Le Statut d’une Femme Mariée à un Associateur et les Droits des Enfants en Cas de Divorce

Question : Je souhaiterais savoir si le fait d’être mariée à un associateur est grave. Je viens moi-même d’une famille d’associateurs, mais Alhamdoulilah, depuis quelques années, Allah m’a permis de sortir de là. Mais voilà, mon mari, lui, ne veut rien savoir. Nous avons quatre enfants. Il ne m’empêche pas d’éduquer mes enfants sur la sunna. Alhamdoulilah, que faire ? Qu’Allah vous préserve. Réponse  Oustadha : On en a déjà un peu parlé. Si la sœur veut, elle peut m’écrire en privé, via le tchat, en cliquant sur « Envoyer à » et en choisissant seulement moi, pour que les autres ne voient pas. Concernant son mari, est-ce un musulman associateur, ou bien un associateur de type athée, chrétien, juif, etc. ? C’est important, car ça change la réponse. Stéphane répondra dans les deux cas, mais ce serait bien qu’elle précise, cela nous aiderait. Comment on a défini un associateur ? L’interlocutrice : Elle a dit que c’est un musulman associateur. Oustadha : Qu’entend-elle par là exactement ? Qu’est-ce qu’il fait ? Parce que le terme « associateur » couvre plusieurs cas. On va attendre qu’elle précise un peu. L’interlocutrice : Elle a écrit : il porte des amulettes, il invoque des saints morts, mais il ne renie pas Allah. Il a des intermédiaires entre lui et Allah. Oustadha : Voilà, c’est bien un associateur. S’il agit ainsi par ignorance, il faut lui apprendre que c’est du shirk. Si c’est par ignorance, tu es tenue de lui enseigner le tawhid pour qu’il cesse d’être associateur. Mais s’il refuse d’arrêter, tu ne peux pas rester avec lui. L’interlocutrice : Elle dit qu’il ne veut rien entendre, il ne veut pas… Oustadha : Peut-être qu’il pense être dans le droit chemin, je ne sais pas. Est-ce qu’elle veut dire qu’il ne veut vraiment rien savoir ? L’interlocutrice : Oui, elle dit qu’il refuse qu’on lui donne des conseils sur le vrai tawhid. Oustadha : Alors, s’il ne veut rien savoir, et qu’on lui explique que l’association est du shirk, que l’associateur ira en enfer, il refuse d’écouter ? L’interlocutrice : Oui, elle dit : je lui ai dit, mais il est convaincu d’être dans le haqq. Oustadha : Dans tous les cas, si tu as bien expliqué la situation à ton mari, je te propose une solution. Il faut qu’il consulte un imam savant — pas n’importe quel imam, mais un imam non égaré, compétent et digne de confiance. Tu peux écrire à cet imam pour qu’il lui explique clairement le haqq (la vérité), car ce qu’il fait est du shirk (association). Si ton mari accepte d’écouter cet imam et de comprendre, alors il pourra être guidé. Les savants disent que lorsqu’une personne fait du shirk par ignorance, on doit lui enseigner la vérité. Mais ce n’est pas toujours facile venant de son épouse. C’est pour cela qu’il faut un savant compétent qui puisse lui expliquer le tawhid (unicité d’Allah) correctement. Si, après avoir bien compris la différence entre le tawhid et le shirk, il refuse de renoncer à l’association, alors il faut divorcer. Parce que là, on est dans un shirk majeur (shirk akbar). L’interlocutrice : Oui, le shirk akbar, c’est-à-dire qu’il peut sortir de l’islam. Oustadha : Exactement. Il n’est pas permis de se marier avec un mushrik (associateur), car cela fait sortir de l’islam. Mais attention, il faut d’abord s’assurer qu’il a bien compris ce qu’on lui a expliqué. S’il est encore ignorant, on patiente. Mais s’il dit « vous avez tort, j’ai raison », alors là c’est un cas sérieux. L’interlocutrice : Oui, il sait que c’est la vérité. On lui a bien expliqué que c’est du shirk, qu’il va sortir de l’islam, qu’il ira en enfer. C’est un savant, un homme réfléchi, il a compris mais il refuse. Oustadha : C’est comme les hypocrites courageux à l’époque du Prophète (sallallahu alayhi wa sallam). Ils ont compris le message, mais ils ont choisi de ne pas le suivre. S’il a bien compris grâce au savant et refuse d’obéir, alors il faut divorcer car il est un mushrik et son shirk est majeur. Qu’Allah le guide, qu’Allah le guide. L’interlocutrice : Qu’Allah le facilite. Qu’Allah le facilite, parce qu’il a quatre enfants… Qu’Allah le guide. Oustadha : Qu’Allah le guide. L’interlocutrice : Par exemple, si aujourd’hui on est mardi et qu’il arrive à voir un savant ce vendredi. Oustadha : Oui. L’interlocutrice : Et s’il refuse toujours de changer, doit-elle divorcer immédiatement ou y a-t-il un délai ? Oustadha : Il n’y a pas de délai précis. L’interlocutrice : Elle dit que s’il ne veut pas divorcer, il menace de prendre ses enfants. Oustadha : Là, il faudrait voir s’il y a quelqu’un pour garantir la sécurité et faire une assurance. Mais ce sujet est un peu différent. Concernant la garde des enfants, en général, c’est un autre domaine. En islam, la garde des enfants est normalement confiée à la mère lorsqu’ils sont petits. L’interlocutrice : Oui, mais en France, c’est différent, il y a des procédures, et il peut la menacer avec ça. Oustadha : C’est pour cela que je dis que c’est un autre sujet. Même s’il menace de prendre les enfants, ce n’est pas automatique. Il faut passer devant un juge qui décide légalement. Dans la religion, la mère a le droit sur les enfants petits, mais la justice française peut être différente. L’interlocutrice : Oui, en France, il faut une décision judiciaire. Oustadha : Oui, c’est ça.

