Le maintien des liens de parenté 

Question : Mes parents sont d’origine kabyle, en Algérie. Mon père déteste les musulmans, les Arabes et surtout les femmes voilées. Il insulte l’islam et ma famille (oncles, tantes, cousins) célèbre les fêtes des non-musulmans, boit de l’alcool, etc. Ma mère et mes sœurs jeûnent mais ne prient pas, et mon frère se dit athée. Je priais en cachette, mais mon père m’a menacée de violence en le découvrant. Je ne pouvais ni porter le voile à l’école ni pratiquer librement. J’ai donc fini par me marier en cachette avec un imam salafi comme tuteur, car aucun membre de ma famille n’était apte à jouer ce rôle. Quand j’ai annoncé mon mariage, ils ont mal réagi, pensant que j’étais partie avec un homme de façon honteuse. Tous ont coupé les liens avec moi, sauf ma mère avec qui je parle encore au téléphone, alhamdoulillah. Cela fait presque deux ans, j’ai une fille, mais ils ne cherchent même pas à la connaître. Ma question : que puis-je faire pour garder les liens de parenté, alors que la majorité de ma famille m’a bloquée et me considère comme morte ? Réponse  Oustadha : Qu’Allah te facilite ma sœur. Qu’Il guide ta famille et tout le monde. Il faut préserver les liens familiaux. Même si ton père n’aime pas la religion, même s’il l’insulte — et insulter la religion, c’est franchement du koufr — ce n’est pas à dire qu’il l’a quitté, mais c’est du koufr. Malgré cela, tu dois essayer de garder un lien, surtout avec les parents. Il ne faut pas couper les liens. Si tu crains que, lorsque tu iras le voir, il te menace ou te fasse quelque chose, alors au moins, prends ton téléphone et appelle-le. L’interlocutrice : Il l’a bloquée. Oustadha : Eh bien, s’il l’a bloquée… Elle a dit : « Je l’appelle mais il ne me répond pas. » Dans ce cas, c’est bon. Tu as fait ta part. Si tu as peur d’aller lui rendre visite à cause de menaces, ou si tu crains qu’il te fasse du mal, alors tu n’as pas de péché, ma sœur. Parce que tu as fait toutes les causes nécessaires. Et même vis-à-vis de l’autre partie de la famille — oncles, tantes — ce sont des liens qu’on doit préserver. C’est une obligation. Si tu fais tout ce que tu peux, tu n’as pas de péché. Au contraire, tu seras récompensée. Il faut patienter. Dans tous les cas, qu’Allah guide ta famille et la protège. Ce que tu as fait n’est pas mal, c’est bien. Quant à l’autre femme, in shaa Allah, qu’Allah la guide aussi. Mais fais des dou’âs pour qu’Allah guide tes parents et ton frère surtout. L’interlocutrice : Elle a dit : je dois essayer de les appeler. Oustadha : Oui, elle doit essayer de les appeler. En fait, elle doit faire toutes les causes possibles. L’interlocutrice : Toutes les causes, oui… Jusqu’à ce qu’un jour ils répondent. L’interlocutrice : Je voulais revenir sur la question des liens de parenté. Est-ce qu’il y a… comment dire… une règle ? Par exemple, prenons le cas de moi et ma tante. Dans l’obligation de maintenir les liens de parenté, est-ce que c’est à la personne la plus jeune de faire les démarches, ou bien est-ce que la personne plus âgée est aussi concernée ? Je ne sais pas si tu me comprends. Ma tante, par exemple, a peut-être 60 ans. Est-ce que c’est à moi de l’appeler pour maintenir le lien, ou bien est-ce qu’elle aussi a ce devoir envers moi, même si je suis sa petite nièce ? Oustadha : Les deux sont concernés. Mais, par politesse, par gentillesse, par bon comportement, c’est mieux que la nièce appelle sa tante. Parce que nous, en tant que musulmans, on doit garder les liens, et on doit respecter les aînés. Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit qu’on respecte les plus âgés. Donc oui, c’est préférable que la plus jeune prenne l’initiative, c’est un bon comportement. L’interlocutrice : Par exemple, mon oncle qui a plus de 70 ans… ce n’est pas lui qui va… Oustadha : Voilà, même les grands-parents, pareil. Ce n’est pas par impolitesse, mais justement, c’est un bon comportement que ce soit la plus jeune personne qui appelle. Et en plus, tu y gagnes une récompense. Prendre ton téléphone deux minutes, même pas trois, tu es récompensée auprès d’Allah. L’interlocutrice : Donc, on peut dire que par respect pour l’aîné, c’est préférable que ce soit le plus jeune qui prenne des nouvelles. Mais l’aîné a quand même un devoir envers le lien familial, non ? Oustadha : Oui, bien sûr. Lui aussi a un devoir par rapport à ce lien, par rapport à l’attente.

