L’invocation contre quelqu’un

Question : Assalamu alaykum, suite à une altercation avec des personnes se disant musulmanes, j’ai des problèmes avec la police et la justice. Ces gens ont menti, m’ont insulté et menacé, mais c’est moi qui en subis les conséquences. J’invoque contre eux en disant qu’Allah les châtie, qu’Il leur donne ce qu’ils méritent, etc. Il m’arrive aussi de dire qu’Allah leur inflige une maladie. Est-ce considéré comme une malédiction ? Pourriez-vous me donner un exemple clair d’invocation qui relèverait de la malédiction, afin que je sache ce qu’il faut éviter ? Je connais les mises en garde de certains savants, comme Shaykh Rabi’, sur ce sujet. Réponse  Oustadha : Oui, l’invocation avec l’intention de nuire, c’est interdit dans notre religion. Le Prophète ﷺ a dit dans un hadith : « La ta’dou », c’est-à-dire : n’invoquez pas pour un péché. Donc, invoquer contre quelqu’un en demandant un mal, comme ce que vous avez mentionné dans la question, c’est un péché. Interlocutrice : Même si on est malheureux ? Même si on a souffert ? Par exemple, si on a été opprimé ? Oustadha : Même si je suis opprimée. Tous les prophètes, quand ils étaient éprouvés, ils disaient seulement : Hasbuna Allah — Allah me suffit. Je ne peux pas dire plus que ça. Il est interdit de dire : Qu’Allah lui donne un châtiment, Qu’Allah lui envoie une maladie, Qu’il ait un cancer… non. Faire ce genre d’invocations, c’est un grand péché. Et souvent, ces paroles dépassent la simple douleur : elles deviennent un mal plus grand que ce qu’on a subi. Il y a aussi des invocations liées aux djinns, au wasswas (les mauvaises pensées), ou encore des invocations pour provoquer la rupture des liens entre les gens : tout cela est interdit. Ce qu’il faut faire, c’est invoquer Allah avec justice. Quand on subit une injustice, on dit simplement : Hasbi Allah ou Hasbun Allah. C’est suffisant. Interlocutrice : C’est valable aussi bien envers les musulmans qu’envers les non-musulmans ? Oustadha : Oui. Même un mécréant, je ne vais pas dire : Qu’Allah lui donne une maladie. Non. Surtout envers les musulmans ! Il faut toujours demander pardon à Allah et se repentir. Et si tu veux vraiment invoquer, dis simplement : Hasbiy Allah — Allah me suffit. C’est ce que tous les prophètes ont fait. Interlocutrice : Il ne faut pas être plus injuste que les injustes, en fait. Même si quelqu’un m’a fait du tort, je ne dois pas devenir injuste envers lui. Oustadha : Il faut avoir un bon comportement. D’abord, prends exemple sur le Prophète Muhammad ﷺ. Ensuite, un autre exemple : Cheikh al-Islam Ibn Taymiyyah رحمه الله. Parce que peut-être quelqu’un dira : « Moi, je ne peux pas avoir le comportement d’un Prophète. » D’accord, mais tu peux t’en inspirer, car beaucoup de savants ont suivi cet exemple et l’ont appliqué. Je vais te donner un premier exemple. Le Prophète ﷺ a été frappé, insulté, traité de fou, ils ont dit beaucoup de choses mauvaises sur lui. Et pourtant, quand il a conquis la Mecque (Fath Makkah), les gens avaient peur. Ils se demandaient : « Qu’est-ce qu’il va faire avec nous ? » Il leur a posé une question : « Qu’est-ce que vous pensez que je vais faire avec vous ? » Imagine, quelqu’un qui t’a fait du mal, qui t’a frappé, qui t’a insulté, qui t’a fait sortir de ton propre pays, et maintenant tu as le pouvoir sur lui. Mais lui ﷺ, il leur a dit : « Vous partez. Je vous pardonne. » C’est ça l’intelligence. Il a été plus intelligent que ceux qui lui ont fait du mal. L’interlocutrice : Oui, parce que quand tu pardonnes… Oustadha : C’est ça, c’est de l’intelligence. Franchement, tu es récompensé par Allah. Et en plus, c’est un excellent comportement. Je te donne un autre exemple : Cheikh al-Islam Ibn Taymiyyah رحمه الله. Il y avait quelqu’un qui lui a fait beaucoup de mal. C’est à cause de cette personne qu’il a été mis en prison. Quand cette personne est morte, l’un des élèves de Cheikh Ibn Taymiyyah a dit : « Alhamdulillah, il est mort, celui-là. C’est lui qui t’a causé tant de mal. » Et Cheikh Ibn Taymiyyah lui a répondu : « Pourquoi tu dis ça ? » Il a dit : « Il est mort, rahimahuLlah. » Puis il a demandé : « Est-ce qu’il a une famille ? » Pourtant, cet homme-là, c’est lui qui lui avait causé du tort. C’est à cause de cet homme qu’il avait été mis en prison. Il avait souffert à cause de lui. Mais il a demandé : « Est-ce qu’il a une famille ? » On lui a répondu : « Oui. » Il a dit : « Est-ce qu’il a des enfants ? » On lui a répondu : « Oui. » Il a dit : « Quand je sortirai de prison, c’est moi qui serai leur père. Je vais m’occuper de cette famille. » Pourtant, c’est leur père qui lui avait fait du mal. Franchement, ma sœur, ne t’inquiète pas. Si tu n’arrives pas à pardonner, alors dis : HasbiyAllah (Allah me suffit). Allah va te sortir de tous les problèmes. Mais si tu restes dans la rancune, ce n’est pas bon pour toi, et ce n’est pas bon non plus pour les autres. L’interlocutrice : En fait, dans les histoires que tu as racontées, ce que j’en retiens, c’est que finalement, celui qui a été opprimé, il en tire… un bénéfice, en fait. Oustadha : Oui, toujours. L’interlocutrice : C’est comme si… Oustadha : Un bénéfice. Un grand bénéfice. Si tu es éprouvée, et que tu patientes, c’est un bénéfice pour toi – ici-bas et dans l’au-delà. Qu’Allah te facilite, ma sœur