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Le Port du Niqab et le Jugement sur les Dessins

Question.Si on considère et on prend l’avis que le port du niqab est obligatoire, si par exemple il nous arrive de l’enlever, est-ce considéré comme un péché que nous prenons l’avis qu’il est obligatoire de le porter Réponse : Oustadha : Oui, si tu considères que le niqab est une obligation, alors l’enlever serait un péché. Mais nous, nous sommes convaincues que le niqab n’est pas une obligation. L’interlocutrice : Je veux savoir quelle est la vraie opinion… Oustadha : C’est l’opinion en laquelle tu es convaincue. Selon nous, le niqab n’est pas obligatoire. Il existe beaucoup de hadiths qui montrent que le niqab n’est pas une obligation, et plusieurs compagnons ne le portaient pas non plus. C’est un sujet sur lequel les avis sont diversifiés, alhamdoulilah.

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Le Moment Propice pour Prier l’Isha en France

Question. Il en reste encore six. On va essayer de… À quel degré devons-nous prier la prière de l’Isha ? Car en France, ce sujet est délicat, et étant donné que la prière est de plus en plus tard, l’heure sera projetée de plus en plus au-delà de la moitié de la nuit. Donc même en prenant le degré le plus tard par précaution, il n’y a que quelques minutes qui séparent l’Isha de la moitié de la nuit. Réponse :  Oustadha : Moi, je ne maîtrise pas bien les calculs des degrés et tout ça. On en avait déjà parlé, je crois qu’on n’avait pas trouvé de réponse claire, non ? L’interlocutrice : Si, c’est bien moi qui ai demandé pour le degré. Oustadha : Ce n’est pas l’heure d’Isha en France ? L’interlocutrice : Non, ce n’est pas encore l’heure. Je ne sais pas si Anne-Cyr a pu expliquer un peu comment ça fonctionne. Par rapport à l’autre religion, c’est minuit. Oustadha : Oui, ce que j’ai lu et entendu, c’est qu’en France, on se base sur des degrés pour calculer l’heure d’Isha. Il y a plusieurs degrés utilisés, comme une sorte de sphère LG. Par exemple, l’Isha peut être fixé à 23h35. Et la moitié de la nuit, c’est minuit, donc c’est très proche de l’heure d’Isha. Normalement, on n’a pas le droit de… L’interlocutrice : Elle disait qu’il y a trois degrés : 18°, 15° et 12°. Peut-être qu’on peut comprendre que l’Isha, dans notre religion, c’est vers minuit. Oustadha : Tu veux dire que plutôt que de compliquer avec les calculs, on peut considérer ça ainsi ? L’interlocutrice : Oui, mais ça voudrait dire à partir de quelle heure minimum ? Parce que… Oustadha : Par exemple, si le Maghreb est à 20h et le Fajr à 4h, la moitié de la nuit c’est minuit. L’interlocutrice : Mais à quelle heure tombe l’Isha ? Est-ce vers 21h30 ? Ou vers 22h30 ? Oustadha : Oui, ça peut être n’importe quand jusqu’à minuit. L’interlocutrice : Mais avant ça, c’est quand ? Juste après le Maghreb ? Oustadha : Après le Maghreb, c’est l’Isha. L’interlocutrice : Oui, mais comment on calcule l’Isha après le Maghreb ? Oustadha : Ce sont les lueurs du ciel. Les lueurs du ciel marquent la fin du Maghreb et le début de l’Isha. L’interlocutrice : D’accord, c’est donc à la fin du Maghreb, c’est-à-dire… ? Oustadha : Par exemple, chez nous en Algérie, l’Isha est environ 1h40 après le Maghreb. En France, parfois, c’est encore plus long, plus de 1h40. Ça dépend des calculs, des degrés utilisés. Si elle se base sur ces signes, elle prendra un temps approximatif. Quand elle voit les lueurs, c’est le début de l’Isha. Elle est obligée de faire la prière à ce moment-là. L’interlocutrice : Dans la question, elle disait que parfois l’Isha est tellement tard qu’on est presque hors du temps imparti (waqt). C’est à cause de ces degrés qu’on calcule. Oustadha : Oui, si elle voit les lueurs maintenant, c’est réel, c’est bien le début de l’Isha. Quand elle voit le ciel tout noir, c’est l’Isha. L’interlocutrice : Une sœur disait que, avec les lumières de la ville, on ne voit pas bien les lueurs rouges. Il faudrait peut-être demander à quelqu’un en France qui connaît mieux. Oustadha : Oui, c’est vrai, dans les pays musulmans ce n’est pas pareil. En France, c’est différent, je ne sais pas trop. L’interlocutrice : Oui, c’est compliqué, on a peur de rater l’Isha ou de la faire hors délai. Oustadha : C’est mieux de prier quand elle voit le signe réel, après ça. Même moi, quand je vivais en France, je ne savais pas qu’il y avait ces histoires de degrés. L’interlocutrice : Oui, ce n’est pas très connu. Une sœur a dit que certains talib al-‘ilm (chercheurs en sciences religieuses) ont déjà répondu à cette question, il suffit d’aller voir leurs réponses. Oustadha : Oui, c’est sûrement mieux, parce que parfois pour certaines questions, il vaut mieux se tourner vers des personnes qui sont sur place et connaissent bien la réalité locale.

