Le Moment Propice pour Prier l’Isha en France

Question. Il en reste encore six. On va essayer de… À quel degré devons-nous prier la prière de l’Isha ? Car en France, ce sujet est délicat, et étant donné que la prière est de plus en plus tard, l’heure sera projetée de plus en plus au-delà de la moitié de la nuit. Donc même en prenant le degré le plus tard par précaution, il n’y a que quelques minutes qui séparent l’Isha de la moitié de la nuit. Réponse :  Oustadha : Moi, je ne maîtrise pas bien les calculs des degrés et tout ça. On en avait déjà parlé, je crois qu’on n’avait pas trouvé de réponse claire, non ? L’interlocutrice : Si, c’est bien moi qui ai demandé pour le degré. Oustadha : Ce n’est pas l’heure d’Isha en France ? L’interlocutrice : Non, ce n’est pas encore l’heure. Je ne sais pas si Anne-Cyr a pu expliquer un peu comment ça fonctionne. Par rapport à l’autre religion, c’est minuit. Oustadha : Oui, ce que j’ai lu et entendu, c’est qu’en France, on se base sur des degrés pour calculer l’heure d’Isha. Il y a plusieurs degrés utilisés, comme une sorte de sphère LG. Par exemple, l’Isha peut être fixé à 23h35. Et la moitié de la nuit, c’est minuit, donc c’est très proche de l’heure d’Isha. Normalement, on n’a pas le droit de… L’interlocutrice : Elle disait qu’il y a trois degrés : 18°, 15° et 12°. Peut-être qu’on peut comprendre que l’Isha, dans notre religion, c’est vers minuit. Oustadha : Tu veux dire que plutôt que de compliquer avec les calculs, on peut considérer ça ainsi ? L’interlocutrice : Oui, mais ça voudrait dire à partir de quelle heure minimum ? Parce que… Oustadha : Par exemple, si le Maghreb est à 20h et le Fajr à 4h, la moitié de la nuit c’est minuit. L’interlocutrice : Mais à quelle heure tombe l’Isha ? Est-ce vers 21h30 ? Ou vers 22h30 ? Oustadha : Oui, ça peut être n’importe quand jusqu’à minuit. L’interlocutrice : Mais avant ça, c’est quand ? Juste après le Maghreb ? Oustadha : Après le Maghreb, c’est l’Isha. L’interlocutrice : Oui, mais comment on calcule l’Isha après le Maghreb ? Oustadha : Ce sont les lueurs du ciel. Les lueurs du ciel marquent la fin du Maghreb et le début de l’Isha. L’interlocutrice : D’accord, c’est donc à la fin du Maghreb, c’est-à-dire… ? Oustadha : Par exemple, chez nous en Algérie, l’Isha est environ 1h40 après le Maghreb. En France, parfois, c’est encore plus long, plus de 1h40. Ça dépend des calculs, des degrés utilisés. Si elle se base sur ces signes, elle prendra un temps approximatif. Quand elle voit les lueurs, c’est le début de l’Isha. Elle est obligée de faire la prière à ce moment-là. L’interlocutrice : Dans la question, elle disait que parfois l’Isha est tellement tard qu’on est presque hors du temps imparti (waqt). C’est à cause de ces degrés qu’on calcule. Oustadha : Oui, si elle voit les lueurs maintenant, c’est réel, c’est bien le début de l’Isha. Quand elle voit le ciel tout noir, c’est l’Isha. L’interlocutrice : Une sœur disait que, avec les lumières de la ville, on ne voit pas bien les lueurs rouges. Il faudrait peut-être demander à quelqu’un en France qui connaît mieux. Oustadha : Oui, c’est vrai, dans les pays musulmans ce n’est pas pareil. En France, c’est différent, je ne sais pas trop. L’interlocutrice : Oui, c’est compliqué, on a peur de rater l’Isha ou de la faire hors délai. Oustadha : C’est mieux de prier quand elle voit le signe réel, après ça. Même moi, quand je vivais en France, je ne savais pas qu’il y avait ces histoires de degrés. L’interlocutrice : Oui, ce n’est pas très connu. Une sœur a dit que certains talib al-‘ilm (chercheurs en sciences religieuses) ont déjà répondu à cette question, il suffit d’aller voir leurs réponses. Oustadha : Oui, c’est sûrement mieux, parce que parfois pour certaines questions, il vaut mieux se tourner vers des personnes qui sont sur place et connaissent bien la réalité locale.