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Les liens familiaux avec des non-musulmans

Question : J’espère que vous allez toutes bien. Merci, Oustadha, d’offrir à nouveau de votre temps pour répondre à nos questions. Qu’Allah vous préserve et vos récompenses. Voici ma question. Ma mère mécréante m’a eue avec mon père, puis ils ont tout de suite divorcé. Ensuite, elle s’est mise en couple avec un mécréant qui déteste l’Islam et a eu deux enfants avec lui. Mes deux demi-frères, qui sont aussi mécréants à l’heure actuelle. J’ai tenté de leur parler de l’Islam, mais… Ça ne les impacte pas et en ce moment, il y a certaines tensions entre nous. Il est même déjà arrivé qu’ils se raillent du Dîn. Dois-je les considérer comme mes frères alors que nous n’avons que notre mère en commun qui est mécréante ? Suis-je obligée de garder les liens avec eux si toutefois la situation venait à s’aggraver ? Je les aime et j’aimerais ne pas en arriver là, incha’Allah. Mais pour moi, c’est important de connaître leurs droits sur moi. Et je suis présente dans le chat si besoin de précision. Réponse  Oustadha : Oui, même si ce sont des mécréants, on a déjà expliqué qu’il faut garder les liens, même s’il s’agit de ton frère ou ta sœur. Il faut le faire dans le but de la da’wah (l’appel à l’Islam). Le Prophète صلى الله عليه وسلم a été interrogé par une compagne dont la mère était mécréante. Elle lui a demandé : « Est-ce que je dois garder les liens avec elle ? » Le Prophète صلى الله عليه وسلم a répondu : « Oui, garde les liens. » Donc, même si elle est mécréante, tu dois garder les liens dans l’objectif de l’appel à l’Islam, et cela avec un bon comportement. C’est très important, car un bon comportement islamique fait partie des grandes causes par lesquelles les non-musulmans peuvent être guidés vers l’Islam. La majorité des mécréants à l’époque des premiers musulmans se sont convertis non pas par les guerres, mais par le comportement exemplaire des musulmans, que ce soit dans le commerce ou dans la parole. Ce sont les valeurs islamiques vécues qui ont été la cause des conversions. Alors toi aussi, tu dois garder des liens avec tes demi-frères et ta mère, avec de belles manières. Tu apprends la science, tu te formes, et ensuite tu fais la da’wah. En parallèle, tu invoques Allah pour qu’Il les guide vers l’Islam. C’est une grande cause. D’ailleurs, il y a un compagnon qui avait aussi des parents et des cousins mécréants, et malgré cela, il gardait les liens avec eux. Il y a donc des preuves claires qu’il faut maintenir les relations, surtout avec les parents, même s’ils ne sont pas musulmans. Car ce sont les parents qui sont la cause de notre existence. Donc tu gardes le lien avec patience et un bon comportement, tu fais du bien même s’ils te font du mal, et tu continues à invoquer Allah pour leur guidée. L’interlocutrice : De toute façon, demi-frères, c’est comme des frères. Oustadha : Ça ne changera rien. Ce sont des frères. Ça ne changera rien.     Et même s’ils se moquent de la religion, tu patientes.Tu ne vas pas rigoler avec eux, tu défends l’Islam quand même. Mais malgré tout, tu patientes. C’est ton bon comportement dans l’Islam qui va, in shaa Allah, les changer. Le bon comportement, c’est la base après l’invocation d’Allah عز وجل. Qu’Allah te facilite, ma sœur, et guide tout le monde à l’Islam. L’interlocutrice : Amîn, amîn.