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L’annulation du jeûne par l’intention 

Question : Pendant ce mois de Ramadan, dans la journée, j’ai cru avoir mes menstrues. J’avais regardé vite fait et j’avais cru voir des pertes colorées sur mon protège-slip. Donc, je me suis dit que j’allais boire et après, j’ai voulu vérifier aux toilettes et il s’est avéré que je n’avais pas mes règles. Est-ce que je dois rattraper cette journée en sachant que j’ai mis l’intention de boire car je ne pensais pas avoir mes menstrues alors que ce n’était pas le cas ? En sachant qu’elle n’a pas bu. Réponse Oustadha : Elle n’a pas bu ? Interlocutrice : Non, elle n’a pas bu. Elle n’a pas rompu le jeûne. Elle a juste eu l’intention de le rompre parce qu’elle s’est dit : « C’est bon, j’ai mes règles », donc elle voulait… Oustadha : Mais elle ne l’a pas rompu finalement ? Interlocutrice : Non. Dans sa tête, elle avait cette intention, on va dire ça comme ça. Mais physiquement, elle n’a rien pris. Oustadha : Donc elle a bien jeûné ? Interlocutrice : Oui. Oustadha : Dans ce cas, elle n’a rien à refaire. Quand on n’a rien bu, on ne refait rien.    Mais on va mentionner un autre cas de figure : dans le vôtre, comme c’était un doute, vous ne refaites pas. Par contre, si quelqu’un était sûr que c’était ses règles, puis découvre que ce n’était pas ça mais entre-temps a mangé ou bu, là elle doit refaire le jeûne. Mais dans le cas de votre sœur, elle n’a rien à refaire. Interlocutrice : Oui, parce qu’elle a eu un doute, donc elle est allée vérifier, et elle a vu que ce n’était pas ses règles. Du coup, elle n’a pas rompu le jeûne. Oustadha : Mais quelqu’un qui doute que ce sont ses règles et qui mange ou boit malgré ce doute, doit refaire le jeûne. Interlocutrice : C’est une sœur qui a posé cette question, et c’est vrai que moi aussi je me la suis posée : Est-ce que le simple fait d’avoir l’intention de rompre le jeûne, sans le faire réellement, annule le jeûne ? Est-ce que juste le fait de se dire dans sa tête : « Je romps le jeûne », alors qu’en réalité on ne prend rien — parce qu’on croyait avoir ses règles — est-ce que cela annule quand même ? Oustadha : Oui, tu veux dire que dans son cas, elle avait déjà l’intention. Elle voulait rompre son jeûne, parce qu’elle pensait que c’était ses règles. Interlocutrice : Voilà, c’est ça. Tu veux dire que son intention était liée au fait qu’elle pensait que c’était ses règles. Mais si, par exemple, moi je sais que je n’ai plus mes règles, et que je me dis dans ma tête : « Je n’ai plus envie de jeûner, je vais rompre le jeûne »… Oustadha : Là, ce n’est plus pareil, ma chère. Interlocutrice : Dans ce cas, le jeûne est rompu ? Oustadha : Oui. Parce que là, il n’y a pas de cause légiférée. Dans son cas à elle, il y avait une cause : elle avait un doute légitime. Mais s’il y a juste l’intention de rompre sans cause, même sans manger, c’est une autre affaire. Celui qui se lève à 14h ou 15h, se dit « c’est bon, j’en peux plus », et se dirige vers la cuisine en se disant « je vais le rompre », eh bien là, c’est rompu. Interlocutrice : Oui, là c’est clair. Oustadha : Mais dans le cas de la sœur, ce n’est pas la même chose. Elle est restée calme, elle avait un doute légitime. Ce doute était lié à une cause religieusement valable. Interlocutrice : Oui, c’est pour ça qu’elle voulait rompre le jeûne. Oustadha : Voilà, elle se disait : « Si c’est mes règles, je romps ». Mais comme ça ne l’était pas, elle n’a rien fait. Interlocutrice : Oui, c’est subtil. Ce n’est pas une niyyyah (intention) de rupture directe sans raison.