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La Prière du Voyage pour une Longue Période

Question : Salam alaykoum wa rahmatoullah. Concernant le voyage… Non, concernant la prière du voyage, je pars au bled cet été en bateau. Je fais la prière du voyage dans le bateau, et quand j’arrive chez ma belle-famille et que je reste pendant deux mois, dois-je faire la prière normale ou la prière du voyage ? Réponse :  Oustadha : Concernant la prière du voyage, si tu pars visiter ta famille pour deux mois, trois mois, voire dix ans, et que tu n’as pas l’intention de t’installer ou de résider là-bas, tu dois faire la prière du voyage. Même si tu restes dix ans sans intention de résidence, tu continues à faire la prière du voyage. Cela peut durer des années. Moi, par exemple, j’avais posé la question à Cheikh Najib Jarwar. Il m’avait dit cela. J’étais restée un an et demi en France, et pendant tout ce temps, j’ai fait la prière du voyage. Je vais te montrer quelque chose parce que c’est vrai que… Je vais te montrer une photo de Moussim Chou. Moi, j’avais déjà posé la question au Cheikh Najib Jarwar m’avait dit que ce n’était pas permis, mais je vais peut-être te la montrer quand même. Je pense qu’il a eu l’autorisation de quelqu’un, donc il y a sûrement des divergences. Lui, il fait comme ça. Regarde, ce n’est pas vraiment un humain. Ce sont juste des cheveux et une barbe. Elle a un hijab. Ce ne sont pas des êtres humains, c’est comme… ce n’est pas un visage. L’interlocutrice : Pour toi, c’est moins représentatif de… Oustadha : Oui, c’est ça. Ce n’est pas un autre être humain. L’interlocutrice : D’accord. Moi, j’avais posé une question à Cheikh Najib. En fait, non, à l’époque, c’était à quelqu’un d’autre. Je m’étais mise en photo de profil avec ces petits personnages qu’on connaît tous, du genre Bédouin, mousseline, châle. Oustadha : Oui. L’interlocutrice : Il m’avait dit que ce n’était pas permis comme photo de profil. J’avais changé, mais trois jours après, il m’a demandé si j’avais bien modifié la photo. Il y a donc des divergences à ce sujet. Mais ma vraie question est la suivante : quelqu’un qui part trois ou quatre mois au bled, est-ce qu’il peut prier normalement, comme s’il n’était pas en voyage ? S’il ne se considère pas résident et ne veut pas faire la prière du voyageur, est-ce permis ? Oustadha : Non, il ne doit pas prier comme s’il n’était pas en voyage. S’il est en voyage, même s’il va chez ses parents et qu’il est à l’aise, il doit faire la prière du voyageur. Tu m’as rappelé une chose importante, ce n’est pas moi qui le dis, mais une sœur qui adore, qui a posé cette question. Nous avons dit que, même si tu restes dix ans dans un lieu sans intention d’y résider, tu es obligé de faire la prière du voyageur. Par exemple, moi, je suis partie en voyage au Bled pour rester environ un an, ou un peu moins. Un jour, je voulais aller à la mosquée pour assister à un cours et j’ai fait la prière complète avec l’imam. Dans ce cas-là, il faut faire la prière entière, c’est la Sunnah, surtout quand tu pries avec l’imam à la mosquée. L’interlocutrice : Mais, selon l’avis que tu suis, si une personne veut prier normalement (comme en résident), est-ce permis ? Oustadha : Non, ce n’est pas permis. L’interlocutrice : D’accord, donc ce n’est pas permis. Oustadha : Oui, ce n’est pas permis. Il y a un hadith d’Aïcha (qu’Allah soit satisfait d’elle) qui précise cela : il est contraire à la Sunnah de prier comme un résident alors qu’on est en voyage. L’interlocutrice : Donc, tant que tu es en voyage, tu dois faire la prière du voyageur, sauf si tu fais la prière avec l’imam, où tu termines la prière complète ? Oustadha : Oui. Par ailleurs, la durée à partir de laquelle on considère quelqu’un en voyage fait l’objet de divergences. Certains disent deux jours, d’autres quatre jours, mais il n’y a pas de durée précise obligatoire. Moi, je dis que le voyage est défini par la préparation que tu fais pour voyager, et cela dépend aussi des habitudes des gens dans chaque région. L’interlocutrice : Par exemple, moi, si je vais à Annaba, c’est considéré comme un voyage, mais si je vais à Gécent, ce n’est pas un voyage. Oustadha : Exactement, cela s’appelle le « raf’ » (habitude locale). C’est l’habitude des gens là-bas qui détermine ce qui est considéré comme voyage ou non. Aussi, quand tu te prépares à partir, cela compte comme un voyage. S’il n’y a pas cette préparation, il n’y a pas forcément de notion de distance à respecter. Parce que les distances définies dans certains avis ne sont pas exactes ni fixes. L’interlocutrice : Oui, ce n’est pas très clair. Oustadha : Exactement. Par exemple, certains disent que c’est 140 km, d’autres 70 km, mais ce n’est pas précis. C’est pour cela qu’on dit que le voyage est défini par l’habitude des gens et par la préparation qu’on fait pour voyager. Par exemple, si tu vas à une heure de chez toi, selon les avis, la prière du voyageur s’applique ou pas. En général, c’est un minimum de deux jours ou plus. La prière du voyage, c’est 2, 2, 2, 3, 2. L’interlocutrice : Oui, c’est bien ça, je confirme.

