La Hijra et rupture de liens avec l’ex-mari violent

Question : J’espère que vous allez bien. J’ai divorcé du père de ma fille à cause de violences graves, y compris des menaces de mort. Il a été condamné et fait l’objet d’une ordonnance d’éloignement. Pour me protéger, j’ai coupé tout contact et déménagé sans le prévenir. Il voit sa fille uniquement dans un centre surveillé. Je prévois de faire la hijra sans lui dire où je serai, par peur qu’il me retrouve ou tente d’enlever ma fille, comme il l’a menacé. Nous ne pouvons plus bénéficier des mêmes mesures qu’en France pour ses visites. Est-il permis de faire la hijra sans informer mon ex-mari et de rester sans contact avec lui pour assurer notre sécurité ? Réponse  Oustadha : Je n’ai pas eu le temps d’y réfléchir complètement, mais il faut d’abord savoir quel est l’état de son ex-mari. Est-ce qu’il est musulman ? Interlocutrice : On va dire globalement. Oustadha : Si l’ex-mari est mécréant, elle doit demander le divorce, car il n’est pas permis de vivre avec un mécréant. Mais si c’est un musulman qui la menace ou lui fait du mal, comme tu l’as dit, c’est très grave, il faut aussi demander le divorce. Interlocutrice : Elle n’est plus avec lui, c’est son ex-mari. Elle veut savoir si elle peut faire la hijra sans l’en informer, en emmenant sa fille. Oustadha : Est-ce qu’elle est divorcée officiellement ? Interlocutrice : Oui, elle est divorcée. Oustadha : D’accord. Je crois que sa question concerne surtout la fille, pas elle-même. L’interlocutrice : Est-ce qu’elle a le droit de faire la hijra sans prévenir son ex-mari, et de couper définitivement les liens avec lui ? Oustadha : Oui, elle est obligée de faire la hijra. Ce n’est pas seulement un droit, c’est une nécessité, surtout si elle est menacée. C’est important pour protéger sa vie et sa situation. Cela s’applique aussi à la protection de la fille. Interlocutrice : Le problème principal, c’est que si elle fait la hijra (quand une fille part sans prévenir), elle ne dira pas où elle se trouve. Du coup, elle risque de couper les liens entre le père et la fille. C’est ça qui pose problème. Oustadha : Elle peut garder le contact avec sa fille par téléphone. Oui, elle peut emmener la fille avec elle, surtout si ce père n’est pas responsable pour son éducation. Comme on l’a vu avec la mère, elle n’est pas non plus responsable. Dans notre religion, il faut aussi considérer l’âge de la fille. Si elle a moins de six ans, elle doit rester avec sa mère, c’est normal. Mais si elle a plus de sept ans, elle peut choisir de vivre avec l’un des deux parents. Cependant, si la situation est vraiment grave, la mère doit absolument garder sa fille avec elle. C’est une obligation, pas seulement un droit. Elle peut le faire même sans en informer le père. Interlocutrice : Est-ce qu’elle doit quand même maintenir le lien entre le père et la fille par téléphone ? Oustadha : Oui, elle doit veiller à ce que ce lien soit conservé par téléphone. Interlocutrice : D’accord. Oustadha : Si elle voit que le comportement du père est mauvais, alors il vaut mieux qu’elle garde la fille avec elle. Elle peut toujours maintenir le contact par téléphone sans problème. Mais elle doit impérativement faire la hijra. Aujourd’hui, en France, c’est une obligation pour toutes. Qu’Allah te facilite, Amen. Qu’Allah protège ta petite fille, in shaa Allah, Amen.

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La distinction entre passion et l’adoration de ses passions 