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L’ajout de cheveux en laine

Question : Ma question porte sur le rajout des cheveux mais en laine. J’ai entendu qu’il y avait divergence à ce sujet. J’ai peur de faire rentrer la fitna dans mon cas car je fais des recherches sur des sites tels que la science légiférée. Ceci est interdit, mais il y a un livre, je crois, qui s’appelle Conseil aux femmes musulmanes de la fille de Shir Moukbile et celui-ci l’a permis. Alors moi, je ne sais pas du tout c’est quoi des cheveux en laine. Il y avait une photo où on voyait une sœur. C’est tout autour des cheveux, c’est de la laine. Ça veut dire que tu prends une mèche de cheveux et tu l’entoures avec de la laine ? Réponse  Oustadha : Oui, comme une tresse. Interlocutrice : C’est pour décorer ? Oustadha : Oui… mais non. En fait, est-ce que ça, c’est comme la perruque ? Je t’explique : tu fais une tresse, d’accord ? Et tu ajoutes de la laine en dessous. Par exemple, quand on attache une mèche (ou ce qu’on appelle « l’os »), on dit qu’on va l’attacher avec de la laine. Mais ça, ce n’est pas permis. J’ai vu d’autres méthodes, mais je ne peux pas te répondre clairement maintenant. Ce que je sais, c’est que si tu rajoutes de la laine jusqu’aux cheveux, ce n’est pas permis. Par contre, si tu mets de la laine dans tous les cheveux (c’est-à-dire que tous les cheveux sont enveloppés dans la laine, pas juste à la racine), ça peut aller… Interlocutrice : Tu veux dire… comme les chouchous ? Quand on prend les cheveux et qu’on entoure avec ? Oustadha : Moi, je trouve que ça ressemble à des cheveux. Interlocutrice : Oui, c’est vrai. Oustadha : Donc ce n’est pas permis. Interlocutrice : Oui, c’est comme des extensions. Oustadha : Exactement. Et ce n’est pas permis. Mais j’ai vu des photos, en Afrique. Ils font des tresses avec de la laine, qu’ils fixent sur les cheveux. Tout autour, c’est de la laine. Interlocutrice : Tu veux dire, par exemple : quand on fait une tresse, il y a deux mèches de cheveux, et la troisième mèche (au milieu), c’est de la laine ? C’est ça ? Mais si c’est accroché à la racine, ce sont des extensions, non ? Des extensions, mais en laine. Oustadha : Oui, ce n’est pas clair. Je ne sais pas. J’ai envoyé une photo sur Telegram, je ne sais pas si elle est passée. Je peux aller voir sur Telegram… Est-ce que j’ai encore la photo ? Interlocutrice : C’est exactement ça ! Ce sont des extensions en laine. Je n’ai pas reçu la photo. Oui, tu tresses avec de la laine à la place des mèches ou des rajouts. Ces extensions, c’est courant en Afrique… Attends. Oustadha : C’est de la laine, ça ? C’est des faux cheveux… mais en laine. Interlocutrice : Ah d’accord, oui. Ce sont bien des extensions, mais la matière change. Les extensions classiques sont en fibres synthétiques (des faux cheveux), alors que là, c’est de la laine. C’est ça. Une sorte de… Et si on utilisait la laine de même longueur que les cheveux naturels, juste pour faire joli ? Oustadha : Dans ce cas-là, il vaudrait mieux éviter. Mais on va revoir ça, in chaa Allah… Interlocutrice : Oui, l’Oustadha avait dit qu’elle ne pouvait pas répondre précisément à cette question. Donc elle préfère ne pas donner une réponse tranchée pour l’instant. Oustadha : Oui, voilà. Je préfère ne pas me prononcer. Interlocutrice : Elle préfère ne pas donner un avis définitif. Mais ce qu’il faut comprendre, c’est que ce sont des faux cheveux qu’on ajoute sur les cheveux naturels. C’est comme les tresses plaquées sur le crâne avec des rajouts. Là, c’est juste que la matière des rajouts change : au lieu des cheveux synthétiques, c’est de la laine.  Tu peux me renvoyer la photo par WhatsApp ? Est-ce que ces tresses-là sont considérées comme des extensions classiques ? C’est-à-dire : on tresse les cheveux sur le crâne, puis on rajoute les faux cheveux (ou la laine) à la racine ? Donc ce sont bien des extensions, sauf qu’ici la matière utilisée est la laine. Oustadha : Ah, c’est Shumaina 16… Attends. Oui, c’est de nous… Je ne l’ai pas sur ce téléphone, je l’ai sur l’autre. Est-ce que je suis connectée ? Ah si, c’est bon. Elle m’a envoyé à moi. Ah oui, d’accord, elle a envoyé ça. C’est comme toi en fait, tu me remontes. Je n’ai pas permis ça. Ce sont des extensions. L’interlocutrice : D’accord, elle t’a envoyé ça une fois, toi aussi ? Oustadha : Oui, alors attends. Ce sont des extensions, et ça, ce n’est pas permis. Ah, c’est ça. Ce n’est pas permis. Oui, oui, ce sont des extensions. Sauf qu’au lieu que ce soit des cheveux synthétiques, ce sont des tresses de laine. Et dans ce cas-là, ce n’est pas permis. La sœur, elle a demandé à deux chouyoukh. Enfin, trois même. Interlocutrice : Trois chouyoukh ? Tu peux lire en arabe, ce sera plus rapide ? Oustadha : C’est de l’extension. Et là, la réponse, c’est : ce n’est pas permis. C’est du mélange. Ah oui, elle a bien tressé la laine sur ses cheveux. Et le cheikh a dit que ce n’est pas permis. Interlocutrice : D’accord, ce n’est pas permis. Oui, cette question, elle nous a pris du temps…