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La Position des Orteils et le Voile en Prière

Question : Est-ce qu’en prosternation, il faut obligatoirement que nos orteils touchent le sol, car je n’y arrive pas, ou quand je le fais, mes pieds ne sont pas droits ? Moi, j’ai le même problème qu’elle. Ça veut dire que les orteils du haut, ils touchent, mais le reste, comme ce n’est pas à la même hauteur, tu vois ? Réponse :  Oustadha : Ça ne touche pas ? L’interlocutrice : Non, ce n’est pas tous les orteils qui touchent. Je ne vois pas ton pied, attends, je te montre. Quand je fais comme ça, deux orteils et demi touchent, mais le reste est en l’air. Oustadha : Oui, oui, le petit orteil ne touche pas, c’est normal. Mais les autres orteils doivent toucher le sol. L’interlocutrice : J’ai une question un peu différente, qui concerne la salat. Parfois, mes jupes… Voilà, je ne peux pas trop montrer ici, mais quand je suis debout, ma jupe couvre mes pieds. Oustadha : D’accord. L’interlocutrice : Mais quand je me penche en rukû’ (inclinaison), la jupe remonte un peu et on peut voir mes mollets. Est-ce que c’est permis ? Oustadha : Les mollets, c’est en dessous des pieds. L’interlocutrice : Je parle bien du rukû’, l’inclinaison. Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire. Oustadha : Oui, je comprends. L’interlocutrice : Les mollets, c’est juste là, voilà. Oustadha : D’accord, donc si la partie visible est en dessous des pieds, ça va. L’interlocutrice : Oui, ça, c’est quand je suis en prosternation. Oustadha : Ah, la jupe remonte alors ? L’interlocutrice : Oui. Oustadha : Quand elle remonte et que les mollets sont visibles, il faut les couvrir. Tu devrais porter une jupe plus longue. Si tu laisses tes mollets visibles, il faut refaire la salat, selon certains savants. L’interlocutrice : Même si personne ne me voit ? Oustadha : Même si personne ne te voit. Certains savants autorisent dans ce cas de prier avec les pieds découverts, surtout la plante des pieds. D’autres savants disent que ce n’est pas permis. L’interlocutrice : Oui, par exemple Chaykh Albani a dit que ce n’est pas permis. Mais d’autres ont dit que c’est permis. Quand les pieds touchent le sol, on les voit, ils ne sont pas cachés. Oustadha : Ta prière reste valable, elle est acceptée. Mais certains savants sont plus stricts et préfèrent que les pieds soient couverts pendant la prière. L’interlocutrice : Oui, pour les pieds, c’est ça. Oustadha : Je n’ai pas dit exactement ça. Les savants ont dit qu’il est permis de ne pas cacher les pieds, plus précisément la plante des pieds. Mais devant les hommes, il faut absolument les cacher, sinon c’est un péché. Moi, personnellement, comme je vis en ville, je préfère cacher les pieds. Mais ce n’est pas grave, dans les divergences, on suit l’avis qui nous convainc. L’interlocutrice : Oui, convaincue. Oustadha : Donc, si quelqu’un choisit l’avis disant qu’il suffit de mettre des chaussettes, elle ne commet pas de péché car elle est convaincue de cela. Par exemple, si moi je suis convaincue par l’avis de Cheikh Al-Albani qui dit qu’on doit cacher même avec des chaussettes, alors je ne montre pas mes pieds. D’autres savants disent que même sans chaussettes, la prière reste valable mais il faut cacher le pied. L’interlocutrice : Ah bon, ils disent ça pour le pied ? Oustadha : Oui, mais moi je ne suis pas convaincue par cet avis. Parfois, on voit le pied nu, je ne peux pas dire que c’est haram. Je parlais surtout des mollets. Quand on est debout, la jambe doit être couverte, mais quand on se prosterne, la jupe peut remonter sur le dos. Dans ce cas, il faut porter quelque chose de très long. L’interlocutrice : C’est difficile quand on est dehors. Moi, je ne savais pas. Hier, j’ai acheté une abaya, et à un moment, je me suis baissée. Mon mari m’a dit : « On voit tes mollets. » Je crois que ce sont bien les mollets. Ce n’est pas pareil que les pieds. On saura bien quand on saura. Oustadha : Oui, tout à fait.

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La Gestion des Gaz Pendant la Prière

