Introduction 

L’interlocutrice : J’espère que vous allez bien. Barakallahu fikunna pour votre présence. Donc, on va aujourd’hui commencer la nouvelle session questions-réponses. Donc, vous avez les questions en PDF sur le groupe Telegram. Et comme d’habitude, il n’est pas permis d’ajouter de nouvelles questions. On va seulement traiter les questions du PDF. Et bien sûr, si vous avez des précisions à apporter ou des questions relatives à… À la question en cours, il n’y a aucun problème. Mais quand je dis relatif, c’est que vraiment, on a un plein dedans, pas à côté ou pas… Voilà. Donc, je vous invite, s’il vous plaît, à respecter cela afin qu’on puisse avoir le temps de répondre à tout le monde. Inch’Allah. Donc, je vais laisser Oustadha faire l’introduction. Et ensuite, on va commencer les premières questions. BarakAllahu fi-kunna. Oustadha :  ونعوذ بالله بصينا وصيات عملنا من يهدي الله فلا من ضل له ويضل فلا هادي له  وأشهد أن لا إله إلا الله ذونا شريك له وأشهد أن محمداً عبده ورسوله يا أيها الذين آمنوا تقلوا حقاته وقاته ولا تموتون إلا وتمسون يا أيها الناس اتقوا ربكم الذي خلق لكم نفس واحدة كثيرة ومساءة تقوا الله الذي تسعى آل نبيه والأرحام إن الله كان عليكم نقيباً يا أيها الذين آمنوا تقوا الله قولوا قولاً سديداً يصلح لكم أعمالكم ويغفر لكم ذنوبكم ومن يطعي الله ورسوله فقد فاز فوزاً عظيماً أما بعد فإن أصدق الحديث كلام الله خير هديه هدي محمد صلى الله عليه وسلم شر أمور محدثاتها كل محدثتهم مدعاً     Alhamdulillah, Oustadana wa Nastaeenuhu wa Nastaghfiruhu, wa Na’udhu billahi min shururi anfusina wa min sayyi’ati a’malina. Man yahdihillahu fala mudillalah, wa man yudlil fala hadiya lah. Wa ash-hadu an la ilaha illallah wahdahu la sharika lah, wa ash-hadu anna Muhammadan ‘abduhu wa rasuluh. Ya ayyuhalladhina amanu ittaqullaha haqqa tuqatih wa la tamutunna illa wa antum muslimun. Ya ayyuhannasu ittaqu Rabbakumulladhi khalaqakum min nafsin wahidah wa khalaqa minha zawjaha wa baththa minhuma rijalan kathiran wa nisa’a. Wattaqullaha alladhi tasa’aluna bihi wal-arhama inna Allaha kana ‘alaykum raqiba. Ya ayyuhalladhina amanu ittaqullaha wa qulu qawlan sadida. Yuslih lakum a’malakum wa yaghfir lakum dhunubakum wa man yuti’illaha wa Rasulahu faqad faza fawzan ‘adhima. Amma ba’d, fa inna asdaqal hadithi kitabullah, wa khayral hadyi hadyu Muhammadin Sallallahu alayhi wa Sallam. Wa sharra al-umuri muhdathatuha, wa kulla muhdathatin bid’ah. Bien sûr, cette conférence est interdite aux hommes. Et si vous avez vos maris, vos frères, vos pères à côté de vous, de vous isoler ou de mettre vos écouteurs. Donc, on va commencer la première question. S’il y a un problème de son aussi, n’hésitez pas à nous en faire part.

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Comment rester sur le droit chemin ?

Question : Comment rester sur le droit chemin ? Réponse Oustadha : La première des choses, c’est d’invoquer Allah Azza wa Jall. Le Prophète (Sallallahu Alayhi Wa Sallam) a dit que la première des choses est d’invoquer Allah pour rester sur le droit chemin. Il a rapporté dans un hadith : « Ô toi qui tournes les cœurs, affermis mon cœur dans ta religion. » Ce du’a est essentiel. Le Prophète (Sallallahu Alayhi Wa Sallam) le répétait souvent car beaucoup de gens étaient sur le droit chemin, mais ont dévié parce qu’ils ont délaissé ce du’a. Les compagnons lui ont demandé pourquoi il répétait tant ce du’a, il a répondu que les cœurs changent. C’est pour cela que ce du’a est primordial, surtout à notre époque. Il faut vraiment l’apprendre : « Ô toi qui tournes les cœurs, affermis mon cœur dans la religion. » La deuxième chose est de maintenir la salat, c’est-à-dire accomplir les prières dans leurs horaires prescrits. Cela nous garde fermement sur le chemin droit. La troisième chose est d’étudier la science religieuse, c’est très, très important. Parmi ce qui permet de rester sur le bon chemin, c’est la connaissance. La quatrième chose est de choisir des amis pieux. Ils t’aident beaucoup à rester sur le chemin droit. Qu’Allah nous guide et nous assiste sur ce chemin. Voilà les choses qui aident à rester sur la voie du Prophète (Sallallahu Alayhi Wa Sallam). L’interlocutrice : Par rapport à la question précédente, si on rate une prière surérogatoire (ratiba) parce qu’on est invité ou que c’est compliqué, peut-on la rattraper ? Oustadha : Oui, tu peux la rattraper après Dhuhr si tu as le temps. Par exemple, si tu es rentré chez toi après Dhuhr, mais avant Asr, tu fais la ratiba alors. L’interlocutrice : Et si je ne rentre que le soir, par exemple ? Oustadha : Alors tu peux la rattraper après Asr. Si tu as oublié une ratiba, tu la rattrapes dans la même journée, soit après Dhuhr, soit après Asr. L’interlocutrice : Mais bien dans la même journée ? Oustadha : Oui, dans la même journée. L’interlocutrice : Tu ne peux pas rattraper le lendemain et en faire plus ? Oustadha : Non, c’est une journée. L’interlocutrice : Et la prière de Duha, c’est pareil, on peut la rattraper ? Oustadha : Non, on ne peut pas la rattraper le soir.