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Introduction au cours

L’interlocutrice : J’espère que vous allez bien. D’être présente aujourd’hui. On va commencer. Avant de commencer, je vais rappeler deux, trois petites choses concernant le cours. Bien sûr, il est interdit aux hommes. Et si vous avez des hommes de votre famille présents, il faut soit mettre vos écouteurs ou soit vous isoler. Et également concernant les questions. Elles ont déjà été sélectionnées au préalable. Donc, il y a le PDF sur le groupe Telegram avec toutes les questions qui ont été sélectionnées. Alhamdoulilah. Donc, il ne sera pas possible de poser de nouvelles questions pendant le cours. Après, bien sûr, vous pouvez intervenir dans le chat pour éclaircir un point si vous n’avez pas compris ou s’il faut rajouter quelque chose. Il n’y a aucun problème là-dessus. Histoire que ça soit bien clair pour tout le monde, biidnillah. Dernier point concernant les questions. Donc Oustada donne toujours l’avis dont elle est le plus convaincue, mais il est possible et il existe dans l’islam, alhamdoulilah, des divergences. Donc peut-être Oustada va vous donner ce dont elle est convaincue et peut-être vous trouverez d’autres savants qui vont dire autre chose. Ça ne veut pas dire que l’un ou l’autre est faux, ça veut dire simplement qu’il y a des divergences. Et oui, effectivement, j’ai fait un doublon dans les questions. La 7 et la 8, c’est la même. J’ai fait deux fois copier-coller. Mais ça ne change rien au fait que toutes les questions avaient bien été sélectionnées. Sauf qu’il y a un chiffre en moins. Voilà, ça n’est pas important. Je vais laisser Oustadha faire l’introduction. Je vais y arriver. Et ensuite, on va commencer. BarakAllahu fi kulla. Oustadha : Inna alhamda illa. Alhamdou wa nasta’i wa nasta’fira. Wa ana’udhu billahi min shawri anfusina wa min sayyati amalinaa. Man yahdi Allahi fala mudilla lahu wa man yudlil fala hadiya lahu wa ashhadu an la ilaha illa Allah wahdahu la sharika lahu wa ashhadu anna Muhammadan ‘abduhu wa rasuluhu. Ya ayyuha alladhina amanu ittaqu Allaha haqqa tuqatih wala tamutunna illa wa antum muslimuna. Ya ayyuha annasu ittaqu rabbakumu alladhi khalaqakum min nafsin wahidatin wa khalaqa minha zawjaha wa baththa minhuma rijalan kathiran wa nisaan wa ittaqu Allaha alladhi tasa’aluna bihi wa al-arhama. L’interlocutrice : Une sœur qui demandait où sont les questions. Alors, les questions, elles sont dans le groupe Telegram, sur lequel vous avez trouvé le lien Zoom, qui vous amène à cette conférence. Alors, on va commencer. Il faut que je trouve moi-même le PDF. Je vais le renvoyer sur le groupe, comme ça, vous l’avez directement.