Question : Salam alaykoum. Que faire lorsque pendant la salat, il y a une envie de gaz ? Faut-il le retenir ou le laisser ? Faut-il le retenir ou laisser et refaire la salat ? Réponse :  Oustadha : Il vaut mieux arrêter la salat et la refaire ensuite. En effet, si tu pries alors que tu es gênée, tu ne pourras pas ressentir la douceur et la concentration dans ta prière. Le Prophète sallallahu alayhi wa sallam a dit, dans un hadith, que lorsque tu as préparé à manger et que tu as faim, si c’est l’heure de la prière, tu dois manger d’abord, même si tu es en retard, puis prier ensuite. De même, si tu as des gaz et que tu sens le besoin de les expulser, tu dois arrêter la prière. L’interlocutrice : Mais parfois, on n’a pas de gaz, on commence la prière, puis soudain on ressent une gêne. On dirait que c’est Shaytan qui vient troubler. Oustadha : Les gaz, c’est quand tu ressens une odeur ou entends un bruit. Parfois, ce n’est pas un gaz, c’est juste de l’air. En cas de doute, s’il n’y a ni odeur ni bruit, c’est un doute et ta prière reste valable. Il faut terminer la prière. L’interlocutrice : Une sœur demande : si l’envie de gaz arrive en plein milieu de la prière, par exemple à la deuxième rak‘ah, que faire ? Oustadha : Dans ce cas, il vaut mieux arrêter la prière et la refaire, car la prière doit se faire avec recueillement. Si cette gêne survient en cours de prière, il faut la refaire. L’interlocutrice : D’accord, c’est mieux comme ça. Je préfère ne pas prier en étant mal à l’aise, afin de ressentir la douceur. Oustadha : Exactement, il faut prier dans de bonnes conditions pour avoir la concentration et la douceur dans la prière. L’interlocutrice : Oui, ce n’est vraiment pas pareil autrement. Oustadha : Quelqu’un qui se prépare bien pour la salat, qui fait ses besoins, prend ses ablutions correctement et prie avec attention, ressentira la douceur de la prière. Alors que celui qui prie rapidement, comme après un effort physique, ce n’est pas vraiment la salat. L’interlocutrice : Par exemple, si je suis à la deuxième rak‘ah, que je sens un léger inconfort, mais que je décide de continuer quand même, c’est possible ? On verra comment ça évolue, tu vois ? Oustadha : Oui, c’est ça, parce que tu acceptes la situation. L’interlocutrice : Exactement, c’est ça. Oustadha : C’est pour ça que j’ai dit qu’il faut se préparer à la prière, pour pouvoir ressentir cette douceur. L’interlocutrice : Et si je décide de continuer malgré tout, est-ce que la prière sera acceptée ? Cheikh Al-Albani a dit que la prière serait valide, mais qu’il y aurait peut-être moins de récompenses. Est-ce vrai ? Oustadha : Oui, c’est ça. Mais il vaut toujours mieux se préparer comme le faisaient les compagnons. L’interlocutrice : Je te jure, parfois ça arrive soudainement, même quand on est bien préparée. C’est mieux quand on a le temps, de refaire la prière. Oustadha : C’est bien, et tu as une récompense pour cela, in sha’Allah. L’interlocutrice : Merci beaucoup, c’était très profitable. Merci d’avoir participé à cette session. Oustadha : Qu’Allah vous préserve et facilite pour tous ceux qui ont des difficultés. Qu’Il vous protège. Qu’Allah vous préserve.

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La Sensation de bulles au niveau de l’anus pendant la journée

Question : Assalamu alaikum wa rahmatullahi wa barakatuh. Que Dieu vous augmente et vous accorde la réussite. « Je ressens parfois comme sensation des petites bulles qui sortent au niveau de l’anus au cours de la journée. Selon moi, ce ne sont pas des flatulences car il n’y a ni bruit ni odeur. C’est vraiment comme une sensation d’une petite bulle qui sort. Je pense que cela est dû à mes accouchements car je n’avais jamais eu ça auparavant. Jusqu’ici, je renouvelle les ablutions à chaque fois que je ressens cette sensation. » Certains jours, cela n’arrive pas et certains jours, elles arrivent souvent. J’ai déjà renouvelé mes ablutions trois fois pour une même prière, par exemple. J’aimerais savoir si cela est considéré comme une flatulence, s’il n’y a ni bruit, ni odeur et si cela annule les ablutions. Réponse  Oustadha : Concernant les bulles que la sœur a ressenties, elles n’annulent pas les ablutions si elles ne sont ni accompagnées d’une odeur ni d’un son. S’il y a une odeur ou un son, alors les ablutions sont annulées. Sinon, ce n’est pas le cas. Qu’elles sortent de l’anus ou du devant, la règle est la même : cela n’annule pas les ablutions. L’interlocutrice : Les conditions pour l’annulation sont donc le bruit ou l’odeur ? Oustadha : C’est exact. Le bruit ou l’odeur. Ou alors le fait que ce soit volontaire. Peut-être que c’est lié à une maladie. L’interlocutrice : J’avais lu quelque chose, corrigez-moi si je me trompe, qui disait que le Shaytan soufflait de l’air… Oustadha : Oui, il souffle de l’air pour créer le waswas (le doute). Mais maintenant que tu as la science, tu sais que s’il n’y a ni odeur ni son, c’est du waswas du Shaytan. Dans ce cas, tu dois ignorer ce doute et ne pas refaire tes ablutions. L’interlocutrice : D’accord.

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L’invocation en soujoud

Question : Dans le soujoud, lorsqu’on invoque Allah pour demander des choses personnelles, peut-on parler en français ou en arabe dialectal ou est-ce exclusivement en arabe littéraire quand il s’agit de faire ses demandes à Allah dans la prière ? Réponse :  Oustadha : Pour invoquer Allah pendant la prière, en français ou dans une autre langue, c’est permis. Mais si tu connais l’arabe, tu es obligée d’invoquer Allah Azza wa Jall en arabe pendant la salat. Si tu ne le connais pas, si tu es française, il est autorisé d’invoquer Allah dans la prière en français, en anglais ou dans n’importe quelle autre langue. C’est une grâce d’Allah, Alhamdulillah. C’est autorisé.