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La gestion du temps et apprentissage religieux pour une mère au foyer

Question : Assalamu alaykum wa rahmatullah. Qu’Allah vous accorde le succès. Ma question est, je suis une épouse et mère de cinq enfants qui sont des adolescents et des jeunes adultes. J’ai également des petits-enfants. Une de deux ans, pardon. Je souhaite être plus épanouie dans ma vie et dans ma religion. J’ai le temps, alhamdoulilah, maintenant, vu que mes enfants sont grands. Mais je n’arrive pas à consacrer du temps dans l’apprentissage de la religion. J’ai beaucoup de volonté, mais je n’arrive pas à me donner le temps, sachant que depuis ma première grossesse, j’ai fait une dépression post-partum et depuis deux dépressions. Je n’ai plus le goût de faire quoi que ce soit et je suis constamment fatiguée. Comment puis-je faire pour que ma maison soit un lieu de tranquillité pour ma famille et moi et faire disparaître ces soucis et cette tristesse ? Comment puis-je renforcer ma relation avec le Dîn et le Coran pour que je puisse trouver le temps pour mon apprentissage ? Je suis triste à l’idée de ne pas pouvoir trouver le temps à cela. Pouvez-vous me conseiller et m’aider ? Réponse  Oustadha : La première des choses, c’est d’invoquer Allah. Faire beaucoup de du’â, parce que franchement, c’est la base pour apprendre la science . d’abord : faire la niyya (l’intention). Si on veut, on peut . Et surtout, avec l’aide d’Allah . Parce qu’Allah, quand Il voit qu’une femme — ou quelqu’un — veut faire le bien, Il va l’aider. Comment est-ce qu’Il l’aide ? Par exemple, vous, ma sœur, votre question aujourd’hui, c’est déjà une aide d’Allah . Le fait que vous soyez avec nous, ça montre que vous avez une bonne niyya, que vous voulez faire des choses. Et nous, on est là pour vous aider. C’est pour ça que je dis : la bonne niyya, déjà, c’est une bonne action . Ensuite, il faut faire beaucoup de du’â. Parce que le du’â, c’est la base de tout . Troisièmement : organiser notre temps. Quatrièmement : avoir une forte volonté . Et puis, il ya aussi l’entourage . Tu vois une sœur qui est diligente, motivée — elle peut t’aider. Vous vous dites : « On va faire une heure ensemble », « Chaque semaine, on choisit une journée pour apprendre la science. » Si toi, tu n’as pas assez de volonté, cherche l’aide d’une sœur sérieuse , qui, mâ shâ Allah, t’encourage. Elle peut t’appeler : « Allô, aujourd’hui, il faut assister. » Et là, tu délaisses tout , comme si c’était une urgence. Tu fais passer le dars avant tout. C’est comme ça qu’on avance. Et cinquièmement, il faut avoir une mu’allimah ou une shaykha . Participer à des assises régulièrement, et donner à ces moments une vraie priorité . Laisser certaines responsabilités pour Allah . Et avec toutes ces étapes-là, avec ces conseils, tu vas y arriver, in shâ Allah. Ne dis pas : « j’ai des soucis », « j’ai ci, j’ai ça… » Nous sommes des femmes, on a beaucoup de responsabilités, c’est vrai. Mais il faut se dire : « Aujourd’hui, j’ai un dars. »       Pour Allah, on délaisse tout. Et, subhanallah, si tu fais ça pour Allah… Apprendre la science, surtout, je précise, la science, la première des choses c’est le Tawhîd. Parce que quand tu apprends le Tawhîd, tu as beaucoup de foi. Tu es plus proche d’Allah. Et tu sais que quand tu as beaucoup de foi et que tu es très proche, tu délaisses tout pour Allah. Comme l’a dit le Nabi (le Prophète), si tu délaisses quelque chose pour Allah, Allah va te donner mieux en retour. Tes enfants sont grands, ce sont des jeunes. C’est-à-dire que tu as beaucoup de temps libre. Ce n’est plus comme quand ils étaient petits et qu’ils demandaient beaucoup d’attention et de responsabilités. Alors maintenant, alhamdoulillah, il faut invoquer pour qu’Allah te donne de la volonté. Choisis une sœur qui t’aide, bi’idhnillah ta’ala (avec la permission d’Allah), et tu verras les résultats. Laisse de côté les soucis et les pensées qui te font croire que tu ne peux pas y arriver. Qu’Allah te facilite, ma sœur, toutes les choses. Qu’Allah te facilite. L’interlocutrice : En fait, il ne faut pas se trouver des excuses tout le temps. Des fois, il faut se dire : « J’ai cours, même s’il y a ça, il y a ça, on verra après. » Qu’Allah facilite notre sœur. On va passer aux questions du PDF, c’était une petite parenthèse.