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Les devoirs et les droits des époux avant la Walima

Question :Nous avons fait le contrat religieux, mais je vis toujours chez mes parents en attendant que mon mari ait une meilleure situation. Je précise que nous avons fait le halal et pas encore la walima qui est prévue dans un an, incha’Allah. Ma question est, qu’est-ce qu’on peut faire entre époux lorsque chacun vit de son côté ? Peut-on sortir ensemble dans la rue, se toucher, se faire des câlins, etc.? Qui est censé subvenir à mes besoins ? Mon père ou mon mari ? Qui a autorité sur moi ? Je dois obéir à mon mari ou à mon père ? Par exemple, si je veux aller quelque part, est-ce que je dois avoir l’autorisation de mon mari ou de mon père ? Par rapport à la consommation du mariage, pouvez-vous m’éclaircir dessus ? Qu’est-ce qui est préférable ? Attendre après la walima et le mariage civil ? Quelles sont mes obligations par rapport à ça ? Est-ce que je suis dans l’obligation de consommer avec lui s’il me le demande ? Ou est-ce que je peux refuser sans prendre de péché ? Réponse :  Oustadha : Alors, tu dis que tu n’as que le contrat religieux. Est-ce permis de sortir avec ton époux dans ce cas ? Normalement, oui, c’est permis. Mais il y a une recommandation importante : faire le mariage civil pour protéger tes droits. Je te conseille vivement de faire le mariage civil. C’est vrai, dans notre religion, c’est ton mari, c’est un époux, mais faire le civil est mieux pour garantir ta protection. Plusieurs savants, comme Cheikh Al-Fawzan, ont insisté sur cela, car il y a eu beaucoup de situations où des femmes n’ont fait que le mariage religieux, ont eu des relations, parfois un enfant, et ensuite le mari les divorce sans aucun droit reconnu légalement. Cela crée beaucoup de difficultés pour la femme. Donc, ce que je te conseille cette année, c’est de faire le civil. Ce n’est pas un péché de sortir avec ton mari maintenant, parce que c’est ton mari. Mais pour ta protection, il vaut mieux officialiser cela légalement. Ce n’est pas obligatoire, c’est un conseil basé sur l’expérience des savants. Si tu veux sortir avec lui, il n’y a pas de péché, c’est ton mari. Ensuite, concernant la prise en charge financière : tant que tu vis chez ton père, c’est lui qui doit subvenir à tes besoins. La femme reste sous la responsabilité de son père jusqu’à ce qu’elle quitte la maison pour se marier. Une fois mariée civilement, c’est le mari qui doit pourvoir à ses besoins. Enfin, à propos de l’autorité et des ordres : si ton père te demande de sortir, malgré que tu sois mariée religieusement, qui doit-on écouter ? Moi, je suis convaincue que c’est le père qui a cette responsabilité, tant que tu es sous sa protection. Quand ton père te demande quelque chose et que ton mari en demande une autre, tu dois obéir à ton père, car tu es encore sous sa protection. C’est lui qui subvient à tes besoins pour l’instant — il fournit la nourriture, le logement, etc. Les savants disent clairement que tant que tu es chez ton père, tu dois lui obéir plutôt qu’à ton mari. Quand tu vivras chez ton mari, alors là tu devras lui obéir naturellement. C’est assez clair. L’interlocutrice : Il y a plusieurs avis sur ce sujet. Par exemple, concernant la walima (la fête de mariage), ça peut prêter à confusion. Une sœur dit que ce n’est pas très clair : d’un point de vue charia, c’est le mari qui a l’autorité, mais dans la pratique, tant que la fille est chez son père, c’est surtout un conseil de ne pas trop s’engager dans la relation, surtout si elle n’est pas mariée civilement. Comme Oustadha l’a expliqué, il y a malheureusement beaucoup de dégâts dans la communauté à cause de mariages religieux sans reconnaissance civile. Des hommes se marient religieusement, consomment le mariage, puis divorcent rapidement sans responsabilité réelle. Du moment où la fille est chez son père, c’est son père qui doit subvenir à ses besoins, et elle doit lui obéir. Par exemple, elle ne peut pas rentrer à 2h du matin chez elle alors qu’elle vit chez son père. Si son mari lui dit de ne pas sortir, elle doit d’abord demander la permission à son père. Oustadha : Oui, c’est son père qui a le dernier mot tant qu’elle vit sous son toit. L’interlocutrice : Donc si son mari lui dit : « Moi, je ne veux pas que tu sortes », c’est le père qui décide. Oustadha : Non, tant qu’elle n’est pas sortie de la maison de son père, elle doit lui obéir. L’interlocutrice : D’accord, c’est un bon conseil. Oustadha : Même si elle consomme le mariage, son mari reste son mari, alhamdoulilah. Mais si malheureusement, elle tombe sur un mauvais mari… L’interlocutrice : C’est-à-dire qu’elle est responsable de ses choix. Oustadha : Exactement. Bien que, parfois, même des frères mariés civilement peuvent mal se comporter. Toutefois, le mariage civil protège mieux les droits de la femme. Si elle n’a qu’un contrat religieux, elle perd tous ses droits civils. L’interlocutrice : Oui, c’est vrai. Oustadha : Tu perds donc toute protection au niveau des droits civils. L’interlocutrice : Elle parlait de la walima, elle demandait s’il faut attendre la walima pour consommer ou si on peut le faire avant. Oustadha : Oui, mais elle associe la walima au mariage civil, donc je pense qu’elle veut tout organiser en même temps.