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L’amour de la prière et la concentration

Question : Salam alaykum à tous. J’aimerais savoir quelle cause faire pour aimer la prière. Alhamdulillah, je fais mes cinq prières toujours à l’heure, mais parfois je la trouve lourde, je suis fatiguée et je ne prends pas de temps pour réciter des sourates. Je me sens un peu hypocrite. Réponse Oustadha : Pour la dernière question, pour la prière, on a dit déjà un petit peu pour la prière, pour aimer la prière, il faut apprendre sur la prière. Parce que le Prophète Sallallahu Alayhi Wa Sallam, quand il prie, il prend beaucoup de temps. Il dit, il se sent soulagé dans son âme. Et les causes, toi, tu dis, je suis fatiguée. Peut-être que c’est des causes que tu es fatiguée. Tu as ton foyer, ta maison, ton mari peut-être, les enfants, bien sûr, tu es fatiguée. Je ne vais pas dire que tout le monde va faire la même prière. Parce que même dans les corps, il y a les grands sahaba, ce n’est pas comme les autres sahaba. C’est-à-dire qu’on va prier mieux que l’autre. Mais la foi, elle n’est pas pareille.      Peut-être que je suis fatiguée parce que j’ai mon foyer. Il est permis de faire [des petites sourates], ce n’est pas de l’hypocrisie. Tu peux faire des petites sourates. L’important, c’est de faire le khushu’, c’est-à-dire la concentration. Ça veut dire que tu sais ce que tu lis. Parce que le khushu’, la concentration dans la salat, il y a des causes. La première des choses, tu lis attentivement. Non seulement attentivement, même si c’est des petits versets. Tu prends le temps. Le temps. Et la deuxième des choses, je dis, nous les femmes, surtout les femmes, quand tu veux faire la salat, il faut laisser tout le travail de la maison. Oui. Par exemple, maintenant, je vais faire la salat de Duhr. Je n’ai pas maintenant à faire la cocotte, quelque chose, et mon cerveau, avec la cocotte, va brûler. Non, je ne fais pas maintenant. Soit je fais avant, et j’éteins le feu, je suis à l’aise, je vais faire la salat de Duhr.     Les enfants sont endormis, j’ai fait tout mon travail avec mon mari, je vais faire la salat de Duhr. Ça aide beaucoup, ça. Il n’y a pas d’autre chose derrière toi. J’ai toujours dit aux femmes, qu’ il ne faut pas faire la cuisine dans le temps. Avant, après, ce n’est pas un problème. Pour être à l’aise. Même si c’est des petites sourates, il faut se concentrer. Subhanallah. Le Prophète Sallallahu Alayhi Wa Sallam, je l’ai dit, la prière, la vraie prière, c’est quelqu’un qui prie avec concentration. Tu ne vas pas faire de péchés. Tu vas apprendre à ne pas faire de péchés. Tu as la crainte de faire des péchés parce que… Il a dit dans la salat, il ne faut pas faire les causes pour faire la fornication. Vous ne faites pas. Vous ne vous approchez pas. Les causes de s’approcher du zina, la mixité. La grande cause, c’est la mixité. C’est pour ça que j’ai interdit la mixité. C’est très bien de dire ne pas être proche du zina.      C’est-à-dire tout ce qui va nous emmener vers le zina. Le zina, ne le fais pas. Moi, quand je fais ça, je dis, jamais je ne serai dans la mixité parce que je vais être en fornication. C’est-à-dire, quand tu es avec concentration et que tu comprends les versets, c’est pour ça que Il faut bien toujours avoir la concentration pour avoir la concentration. L’explication du Coran, c’est bien. Et deuxième chose, la dunya. Tu laisses la dunya derrière toi. C’est-à-dire le ménage, ça. Soit tu fais avant, tu laisses, peu propre, tu arranges. J’ai fait tout, j’ai préparé tout. Surtout le icha. Aisha, c’est bien. Moi, je fais le retard de l’icha. Je fais tout mon travail. L’interlocutrice : Tu finis tout ce que tu as à faire. Oustadha : Icha, c’est bien. Oui, franchement, tu vas être à l’aise. Elle ne va pas t’appeler ta mère, ton mari. Oui, tout le monde est couché. La concentration, il y a beaucoup de choses. Et tu ne vas pas dire, je suis hypocrite parce que la fatigue, ça joue le rôle, la fatigue. Même si tu fais 10 versets, ce n’est pas grave, mais il faut toujours apprendre ce qu’est la salat, franchement. La salat, c’est notre guide. Alors, c’est la salat, franchement, qui nous facilite, nous donne le choix, la concentration de la salat. On dit à tout le monde qu’on nous apprend notre religion.

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L’invocation contre quelqu’un

