considérée comme un signe de pureté. Au contraire, il indique que la période des règles n’est pas encore complètement terminée. La couleur jaune est la caractéristique principale de ce liquide. De même, le « liquide marron » (Al-Koudra) est également considéré comme faisant partie de la période des règles et n’est pas un signe de pureté. Il est important de noter que toutes les femmes n’expérimentent pas nécessairement les mêmes types de sécrétions à la fin de leurs règles. Certaines peuvent observer clairement le « fil blanc », tandis que d’autres peuvent simplement constater une sécheresse vaginale après la période habituelle de leurs règles. La sécheresse est également considérée comme un signe de pureté pour celles qui n’observent pas le « fil blanc ». L’apparition de pertes jaunes en dehors de la période des règles est généralement considérée comme anormale et pourrait indiquer un problème de santé. La discussion ici se concentre spécifiquement sur les écoulements observés à la fin du cycle menstruel. En résumé pour votre situation : Si le premier liquide que vous voyez à la fin de vos règles est blanc, même s’il est plus fluide et légèrement teinté que vos pertes habituelles, il peut être considéré comme le signe de pureté. Vous n’avez pas nécessairement besoin d’attendre qu’il soit exactement comme vos pertes blanches habituelles. Cependant, si vous observez un écoulement jaune (« As-Safra’ »), cela indiquerait que vous n’êtes pas encore pure. Référence importante : Il est mentionné un livre PDF gratuit très utile de Cheikh Al-Outhaïmine intitulé « 50 questions et réponses sur les monstres ». Ce livre est recommandé pour obtenir des informations plus détaillées et répondre à de nombreuses questions concernant les menstrues. Il est disponible en français en effectuant une recherche en ligne.

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Les positions autorisées lors des relations intimes

Question : Je m’excuse par avance de ma question assez gênante, mais j’aurais aimé savoir si toutes les positions étaient autorisées en Islam lors des relations intimes. Je rappelle que, bien sûr, les hommes sont interdits dans cette conférence. On ne sait jamais s’il y a des personnes perverses qui… Voilà. Réponse Oustadha : On dit que toutes les positions sont autorisées dans les relations intimes, sauf l’acte anal. Cela est interdit. Allah Azza wa Jalla a dit dans le Coran que vous pouvez avoir des relations dans toutes les positions, mais il est formellement interdit d’avoir des relations anales. C’est ce qu’on appelle la sodomie. L’interlocutrice : La sodomie.

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Les menstrues et les pertes jaunes chez la jeune fille

Question : Assalamu alaikum. Ma fille a ses menstrues depuis l’âge de 11 ans. Sa période où s’écoule le sang est d’environ 8-9 jours. Et pendant 2-3 jours, quand elle introduit le coton pour vérifier, le coton en ressort très jaune. Donc, durant cette période, elle ne prie pas car elle considère qu’elle n’est pas pure. Pouvez-vous m’indiquer si elle est manquante au niveau des prières et si la période à laquelle le coton ne ressort pas blanc est-elle encore dans ses menstrues ? C’est un petit peu… Elle dit que sa fille, c’est monstrueux entre 8 et 9 jours. Mais c’est souvent normal chez les nouvelles… Les premières règles sont souvent plus longues que les adultes. Mais elle dit que le troisième jour ou le deuxième jour, elle rentre en content. Alors, attends… Je pense que vers les deux, trois derniers jours, c’est là où elle met le coton et que c’est jaune. Sa question, ça veut dire, pardon, est-ce que quand elle voit le jaune, est-ce qu’elle fait la salat ou non ? Réponse  Oustadha : Voilà. Quand elle voit le jaune, c’est ce qu’on appelle la soufra. Lorsqu’elle voit ce jaune, elle doit patienter jusqu’à voir si elle trouve le fil blanc ou la sécheresse, comme on dit. C’est-à-dire que quand elle voit cette soufra, elle ne fait pas la salat. Elle attend, elle patiente jusqu’au dernier jour. Si elle ne voit rien du tout, soit le fil blanc, soit la sécheresse, alors elle fait la salat. Comme la période peut durer de 8 à 9 jours, elle patiente jusqu’au 9e jour. Si elle ne trouve rien du tout, soit elle est pure par le fil blanc, alors elle fait un ghusl, soit sa pureté se manifeste par la sécheresse, elle fait son ghusl aussi. Si elle ne trouve ni la soufra (le jaune), ni la koudra (la pâte marron), ni rien du tout, alors elle est pure. Elle fait son ghusl Interlocutrice : D’accord