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Les liens familiaux avec des non-musulmans

Question : J’espère que vous allez toutes bien. Merci, Oustadha, d’offrir à nouveau de votre temps pour répondre à nos questions. Qu’Allah vous préserve et vos récompenses. Voici ma question. Ma mère mécréante m’a eue avec mon père, puis ils ont tout de suite divorcé. Ensuite, elle s’est mise en couple avec un mécréant qui déteste l’Islam et a eu deux enfants avec lui. Mes deux demi-frères, qui sont aussi mécréants à l’heure actuelle. J’ai tenté de leur parler de l’Islam, mais… Ça ne les impacte pas et en ce moment, il y a certaines tensions entre nous. Il est même déjà arrivé qu’ils se raillent du Dîn. Dois-je les considérer comme mes frères alors que nous n’avons que notre mère en commun qui est mécréante ? Suis-je obligée de garder les liens avec eux si toutefois la situation venait à s’aggraver ? Je les aime et j’aimerais ne pas en arriver là, incha’Allah. Mais pour moi, c’est important de connaître leurs droits sur moi. Et je suis présente dans le chat si besoin de précision. Réponse  Oustadha : Oui, même si ce sont des mécréants, on a déjà expliqué qu’il faut garder les liens, même s’il s’agit de ton frère ou ta sœur. Il faut le faire dans le but de la da’wah (l’appel à l’Islam). Le Prophète صلى الله عليه وسلم a été interrogé par une compagne dont la mère était mécréante. Elle lui a demandé : « Est-ce que je dois garder les liens avec elle ? » Le Prophète صلى الله عليه وسلم a répondu : « Oui, garde les liens. » Donc, même si elle est mécréante, tu dois garder les liens dans l’objectif de l’appel à l’Islam, et cela avec un bon comportement. C’est très important, car un bon comportement islamique fait partie des grandes causes par lesquelles les non-musulmans peuvent être guidés vers l’Islam. La majorité des mécréants à l’époque des premiers musulmans se sont convertis non pas par les guerres, mais par le comportement exemplaire des musulmans, que ce soit dans le commerce ou dans la parole. Ce sont les valeurs islamiques vécues qui ont été la cause des conversions. Alors toi aussi, tu dois garder des liens avec tes demi-frères et ta mère, avec de belles manières. Tu apprends la science, tu te formes, et ensuite tu fais la da’wah. En parallèle, tu invoques Allah pour qu’Il les guide vers l’Islam. C’est une grande cause. D’ailleurs, il y a un compagnon qui avait aussi des parents et des cousins mécréants, et malgré cela, il gardait les liens avec eux. Il y a donc des preuves claires qu’il faut maintenir les relations, surtout avec les parents, même s’ils ne sont pas musulmans. Car ce sont les parents qui sont la cause de notre existence. Donc tu gardes le lien avec patience et un bon comportement, tu fais du bien même s’ils te font du mal, et tu continues à invoquer Allah pour leur guidée. L’interlocutrice : De toute façon, demi-frères, c’est comme des frères. Oustadha : Ça ne changera rien. Ce sont des frères. Ça ne changera rien.     Et même s’ils se moquent de la religion, tu patientes.Tu ne vas pas rigoler avec eux, tu défends l’Islam quand même. Mais malgré tout, tu patientes. C’est ton bon comportement dans l’Islam qui va, in shaa Allah, les changer. Le bon comportement, c’est la base après l’invocation d’Allah عز وجل. Qu’Allah te facilite, ma sœur, et guide tout le monde à l’Islam. L’interlocutrice : Amîn, amîn.

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Le doute sur le nombre de jours de jeûne à rattraper