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Le Statut d’une Femme Mariée à un Associateur et les Droits des Enfants en Cas de Divorce

Question : Je souhaiterais savoir si le fait d’être mariée à un associateur est grave. Je viens moi-même d’une famille d’associateurs, mais Alhamdoulilah, depuis quelques années, Allah m’a permis de sortir de là. Mais voilà, mon mari, lui, ne veut rien savoir. Nous avons quatre enfants. Il ne m’empêche pas d’éduquer mes enfants sur la sunna. Alhamdoulilah, que faire ? Qu’Allah vous préserve. Réponse  Oustadha : On en a déjà un peu parlé. Si la sœur veut, elle peut m’écrire en privé, via le tchat, en cliquant sur « Envoyer à » et en choisissant seulement moi, pour que les autres ne voient pas. Concernant son mari, est-ce un musulman associateur, ou bien un associateur de type athée, chrétien, juif, etc. ? C’est important, car ça change la réponse. Stéphane répondra dans les deux cas, mais ce serait bien qu’elle précise, cela nous aiderait. Comment on a défini un associateur ? L’interlocutrice : Elle a dit que c’est un musulman associateur. Oustadha : Qu’entend-elle par là exactement ? Qu’est-ce qu’il fait ? Parce que le terme « associateur » couvre plusieurs cas. On va attendre qu’elle précise un peu. L’interlocutrice : Elle a écrit : il porte des amulettes, il invoque des saints morts, mais il ne renie pas Allah. Il a des intermédiaires entre lui et Allah. Oustadha : Voilà, c’est bien un associateur. S’il agit ainsi par ignorance, il faut lui apprendre que c’est du shirk. Si c’est par ignorance, tu es tenue de lui enseigner le tawhid pour qu’il cesse d’être associateur. Mais s’il refuse d’arrêter, tu ne peux pas rester avec lui. L’interlocutrice : Elle dit qu’il ne veut rien entendre, il ne veut pas… Oustadha : Peut-être qu’il pense être dans le droit chemin, je ne sais pas. Est-ce qu’elle veut dire qu’il ne veut vraiment rien savoir ? L’interlocutrice : Oui, elle dit qu’il refuse qu’on lui donne des conseils sur le vrai tawhid. Oustadha : Alors, s’il ne veut rien savoir, et qu’on lui explique que l’association est du shirk, que l’associateur ira en enfer, il refuse d’écouter ? L’interlocutrice : Oui, elle dit : je lui ai dit, mais il est convaincu d’être dans le haqq. Oustadha : Dans tous les cas, si tu as bien expliqué la situation à ton mari, je te propose une solution. Il faut qu’il consulte un imam savant — pas n’importe quel imam, mais un imam non égaré, compétent et digne de confiance. Tu peux écrire à cet imam pour qu’il lui explique clairement le haqq (la vérité), car ce qu’il fait est du shirk (association). Si ton mari accepte d’écouter cet imam et de comprendre, alors il pourra être guidé. Les savants disent que lorsqu’une personne fait du shirk par ignorance, on doit lui enseigner la vérité. Mais ce n’est pas toujours facile venant de son épouse. C’est pour cela qu’il faut un savant compétent qui puisse lui expliquer le tawhid (unicité d’Allah) correctement. Si, après avoir bien compris la différence entre le tawhid et le shirk, il refuse de renoncer à l’association, alors il faut divorcer. Parce que là, on est dans un shirk majeur (shirk akbar). L’interlocutrice : Oui, le shirk akbar, c’est-à-dire qu’il peut sortir de l’islam. Oustadha : Exactement. Il n’est pas permis de se marier avec un mushrik (associateur), car cela fait sortir de l’islam. Mais attention, il faut d’abord s’assurer qu’il a bien compris ce qu’on lui a expliqué. S’il est encore ignorant, on patiente. Mais s’il dit « vous avez tort, j’ai raison », alors là c’est un cas sérieux. L’interlocutrice : Oui, il sait que c’est la vérité. On lui a bien expliqué que c’est du shirk, qu’il va sortir de l’islam, qu’il ira en enfer. C’est un savant, un homme réfléchi, il a compris mais il refuse. Oustadha : C’est comme les hypocrites courageux à l’époque du Prophète (sallallahu alayhi wa sallam). Ils ont compris le message, mais ils ont choisi de ne pas le suivre. S’il a bien compris grâce au savant et refuse d’obéir, alors il faut divorcer car il est un mushrik et son shirk est majeur. Qu’Allah le guide, qu’Allah le guide. L’interlocutrice : Qu’Allah le facilite. Qu’Allah le facilite, parce qu’il a quatre enfants… Qu’Allah le guide. Oustadha : Qu’Allah le guide. L’interlocutrice : Par exemple, si aujourd’hui on est mardi et qu’il arrive à voir un savant ce vendredi. Oustadha : Oui. L’interlocutrice : Et s’il refuse toujours de changer, doit-elle divorcer immédiatement ou y a-t-il un délai ? Oustadha : Il n’y a pas de délai précis. L’interlocutrice : Elle dit que s’il ne veut pas divorcer, il menace de prendre ses enfants. Oustadha : Là, il faudrait voir s’il y a quelqu’un pour garantir la sécurité et faire une assurance. Mais ce sujet est un peu différent. Concernant la garde des enfants, en général, c’est un autre domaine. En islam, la garde des enfants est normalement confiée à la mère lorsqu’ils sont petits. L’interlocutrice : Oui, mais en France, c’est différent, il y a des procédures, et il peut la menacer avec ça. Oustadha : C’est pour cela que je dis que c’est un autre sujet. Même s’il menace de prendre les enfants, ce n’est pas automatique. Il faut passer devant un juge qui décide légalement. Dans la religion, la mère a le droit sur les enfants petits, mais la justice française peut être différente. L’interlocutrice : Oui, en France, il faut une décision judiciaire. Oustadha : Oui, c’est ça.