Question : Assalamu alaykum, suite à une altercation avec des personnes se disant musulmanes, j’ai des problèmes avec la police et la justice. Ces gens ont menti, m’ont insulté et menacé, mais c’est moi qui en subis les conséquences. J’invoque contre eux en disant qu’Allah les châtie, qu’Il leur donne ce qu’ils méritent, etc. Il m’arrive aussi de dire qu’Allah leur inflige une maladie. Est-ce considéré comme une malédiction ? Pourriez-vous me donner un exemple clair d’invocation qui relèverait de la malédiction, afin que je sache ce qu’il faut éviter ? Je connais les mises en garde de certains savants, comme Shaykh Rabi’, sur ce sujet. Réponse  Oustadha : Oui, l’invocation avec l’intention de nuire, c’est interdit dans notre religion. Le Prophète ﷺ a dit dans un hadith : « La ta’dou », c’est-à-dire : n’invoquez pas pour un péché. Donc, invoquer contre quelqu’un en demandant un mal, comme ce que vous avez mentionné dans la question, c’est un péché. Interlocutrice : Même si on est malheureux ? Même si on a souffert ? Par exemple, si on a été opprimé ? Oustadha : Même si je suis opprimée. Tous les prophètes, quand ils étaient éprouvés, ils disaient seulement : Hasbuna Allah — Allah me suffit. Je ne peux pas dire plus que ça. Il est interdit de dire : Qu’Allah lui donne un châtiment, Qu’Allah lui envoie une maladie, Qu’il ait un cancer… non. Faire ce genre d’invocations, c’est un grand péché. Et souvent, ces paroles dépassent la simple douleur : elles deviennent un mal plus grand que ce qu’on a subi. Il y a aussi des invocations liées aux djinns, au wasswas (les mauvaises pensées), ou encore des invocations pour provoquer la rupture des liens entre les gens : tout cela est interdit. Ce qu’il faut faire, c’est invoquer Allah avec justice. Quand on subit une injustice, on dit simplement : Hasbi Allah ou Hasbun Allah. C’est suffisant. Interlocutrice : C’est valable aussi bien envers les musulmans qu’envers les non-musulmans ? Oustadha : Oui. Même un mécréant, je ne vais pas dire : Qu’Allah lui donne une maladie. Non. Surtout envers les musulmans ! Il faut toujours demander pardon à Allah et se repentir. Et si tu veux vraiment invoquer, dis simplement : Hasbiy Allah — Allah me suffit. C’est ce que tous les prophètes ont fait. Interlocutrice : Il ne faut pas être plus injuste que les injustes, en fait. Même si quelqu’un m’a fait du tort, je ne dois pas devenir injuste envers lui. Oustadha : Il faut avoir un bon comportement. D’abord, prends exemple sur le Prophète Muhammad ﷺ. Ensuite, un autre exemple : Cheikh al-Islam Ibn Taymiyyah رحمه الله. Parce que peut-être quelqu’un dira : « Moi, je ne peux pas avoir le comportement d’un Prophète. » D’accord, mais tu peux t’en inspirer, car beaucoup de savants ont suivi cet exemple et l’ont appliqué. Je vais te donner un premier exemple. Le Prophète ﷺ a été frappé, insulté, traité de fou, ils ont dit beaucoup de choses mauvaises sur lui. Et pourtant, quand il a conquis la Mecque (Fath Makkah), les gens avaient peur. Ils se demandaient : « Qu’est-ce qu’il va faire avec nous ? » Il leur a posé une question : « Qu’est-ce que vous pensez que je vais faire avec vous ? » Imagine, quelqu’un qui t’a fait du mal, qui t’a frappé, qui t’a insulté, qui t’a fait sortir de ton propre pays, et maintenant tu as le pouvoir sur lui. Mais lui ﷺ, il leur a dit : « Vous partez. Je vous pardonne. » C’est ça l’intelligence. Il a été plus intelligent que ceux qui lui ont fait du mal. L’interlocutrice : Oui, parce que quand tu pardonnes… Oustadha : C’est ça, c’est de l’intelligence. Franchement, tu es récompensé par Allah. Et en plus, c’est un excellent comportement. Je te donne un autre exemple : Cheikh al-Islam Ibn Taymiyyah رحمه الله. Il y avait quelqu’un qui lui a fait beaucoup de mal. C’est à cause de cette personne qu’il a été mis en prison. Quand cette personne est morte, l’un des élèves de Cheikh Ibn Taymiyyah a dit : « Alhamdulillah, il est mort, celui-là. C’est lui qui t’a causé tant de mal. » Et Cheikh Ibn Taymiyyah lui a répondu : « Pourquoi tu dis ça ? » Il a dit : « Il est mort, rahimahuLlah. » Puis il a demandé : « Est-ce qu’il a une famille ? » Pourtant, cet homme-là, c’est lui qui lui avait causé du tort. C’est à cause de cet homme qu’il avait été mis en prison. Il avait souffert à cause de lui. Mais il a demandé : « Est-ce qu’il a une famille ? » On lui a répondu : « Oui. » Il a dit : « Est-ce qu’il a des enfants ? » On lui a répondu : « Oui. » Il a dit : « Quand je sortirai de prison, c’est moi qui serai leur père. Je vais m’occuper de cette famille. » Pourtant, c’est leur père qui lui avait fait du mal. Franchement, ma sœur, ne t’inquiète pas. Si tu n’arrives pas à pardonner, alors dis : HasbiyAllah (Allah me suffit). Allah va te sortir de tous les problèmes. Mais si tu restes dans la rancune, ce n’est pas bon pour toi, et ce n’est pas bon non plus pour les autres. L’interlocutrice : En fait, dans les histoires que tu as racontées, ce que j’en retiens, c’est que finalement, celui qui a été opprimé, il en tire… un bénéfice, en fait. Oustadha : Oui, toujours. L’interlocutrice : C’est comme si… Oustadha : Un bénéfice. Un grand bénéfice. Si tu es éprouvée, et que tu patientes, c’est un bénéfice pour toi – ici-bas et dans l’au-delà. Qu’Allah te facilite, ma sœur