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Les liquides vaginaux : Différence entre le désir et les pertes blanches

Question : Assalamu alaikum, je voudrais savoir comment est le liquide qui sort de la femme après l’érection ? Et si, les préliminaires, il faut faire le ghusl ? Et si, après les préliminaires, il faut faire le ghusl ? Réponse :   Oustadha : Il y a un désir. Après les préliminaires, tu peux trouver un liquide. La différence entre le liquide de l’homme et celui de la femme, c’est que le liquide de la femme s’appelle le sperme, il est jaune. Le sperme de l’homme, lui, est blanc. Si elle ressent ce désir et voit ce liquide, elle doit faire un ghusl (grandes ablutions). Interlocutrice : Et si elle a du désir mais ne voit pas ce liquide ? Oustadha : Si elle a du désir mais qu’elle ne voit rien du tout, elle n’a pas besoin de faire le ghusl. C’est seulement si elle voit ce liquide jaune. Interlocutrice : D’accord. Oustadha : Oui, c’est le grand ghusl. Parce que parfois, le liquide ne sort pas immédiatement. Si elle ne le voit pas, elle ne fait pas les grandes ablutions. Interlocutrice : Donc, il faut impérativement voir ce liquide pour faire le ghusl ? Oustadha : Exactement. J’insiste : si elle a du désir et voit ce liquide — jaune chez la femme, blanc chez l’homme — elle doit faire le ghusl. Interlocutrice : Très clair, merci. Interlocutrice (autre question) : Une sœur demande comment faire la différence entre les pertes blanches et ce liquide du désir ? Les pertes blanches sont-elles plutôt blanches ? Oui. Et le liquide ? Oustadha : Les pertes blanches, elles ne sont pas liées à un désir. Elles coulent sans désir. Interlocutrice : Mais comment fait-on la différence ? Oustadha : Je veux dire, si tu ressens un désir, ce n’est pas des pertes blanches. C’est un liquide pour lequel tu dois faire le ghusl, les grandes ablutions. Interlocutrice : D’accord. Oustadha : La règle, c’est d’avoir le plaisir, le désir. Si tu as ce désir et que tu trouves un liquide, tu dois faire les grandes ablutions. Parce que les pertes blanches, elles ne sont pas accompagnées de désir. Parfois, par exemple, je suis malade, et j’ai des pertes blanches. Ce n’est pas le cas de toutes les femmes, mais si elle fait un câlin — pas un rapport sexuel — juste des caresses avec son mari, et qu’elle sent qu’il sort quelque chose après ce câlin, alors… Interlocutrice : C’est possible que ce soit des pertes blanches pendant un câlin ? Oustadha : Non, généralement après un câlin, si tu trouves un liquide, c’est qu’il y a eu un désir. C’est ce liquide qui coule après le désir. Interlocutrice : D’accord, oui, c’est la situation. Oustadha : Oui, c’est ça la différence. Généralement, les pertes blanches ne sont pas liées à un désir. C’est ça qui permet de différencier entre les pertes blanches et le liquide de la femme.  