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Le Dilemme entre Poursuivre ses Études et Se Marier pour Éviter la Mixité

Question. Si un père souhaite que sa fille termine ses études, sinon il rompra les liens familiaux, mais cette fille souhaite se marier justement pour pouvoir les arrêter en raison de la mixité et autres péchés existants. Doit-elle attendre la fin des études pour préserver les liens familiaux, donc avec son père, ou se préserver des péchés en se mariant ? Son père n’accepte pas le rappel et l’empêche également de se voiler. Réponse :  Oustadha : Si elle a un réel besoin de se marier maintenant, surtout si elle craint de tomber dans de grands péchés en restant dans cette famille, alors c’est une bonne raison pour envisager le mariage. L’interlocutrice : Oui, elle a peur pour sa foi, pour elle-même. Je lui ai conseillé que si elle trouve un mari pieux, c’est préférable de se marier. Elle m’a dit que ses études se terminent dans quatre mois, mais son père ne veut pas qu’elle se marie maintenant. Pourtant, elle souhaite arrêter ses études pour se marier. Oustadha : Est-ce qu’elle a déjà trouvé un mari ? L’interlocutrice : Non. Oustadha : Alors je lui conseillerais, si elle trouve un mari pieux maintenant, qu’elle n’hésite pas à se marier. Mais si elle ne trouve pas, il faut qu’elle soit patiente. L’interlocutrice : Son père menace même de rompre les liens si elle se marie maintenant, alors qu’elle veut juste qu’il comprenne sa volonté d’arrêter les études pour se marier. Oustadha : Donc le père exerce une pression forte. L’interlocutrice : Oui. Elle m’a dit qu’elle a peur de tomber dans le péché, mais qu’elle veut surtout se préserver. Oustadha : Tant qu’elle peut préserver sa foi tout en maintenant les liens familiaux, c’est préférable. L’interlocutrice : Mais le père ne semble pas vouloir la marier avant la fin des études, dans quatre mois, c’est incertain. Oustadha : Quatre mois ? Mais pendant ces quatre mois, elle risque de commettre des péchés. L’interlocutrice : Des grands péchés ? Oustadha : Elle n’a pas été très précise, mais une sœur conseillait de suivre les études à distance. Je ne sais pas comment ça se passe en France. Est-ce que les péchés sont liés à sa famille ? L’interlocutrice : Non, c’est par rapport à l’école. Oustadha : Ah, je pensais que c’était à cause de la mixité. L’interlocutrice : Oui, c’est à cause de la mixité. Oustadha : Si elle trouvait un mari pieux, ça serait mieux, même si son père refuse. L’interlocutrice : Elle dit que ce sont ses cousins qui causent les péchés, la mixité, etc. Oustadha : Ce ne sont pas forcément des grands péchés comme la fornication, mais… L’interlocutrice : À l’école, est-ce qu’elle doit porter le voile ? Elle ne se voile pas. Oustadha : À l’école, est-ce que… L’interlocutrice : Elle dit qu’elle est voilée, mais son école ne la laisse pas porter le voile, pas de manière officielle, sans reconnaissance légale. Oustadha : Si tu trouves un musulman pieux avec qui tu peux pratiquer pleinement ta religion — abaya, voile légiféré, le voir pratiquer la religion — je te conseille de te marier maintenant. Même si ton père s’y oppose, tu peux chercher un tuteur musulman dans ta famille, ou un converti. S’il n’y en a pas, un imam ou un frère musulman pourra jouer ce rôle. L’interlocutrice : Une sœur a dit qu’elle ne peut pas faire semblant d’aller à l’école pendant quatre mois alors qu’elle sort le matin. Son père croit qu’elle continue ses études. Oustadha : Mais si son père lui demande son diplôme ? L’interlocutrice : Je ne sais pas quelles sont ses études. Oustadha : Je te réponds selon notre religion : si elle a trouvé un mari pieux, ce n’est pas une désobéissance dans ce cas. L’interlocutrice : Oui, parce qu’elle cherche à se préserver par rapport à sa religion. Oustadha : Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit qu’on ne doit pas obéir à une créature en désobéissant au Créateur. Ici, elle ne désobéit pas à son père, mais à Allah si elle ne se voile pas. C’est pour cela qu’il lui est permis de désobéir à son père dans ce cas, pour éviter le péché. Elle peut donc se marier même si son père refuse d’être son tuteur, car c’est pour une bonne cause : obéir à Allah. L’interlocutrice : D’accord. Quatre mois, ce n’est pas long. C’est dommage de rester dans cette situation… N’est-il pas possible qu’elle suive des cours à distance ? Oustadha : Oui, des cours à distance peuvent être une solution. L’interlocutrice : En Belgique, ce n’est pas possible. Oustadha : Le problème, c’est que tu commettras des péchés si tu ne portes pas le voile correctement. Là, tu es dans la mixité. Si on parle selon la religion, pas selon le travail ou autre, la réponse est claire : tu dois respecter la législation d’Allah. L’interlocutrice : Elle demande : « Est-ce que ce ne serait pas mieux d’attendre quatre mois, de préserver les liens familiaux et de se marier ensuite ? » Oustadha : Le problème, c’est que pendant ces quatre mois, elle ne pourra pas se marier et ne pourra pas porter le voile correctement. C’est compliqué. L’interlocutrice : Oui, c’est vraiment grave. Oustadha : Honnêtement, selon un hukm shar‘i, qu’est-ce qu’elle doit faire ? Elle est obligée. Si elle ne peut pas se voiler comme Allah l’a ordonné, elle est en grand péché. Le voile doit être porté comme Allah l’a demandé. Même une abaya légère ou pas ample, c’est un péché grave. Mais le problème, c’est : est-ce qu’elle ne porte pas le voile shar‘i parce que son père refuse, ou parce que l’école l’interdit ? L’interlocutrice : Elle n’a pas précisé. Oustadha : Est-ce que c’est l’école qui pose problème ? Parce que certaines sœurs disent : si c’est ton père, mets ton abaya ou ton jilbab dans ton sac. Ou alors, c’est l’école qui l’empêche ? L’interlocutrice : Elle a dit qu’elle