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Le Port du Niqab et le Jugement sur les Dessins

Question.Si on considère et on prend l’avis que le port du niqab est obligatoire, si par exemple il nous arrive de l’enlever, est-ce considéré comme un péché que nous prenons l’avis qu’il est obligatoire de le porter Réponse : Oustadha : Oui, si tu considères que le niqab est une obligation, alors l’enlever serait un péché. Mais nous, nous sommes convaincues que le niqab n’est pas une obligation. L’interlocutrice : Je veux savoir quelle est la vraie opinion… Oustadha : C’est l’opinion en laquelle tu es convaincue. Selon nous, le niqab n’est pas obligatoire. Il existe beaucoup de hadiths qui montrent que le niqab n’est pas une obligation, et plusieurs compagnons ne le portaient pas non plus. C’est un sujet sur lequel les avis sont diversifiés, alhamdoulilah.

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Le Moment Propice pour Prier l’Isha en France

Question. Il en reste encore six. On va essayer de… À quel degré devons-nous prier la prière de l’Isha ? Car en France, ce sujet est délicat, et étant donné que la prière est de plus en plus tard, l’heure sera projetée de plus en plus au-delà de la moitié de la nuit. Donc même en prenant le degré le plus tard par précaution, il n’y a que quelques minutes qui séparent l’Isha de la moitié de la nuit. Réponse :  Oustadha : Moi, je ne maîtrise pas bien les calculs des degrés et tout ça. On en avait déjà parlé, je crois qu’on n’avait pas trouvé de réponse claire, non ? L’interlocutrice : Si, c’est bien moi qui ai demandé pour le degré. Oustadha : Ce n’est pas l’heure d’Isha en France ? L’interlocutrice : Non, ce n’est pas encore l’heure. Je ne sais pas si Anne-Cyr a pu expliquer un peu comment ça fonctionne. Par rapport à l’autre religion, c’est minuit. Oustadha : Oui, ce que j’ai lu et entendu, c’est qu’en France, on se base sur des degrés pour calculer l’heure d’Isha. Il y a plusieurs degrés utilisés, comme une sorte de sphère LG. Par exemple, l’Isha peut être fixé à 23h35. Et la moitié de la nuit, c’est minuit, donc c’est très proche de l’heure d’Isha. Normalement, on n’a pas le droit de… L’interlocutrice : Elle disait qu’il y a trois degrés : 18°, 15° et 12°. Peut-être qu’on peut comprendre que l’Isha, dans notre religion, c’est vers minuit. Oustadha : Tu veux dire que plutôt que de compliquer avec les calculs, on peut considérer ça ainsi ? L’interlocutrice : Oui, mais ça voudrait dire à partir de quelle heure minimum ? Parce que… Oustadha : Par exemple, si le Maghreb est à 20h et le Fajr à 4h, la moitié de la nuit c’est minuit. L’interlocutrice : Mais à quelle heure tombe l’Isha ? Est-ce vers 21h30 ? Ou vers 22h30 ? Oustadha : Oui, ça peut être n’importe quand jusqu’à minuit. L’interlocutrice : Mais avant ça, c’est quand ? Juste après le Maghreb ? Oustadha : Après le Maghreb, c’est l’Isha. L’interlocutrice : Oui, mais comment on calcule l’Isha après le Maghreb ? Oustadha : Ce sont les lueurs du ciel. Les lueurs du ciel marquent la fin du Maghreb et le début de l’Isha. L’interlocutrice : D’accord, c’est donc à la fin du Maghreb, c’est-à-dire… ? Oustadha : Par exemple, chez nous en Algérie, l’Isha est environ 1h40 après le Maghreb. En France, parfois, c’est encore plus long, plus de 1h40. Ça dépend des calculs, des degrés utilisés. Si elle se base sur ces signes, elle prendra un temps approximatif. Quand elle voit les lueurs, c’est le début de l’Isha. Elle est obligée de faire la prière à ce moment-là. L’interlocutrice : Dans la question, elle disait que parfois l’Isha est tellement tard qu’on est presque hors du temps imparti (waqt). C’est à cause de ces degrés qu’on calcule. Oustadha : Oui, si elle voit les lueurs maintenant, c’est réel, c’est bien le début de l’Isha. Quand elle voit le ciel tout noir, c’est l’Isha. L’interlocutrice : Une sœur disait que, avec les lumières de la ville, on ne voit pas bien les lueurs rouges. Il faudrait peut-être demander à quelqu’un en France qui connaît mieux. Oustadha : Oui, c’est vrai, dans les pays musulmans ce n’est pas pareil. En France, c’est différent, je ne sais pas trop. L’interlocutrice : Oui, c’est compliqué, on a peur de rater l’Isha ou de la faire hors délai. Oustadha : C’est mieux de prier quand elle voit le signe réel, après ça. Même moi, quand je vivais en France, je ne savais pas qu’il y avait ces histoires de degrés. L’interlocutrice : Oui, ce n’est pas très connu. Une sœur a dit que certains talib al-‘ilm (chercheurs en sciences religieuses) ont déjà répondu à cette question, il suffit d’aller voir leurs réponses. Oustadha : Oui, c’est sûrement mieux, parce que parfois pour certaines questions, il vaut mieux se tourner vers des personnes qui sont sur place et connaissent bien la réalité locale.

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Le Dilemme entre Poursuivre ses Études et Se Marier pour Éviter la Mixité