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La relation conflictuelle avec un enfant pubère 

Question : Assalamu alaykum wa rahmatullahi wa barakatuh, Je vis une épreuve avec mon fils de 17 ans. Mon mari et moi avons toujours essayé de lui donner une éducation religieuse stricte, en limitant l’usage du téléphone et des réseaux. Malgré cela, il a des comptes cachés, parle avec des filles, et refuse nos règles. Il devient insultant, part de la maison, nous parle avec arrogance, même devant d’autres. Ma question est : À 17 ans, doit-on encore le traiter comme un enfant soumis aux règles strictes de la maison, ou comme un jeune adulte avec une autre approche ? Et comment réagir face à cette rébellion constante, sans trahir nos principes religieux ? BarakAllahu fikum pour vos conseils. Réponse  Oustadha : Que Dieu préserve tous les enfants et les musulmans. Franchement, cette génération, comme l’a dit la sœur, est très dure. C’est pour cela que je vais rédiger cette question avec une réponse et un conseil pour toutes les mamans. Premièrement, ce n’est plus un enfant, c’est un adulte. Dès qu’elle est pubère, c’est un adulte, je la considère comme telle. Première chose, parfois, les parents sont très sévères dans l’éducation. Ce que beaucoup de parents font envers leurs enfants — je ne dis pas tous, mais généralement — c’est qu’ils présentent la religion comme une suite d’obligations : « Fais ceci », « Ne fais pas cela », comme si c’était une prison. Le Prophète, sallallahu alayhi wa sallam, est resté à La Mecque plus de dix ans, treize ans même, à enseigner aux compagnons les attributs du Nom d’Allah, Azza wa Jall, afin qu’ils aiment Allah. Ils ont appris à L’aimer. Je te donne un exemple : moi, avec un professeur et un élève, même si l’élève est têtu, s’il aime son professeur, il obéit facilement, sans que le professeur ait besoin de le punir ou de s’énerver. Même si le professeur est strict, l’élève accepte parce qu’il aime. Mais comment peut-on aimer ? Avec la douceur, franchement. La première chose, c’est la douceur. Allah a dit que si tu n’avais pas la douceur, tu aurais nui à toi-même. C’est-à-dire qu’avec douceur, une personne parmi les compagnons ou n’importe qui peut se convertir à cette religion, grâce à la douceur du Prophète sallallahu alayhi wa sallam, à son bon comportement. C’est pourquoi je dis toujours que la bonne nasîha, c’est avant tout le bon comportement des parents envers leurs enfants. Et je répète toujours le hadith du Prophète sallallahu alayhi wa sallam concernant ce jeune homme qui voulait commettre la fornication, un grand péché. Mais le Prophète ne fut pas dur avec lui. Il lui dit : « Approche-toi. » Il posa la main d’Ali dans la poitrine du jeune homme et lui demanda : « Est-ce que tu voudrais cela pour ta mère ? » Le jeune homme répondit non, plusieurs fois. Puis le Prophète lui fit un geste, montrant la pureté du corps. Interlocutrice : Oui, oui. C’est-à-dire qu’Allah lui pardonne, qu’il y ait la pureté du cœur. Oustadha : Exactement, qu’Allah lui accorde une épouse pieuse. Moi, en entendant ce hadith, j’ai ressenti de la détestation pour ce péché, mais en même temps, j’ai admiré la douceur du Prophète sallallahu alayhi wa sallam, sa manière d’aborder ce jeune homme. On a besoin de se rapprocher de nos enfants. Parfois, il n’y a pas une bonne relation avec eux. C’est toujours « Tu ne fais pas ça, fais ça », comme si c’était une prison. Interlocutrice : Oui, il n’y a pas de communication, pas d’échange. Oustadha : C’est pour ça que je dis, il y a beaucoup de familles — et je m’excuse — à cause d’elles, nos filles ou nos enfants sont partis faire des choses qui ne sont pas bien. Je donne un exemple pour une jeune fille. Parfois, elle n’ose pas parler à sa mère. Elle a peur de lui dire quelque chose, surtout si elle a fait une bêtise. Alors, elle n’ose pas avouer. Et c’est là qu’elle trouve un jeune homme qui lui dira de belles paroles, et elle partira avec lui. Mais si elle avait une mère qui lui disait : « Ne t’inquiète pas, toi aussi tu as fait des erreurs, dis-moi, ce n’est pas grave, on a tous fait des bêtises. » Elle pourrait venir vers elle.    