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Le Dessin d’Êtres Animés pour les Livres pour Enfants

Question : Je suis étudiante en illustration jeunesse et j’aimerais par la suite faire des livres pour les enfants de la Ummah. Je me posais la question s’il était autorisé de dessiner des femmes sans visage dévoilées pour vos éclaircissements. Je ne sais pas ce que c’est. Je vais essayer d’en trouver une sur Instagram. Attends, je crois qu’il y a une histoire que je suis sur Instagram. Attends, je vais essayer de trouver. Je ne sais plus qui est sur Instagram. En fait, c’est comme un dessin de femme, sauf que oui, on va dessiner les cheveux, mais son visage, ça sera juste de la couleur. Il n’y a pas de nez, il n’y a pas d’yeux. Voilà, c’est un peu comme ça. Attends. Visage. Attends, je vais te montrer. Non, là, c’est des vraies photos, mais… Voilà, comme elle. Tu la vois ? Là, elle n’a pas de visage, mais tu vois, elle a des cheveux, des mains, des pieds. Réponse Oustadha : Il vaut mieux ne pas faire ça. Si c’est juste un cercle, un rond, comme ça, ce n’est pas approprié. L’interlocutrice : C’est quoi exactement ? Oustadha : C’est censé représenter une tête, un visage. Il y a deux hadiths à ce sujet. L’interlocutrice : Tu parles de ton dessin (rasm) ? Oustadha : Oui, la photo représente la tête. Dans les hadiths, on parle bien de la tête, qui inclut le visage. Un des savants a expliqué que c’est sur la tête, c’est-à-dire le visage. Cette photo, elle n’est pas acceptable. L’interlocutrice : Moi, j’ai vu sur les réseaux une image d’une femme avec des cheveux, mais son visage n’a aucun trait dessiné, rien. Je crois qu’elle utilise ça pour illustrer des images pour enfants. Est-ce qu’il y en a beaucoup qui font ça ? Oustadha : Attends, je vois ce que tu veux dire. Certaines sœurs, notamment dans le milieu salafi, font ça pour les enfants, comme un visage sans traits ni détails. Moi, je ne suis pas d’accord avec cette méthode. Sur la tête, généralement, il ne faut pas représenter le visage. Si tu peux simplement colorier ou styliser la tête sans faire un visage complet, c’est mieux. Laisser seulement le corps, sans le visage, c’est préférable. L’interlocutrice : Sans cheveux alors ? Oui, mais ça risque d’être moche. Oustadha : Non, personnellement, je préfère ne pas montrer des visages humains dessinés, même stylisés. Par contre, on peut faire des choses créatives avec des objets inanimés. Par exemple, une sœur a fait un truc sympa : elle a pris des légumes comme des courgettes, des brocolis, et elle leur a ajouté des petits yeux. C’est amusant et permis, car ce ne sont pas de vrais êtres humains. L’interlocutrice : Oui, oui, c’est une bonne idée, c’est mignon. Oustadha : Exactement. En Algérie, quelqu’un a même fait un livre avec des pommes de terre, représentant des personnages avec des pieds et tout. Pour les enfants, c’est une façon originale, comme des petites voitures avec des yeux. L’interlocutrice : Oui, c’est bien, c’est une idée sympa. Oustadha : Par contre, tout ce qui est humain ou animal, on évite de faire des images ou dessins. On préfère utiliser la nature, les objets, les légumes, les voitures ou des formes imaginaires. L’interlocutrice : Oui, ça me paraît bien. Oustadha : Une autre sœur a même utilisé des lettres, comme la lettre A avec un petit chapeau, la lettre B, etc. C’est mignon et cela plaît beaucoup aux enfants. C’est imaginaire, créatif, et bien plus approprié.