Il y a une différence. Le liquide du désir, quand il coule, tu le sens. Parce qu’il sort, ce n’est pas pareil que les pertes blanches. Les pertes, tu ne les sens pas vraiment. Si tu sens qu’il y a quelque chose qui coule après le désir, ça, c’est ce liquide. Interlocutrice : Est-ce qu’il y a une différence entre ce liquide qui sort et l’humidité que la femme peut ressentir au moment du rapport, pendant les préliminaires ou avant le rapport ? Parce que la femme peut ressentir une humidité. Est-ce que cette humidité est considérée comme une sécrétion de désir ou pas ? Oustadha : C’est un désir, mais elle n’a pas encore ce liquide. Pour faire les grandes ablutions, il faut que ce liquide sorte. Ce n’est pas forcément cette humidité transparente qui compte. Par exemple, quand une femme dort et qu’elle rêve d’avoir une relation avec un homme, les grands savants ont dit que si elle trouve quelque chose dans ses sous-vêtements, elle doit faire les ablutions. Interlocutrice : D’accord, même si elle a seulement rêvé, elle doit faire les ablutions ? Oustadha : Oui, bien sûr. Interlocutrice : Mais si elle a rêvé et qu’elle n’a rien trouvé ? Oustadha : Oui, dans ce cas, elle ne sait pas. La règle, c’est que si tu ressens le désir et qu’il y a un liquide qui coule, alors tu dois faire les ablutions. Interlocutrice : D’accord. Oustadha : Ce n’est pas compliqué. Les pertes blanches, elles sortent sans désir, franchement. Interlocutrice : Oui, oui, d’accord. Oustadha : Mais le liquide du désir, tu le sens. Interlocutrice : D’accord. Mais comment reconnaître ce liquide ? Moi, ça me perturbe un peu. Oustadha : C’est collant. Interlocutrice : Collant ? Oustadha : Oui, collant. Interlocutrice : D’accord. Oustadha : Très collant. Interlocutrice : Mais il est forcément jaune ? Oustadha : Le liquide chez la femme, oui, il est jaune. C’est ce qu’on appelle le sperme féminin. Interlocutrice : Non, mais le sperme n’est-il pas blanc ? Oustadha : Pour l’homme, oui, il est blanc. Pour la femme, il est jaune. Interlocutrice : D’accord. Donc le sperme féminin est jaune, le sperme masculin est blanc. Oustadha : Exactement, on a bien précisé cela. Interlocutrice : Une sœur demande : mais dans certains rapports sexuels, aucun liquide ne coule. Oustadha : Un rapport sexuel, c’est une pénétration. Dans ce cas, il faut faire un ghusl, même si aucun liquide n’a coulé. Interlocutrice : Oui, donc un ghusl est obligatoire dans tous les cas. Oustadha : Oui, pour un rapport sexuel, c’est obligatoire. Par contre, dans les préliminaires, c’est différent… Interlocutrice : Tu trouves des liquides ? Pour les préliminaires, c’est si on trouve un liquide qu’on doit faire un ghusl ? Oustadha : Oui, c’est ça. Interlocutrice : D’accord. Oustadha : Mais pour le rapport sexuel, même si tu ne trouves pas de liquide, s’il y a eu pénétration, c’est-à-dire que les deux sexes sont unis, il faut faire un ghusl. Interlocutrice : Une sœur a posé une question