Question :Assalamu alaikum wa rahmatullah. Qu’Allah vous récompense grandement pour ce que vous faites pour la Ummah. Merci pour ces dourous qui sont très bénéfiques et qui nous permettent d’en apprendre plus sur notre Dîn. Ma question concerne les jours à rattraper pour Ramadan. Je ne sais plus combien de jours j’ai à rattraper. Je sais que j’ai mes menstrues pendant au moins cinq jours, mais il est possible que je les aie eues pendant six jours. Je ne retrouve plus l’endroit où j’ai noté mes jours à rattraper et je ne m’en souviens plus du tout. J’ai commencé à rattraper mes jours après l’Aïd, ensuite j’ai fait une pause. Lorsque j’ai voulu reprendre, je ne me souvenais plus de combien de jours j’avais déjà rattrapé. Je me souviens juste que j’ai jeûné au moins deux jours, mais il est possible que j’en aie finalement rattrapé trois. J’ai du coup jeûné trois jours pour arriver à cinq jours ou six. Et je me suis arrêtée dans l’attente de pouvoir poser ma question à quelqu’un de science. Ma question, est-ce qu’il m’est permis de jeûner encore un dernier jour ? au cas où, avec l’intention de rattraper mon jeûne, pour être sûre de l’avoir rattrapé, ou cela est-il interdit ? Je crains de ne pas avoir clôturé mon jeûne du mois de Ramadan, mais je ne sais pas si je peux jeûner des jours en plus avec cette intention-là. Réponse  Oustadha : Ça, c’est un problème qui arrive souvent. Une sœur a un doute : a-t-elle rattrapé tous les jours ou en a-t-elle raté un ? Si tu penses avoir rattrapé trois jours ou deux jours, tu dois toujours prendre le chiffre le plus bas. C’est-à-dire que si tu as un doute entre trois et deux jours, tu considères que tu n’en as rattrapé que deux. Tu vas donc rattraper les jours restants, que ce soit six ou cinq jours au total. Il faut toujours choisir le moins. C’est exactement comme pour la prière (salat). Si tu as un doute sur le nombre de rak’at (unités de prière) que tu as faites, tu prends toujours le chiffre le plus bas. Si tu doutes entre deux ou trois rak’at, tu vas considérer que tu en as fait deux, et tu vas faire une prosternation de l’oubli (sujud as-sahw). Pour toi, c’est pareil : si tu as un doute sur le troisième jour, tu considères que tu n’en as rattrapé que deux et tu complètes les jours restants. Attention, il y a une différence importante. Certaines personnes n’ont pas de doute. Elles savent qu’elles ont cinq jours à rattraper, mais elles vont quand même ajouter un sixième jour par précaution. Ça, c’est ce qu’on appelle une innovation religieuse, une bid’ah. Ça ne s’applique pas au cas de notre sœur, qui elle a un doute sincère. J’ai ajouté cette précision pour que tout le monde comprenne bien la distinction. Quand tu es sûre que tu as deux jours, trois jours, quatre jours, cinq jours, toi, tu vas rajouter un autre jour. Il s’appelle le jour de doute. Ça s’appelle du bid’ah. Mais dans le cas de la sœur, tu vas dire : « j’ai rattrapé deux », tu rattrapes le reste. C’est ça. C’est une règle, soit dans la salat, soit dans le jeûne : il faut dire toujours le moins, pas le plus. L’interlocutrice : Oui, bien sûr.

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Le changement de Riwaya dans l’apprentissage du Coran pour les enfants

Question : Assalamu alaikum, qu’Allah vous récompense en bien pour vos assises de questions-réponses qui nous sont très profitables. Mes enfants suivent actuellement des cours de Coran en Riwaya Qalûn. Avant cela, ils avaient commencé avec la Riwaya Hafs, et cela les a beaucoup perturbés de changer de Riwaya. Donc, Riwaya, c’est le type de lecture, on précise. Qalûn, c’est très présent en Tunisie ? En France, par contre, c’est du Hafs. Et en Algérie, c’est Warsh. Ce sont des types de lecture du Coran, juste pour préciser. Le souci, c’est que si je ne les mets pas dans une école de Coran, je n’arrive pas à être régulière avec eux et réviser de manière quotidienne. Ma question est donc la suivante. Est-il préférable de les inscrire dans des écoles de Coran où ils apprendront avec une Riwaya différente ? Bien, faut-il mieux qu’ils continuent avec la première Riwaya qu’ils avaient apprise pour ne pas les perturber dans leur apprentissage ? Sachant que là où je vis, il n’y a aucun markaz avec Riwaya Hafs, il faudra donc que je prenne sur moi pour leur faire à la maison avec la Riwaya Hafs, ou bien que je trouve des cours en ligne. Réponse  Oustadha : La Riwaya de Qalûn, pour apprendre l’apprentissage du Coran ? Je te conseille d’apprendre la Riwaya Hafs parce que déjà, ils ont appris la Riwaya Hafs. C’est-à-dire, il ne faut pas changer la Riwaya parce que ça perturbe les enfants. Une seconde, ‘afwan. Avant, ils avaient commencé avec la Riwaya Hafs. Maintenant, ils font Qalûn. Comme ils ont commencé avec la Riwaya Hafs, il ne faut pas perturber les enfants. Déjà, la Riwaya de Hafs, dans le monde entier, c’est la Riwaya de Hafs qu’on doit commencer avec, parce qu’elle est facile. Et comme ils ont commencé, ils sont très, très perturbés. Peut-être, c’est parmi les causes qu’ils ne vont pas prendre très bien. C’est pour ça que je te conseille de revenir à la Riwaya de Hafs et de prendre des cours en ligne. C’est bien. Parce que si tu ne peux pas faire ça à la maison, oui, c’est très difficile. Il vaut mieux avoir un mu’allim ou un prof en Coran. Je te conseille de faire des cours en ligne, mais tu restes sur la Riwaya de Hafs pour ne pas perturber les enfants. Moi, c’est un conseil, parce que tout le monde qui a fait l’apprentissage du Coran, il a appris premièrement la Riwaya de Hafs, puis… dans un milieu il a changé, il s’est perturbé, franchement, c’est pas facile, c’est dur. C’est pour ça, je t’engage, je te conseille comme une sœur au fil de l’air, de ne pas changer les Riwaya et de mettre les enfants en ligne. Et alhamdoulillah, il y a beaucoup de [centres], alhamdoulillah, et pour travailler incha’Allah. Et qu’Allah te facilite, qu’Allah préserve tes enfants. Amin.