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La Visite des Filles chez un Père Toxicomane

Question. J’ai divorcé du papa de mes trois filles, cela fait plus de quatre ans. Non, car cela fait… Non, j’ai divorcé du papa de mes trois filles, car cela fait plus de quatre ans qu’il a une addiction à la drogue dure. Ma question est la suivante. Puis-je laisser mes filles rendre visite à leur père ou même dormir chez lui ? Réponse Oustadha : Si ton ex-mari — qu’Allah le guide — est dans cet état, qu’il consomme de la drogue, il a certes le droit de voir ses filles, mais sous certaines conditions strictes. Étant donné son comportement lié à la drogue, il faut absolument veiller à leur sécurité. Par exemple, il ne faut jamais les laisser seules avec lui. Il faudrait qu’un adulte responsable, comme leur grand-mère du côté paternel ou une autre personne de confiance, soit toujours présente avec les enfants lorsqu’ils sont avec leur père. De plus, il n’est pas recommandé que les filles dorment seules avec lui, car ce n’est pas un père responsable dans ces circonstances. En résumé, il peut voir ses filles, mais uniquement à condition qu’elles soient protégées et accompagnées par un adulte fiable.

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La Validité du PAX pour une Convertie Sans Tuteur pour le Mariage Religieux

Question : J’aimerais me marier avec un jeune homme. Cependant, étant reconvertie, je n’ai pas de tuteur (wali) et personne, même au sein de la communauté, n’accepte de l’être sans mariage civil préalable. Un frère nous a suggéré que si nous prévoyons de faire le mariage civil ultérieurement, nous pourrions opter pour le PACS comme alternative. C’est une union rapide, sans nécessité de témoins à la mairie, et qui confère certains droits, bien que non équivalents à ceux du mariage civil. Ma question est : le PACS est-il autorisé, même s’il n’a pas de valeur religieuse ? L’interlocutrice : Voilà. Si je peux me permettre, avant votre réponse, je ne vois pas l’intérêt de conclure un PACS si ce n’est pas un mariage civil. La difficulté pour elle est de trouver un tuteur pour le mariage civil. Mais de toute façon, même avec un PACS, elle aura besoin d’un tuteur pour le nikah. Il faut un témoin. Elle précise que ce type d’union ne requiert pas de témoin à la mairie. Réponse  Oustadha : Oui, mais ce n’est pas un mariage religieux valide. En réalité, le tuteur est nécessaire pour que le mariage soit halal. Pour la mairie, on peut en théorie choisir n’importe qui, mais peut-être que la formulation de la sœur était imprécise. Cette sœur convertie n’a pas de tuteur et n’en trouve pas. Apparemment, les hommes de la communauté refusent d’être son tuteur sans mariage civil. Par conséquent, elle ne trouve peut-être pas d’imam prêt à célébrer le nikah sans cette formalité civile, ce qui les pousse à envisager le PACS. Je ne sais pas si la sœur est présente pour corriger mes propos si je me trompe. Peut-être pense-t-elle que faire le PACS facilitera les choses. Mais si le mari et la femme acceptent le PACS… L’interlocutrice : Moi, je parle sans science, Sophia, mais pourquoi faire le PACS plutôt qu’aller directement à la mairie ? Oustadha : Oui, c’est justement ma question. L’interlocutrice : Le PACS, d’après ce que je comprends, c’est comme faire le halal sans témoins ? Oustadha : Non, pour le PACS, il n’y a pas besoin de témoins. Le PACS, c’est une signature à la mairie qui donne certains droits, mais pas tous. Par contre, pour le halal, il faut des témoins. L’interlocutrice : Moi, je ne pourrais pas confirmer… Y a-t-il des témoins dans le halal ? Oustadha : De toute façon, elle ne peut pas se marier sans tuteur. C’est pour ça que ma question est la suivante : je veux bien faire la distinction entre le halal, pour lequel on sait qu’un tuteur est nécessaire, et le civil, à la mairie ou via le PACS. Elle dit que pour le PACS, il n’y a ni témoins ni personne d’autre requis. L’interlocutrice : Sur ce point, je suis d’accord avec elle. Mais pourquoi ne pas faire simplement la mairie ? Oustadha : Parce qu’à la mairie, il y a des témoins. Tu peux même prendre la voisine comme témoin, deux personnes dans la rue. L’interlocutrice : Oui, je comprends. Donc, une sœur veut faire le PACS pour avoir un tuteur pour le halal. Mais pourquoi dans ce cas-là, elle ne fait pas la mairie ? C’est ma vraie question. Oustadha : Exactement. Pourquoi vouloir faire un PACS alors qu’on peut faire la mairie ? À la mairie, tu peux choisir n’importe quel témoin, même la voisine ou un cousin non musulman. Par contre, pour le halal, il faut obligatoirement un musulman. C’est un peu compliqué, mais la dissolution du PACS est plus simple que le divorce civil. Peut-être pour des raisons personnelles, elle ne souhaite pas faire un mariage civil maintenant. Je ne sais pas si je me trompe, mais elle cherche à savoir si le PACS est autorisé. Le PACS, comme dit une sœur, est un Pacte Civil de Solidarité. C’est un contrat signé entre deux personnes, donnant certains droits et devoirs concernant les aides sociales, les biens, le logement, les impôts, mais il n’a pas d’effet sur les noms ou les liens avec les enfants. L’interlocutrice : Je voulais dire, sur le plan religieux, est-ce que ce PACS dont vous parlez nécessite des témoins ou un tuteur ? Oustadha : Le PACS ? L’interlocutrice : Oui. Oustadha : Non, il n’y a pas de tuteur pour le PACS. L’interlocutrice : Le PACS, il n’y a donc pas de tuteurs ? Oustadha : Non, pour le PACS, ils vont simplement à la mairie, ils signent les papiers, et c’est terminé. L’interlocutrice : Oui, c’est ce qu’elle expliquait. Oustadha : Le mari ? L’interlocutrice : Oui, mais ils ne sont pas encore mariés religieusement, donc ils n’en parlent pas. Oustadha : Oui, c’est ça. Le mari l’a mariée ? L’interlocutrice : Non, justement. Je veux juste comprendre ce qu’est exactement le PACS. Oustadha : En fait, cette sœur ne trouve pas de tuteur parce qu’elle n’a pas fait de mariage civil. Les tuteurs lui disent : « On ne te marie pas tant que tu n’as pas le mariage civil. » Elle, pour éviter le mariage civil, veut faire un PACS. Elle se demande donc si le PACS est autorisé religieusement. Mais ma question aussi est la suivante : est-ce que les imams, ou les personnes habilitées à être tuteur, accepteraient un PACS à la place du mariage civil ? En France, la majorité des imams refusent d’être tuteurs des sœurs converties si le mariage civil n’a pas été fait. Ils ne veulent pas être responsables d’un mariage religieux sans civil, de peur d’éventuels problèmes si le couple se sépare ou autre. D’ailleurs, les savants d’Algérie ont dit qu’il faut faire le mariage civil en même temps que le mariage religieux (le halal). L’interlocutrice : Peut-on dire qu’ils ont tort, dans un certain sens ? Je veux juste comprendre la procédure : est-ce que la mairie est la seule option ? Et que font-elles à la mairie ? Oustadha : À la mairie, elles vont signer un papier