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Les grandes ablutions après la sécrétion de sperme

Question : Assalamu alaikum, je voulais savoir, suite à un rapport sans coït interrompu avec mon mari, après avoir effectué les grandes ablutions, il m’arrive d’avoir des sécrétions suite au rapport de la veille du sperme le lendemain. Dois-je refaire les grandes ablutions ? Oustadha : Est-ce que tu as fait les grandes ablutions (ghusl) après avoir vu le sperme ? Les grands savants comme Cheikh Uthaymin, Cheikh Ibn Baz, et l’Imam Ahmad ont dit que si tu as fait le ghusl après le rapport, puis tu trouves ce liquide (le sperme), tu ne refais pas le ghusl. Mais dans un deuxième cas, si après ton ghusl tu as eu un autre rapport, un câlin, ou une stimulation qui a provoqué du désir, et que tu as vu à nouveau ce liquide, alors tu dois refaire le ghusl. Il y a donc deux situations : Interlocutrice : Merci. Le cours est enregistré, insha’Allah il y aura une rediffusion, mais je ne sais pas quand. Cela va nous faciliter.

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Le Wudu et le Ghusl : Le passage de la main sur le corps

Question : Je voudrais savoir si pendant le wudu et le ghusl, il est obligatoire de passer les mains sur le membre pour le laver ou s’il est suffisant de faire couler l’eau dessus ? Réponse  Oustadha : Pour les grandes ablutions (ghusl), ce n’est pas obligatoire de passer la main sur tout le corps. Elle parle ici des parties intimes. Interlocutrice : D’accord, donc d’abord on se lave les mains, puis on doit laver les parties intimes. Est-ce qu’on doit les laver avec la main ? Oustadha : Oui, pour les parties intimes, on utilise la main gauche. La main gauche pour le ghusl, c’est une Sunnah. Interlocutrice : Oui, d’accord. Elle a demandé s’il est obligatoire de passer la main sur le membre. Oustadha : Le membre, c’est-à-dire les parties intimes. Oui, la main gauche, au moment du ghusl, c’est une Sunnah. Par exemple, dans les toilettes, en Algérie, on utilise souvent les tuyaux légers. Interlocutrice : Est-ce qu’on peut juste passer le jet d’eau ? Oustadha : Ce n’est pas obligatoire de mettre la main. Mais pour le ghusl, il y a une obligation minimale : faire couler l’eau sur la tête trois fois, en s’assurant que l’eau pénètre bien dans les racines des cheveux. Puis faire couler l’eau sur tout le corps. Ça, c’est obligatoire. Deuxième méthode, comme l’a dit la sœur : avant le ghusl, certains savants conseillent de laver les parties intimes avec la main gauche, puis de faire le wudu, puis de faire le ghusl. Ce n’est pas obligatoire, c’est une Sunnah, mais c’est préférable. Passer la main gauche est donc recommandé, mais pas obligatoire. Interlocutrice : D’accord. Concernant le dernier commentaire, la sœur a dit « le membre ». Moi, j’ai compris qu’elle parlait des parties intimes, sinon elle aurait dit « les membres » ou « les parties du corps ». Ici, « le membre » signifie donc les parties intimes dans le contexte du ghusl. Parce qu’après, elle a parlé du « membre » à laver. Pour moi, elle parlait d’une seule chose. Enfin, je ne sais pas, là elle aime bien dans tous les cas. Oustadha : Si elle dit « le membre », c’est bien les parties intimes. J’ai dit qu’elle peut passer la main gauche sur la partie intime, puis faire les petites ablutions (wudu), puis les grandes ablutions (ghusl). C’est la Sunnah. Interlocuteur : Si elle parle du corps, est-ce qu’il est obligatoire, quand je fais le ghusl ou les grandes ablutions, de toucher le corps avec ma main ? Oustadha : Non, ce n’est pas obligatoire. Il n’y a pas de hadith qui oblige à toucher le corps avec la main. Tu fais simplement couler l’eau sur le corps, et ton ghusl est valide. Masha’Allah, on vous a répondu dans les deux cas, masha’Allah. Interlocutrice : Qu’Allah vous récompense en bien pour vos assises de questions-réponses.

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Le vaginisme et remèdes prophétiques