Question. Si un père souhaite que sa fille termine ses études, sinon il rompra les liens familiaux, mais cette fille souhaite se marier justement pour pouvoir les arrêter en raison de la mixité et autres péchés existants. Doit-elle attendre la fin des études pour préserver les liens familiaux, donc avec son père, ou se préserver des péchés en se mariant ? Son père n’accepte pas le rappel et l’empêche également de se voiler. Réponse :  Oustadha : Si elle a un réel besoin de se marier maintenant, surtout si elle craint de tomber dans de grands péchés en restant dans cette famille, alors c’est une bonne raison pour envisager le mariage. L’interlocutrice : Oui, elle a peur pour sa foi, pour elle-même. Je lui ai conseillé que si elle trouve un mari pieux, c’est préférable de se marier. Elle m’a dit que ses études se terminent dans quatre mois, mais son père ne veut pas qu’elle se marie maintenant. Pourtant, elle souhaite arrêter ses études pour se marier. Oustadha : Est-ce qu’elle a déjà trouvé un mari ? L’interlocutrice : Non. Oustadha : Alors je lui conseillerais, si elle trouve un mari pieux maintenant, qu’elle n’hésite pas à se marier. Mais si elle ne trouve pas, il faut qu’elle soit patiente. L’interlocutrice : Son père menace même de rompre les liens si elle se marie maintenant, alors qu’elle veut juste qu’il comprenne sa volonté d’arrêter les études pour se marier. Oustadha : Donc le père exerce une pression forte. L’interlocutrice : Oui. Elle m’a dit qu’elle a peur de tomber dans le péché, mais qu’elle veut surtout se préserver. Oustadha : Tant qu’elle peut préserver sa foi tout en maintenant les liens familiaux, c’est préférable. L’interlocutrice : Mais le père ne semble pas vouloir la marier avant la fin des études, dans quatre mois, c’est incertain. Oustadha : Quatre mois ? Mais pendant ces quatre mois, elle risque de commettre des péchés. L’interlocutrice : Des grands péchés ? Oustadha : Elle n’a pas été très précise, mais une sœur conseillait de suivre les études à distance. Je ne sais pas comment ça se passe en France. Est-ce que les péchés sont liés à sa famille ? L’interlocutrice : Non, c’est par rapport à l’école. Oustadha : Ah, je pensais que c’était à cause de la mixité. L’interlocutrice : Oui, c’est à cause de la mixité. Oustadha : Si elle trouvait un mari pieux, ça serait mieux, même si son père refuse. L’interlocutrice : Elle dit que ce sont ses cousins qui causent les péchés, la mixité, etc. Oustadha : Ce ne sont pas forcément des grands péchés comme la fornication, mais… L’interlocutrice : À l’école, est-ce qu’elle doit porter le voile ? Elle ne se voile pas. Oustadha : À l’école, est-ce que… L’interlocutrice : Elle dit qu’elle est voilée, mais son école ne la laisse pas porter le voile, pas de manière officielle, sans reconnaissance légale. Oustadha : Si tu trouves un musulman pieux avec qui tu peux pratiquer pleinement