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La Validité du Ghusl Post-Rêve Érotique Pendant les Menstrues ou les Lochies

Question : J’ai lu que selon un avis, il est permis de faire le ghusl après un rêve érotique, par exemple, pendant les menstrues ou les lochies. Pouvez-vous m’expliquer cet avis ainsi que les différents avis sur cette question, car si du sang sort pendant le ghusl ou le fait d’être dans un état qui invalide le ghusl et qu’on ne peut pas enlever, les menstrues par exemple, est-ce que cela n’invalidite pas le ghusl que l’on souhaite faire pendant cette période pour une autre raison, donc par exemple avec un rêve ou un rapport qu’on aurait eu juste avant l’arrivée des règles ? Quel est l’avis le plus juste selon vous ? Moi j’aimerais bien entendre ça. Merci à vous. Réponse :  Oustadha : D’accord, mais comment faire dans ce cas ? Oui, on peut faire le ghusl même en ayant ses lochies ou ses règles. Il y a un hadith important à ce sujet. Une compagne, Oum Salama, est venue questionner le Prophète. Elle lui a demandé ce qu’il en était si une femme faisait un rêve érotique, comme cela arrive parfois. Le Prophète ﷺ lui a répondu que si elle voyait dans son rêve ce qu’on appelle « al-ma’ » (l’eau), elle devait alors faire le ghusl. Ce hadith est général, il ne précise pas si la femme a ses règles ou ses lochies au moment du rêve. Les grands savants expliquent que puisque le hadith est global, le Prophète ﷺ n’a pas spécifié si le ghusl est obligatoire en cas de règles ou lochies. L’interlocutrice : Donc, est-ce obligatoire ou pas ? Oustadha : Oui, c’est obligatoire. Même si la femme a ses règles, si elle fait un rêve érotique avec émission de sperme, elle doit faire le ghusl. Ce ghusl est valable et il n’est pas annulé par les règles ou lochies. L’interlocutrice : D’accord. Et si elle ne refait pas le ghusl, elle peut refaire celui des règles ou des lochies ? Oustadha : Non, il n’y a pas deux ghusls à faire. Une fois que le ghusl du rêve est fait, il n’est pas nécessaire d’en faire un autre pour les règles ou lochies. L’interlocutrice : D’accord, je comprends. Oustadha : Prenons un exemple : une femme a eu un rapport avec son mari à 9 heures du matin, mais elle n’a pas eu le temps de se purifier avant que ses règles commencent à 11 heures. Elle doit quand même faire le ghusl pour se purifier du rapport, même si elle est en période de règles ou lochies. C’est un cas particulier, confirmé par ce hadith. Le Prophète ﷺ a dit que, que tu sois en période de règles ou de lochies, si ce qui nécessite le ghusl arrive (comme un rapport ou un rêve érotique avec émission), tu dois faire ce ghusl. En résumé, la femme qui fait un rêve érotique avec émission doit faire le ghusl, qu’elle ait ses règles ou ses lochies, sans exception. L’interlocutrice : D’accord. C’est une très bonne question. Oustadha : Oui, c’est une très bonne question, et c’est une question que chacun doit pratiquer dans sa vie, car tout le monde peut se la poser un jour. L’interlocutrice : Une soeur pose une question intéressante : est-ce que chaque fois qu’on fait un rêve érotique et qu’on ressent quelque chose, il faut obligatoirement faire le ghusl ? Oustadha : Concernant les rêves érotiques, ce n’est pas systématique. Il y a une condition. Si tu fais un rêve érotique, mais que tu n’as ressenti aucune émission (mani‘), aucun liquide dans tes sous-vêtements, alors tu n’es pas tenue de faire le ghusl. L’interlocutrice : D’accord. Oustadha : Pour résumer la règle : si tu fais un rêve érotique et que, en te réveillant, tu constates la présence d’une substance dans tes sous-vêtements, alors tu dois faire le ghusl. Mais si tu n’as rien trouvé, même si tu as fait un rêve érotique, tu n’es pas tenue de faire le ghusl. L’interlocutrice : Donc, si on ne voit rien, on ne fait pas le ghusl. D’accord. Oustadha : Exactement. C’est une question très importante, et c’est exactement ce que je voulais expliquer. L’interlocutrice : Parfois, il y a des femmes qui ont des pertes blanches. Elles ne peuvent pas toujours faire la différence. Oustadha : Non, non, ce n’est pas pareil. Quand on parle de rêves érotiques, c’est lié au mani‘, c’est-à-dire une substance pâteuse spécifique. L’interlocutrice : Oui, je comprends, c’est une matière particulière… Oustadha : Oui, pour la femme, la matière érotique, le mani‘, est généralement de couleur jaune. L’interlocutrice : D’accord. Donc il y a une différence entre les pertes blanches et ce liquide que la femme peut expulser… Oustadha : Oui, exactement. Entre les relations, le mani‘ chez la femme est un liquide jaune. L’interlocutrice : OK, donc c’est un liquide jaune. Oustadha : Oui. Si tu fais un rêve érotique et que tu trouves dans tes sous-vêtements ce liquide jaune, tu es obligée de faire le ghusl. L’interlocutrice : Très bien, d’accord. Oustadha : C’est ça, le mani‘. L’interlocutrice : Oui, c’est clair. Oustadha : Pour les relations, ce liquide appelé mani‘ chez la femme est jaune, tandis que les pertes blanches normales sont blanches, ce n’est pas la même chose. Concernant le mani‘, comme pour le madhi, il faut le voir concrètement. Si tu ne le vois pas, tu ne peux pas en parler ni faire le ghusl à cause de ça. L’interlocutrice : D’accord. Cela veut dire que les pertes que l’on voit habituellement ne nécessitent pas de ghusl. Ce sont des pertes normales, et on sait que ce n’est pas ça. Oustadha : Exactement, les pertes normales ne nécessitent pas de ghusl. En réalité, lorsqu’on a ses règles, c’est difficile de voir si ce liquide jaune est présent parmi le sang. Parfois, à cause du sang, on ne peut pas le distinguer. Donc si tu ne peux pas voir ce liquide, tu n’as rien vu, et il n’y a