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Les prières après l’Isha

Question : Dans un hadith, il est dit que celui qui prie quatre unités après l’Ishah… elles seront comme équivalents dans la nuit du destin. Est-ce qu’elles se séparent par un taslim entre deux unités ou est-ce que ces quatre rak’ahs s’ajoutent aux deux rak’ahs sunnah après l’Ishah ? Moi, je ne connaissais pas ce hadith, donc je suis curieuse. Réponse  Oustadha : Le nombre de rak’ahs (unités) pour la prière de nuit, c’est un peu comme pour le Qadr. Ça s’appelle le witr, pas vraiment « shaf’ ». Par exemple, pour la prière d’Isha, on fait deux rak’ahs, puis deux unités qu’on appelle parfois « shaf’ », mais en réalité, tout ça fait partie du witr. Les gens disent souvent « shaf’ et witr », mais dans notre religion, il n’y a pas vraiment de shaf’ séparé. Le witr, c’est deux rak’ahs plus une, soit trois unités. Tu peux faire ces trois rak’ahs d’un coup avec un seul tashahhud (témoignage final), comme pour le Maghreb où tu fais trois rak’ahs en une seule prière. Cela dit, cette prière de nuit n’est pas à faire tous les jours, elle est surérogatoire, spéciale, comme la nuit du destin (Laylat al-Qadr), avec une récompense particulière. Pour la prière régulière après Isha, on fait deux rak’ahs (appelées ratiba), puis on peut faire deux unités (parfois appelées « shaf’ »), et enfin une rak’ah pour le witr. Certaines personnes font deux rak’ahs, saluent (taslim), puis deux autres rak’ahs, saluent à nouveau, et terminent par une rak’ah isolée. Interlocutrice : Mais on finit bien par une rak’ah, quand même ? Oustadha : Oui, exactement. Mais on ne fait pas quatre rak’ahs d’un seul coup avec un seul tashahhud. Le Prophète (sallallahu alayhi wa sallam) a enseigné que la prière de nuit se fait généralement par séries de deux rak’ahs, chacune terminée par un taslim. Interlocutrice : D’accord, donc on peut faire deux rak’ahs, saluer, puis ajouter une rak’ah pour le witr. Oustadha : Oui, c’est ça. Ce n’est pas obligatoire de toujours faire quatre rak’ahs d’affilée. Parfois deux suffisent, parfois quatre, selon la capacité de la personne. D’ailleurs, il y a un bienfait énorme pour celui qui fait la prière de Duha (prière du matin). Il y a un hadith qui dit que les portes du ciel sont ouvertes, et que son invocation est acceptée. Interlocutrice : La prière, c’est à minuit ou au dernier tiers de la nuit ? Oustadha : Ce sont deux moments différents. Le dernier tiers de la nuit, c’est effectivement la dernière partie de la nuit avant l’aube. Mais à minuit, qui est le milieu de la nuit, les portes du ciel sont ouvertes, et les invocations des croyants sont acceptées. Interlocutrice : Quand tu dis minuit, c’est minuit pile, ou c’est le milieu de la nuit ? Oustadha : C’est le milieu de la nuit, oui. C’est-à-dire la moitié entre Maghreb et Fajr. Interlocutrice : Donc on prend le milieu exact entre Maghreb et Fajr ? Oustadha : Oui, exactement, c’est ce qu’on appelle minuit dans ce contexte. Pour la prière de nuit, on fait généralement deux rak’ahs puis une rak’ah pour le witr. Il est préférable de faire deux taslim (salutations finales) séparés ou bien de faire les trois rak’ahs d’affilée avec un seul tashahhud. Les deux façons sont correctes et tu seras récompensée. Varier les manières de faire la prière surérogatoire (Sunan) est aussi conseillé pour avoir plus de récompenses. Parfois tu fais comme ça, parfois autrement. Interlocutrice : Donc, on peut faire deux rak’ahs, puis deux autres, c’est ça ? Oustadha : Oui, certains savants disent qu’on peut faire jusqu’à huit rak’ahs, donc quatre prières de deux unités. Interlocutrice : D’accord, donc quatre prières de deux rak’ahs. Oustadha : Oui, le minimum est deux rak’ahs. Le maximum, selon certains savants, est huit, mais d’autres disent qu’il n’y a pas de maximum.