Question : Je suis atteinte de vaginisme depuis un an. Mon mari patiente et ça devient compliqué. Y a-t-il des remèdes prophétiques à cette maladie ? Réponse : Oustadha : On a cherché, ma sœur, à propos du vaginisme. Ils disent généralement que c’est une maladie psychique, un trouble médical pour lequel on devrait prendre des médicaments. Mais jusqu’ici, les médecins n’ont pas trouvé de remède médicamenteux efficace. Interlocutrice : Un remède ? Oustadha : Oui, un remède. Parce que, généralement, c’est une maladie psychique. Ils ont donné plusieurs causes, mais parmi les solutions proposées, il y a des exercices appelés « Keygen« . Ce ne sont pas des exercices liés au corps, c’est plutôt un terme qu’il faut chercher. Interlocutrice : Ça veut dire quoi en français ? C’est écrit « Keygen ». C’est de l’arabe ? Oustadha : Je ne sais pas, peut-être c’est un terme introduit. Tu peux chercher sur Google. Il n’y a pas de remède prophétique précis pour cela, mais la Ruqya est le remède prophétique. Tu peux préparer de l’eau de Ruqya et te laver avec dans ta partie intime. Interlocutrice : Oui, les sœurs en parlent. Apparemment, la sœur qui a posé la question connaît ces exercices. Elle a dit qu’elle a suivi des programmes payants — elle a dépensé 3000 euros — mais ça n’a rien donné. Tous les exercices qu’elle a faits, comme les exercices de respiration pour se détendre ou ceux du périnée, sont censés aider. Oustadha : Le remède prophétique, c’est vraiment la Ruqya. Tu peux utiliser l’eau de Ruqya pour te laver les parties intimes. Tu peux aussi la boire avec l’intention de guérir ce problème. Parce que, généralement, c’est un cas d’origine psychique. Interlocutrice : C’est psychique, ou comme on disait avant le cours, ça peut aussi être dû à un sihr (sorcellerie). Oustadha : Ça peut être dû à un sihr, oui. Parce qu’elle a dit que ça dure depuis une année, peut-être que c’est à cause du sihr. Dans tous les cas, je te conseille le remède prophétique, c’est la Ruqya. Tu peux laver les parties intimes avec de l’eau de Ruqya, tu peux aussi boire cette eau avec l’intention de guérir, et surtout, tu invoques Allah. C’est la grande cause, je veux dire que tous les soins reposent sur le dou’a, le dou’a à Allah. Tu seras à l’aise, tu n’auras plus ce problème de vaginisme. Qu’Allah te guérisse et te facilite. Interlocutrice : Pour la sophrologie, il faut faire attention. Il me semble que certains mashaykh l’ont interdite. La sophrologie, c’est un peu… je ne sais pas si tu connais, c’est une méthode de relaxation, mais elle est un peu… Inch’Allah, je chercherai quelque chose à ce sujet. En tout cas, la Ruqya me semble être la meilleure option. Oustadha : Le meilleur remède, c’est vraiment la Ruqya, car c’est une guérison d’Allah. C’est ce qu’on appelle une médecine prophétique, franchement. Interlocutrice : Est-ce que le fait que ça dure depuis un an signifie qu’elle est mariée depuis un an ? Ou est-ce qu’elle a découvert ce problème un an après le mariage ? Elle peut nous répondre. Oustadha : Tu peux répondre aussi. Est-ce que ce problème existe depuis ton mariage ? Interlocutrice : Elle a dit que ça fait un an qu’elle est mariée, et qu’elle a découvert ce problème cette année. Oustadha : Peut-être que c’est la peur ou des causes psychiques. Même si c’est psychique, on dit que la Ruqya est la grande guérison. Que ce soit un blocage psychologique ou un sihr, la Ruqya reste la solution. Elle doit la faire, patienter, et continuer. Tu peux laver la partie intime avec de l’eau de Ruqya, la boire, te laver, tout ça. Des sœurs ont déjà guéri grâce à cela, qu’Allah les guérisse. Il faut vraiment la patience.

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Le Signe de pureté après les règles : Le fil blanc et les autres écoulements