Elle a dit que sa propre mère les a élevés ainsi, subhanallah. Elles n’ont rien fait de haram, parce qu’il y avait une vraie relation avec leur mère. Même quand elle faisait des bêtises, sa mère lui disait : « Ma petite fille, viens, il n’y a rien de grave. » C’est dur, ça. Interlocutrice : Oui, subhanallah. Cette sœur est algérienne. Chez eux, c’est très bien. Elle a dit, subhanallah, pourtant sa mère était très bien, il y avait une vraie relation. Mais il y a un déficit…un manque dans la relation entre les enfants et les parents. Oustadha : Oui, un manque. Il faut savoir ce qu’est vraiment la salat. Ce n’est pas une punition. Parce que les jeunes filles et les jeunes hommes voient souvent la salat comme une punition. « La salat, c’est quatre fois, quatre unités, c’est beaucoup, non ? » Moi, si je prends la salat, généralement, ils ne vont pas détester ça, franchement. Les compagnons aimaient la salat. Certains ont même préféré se couper un membre pendant la salat plutôt que de l’interrompre, parce qu’ils prenaient beaucoup de temps. C’est pour ça qu’on a un déficit dans le tawhid, dans la croyance. Nous n’avons pas une science bien approfondie. La relation avec les enfants n’est pas bonne. C’est pour cela qu’on a besoin d’apprendre comment gérer nos enfants, comment avoir un bon comportement envers eux, comment corriger leurs erreurs de façon constructive. Franchement, je ne sais pas. Ça, c’est la première chose. La deuxième chose, c’est l’invocation auprès de l’Azza wa Jall. Pour invoquer l’Azza wa Jall, il faut beaucoup de patience. Je termine cette question, cette réponse. Il y avait

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La gestion des liens de parenté pour une convertie 

Question : Je suis convertie et je ne participe plus au repas de famille, mariage, etc. Car il y a des interdits, musique, alcool, mixité. J’ai bien expliqué les raisons, mais mes parents, c’est dur pour eux. Ils pensent que je coupe les liens de parenté, etc. Comment leur faire comprendre ? Réponse Oustadha : Comment leur faire comprendre ? Toujours on a ces problèmes au début de la conversion, mais toujours on doit avoir toujours un comportement c’est très essentiel avec notre famille, surtout les parents qui sont très proches. Si quelqu’un si le garçon ou la fille a un bon comportement avec les parents, on peut faire un rappel ou qu’on veut un comportement aux parents, que je n’assiste pas à ces assises ou ces mariages parce qu’il y a des péchés. Ce n’est pas que je ne garde pas mes liens. Je dis toujours, vous êtes mes parents, c’est ma famille, je l’aime beaucoup, mais je ne peux pas fâcher Allah pour faire du péché. C’est ça. Je ne reste pas avec vous parce que ce n’est pas que je ne vous aime pas, mais parce que Allah nous a interdit ça. Toujours faire des petits rappels que j’aime ma famille, j’aime mes parents, mais dans le cas, comme on dit, on n’obéit pas aux gens pour désobéir àAllah. Il faut toujours expliquer les choses quand tu fais ça. Tu ne restes pas avec les autres, mais tu dis pourquoi. Je vous aime et j’aime ma famille, mais je m’éloigne parce qu’il y a des péchés. S’il n’y a pas de péchés, je suis la première. Je suis comme ça. Même si c’était ta sœur, comme les prophètes, comme les compagnons du Nabi Sallallahu Alaihi Wasallam, ils ne désobéissent pas à Azawajal. Ils détestaient leurs parents parce que c’était des mécréants. Mais en même temps, ils en faisaient les causes pour permettre à leurs parents d’être convertis. C’est toujours ça. On fait des rappels aux parents qu’on fait ça pour Allah Azza wa Jall. On ne doit pas désobéir à Allah Azza wa Jall. Et toujours, tu invoques Allah Azza wa Jall pour la guider de tes parents et ta famille. Qu’Allah facilite à toutes les sœurs qui sont dans le même cas. C’est vrai que c’est beaucoup, surtout là avec la période des fêtes, ce n’est pas évident.