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L’accomplissement des prières à la mosquée pour les hommes 

Question : Certains frères connaissent l’obligation de prier à la mosquée pour les hommes, mais il arrive quand même qu’ils ne puissent pas se rendre à la mosquée à cause du travail, par exemple, ou parce que la mosquée n’est pas suffisamment proche de chez eux pour y aller. Donc, ils ont très peu de temps entre le Isha et le Sobh pour rentrer chez eux dormir. De ce fait, ils font le choix de prier Isha ou Sobh chez eux. C’est pour ça que j’aimerais savoir quel est le jugement dans ce cas-là. Sont-ils excusés de ne pas faire la prière à la mosquée et prennent-ils un péché ? Réponse :  Oustadha : La salat dans la mosquée, c’est une obligation pour l’homme. Parce que Nabi sallallahu alayhi wa sallam a dit… Pour ça, il y a un Hadith, on est convaincu que c’est une obligation parce qu’il y a diverses versions. L’interlocutrice : Est-ce que tu es obligé de partir à la mosquée ou non ? Oustadha : Mais moi je suis convaincue que c’est une obligation pour l’homme de faire ça à la mosquée. Ça, c’est la première des choses. La deuxième des choses, c’est que le Prophète ﷺ, il y avait un compagnon qui ne voyait pas bien. Il s’appelait Kefif. Ce n’était pas un aveugle, non, c’était quelqu’un qui voyait difficilement. Le Prophète ﷺ lui a dit : « Est-ce que tu entends l’appel à la prière, l’Adhan ? » Il a répondu : « Oui. » Le Prophète ﷺ lui a dit : « Alors tu es obligé d’aller à la mosquée. » Même ces gens-là, ceux qui ont un petit moment entre le sommeil et la prière du ‘Isha, ils sont quand même obligés de faire la salat à la mosquée. Ce compagnon, il habitait loin, la mosquée était loin de chez lui, mais malgré ça, le Prophète ﷺ lui a demandé s’il entendait l’Adhan. Il a dit oui, et le Prophète lui a dit : « Tu es obligé. » Il n’y a pas de cause valable pour ne pas faire la prière à la mosquée. Interlocutrice : Elle précise qu’il y a du temps. Elle a dit entre une heure et quatre heures de temps. Tu peux dormir quatre heures ou trois heures, c’est suffisant. Je ne sais pas où cette personne vit, mais c’est quoi le jugement, par exemple, de quelqu’un qui est en France et qui n’entend pas l’Adhan justement ? Oustadha : On n’entend jamais l’Adhan. Interlocutrice : Ah non, il n’y a pas d’Adhan en France. Oustadha : Jamais, jamais. Il regarde les horaires, c’est tout, il voit les horaires. Interlocutrice : Mais est-ce que l’obligation, elle lui est quand même due, même s’il n’entend pas l’Adhan ? Oustadha : Oui, il regarde les horaires. Parce qu’en France, ou dans un pays non musulman, il n’y a tellement pas d’Adhan que tu es obligé de faire des efforts pour consulter les horaires. Tu fais tous tes efforts pour ça… pour faire la salat à la mosquée. Parce que c’est une obligation. Le Prophète ﷺ a dit, justement parce que c’est une obligation, il a dit : « Si ce n’était pas à cause des femmes et des petits-enfants dans les maisons, j’irais brûler leurs maisons. » Il y a des gens qui entendent l’Adhan, mais ils ne viennent pas faire la salat à la mosquée. Même ici, ils sont juste devant la mosquée, debout, ils discutent, ils ne rentrent même pas à l’intérieur. C’est incroyable. Interlocutrice : C’est incroyable, oui. Oustadha : Il est obligé de faire la salat. Le Prophète ﷺ a dit que s’ils savaient la récompense qu’il y a dans la première rangée, ils se battraient pour y être. Parce qu’elle a énormément de bienfaits. Mais les gens, à cause de leur ignorance, ils délaissent la salat à la mosquée. C’est pour ça que les Juifs, tu sais ce qu’ils ont dit ? Ils ont dit : « Maintenant, on va vaincre les musulmans. » Pourquoi ? Parce qu’ils ont remarqué que, pendant la salat du Fajr, il n’y a pas beaucoup de monde. Alors ils ont dit : « Tant que les musulmans sont peu nombreux au Fajr, on les vaincra. » Mais quand les musulmans sont nombreux au Fajr, ce sont eux qui gagnent. Interlocutrice : Mais un homme, quand il travaille, il ne peut pas quitter son travail. Il fait la salat là où il est, au travail. Voilà, c’est ça… Oustadha : Parce qu’il y a un hadith où il est dit que si l’homme ne peut pas faire toutes les salats, je crois qu’il y avait une bête… donc ça, c’est pour celui qui travaille. Au moins, il essaie de faire… d’accord ? C’est ça. Interlocutrice : Et une sœur demande à propos d’un prétendant. C’est un homme qui veut se marier avec elle, mais il lui dit qu’il ne fait pas toutes les salawat à la mosquée. Oustadha : Non, c’est obligatoire. Normalement, la première des choses… C’est dans ‘Abed Kufrā [عباد كفرى – sans doute une expression dialectale ou transcription mal rendue à préciser selon le contexte original]. Oui, elle doit lui demander une explication. Normalement, elle doit lui dire : « Moi, je n’accepte pas un homme qui ne fait pas les salawat à la mosquée. » Mais il y a des cas particuliers, des raisons valables, comme le travail. Le travail, par exemple, tu lui dis… mais au moins, il fait l’effort. Parce qu’il y avait un compagnon qui avait dit : « Je ne peux pas, parce que je travaille. » Et le Prophète ﷺ lui a dit : « Au moins, fais-la dans la salle » — c’est-à-dire fais-la en groupe, même si ce n’est pas à la mosquée. Interlocutrice : D’accord. Au maximum, il fait les efforts. D’accord. On va passer à la question suivante.

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