ta religion — abaya, voile légiféré, le voir pratiquer la religion — je te conseille de te marier maintenant. Même si ton père s’y oppose, tu peux chercher un tuteur musulman dans ta famille, ou un converti. S’il n’y en a pas, un imam ou un frère musulman pourra jouer ce rôle. L’interlocutrice : Une sœur a dit qu’elle ne peut pas faire semblant d’aller à l’école pendant quatre mois alors qu’elle sort le matin. Son père croit qu’elle continue ses études. Oustadha : Mais si son père lui demande son diplôme ? L’interlocutrice : Je ne sais pas quelles sont ses études. Oustadha : Je te réponds selon notre religion : si elle a trouvé un mari pieux, ce n’est pas une désobéissance dans ce cas. L’interlocutrice : Oui, parce qu’elle cherche à se préserver par rapport à sa religion. Oustadha : Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit qu’on ne doit pas obéir à une créature en désobéissant au Créateur. Ici, elle ne désobéit pas à son père, mais à Allah si elle ne se voile pas. C’est pour cela qu’il lui est permis de désobéir à son père dans ce cas, pour éviter le péché. Elle peut donc se marier même si son père refuse d’être son tuteur, car c’est pour une bonne cause : obéir à Allah. L’interlocutrice : D’accord. Quatre mois, ce n’est pas long. C’est dommage de rester dans cette situation… N’est-il pas possible qu’elle suive des cours à distance ? Oustadha : Oui, des cours à distance peuvent être une solution. L’interlocutrice : En Belgique, ce n’est pas possible. Oustadha : Le problème, c’est que tu commettras des péchés si tu ne portes pas le voile correctement. Là, tu es dans la mixité. Si on parle selon la religion, pas selon le travail ou autre, la réponse est claire : tu dois respecter la législation d’Allah. L’interlocutrice : Elle demande : « Est-ce que ce ne serait pas mieux d’attendre quatre mois, de préserver les liens familiaux et de se marier ensuite ? » Oustadha : Le problème, c’est que pendant ces quatre mois, elle ne pourra pas se marier et ne pourra pas porter le voile correctement. C’est compliqué. L’interlocutrice : Oui, c’est vraiment grave. Oustadha : Honnêtement, selon un hukm shar‘i, qu’est-ce qu’elle doit faire ? Elle est obligée. Si elle ne peut pas se voiler comme Allah l’a ordonné, elle est en grand péché. Le voile doit être porté comme Allah l’a demandé. Même une abaya légère ou pas ample, c’est un péché grave. Mais le problème, c’est : est-ce qu’elle ne porte pas le voile shar‘i parce que son père refuse, ou parce que l’école l’interdit ? L’interlocutrice : Elle n’a pas précisé. Oustadha : Est-ce que c’est l’école qui pose problème ? Parce que certaines sœurs disent : si c’est ton père, mets ton abaya ou ton jilbab dans ton sac. Ou alors, c’est l’école qui l’empêche ? L’interlocutrice : Elle a dit qu’elle

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Le Dessin d’Êtres Animés pour les Livres pour Enfants