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Les Relations avec les membres de la famille innovateurs 

Question : On ne doit pas fréquenter les innovateurs ni s’asseoir avec eux. J’aimerais savoir quel comportement adopter quand ce sont des membres de la famille, et si s’éloigner des oncles et tantes, etc. est un péché, sachant qu’ils sont nocifs pour ma religion. Certains prient, d’autres non, mais ils sont pleins d’innovation et certains font même du shirk et de la sorcellerie. Quand on essaie de leur faire le rappel, ils ne le prennent pas au sérieux, soit en rient ou alors disent que les anciens faisaient telle ou telle chose.  Si je fais le choix de ne plus avoir de contact avec eux, mais d’avoir un bon comportement quand je suis amenée à les voir, est-ce que je suis dans le péché ? Réponse  Oustadha : Pour cette question, ma sœur, pour les innovateurs, les grands savants, ils ont dit qu’il ne faut pas s’asseoir avec eux, il faut couper les liens avec eux. Mais comme c’est des cousins, tu ne délaisses pas ces cousins, tu fais des… des rappels, tu fais des do’as pour eux, mais il ne faut pas rester avec eux. Juste qu’ils vont en rapporter, rappeler aux autres. Les grands savants comme Sheikh Fawzan et les autres, ils ont dit, les innovateurs, il faut les délaisser. Oui, on fait des rappels, on donne des conseils, on essaie toujours, mais on ne reste pas avec eux.    C’est très dangereux pour nous. Mais comme tu as dit, ma sœur, c’est légiféré pour toi, pour les visiter, faire des rappels, mais on lui laisse juste un point de surprise, qu’Allah te facilite, et qu’Allah nous facilite tous pour avoir le bon comportement du Prophète. L’interlocutrice : Afwan Al-Khawati. Afwan Al-Khawati va reprendre pour vous raconter la petite histoire. Normalement, on fait cours dans la mosquée. Et depuis tout à l’heure, la mosquée est fermée et on est dans la voiture. Et du coup, la mosquée vient d’ouvrir. Donc, laissez-nous juste deux minutes, le temps de s’installer dans la mosquée et on vous reprend. Et vraiment désolée, normalement, ça ne se passe pas, ça se passe mieux, mais… Assalamu alaikum wa rahmatullahi wa barakatuh. Enfin, on s’excuse vraiment pour toutes ces péripéties. Donc, pour les nouvelles arrivantes, alhamdulillah. Donc, on va pouvoir avancer, par rapport au fait d’avoir dans sa famille des innovateurs, comment se comporter avec eux ? Quand c’est la famille très proche, les parents, les frères et sœurs, comment agir avec eux ? Oustadha : Comme on disait, ils ont dit les grands savants, quand dans la da’wa, tu peux dire les biens, avoir un bon comportement dans la da’wa.    