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La Rupture des Liens Familiaux en Raison du Non-Port du Hijab

Question : Salam alaykoum wa rahmatoullah. Qu’Allah vous préserve et vous récompense. Ma question. Mon mari a coupé les liens avec sa sœur pour le fait qu’elle ne porte pas le hijab correctement, qu’elle ne lui obéisse pas dans certaines choses comme l’étude du Coran, etc. Mon mari refuse que je rentre en contact avec elle. Or, je la considère comme ma famille. Elle est aussi la tante de mon enfant. Je ne veux pas être associée à son péché de couper les liens familiaux. Qu’est-ce qui est préférable ? Obéir à mon mari ou maintenir les liens familiaux ? Qu’Allah vous récompense. Réponse Oustadha : Ma réponse à cette question est claire : il ne faut jamais couper les liens de parenté, même si la personne n’est pas voilée ou commet des péchés. Les grands savants insistent sur le fait que couper les liens est un péché. Il faut toujours maintenir ces liens. Ton mari est fautif, pas toi. C’est lui qui doit garder le contact et, en même temps, conseiller cette sœur avec sagesse. Il ne faut jamais couper les liens, qu’elle soit voilée ou non. Même si elle fait des erreurs, il faut continuer à lui donner des conseils avec douceur et patience. La femme a le droit de ne pas désobéir à Allah, même si cela signifie ne pas obéir à son mari dans certaines situations. C’est l’homme qui est fautif dans ce cas. L’interlocutrice : Oui, elle n’est pas en désobéissance. C’est dommage, car parfois celle qui fait les péchés risque de s’éloigner ou de fuir. Oustadha : Oui, en effet, une attitude dure ne fait qu’éloigner les gens. Il y a beaucoup de femmes qui ne portent pas le voile mais ont un bon cœur, font de bonnes actions. Par exemple, j’avais une amie à l’université, elle ne portait pas le voile mais elle était timide et pieuse. J’étais voilée, mais je ne lui ai jamais forcé la main. J’étais toujours gentille et bienveillante avec elle. Par la douceur et les bonnes actions, elle a fini par porter le voile, subhanallah. C’est avec le bon comportement qu’on attire les gens vers l’islam, pas avec la contrainte. Si on agit autrement, on risque de faire fuir les gens et de les pousser à détester notre religion. La meilleure méthode, c’est la gentillesse et la bienveillance. C’est pour cela que le Prophète (sallallahu alayhi wa sallam) encourage à faire des cadeaux : un petit cadeau crée de l’affection et rapproche les cœurs. Même un stylo ou un bonbon offert avec sincérité est un grand geste. Cela signifie : « Je t’aime, je tiens à toi, je partage un peu de ma vie avec toi. » Oustadha : Toutes ces choses peuvent changer avec la bonne attitude. Le Prophète Muhammad (sallallahu alayhi wa sallam) a dit : « Si tu étais sévère et dur dans ton comportement, les gens ne se seraient pas rapprochés de toi, ni de l’islam. » Mais comme il avait un excellent caractère, subhanallah, tous les compagnons ont suivi et l’islam s’est répandu. Avec un bon comportement et la science, on peut investir beaucoup dans la da‘wa et guider un grand nombre de personnes vers l’islam. L’interlocuteur : Une sœur pose une question intéressante : elle parle du fait de boycotter un musulman parce qu’il a commis un péché. Dans quels cas doit-on faire cela ? Par exemple, il y a une histoire avec un sahaba. Quand est-il permis de boycotter quelqu’un en raison de son péché ? Oustadha : Les compagnons pratiquaient parfois le boycott, mais ce n’était pas systématique dans tous les cas. On applique le boycott quand il y a un intérêt clair à cela. Sinon, on ne le fait pas. Par exemple, face à une femme qui ne porte pas le voile, on ne peut pas adopter une attitude bureaucratique et rigide, car cela risque d’aggraver la situation. Ce n’est pas dans notre intérêt. Le boycott doit viser un bien. Je connais des cas où je ne parle pas à une personne trois jours, et elle finit par revenir et