Question : Je suis étudiante en illustration jeunesse et j’aimerais par la suite faire des livres pour les enfants de la Ummah. Je me posais la question s’il était autorisé de dessiner des femmes sans visage dévoilées pour vos éclaircissements. Je ne sais pas ce que c’est. Je vais essayer d’en trouver une sur Instagram. Attends, je crois qu’il y a une histoire que je suis sur Instagram. Attends, je vais essayer de trouver. Je ne sais plus qui est sur Instagram. En fait, c’est comme un dessin de femme, sauf que oui, on va dessiner les cheveux, mais son visage, ça sera juste de la couleur. Il n’y a pas de nez, il n’y a pas d’yeux. Voilà, c’est un peu comme ça. Attends. Visage. Attends, je vais te montrer. Non, là, c’est des vraies photos, mais… Voilà, comme elle. Tu la vois ? Là, elle n’a pas de visage, mais tu vois, elle a des cheveux, des mains, des pieds. Réponse Oustadha : Il vaut mieux ne pas faire ça. Si c’est juste un cercle, un rond, comme ça, ce n’est pas approprié. L’interlocutrice : C’est quoi exactement ? Oustadha : C’est censé représenter une tête, un visage. Il y a deux hadiths à ce sujet. L’interlocutrice : Tu parles de ton dessin (rasm) ? Oustadha : Oui, la photo représente la tête. Dans les hadiths, on parle bien de la tête, qui inclut le visage. Un des savants a expliqué que c’est sur la tête, c’est-à-dire le visage. Cette photo, elle n’est pas acceptable. L’interlocutrice : Moi, j’ai vu sur les réseaux une image d’une femme avec des cheveux, mais son visage n’a aucun trait dessiné, rien. Je crois qu’elle utilise ça pour illustrer des images pour enfants. Est-ce qu’il y en a beaucoup qui font ça ? Oustadha : Attends, je vois ce que tu veux dire. Certaines sœurs, notamment dans le milieu salafi, font ça pour les enfants, comme un visage sans traits ni détails. Moi, je ne suis pas d’accord avec cette méthode. Sur la tête, généralement, il ne faut pas représenter le visage. Si tu peux simplement colorier ou styliser la tête sans faire un visage complet, c’est mieux. Laisser seulement le corps, sans le visage, c’est préférable. L’interlocutrice : Sans cheveux alors ? Oui, mais ça risque d’être moche. Oustadha : Non, personnellement, je préfère ne pas montrer des visages humains dessinés, même stylisés. Par contre, on peut faire des choses créatives avec des objets inanimés. Par exemple, une sœur a fait un truc sympa : elle a pris des légumes comme des courgettes, des brocolis, et elle leur a ajouté des petits yeux. C’est amusant et permis, car ce ne sont pas de vrais êtres humains. L’interlocutrice : Oui, oui, c’est une bonne idée, c’est mignon. Oustadha : Exactement. En Algérie, quelqu’un a même fait un livre avec des pommes de terre, représentant des personnages avec des pieds et tout. Pour les enfants, c’est une façon originale, comme des petites voitures avec des yeux. L’interlocutrice : Oui, c’est bien, c’est une idée sympa. Oustadha : Par contre, tout ce qui est humain ou animal, on évite de faire des images ou dessins. On préfère utiliser la nature, les objets, les légumes, les voitures ou des formes imaginaires. L’interlocutrice : Oui, ça me paraît bien. Oustadha : Une autre sœur a même utilisé des lettres, comme la lettre A avec un petit chapeau, la lettre B, etc. C’est mignon et cela plaît beaucoup aux enfants. C’est imaginaire, créatif, et bien plus approprié.

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La Visite des Filles chez un Père Toxicomane

Question. J’ai divorcé du papa de mes trois filles, cela fait plus de quatre ans. Non, car cela fait… Non, j’ai divorcé du papa de mes trois filles, car cela fait plus de quatre ans qu’il a une addiction à la drogue dure. Ma question est la suivante. Puis-je laisser mes filles rendre visite à leur père ou même dormir chez lui ? Réponse Oustadha : Si ton ex-mari — qu’Allah le guide — est dans cet état, qu’il consomme de la drogue, il a certes le droit de voir ses filles, mais sous certaines conditions strictes. Étant donné son comportement lié à la drogue, il faut absolument veiller à leur sécurité. Par exemple, il ne faut jamais les laisser seules avec lui. Il faudrait qu’un adulte responsable, comme leur grand-mère du côté paternel ou une autre personne de confiance, soit toujours présente avec les enfants lorsqu’ils sont avec leur père. De plus, il n’est pas recommandé que les filles dorment seules avec lui, car ce n’est pas un père responsable dans ces circonstances. En résumé, il peut voir ses filles, mais uniquement à condition qu’elles soient protégées et accompagnées par un adulte fiable.

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La Validité du PAX pour une Convertie Sans Tuteur pour le Mariage Religieux