Tu donnes de l’argent, du sadaqa pour faire la da’wa, des cadeaux, ça pour faire la da’wa, pour avoir le… pour les guider dans le bon chemin du Prophète sallallahu alayhi wa sallam, de la sunna, c’est-à-dire dans le da’wa sur terre, tu peux donner des cadeaux, faire des sadaqas, faire beaucoup de choses pour eux, pour les faire aimer la sunna, aimer toute chose qui est de la sunna, ça c’est avoir le bon comportement, mais quand même dans ton cœur, tu n’es pas contente de toutes les choses qu’ils font. Juste qu’ils vont attirer la colère d’Azawajal.     Mais tu fais les causes, et parmi les causes, on a dit le bon comportement, faire des cadeaux, faire du sadaqa, des invocations, avoir un bon comportement avec eux. Si tu as de la science, ma sœur, il faut beaucoup avoir de la science pour lire tous les hadiths qui concernent les innovateurs. Et pour dire c’est interdit, ce n’est pas bien, ce n’est pas le chemin du Prophète, tout ce qui concerne le bon chemin du Prophète, tu essaies de bien expliquer ça, surtout aux parents. Allah a dit que même si nos parents sont des mécréants, des kouffars, il faut avoir un bon comportement envers ses parents. Dans la dunya, tu fais tout pour tes parents, pour tes cousins, je crois que c’est la bonne cause que Allah Azawajal nous guide sur le chemin du Prophète. L’interlocutrice : Comme quand tu dis les cousins, c’est la famille… Pour toi, les cousins, c’est la famille en dehors des parents et des frères et sœurs. Les tontons, les oncles, les neveux, les nièces, qui nous sont légiférés. C’est vrai qu’en langue française, le cousin, c’est vraiment le fils de ta tante, par exemple. Non, non, non. C’est les oncles, les tantes. Tu parles du cercle familial un peu plus élargi. Oustadha : Oui. Ils sont mahram pour nous. L’interlocutrice : Tu veux dire ? D’accord. Mais c’est pas pour les autres. Oui, oui, mahram. Les nièces, les neveux, tout ça. Les tantes, les oncles, tout ça. Le mari aussi ? Oustadha : Oui, le mari. Le mari, il faut aussi avoir un bon comportement. Un mari qui tombe dans l’innovation, qui change, par exemple. Peut-être qu’il n’a pas de connaissance. Il n’a pas de la science. Il faut patienter. Parce qu’il y a des gens qui sont innovateurs. Soit ils l’ont fait par ignorance, soit ils savent que ce n’est pas bien. On a deux cas. Quelqu’un qui fait ça par ignorance, ce n’est pas pareil. Quelqu’un qui sait que c’est interdit, on ne va pas avoir des relations pareilles. Le premier, on essaie d’avoir de la science, de… de lui montrer le bien et ce qui n’est pas bien. Et l’autre, on lui donne des conseils, on le conseille. S’il ne se repent pas, dans ce cas, on relâche les liens, on ne sera pas touché avec. Juste qu’il se repent, on va dire. Ce n’est pas pareil. Ce n’est pas pareil dans la relation avec quelqu’un. Par ignorance, l’autre fait ça. L’interlocutrice : Oui, oui, c’est pas celui qui est ignorant, peut-être, sans lui expliquer qu’il va… Il va se repentir. D’accord.