demander pardon. C’est une façon d’éduquer. Mais parfois, le boycott peut renforcer la rancune et rendre la personne pire qu’avant. Donc il faut toujours peser l’intérêt. L’interlocutrice : Est-ce que le péché doit forcément nous concerner pour qu’on boycotte ? Par exemple, si j’apprends que ma voisine commet un péché, dois-je la boycotter ? Oustadha : Non, tu ne vas pas la boycotter. L’interlocutrice : Bien sûr. Je peux être attristée pour elle, mais ce n’est pas mon problème directement. Oustadha : Oui, exactement. Moi, je dirais même un petit hadith, ça te fera du bien. Mais pour autant, je ne la boycotterai pas pour ça. L’interlocutrice : Oui, voilà. Si elle m’a fait du mal, est-ce mieux que je lui pardonne, par exemple ? Oustadha : Oui, il vaut mieux pardonner. Parce que quand tu pardonnes, elle se dit : « Ah, masha’Allah. » C’est bien mieux ainsi. L’interlocutrice : Oui, c’est mieux que de la boycotter, parce que ça ne marche pas vraiment… Oustadha : Exactement, le boycott ne fonctionne pas beaucoup aujourd’hui. Ce sont des cas très particuliers. Les grands savants insistent toujours sur l’intérêt. Mais aujourd’hui, nous avons surtout besoin de douceur, beaucoup plus qu’avant. L’interlocutrice : C’est vrai, nos cœurs sont devenus plus durs aussi. Oustadha : Oui, c’est une époque où la douceur est primordiale. Ce n’est pas facile, ce n’est pas comme à l’époque du Prophète, où les choses grandissaient naturellement et où il avait lui-même un bon comportement. Sinon, je ne vois pas comment accompagner les gens aujourd’hui.

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La Récupération d’Affaires d’un Défunt et la Sadaqa sans Autorisation des Héritiers

Question : Salam alaykoum. L’oncle de ma mère est décédé il y a un mois et il n’a pas d’enfant. Ma mère est partie vider sa maison et elle a pris quelques souvenirs et quelques affaires en bon état car il n’a personne et tout va être jeté, vendu ou donné à des étrangers. Les héritiers vivent à l’étranger. A-t-elle le droit de prendre ses affaires ou reviennent-ils aux héritiers même s’ils sont à l’étranger ? Elle a récupéré des affaires de l’hôpital également et il y avait une somme d’argent. A-t-elle le droit d’en faire une sadaqa sans l’autorisation des héritiers ? C’est un régime incroyant. Je ne sais pas si elle est là, la sœur. C’est son oncle, c’est un musulman. C’est un héritage. Réponse  Oustadha : Elle n’a pas le droit de prendre cet argent, même s’il s’agit d’une petite somme. Cet argent appartient à tous les héritiers. Si les héritiers lui donnent la permission, alors c’est permis. Sinon, c’est interdit et c’est un péché de prendre cet argent sans leur accord. Même si elle veut faire une sadaqa au nom de l’oncle, elle doit demander leur accord, car c’est l’argent des héritiers. L’interlocutrice : Oui, mais c’est l’argent de l’oncle. Oustadha : Oui, c’est l’argent de l’oncle, mais il fait partie de l’héritage qui revient à tous les héritiers. C’est comme si moi, je reçois une somme importante à hériter, j’ai des frères et sœurs, on doit tous se partager cette somme. Même si mon frère est riche, on doit diviser l’héritage comme prescrit. S’il refuse, on doit d’abord partager puis ensuite il peut donner son accord pour que je prenne une partie. Sinon, il ne faut pas prendre l’argent sans leur permission. L’interlocutrice : La sœur concernée, normalement, devrait être là pour donner son accord. Oustadha : Oui, et si elle n’est pas musulmane ? Certains savants disent qu’on peut faire une sadaqa aux pauvres musulmans avec cet argent, plutôt que de laisser l’héritage aux non-musulmans. Mais il y aura toujours des héritiers, même s’ils ne sont pas musulmans. Si des héritiers existent, il faut respecter leurs droits. L’interlocutrice : D’accord. La sœur n’a pas répondu, donc on ne sait pas si elle est là, s’il vous plaît.

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