Question :  À la fin de mes menstrues, je remarque un liquide blanc, mais plus fluide et un peu plus foncé que mes pertes habituelles. Ensuite, il s’éclaircit et devient comme mes pertes blanches quotidiennes. Est-ce que ce premier liquide signifie que je suis devenue pure ? Ou dois-je attendre qu’il ait l’aspect exact de mes pertes habituelles ? Je me demande aussi si ce liquide un peu plus foncé correspond au « jaune » ou au « safra » mentionnés dans les livres de fiqh, même si je ne suis pas sûre de reconnaître ces liquides. Est-ce que toutes les femmes les ont, et quelles sont leurs caractéristiques ? Réponse : Oustadha : Pour ne pas vous perturber, ma sœur, et mes sœurs, en ce qui concerne le fil blanc, je vais te donner une règle simple. Supposons que tu as tes règles régulièrement, disons six ou sept jours. Le dernier jour, tu attends le fil blanc. Le premier fil que tu vois ce dernier jour est blanc. C’est ça qu’on appelle le fil blanc. Pour ne pas te perturber, ni faire du waswâs, ni te compliquer la vie, tu dois savoir que ce premier fil blanc que tu vois le dernier jour est un signe que tu es pure. C’est un fil fin, pas un énorme fil. Tu peux dire que c’est ça, tu es pure. Je vois que tu es perturbée entre les pertes blanches et ce fil blanc. Le fil blanc, c’est ce premier fil que tu vois descendre le dernier jour. C’est ça, ma sœur, c’est la conclusion de ta question. Interlocutrice : Est-ce qu’il a une couleur particulière ? Par son nom, il est blanc ? Est-ce que chez les femmes la couleur peut varier ? Est-ce qu’il peut être très foncé ? Ou transparent ? Oustadha : Non, c’est blanc. C’est vraiment un fil blanc. C’est pour ça que je dis : sois sûre que c’est le dernier jour, et que le premier fil que tu as vu couler ce jour-là, c’est ce fil blanc. Tu peux considérer que c’est le signe pour faire le ghusl. Maintenant, je ne sais pas si elle parle du fil blanc précisément. Elle dit que ce qui descend est un liquide un peu plus foncé que ses pertes habituelles. Si c’est ça, et que c’est le dernier jour, alors elle est sûre que c’est le dernier jour. Donc, est-ce que le fait que ce liquide ne soit pas rouge, qu’il n’y ait pas de sang dedans, cela peut signifier que c’est pour elle un signe de pureté ? Oustadha : Oui, c’est ça la pureté. Tant qu’il n’y a pas ce qu’on appelle Safra — Interlocutrice : Safra ? Pourquoi on l’appelle Safra ? Oustadha : Parce que c’est une couleur jaune. D’accord. On a aussi le Kudra. Interlocutrice : Mais Safra, c’est un signe de pureté ? Oustadha : Non, ce n’est pas un signe de pureté. Interlocutrice : D’accord. Donc ça veut dire que je ne suis pas pure si la femme voit Safra, c’est-à-dire une couleur jaune ? Oustadha : Oui, ça veut dire qu’on passe du rouge des règles au jaune. Interlocutrice : Jaune. Oustadha : On dit Kudra pour parler d’une perte marron. En français, on appelle ça perte marron. Le mot arabe c’est Kudra. On dit aussi Safra pour la couleur jaune, parfois appelée soufran. C’est cette couleur jaune qu’on retrouve. Interlocutrice : Donc Safra, c’est jaune ? Oustadha : Oui, Safra c’est jaune. Le Kudra c’est une couleur marron, on l’appelle aussi comme ça. Interlocutrice : D’accord. Oustadha : Donc pour nous, en français, on parle de pertes marron. Interlocutrice : Oui. Oustadha : Si tu ne trouves pas de Safra ni de Kudra, et que dès que tu vois un fil blanc le dernier jour, ma sœur, c’est ce qu’on appelle la laqassal bayra — c’est pour ne pas te perturber, pour ne pas faire de waswâs à ce sujet. Parce que souvent, on est occupée toute la journée et on ne voit pas forcément ce fil dans son aspect exact. Parfois, on le retrouve dans les sous-vêtements, on le reconnaît parce qu’il est blanc ou qu’il ressemble un peu à nos pertes habituelles. Mais tant que tu as des règles régulières, tu le connais très bien, c’est-à-dire que ce dernier jour, c’est ça, le fil blanc. Interlocutrice : D’accord, même si on n’a pas vu un fil à proprement parler ? Oustadha : Même si on n’a pas vu le fil, oui. Mais par contre, il est possible également qu’en dehors de la période de règles, on ait des pertes jaunes. Interlocutrice : Oui, des pertes jaunes. Oustadha : Mais ça, ça ne veut pas dire qu’on n’est pas pure. Des fois, on est malade. Des pertes jaunes, généralement, chez la femme, c’est un signe de maladie. Parce que ce n’est pas pendant la période des menstrues. Durant les menstrues, la perte est souvent rouge, ou un peu jaune clair, mais ailleurs, en dehors de la période menstruelle, quand tu trouves des pertes jaunes, c’est souvent un petit dérèglement hormonal ou une maladie. Interlocutrice : C’est ça. D’accord. Ce n’est pas censé être jaune, tu veux dire ? Oustadha : Oui, il n’y a pas de jaune normal. Interlocutrice : D’accord. Oustadha : Généralement, nous, on a des pertes blanches. Toutes les femmes sont pareilles. Mais il y a beaucoup de femmes qui ont des pertes blanches, pas jaunes. Interlocutrice : D’accord. Oustadha : Là, on parle vraiment des pertes à la fin des menstrues, en fin de menstrue, pas en dehors du cycle. Interlocutrice : Oui. Oustadha : J’ai précisé ça pour que cette sœur qui est présente ne se perturbe pas. En fin de menstrue, le dernier jour du menstrue, que ce soit le sixième jour, le cinquième jour, tu trouves ce fil, il faut dire que c’est le fil blanc. Interlocutrice : D’accord, j’espère que c’est clair. Pour vous, Akhawati, n’hésitez pas, si vous avez peut-être quelque chose