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Les sorties de la femme avec ses enfants au parc

Question : Quelle est le jugement de la femme qui sort quotidiennement ou de nombreux jours de la semaine afin d’emmener ses enfants s’amuser au parc, faire du vélo ou autre ? Ces sorties sont-elles autorisées et considérées comme futiles pour la femme ? Sachant que les enfants ont un grand besoin de dépasser leur énergie, mais contraignent la mère à sortir dehors de façon régulière. Si ces sorties sont autorisées, sous quelles conditions ? Réponse  Oustadha : En fait, la femme doit en général rester à la maison, c’est sa place naturelle. Elle est préservée à la maison, c’est comme ça qu’Allah l’a créée, surtout pour être maman. L’interlocutrice : Oui, elle doit rester à la maison pour être protégée. Oustadha : Exactement, ce n’est pas comme l’homme dont le rôle est à l’extérieur. La femme, elle est préservée à la maison. Cela dit, il y a des cas où elle doit sortir, mais ce n’est pas pour sortir constamment. Par exemple, pour les enfants, il est bien de faire sortir un peu, pour qu’ils se changent les idées, jouent, se détendent. On peut dire deux ou trois fois par semaine selon les besoins.   Certaines familles ont des enfants qui doivent sortir plus souvent, peut-être parce qu’ils sont malades ou ont besoin d’air frais, donc on s’adapte à la situation. D’autres enfants peuvent se contenter d’une sortie par semaine. L’interlocutrice : Donc c’est selon le besoin. Oustadha : Oui, selon le besoin. Si les enfants ont besoin de sortir plus souvent, il faut les faire sortir. C’est une nécessité. Pareil pour la femme qui travaille, elle doit sortir quotidiennement, c’est inévitable. Bien sûr, en respectant le hijab légiféré. Mais pour les enfants en bonne santé, une ou deux sorties par semaine suffisent généralement. Ça leur fait du bien, ça leur donne de l’énergie. Si tes enfants ont besoin de sortir plus, alors c’est permis, ma sœur, chaque situation est différente. Interlocutrice : Quelles sont les conditions pour qu’une sortie soit légiférée ? Oustadha : Bien sûr, ce n’est pas pour sortir tout le temps. Il faut porter le jilbab légiféré, le hijab conforme à la charia. Éviter les endroits où il y a beaucoup d’attractions, de mixité homme-femme, les lieux avec musique ou distractions non autorisées. Toujours garder le regard baissé, rester loin de la mixité et des péchés. C’est très important, surtout pour les sœurs qui sont dans la religion, qu’elles soient converties ou pas. Interlocutrice : Sinon, est-ce que ça pose problème si c’est le père qui sort les enfants ? Oustadha : Non, au contraire, moi je préfère que ce soit le père qui s’en occupe. Interlocutrice : Quand c’est possible, bien sûr. Oustadha : Oui, quand c’est possible, c’est mieux que le père fasse cela. Mais si le père n’est pas là, s’il a divorcé, s’il est décédé ou malade, alors la femme peut prendre ce rôle. Mais quand le père peut le faire, c’est mieux que la femme reste à la maison. Par contre, elle peut sortir une ou deux fois par semaine si nécessaire. Interlocutrice : Donc, c’est ça : pour sortir, elle doit porter le jilbab ou le voile légiféré, éviter les endroits mixtes, la musique, les péchés. Une sœur parlait des centres commerciaux, mais clairement, il y a musique, mixité, et tout cela regroupe des péchés. Oustadha : Oui, on a dit que si le père peut s’occuper des sorties, c’est mieux. Sinon, c’est la mère, mais toujours en respectant ces conditions, surtout pour une sœur. Interlocutrice : Oui, le père quand il est disponible, quand il est là. Oustadha : C’est une obligation, ce n’est pas comme pour un père. Il faut préserver la femme, surtout qu’il y a les enfants. Interlocutrice : Elle parlait des sorties de la femme seule. Mais quand on sort en famille, avec le mari, est-ce que c’est pareil ? Est-ce que la femme doit rester le plus possible à la maison, ou est-ce que, puisque son mari est toujours avec elle, ils peuvent sortir tous les jours ? Oustadha : Ça dépend vraiment de toi. Mais je conseille que la femme reste à la maison, c’est mieux. La maison, c’est vraiment le royaume de la femme. Les savants expliquent que lorsqu’ils parlent du verset, la femme doit en général rester à la maison, c’est préférable. Bien sûr, il y a des exceptions — en cas de besoin, de maladie, ou pour changer un peu d’air — ce n’est pas interdit, mais ce n’est pas non plus à faire tous les jours. Ils disent que la femme qui reste à la maison est très proche d’Allah, elle est apaisée, elle n’est pas perturbée ni stressée, car c’est son véritable royaume, sa maison sainte. Franchement, je compare la femme musulmane à une reine, et son mari est à son service. Bien sûr, s’il y a des cas où elle doit aider son mari, dans des conditions légiférées, alors elle le fait. Interlocutrice : Il ne faut jamais oublier qu’autour de cela, il y a toujours des conditions. Oustadha : Oui, toujours des conditions. Ce n’est pas une fête permanente. Interlocutrice : D’accord.

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