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La monétisation des chaînes YouTube de Dawa

Question : Assalamu alaikum wa rahmatullahi wa barakatuh. Oh là là, je vais arriver. Assalamu alaikum wa rahmatullahi wa barakatuh. Voici ma question. De nos jours, nos frères et sœurs ont des chaînes YouTube, même des groupes d’étudiants en sciences ou encore des chaînes de groupes de rappel sur le Minhaj Salafi. Ma question sur le fait d’activer la fonction d’être payé par YouTube suivant le nombre de vues, d’abonnés, commentaires, etc. Mais YouTube… paye surtout avec les publicités qu’elle met au début des vidéos, au milieu ou à la fin. Mais 99% de ces publicités sont haram. Musique, nudité, mensonges, etc. Et c’est YouTube qui décide de la publicité qu’elle souhaite mettre. Est-ce légiféré que ces frères et sœurs, groupes d’étudiants en science ou encore chaînes du Minhaj Salafi gagnent leur subsistance via YouTube ainsi ? Je vous remercie pour votre réponse et le temps que vous nous accordez. Réponse Oustadha : Ma sœur, pour cette question, franchement, il n’est pas autorisé de faire des rappels sur YouTube, parce que tu aides ces gens. Non, c’est mieux qu’elle dédie une journée pour le premier groupe (ceux qui apprennent le Coran), et une deuxième journée pour le deuxième. Ou bien, la matinée pour le premier groupe, et l’après-midi pour le deuxième. C’est mieux de ne pas faire… De diviser les temps, oui, de diviser les temps. C’est mieux.

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La gestion du temps et apprentissage religieux pour une mère au foyer

Question : Assalamu alaykum wa rahmatullah. Qu’Allah vous accorde le succès. Ma question est, je suis une épouse et mère de cinq enfants qui sont des adolescents et des jeunes adultes. J’ai également des petits-enfants. Une de deux ans, pardon. Je souhaite être plus épanouie dans ma vie et dans ma religion. J’ai le temps, alhamdoulilah, maintenant, vu que mes enfants sont grands. Mais je n’arrive pas à consacrer du temps dans l’apprentissage de la religion. J’ai beaucoup de volonté, mais je n’arrive pas à me donner le temps, sachant que depuis ma première grossesse, j’ai fait une dépression post-partum et depuis deux dépressions. Je n’ai plus le goût de faire quoi que ce soit et je suis constamment fatiguée. Comment puis-je faire pour que ma maison soit un lieu de tranquillité pour ma famille et moi et faire disparaître ces soucis et cette tristesse ? Comment puis-je renforcer ma relation avec le Dîn et le Coran pour que je puisse trouver le temps pour mon apprentissage ? Je suis triste à l’idée de ne pas pouvoir trouver le temps à cela. Pouvez-vous me conseiller et m’aider ? Réponse  Oustadha : La première des choses, c’est d’invoquer Allah. Faire beaucoup de du’â, parce que franchement, c’est la base pour apprendre la science . d’abord : faire la niyya (l’intention). Si on veut, on peut . Et surtout, avec l’aide d’Allah . Parce qu’Allah, quand Il voit qu’une femme — ou quelqu’un — veut faire le bien, Il va l’aider. Comment est-ce qu’Il l’aide ? Par exemple, vous, ma sœur, votre question aujourd’hui, c’est déjà une aide d’Allah . Le fait que vous soyez avec nous, ça montre que vous avez une bonne niyya, que vous voulez faire des choses. Et nous, on est là pour vous aider. C’est pour ça que je dis : la bonne niyya, déjà, c’est une bonne action . Ensuite, il faut faire beaucoup de du’â. Parce que le du’â, c’est la base de tout . Troisièmement : organiser notre temps. Quatrièmement : avoir une forte volonté . Et puis, il ya aussi l’entourage . Tu vois une sœur qui est diligente, motivée — elle peut t’aider. Vous vous dites : « On va faire une heure ensemble », « Chaque semaine, on choisit une journée pour apprendre la science. » Si toi, tu n’as pas assez de volonté, cherche l’aide d’une sœur sérieuse , qui, mâ shâ Allah, t’encourage. Elle peut t’appeler : « Allô, aujourd’hui, il faut assister. » Et là, tu délaisses tout , comme si c’était une urgence. Tu fais passer le dars avant tout. C’est comme ça qu’on avance. Et cinquièmement, il faut avoir une mu’allimah ou une shaykha . Participer à des assises régulièrement, et donner à ces moments une vraie priorité . Laisser certaines responsabilités pour Allah . Et avec toutes ces étapes-là, avec ces conseils, tu vas y arriver, in shâ Allah. Ne dis pas : « j’ai des soucis », « j’ai ci, j’ai ça… » Nous sommes des femmes, on a beaucoup de responsabilités, c’est vrai. Mais il faut se dire : « Aujourd’hui, j’ai un dars. »       Pour Allah, on délaisse tout. Et, subhanallah, si tu fais ça pour Allah… Apprendre la science, surtout, je précise, la science, la première des choses c’est le Tawhîd. Parce que quand tu apprends le Tawhîd, tu as beaucoup de foi. Tu es plus proche d’Allah. Et tu sais que quand tu as beaucoup de foi et que tu es très proche, tu délaisses tout pour Allah. Comme l’a dit le Nabi (le Prophète), si tu délaisses quelque chose pour Allah, Allah va te donner mieux en retour. Tes enfants sont grands, ce sont des jeunes. C’est-à-dire que tu as beaucoup de temps libre. Ce n’est plus comme quand ils étaient petits et qu’ils demandaient beaucoup d’attention et de responsabilités. Alors maintenant, alhamdoulillah, il faut invoquer pour qu’Allah te donne de la volonté. Choisis une sœur qui t’aide, bi’idhnillah ta’ala (avec la permission d’Allah), et tu verras les résultats. Laisse de côté les soucis et les pensées qui te font croire que tu ne peux pas y arriver. Qu’Allah te facilite, ma sœur, toutes les choses. Qu’Allah te facilite. L’interlocutrice : En fait, il ne faut pas se trouver des excuses tout le temps. Des fois, il faut se dire : « J’ai cours, même s’il y a ça, il y a ça, on verra après. » Qu’Allah facilite notre sœur. On va passer aux questions du PDF, c’était une petite parenthèse.