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Le Jugement des pertes blanches et écoulements en fin de règles

Question : Ma question concerne le jugement des pertes blanches. Je voulais savoir si elles étaient considérées comme impuretés. Est-ce qu’elles annulent nos ablutions ? Si on voit qu’on a des pertes blanches sur nos sous-vêtements, est-ce qu’on peut prier avec ou est-ce qu’on doit nettoyer, changer de sous-vêtements ? Barakallahu Fikoum. Réponse d’Oustadha : Oustadha : Pour la première question, concernant les pertes blanches, ma sœur, il n’y a pas de preuve claire que les pertes blanches annulent les ablutions. Pourtant, il y a un accord entre certains savants, un ijmâ’ (consensus), qui affirme qu’elles annulent les ablutions. Mais moi, je suis convaincue que les pertes blanches n’annulent pas les ablutions. L’imam Al-Hazm dit qu’elles n’annulent pas, car il n’y a pas d’épreuve (dalîl) qui le prouve. D’ailleurs, il y a un accord entre certains grands savants sur ce point. La réponse correcte est donc que les pertes blanches n’annulent pas les ablutions. Concernant les sous-vêtements, si tu trouves des pertes blanches dessus, le sous-vêtement est pur, il n’est pas impur. Tu peux faire la salat avec ces sous-vêtements même s’ils ont des traces de pertes blanches. Donc, les pertes blanches sont considérées comme pures et n’annulent pas les ablutions. Je suis convaincue de cet avis. Clarification de l’animatrice : D’accord. Pour les sœurs, nouvelles ou anciennes, quand Oustadha dit qu’elle est convaincue, cela signifie qu’elle adhère à l’avis d’un savant qui a lui-même apporté des preuves, ce n’est pas une conviction personnelle. C’est important de le préciser, car j’ai déjà eu cette remarque, ce qui est tout à fait normal. En tout cas, elle suit l’avis qui dit cela. BarakAllahu fîqum. Oustadha : J’ajoute que Cheikh Outhaymîne, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit qu’il n’y a pas d’épreuve qui prouve que les pertes blanches annulent les ablutions. Lui-même est convaincu que, selon son avis, elles annulent, mais ce n’est pas la position majoritaire. Il insiste qu’il n’y a pas d’épreuve à ce sujet. Les autres savants, comme les Hanafites, disent clairement qu’il n’y a pas d’épreuve, donc elles n’annulent pas les ablutions, ce qui est une position solide. Quand on parle des choses qui annulent les ablutions, on cite des exemples connus comme : dormir profondément, avoir une émission de gaz (péter), etc. Mais les pertes blanches ne sont pas parmi ces causes. Je veux simplement préciser qu’affirmer que les pertes blanches n’annulent pas les ablutions, c’est parce que ce n’est pas prouvé qu’elles les annulent. Si je trouve un savant qui dit le contraire avec preuve, je le dirai aussi. Pour l’instant, ce qui est connu, ce sont les choses qui annulent les ablutions, et les pertes blanches n’en font pas partie.

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Le désir féminin en l’absence de mariage

Question : Elle dit lorsque la femme a envie d’avoir des rapports sexuels, mais que celui-ci n’est pas marié et ne peut pas se marier. Oustadha : Pour cette question, elle doit invoquer Allah. Le Nabi sallallahu alayhi wa sallam a dit aux jeunes : « Si vous pouvez vous marier, c’est mieux. Mais si vous ne pouvez pas, si vous n’avez pas les moyens, si vous êtes incapables de vous marier, alors vous jeûnez. » C’est ça la solution pour la sœur. Qu’Allah lui donne, insha’Allah, un mari pur. Qu’elle invoque Allah pour cela, et qu’elle jeûne en même temps. L’interlocutrice : Oui, la patience. Et encore la patience.

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