Question : J’aimerais me marier avec un jeune homme. Cependant, étant reconvertie, je n’ai pas de tuteur (wali) et personne, même au sein de la communauté, n’accepte de l’être sans mariage civil préalable. Un frère nous a suggéré que si nous prévoyons de faire le mariage civil ultérieurement, nous pourrions opter pour le PACS comme alternative. C’est une union rapide, sans nécessité de témoins à la mairie, et qui confère certains droits, bien que non équivalents à ceux du mariage civil. Ma question est : le PACS est-il autorisé, même s’il n’a pas de valeur religieuse ? L’interlocutrice : Voilà. Si je peux me permettre, avant votre réponse, je ne vois pas l’intérêt de conclure un PACS si ce n’est pas un mariage civil. La difficulté pour elle est de trouver un tuteur pour le mariage civil. Mais de toute façon, même avec un PACS, elle aura besoin d’un tuteur pour le nikah. Il faut un témoin. Elle précise que ce type d’union ne requiert pas de témoin à la mairie. Réponse  Oustadha : Oui, mais ce n’est pas un mariage religieux valide. En réalité, le tuteur est nécessaire pour que le mariage soit halal. Pour la mairie, on peut en théorie choisir n’importe qui, mais peut-être que la formulation de la sœur était imprécise. Cette sœur convertie n’a pas de tuteur et n’en trouve pas. Apparemment, les hommes de la communauté refusent d’être son tuteur sans mariage civil. Par conséquent, elle ne trouve peut-être pas d’imam prêt à célébrer le nikah sans cette formalité civile, ce qui les pousse à envisager le PACS. Je ne sais pas si la sœur est présente pour corriger mes propos si je me trompe. Peut-être pense-t-elle que faire le PACS facilitera les choses. Mais si le mari et la femme acceptent le PACS… L’interlocutrice : Moi, je parle sans science, Sophia, mais pourquoi faire le PACS plutôt qu’aller directement à la mairie ? Oustadha : Oui, c’est justement ma question. L’interlocutrice : Le PACS, d’après ce que je comprends, c’est comme faire le halal sans témoins ? Oustadha : Non, pour le PACS, il n’y a pas besoin de témoins. Le PACS, c’est une signature à la mairie qui donne certains droits, mais pas tous. Par contre, pour le halal, il faut des témoins. L’interlocutrice : Moi, je ne pourrais pas confirmer… Y a-t-il des témoins dans le halal ? Oustadha : De toute façon, elle ne peut pas se marier sans tuteur. C’est pour ça que ma question est la suivante : je veux bien faire la distinction entre le halal, pour lequel on sait qu’un tuteur est nécessaire, et le civil, à la mairie ou via le PACS. Elle dit que pour le PACS, il n’y a ni témoins ni personne d’autre requis. L’interlocutrice : Sur ce point, je suis d’accord avec elle. Mais pourquoi ne pas faire simplement la mairie ? Oustadha : Parce qu’à la mairie, il y a des témoins. Tu peux même prendre la voisine comme témoin, deux personnes dans la rue. L’interlocutrice : Oui, je comprends. Donc, une sœur veut faire le PACS pour avoir un tuteur pour le halal. Mais pourquoi dans ce cas-là, elle ne fait pas la mairie ? C’est ma vraie question. Oustadha : Exactement. Pourquoi vouloir faire un PACS alors qu’on peut faire la mairie ? À la mairie, tu peux choisir n’importe quel témoin, même la voisine ou un cousin non musulman. Par contre, pour le halal, il faut obligatoirement un musulman. C’est un peu compliqué, mais la dissolution du PACS est plus simple que le divorce civil. Peut-être pour des raisons personnelles, elle ne souhaite pas faire un mariage civil maintenant. Je ne sais pas si je me trompe, mais elle cherche à savoir si le PACS est autorisé. Le PACS, comme dit une sœur, est un Pacte Civil de Solidarité. C’est un contrat signé entre deux personnes, donnant certains droits et devoirs concernant les aides sociales, les biens, le logement, les impôts, mais il n’a pas d’effet sur les noms ou les liens avec les enfants. L’interlocutrice : Je voulais dire, sur le plan religieux, est-ce que ce PACS dont vous parlez nécessite des témoins ou un tuteur ? Oustadha : Le PACS ? L’interlocutrice : Oui. Oustadha : Non, il n’y a pas de tuteur pour le PACS. L’interlocutrice : Le PACS, il n’y a donc pas de tuteurs ? Oustadha : Non, pour le PACS, ils vont simplement à la mairie, ils signent les papiers, et c’est terminé. L’interlocutrice : Oui, c’est ce qu’elle expliquait. Oustadha : Le mari ? L’interlocutrice : Oui, mais ils ne sont pas encore mariés religieusement, donc ils n’en parlent pas. Oustadha : Oui, c’est ça. Le mari l’a mariée ? L’interlocutrice : Non, justement. Je veux juste comprendre ce qu’est exactement le PACS. Oustadha : En fait, cette sœur ne trouve pas de tuteur parce qu’elle n’a pas fait de mariage civil. Les tuteurs lui disent : « On ne te marie pas tant que tu n’as pas le mariage civil. » Elle, pour éviter le mariage civil, veut faire un PACS. Elle se demande donc si le PACS est autorisé religieusement. Mais ma question aussi est la suivante : est-ce que les imams, ou les personnes habilitées à être tuteur, accepteraient un PACS à la place du mariage civil ? En France, la majorité des imams refusent d’être tuteurs des sœurs converties si le mariage civil n’a pas été fait. Ils ne veulent pas être responsables d’un mariage religieux sans civil, de peur d’éventuels problèmes si le couple se sépare ou autre. D’ailleurs, les savants d’Algérie ont dit qu’il faut faire le mariage civil en même temps que le mariage religieux (le halal). L’interlocutrice : Peut-on dire qu’ils ont tort, dans un certain sens ? Je veux juste comprendre la procédure : est-ce que la mairie est la seule option ? Et que font-elles à la mairie ? Oustadha : À la mairie, elles vont signer un papier

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