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La demande des fonds à des organismes non musulmans pour une école religieuse

Question : Nous sommes un groupe de sœurs qui avons pour projet d’ouvrir une école avec enseignement religieux et mondain aux Comores. Nous envisageons de faire appel à des dons financiers pour mener à bien notre projet, incha’Allah. Pouvons-nous demander l’aide financière d’organisation étrangers, ne sachant pas d’où provient cet argent ? Réponse  Oustadha : Si on parle d’ouvrir une école, et qu’on demande de l’aide… Est-ce qu’on demande cette aide à des pays étrangers ? C’est-à-dire à des pays mécréants ? Interlocutrice : Je me permets — peut-être que la sœur est là, mais… Elle m’a précisée. Peut-être qu’elle parle d’organisation qui ne sont pas musulmans, et elle ne sait pas d’où provient l’argent. Est-ce que cet argent pourrait venir de la riba, par exemple ? Oustadha : On va parler en général. Si elle demande de l’aide… Je ne sais pas, mais si elle demande de l’aide à des pays musulmans, là, c’est légiféré. Parce que, généralement, les pays musulmans, ils ont de l’argent halal. Donc c’est légitime. Mais si ce sont des pays mécréants — et la plupart d’entre eux, leur argent n’est pas licite — ce n’est pas comme chez les musulmans. Ils font du vin, des péchés… Donc leur argent ne sera pas licite. Dans ce cas, il ne faut pas demander l’aide de ces organisations étrangères, mécréantes. Mais si ce sont des pays musulmans, tu peux demander leur aide. Parce que les savants disent : si tu sais que l’argent est légiféré, tu peux demander l’aide.      Par exemple : un homme à l’argent halal — je peux lui demander de l’aide. Un autre homme, son argent est haram — je ne lui demande pas, car c’est illicite.  Maintenant, un homme a un mélange : une partie de son argent est halal, une autre partie est haram. Qu’est-ce qu’on fait ? Les savants donnent une règle : Si la majorité de son argent est illicite, tu ne demandes pas son aide. Mais si la majorité est légitime, alors tu peux demander. Interlocutrice : La majorité ? Oustadha : Oui, la majorité. On considère la majorité. Si la majorité de son argent est halal, vous le demandez. Sinon, tu ne demandes pas. J’ai dit ici : la plupart des organisations sont mécréantes , tu ne demandes pas, car on ne sait pas d’où vient leur argent. Et généralement, leur argent est illicite. Mais si c’est une organisation d’un pays musulman, là, tu peux demander. .

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