Question :J’ai une question concernant nos faiblesses dans la religion. Parfois, nous continuons à faire de mauvaises choses malgré nos efforts. Comment peut-on savoir si l’on est devenu esclave de ses passions ? Auriez-vous des règles, des signes ou des caractéristiques permettant de reconnaître cette situation ? Par ailleurs, je me demande : si l’on n’arrive pas à se retenir de faire quelque chose que l’on aime, même si cette chose est permise, est-ce que cela peut être considéré comme du shirk ? L’addiction est-elle une forme de shirk ? Réponse  Oustadha : Je ne sais pas si elle est là. Parce que tu dis « adoratrice des passions » mais tu parles aussi de choses permises. Par exemple, qu’est-ce que tu entends exactement ? Ça peut être manger ? Est-ce que tu ne veux pas faire ça pour Allah ? Peux-tu reformuler ta question ? Il y a une contradiction, je vais essayer de relire. Interlocutrice : En fait, peux-tu donner des exemples de passions ? Ce que je comprends, c’est qu’il y a des choses dans la vie qui sont halal, mais qu’il ne faut pas en abuser. Par exemple, l’histoire du Prophète Soulayman qui a raté une prière parce qu’il s’occupait de ses chevaux. S’occuper de chevaux est halal, mais il ne faut pas en abuser. Je pense que la question porte sur : à quel moment une chose halal devient dangereuse ou nuisible pour un musulman au quotidien ? Oustadha : Il y a une règle que le Prophète ﷺ a donnée : les choses sont halal, mais si on en abuse, cela devient problématique. Par exemple, le football est permis, ce n’est pas un travail, tu peux jouer. Interlocutrice : Tu parles bien de jouer, pas de football professionnel. Oustadha : Exactement, jouer au ballon est permis. Mais si tu joues et que l’appel à la prière du Zohr retentit, il faut arrêter pour prier. Si tu manques la prière à cause du foot, c’est interdit, c’est un abus. Ce qui était halal devient alors illicite parce que tu as manqué une obligation. Interlocutrice : Donc, c’est quand cela t’éloigne de tes devoirs religieux que ça devient problématique. Oustadha : Cela t’éloigne d’Allah. La première chose, c’est que tu ne dois pas négliger tes obligations, comme la salat (prière). La salat est obligatoire. Si tu manques ta prière pour préparer un dîner ou faire plaisir à ton mari, même si c’est quelque chose de permis, ce n’est pas acceptable. C’est haram de laisser passer autre chose avant ta salat. Mais si tu manques la prière pour faire une pâtisserie ou préparer un repas spécial, même si ces choses sont licites, cela devient illicite parce que tu as négligé une obligation. Donc, que ce soit le foot ou toute autre activité, si cela t’éloigne de tes obligations religieuses, cela devient un problème. C’est comme l’histoire du prophète Soulayman (paix sur lui), qui s’occupait de ses chevaux et a raté une prière. Interlocutrice : Il a été distrait, en fait. Oustadha : Oui, il n’a pas raté toute la prière, mais pour la prière de Zohr, il s’est repenti et a abandonné cette passion. C’est un prophète, pourtant il a dû faire cela. Les choses illicites sont clairement interdites, surtout si elles te font manquer la prière, qui est une obligation. Si tu interromps ta prière pour quelque chose d’illicite, c’est un péché. Par exemple, avec l’argent, si tu as beaucoup et que tu dépenses sans limite, ce n’est pas bon. Il faut éviter les excès. Interlocutrice : Ça peut être aussi avec les enfants. Une sœur disait que les enfants peuvent être une fitna. Oustadha : Exactement. Dans le Coran, il est mentionné que ta femme et tes enfants peuvent être une fitna (tentation). Parfois, les enfants, par exemple lors des célébrations comme les Nabaouia (anniversaire du Prophète), peuvent causer des distractions dans la pratique de la religion. Interlocutrice : Oui, c’est l’anniversaire du Prophète. Oustadha : L’enfant va pleurer. Il va dire à son père : « Je veux acheter, je ne sais pas quoi. » Interlocutrice : Des cadeaux ? Plus tard. Ah, les artifices. Oustadha : Oui, les artifices. Ce n’est pas une obligation. C’est du gaspillage. L’enfant fait un caprice, il pleure, il insiste. Tu vas céder et acheter. C’est du haram. Mais aussi, il ne faut pas toujours abuser. Oui, tu peux acheter quelque chose aux enfants pour leur faire plaisir, mais il ne faut pas gaspiller l’argent. Peut-être que cet argent pourrait être donné aux pauvres ou investi dans des projets bénéfiques pour nous. La limite, c’est quand tu négliges l’adoration obligatoire, les obligations de la religion. C’est ça la règle.

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La coupe menstruelle pour les femmes vierges 

Question : Assalamu alaykum, quel est votre avis concernant l’utilisation de la cup menstruelle pour les femmes vierges ? Je ne sais pas exactement comment cela se dit, mais je parle bien de la cup utilisée pendant les menstruations. Une femme d’église m’en a parlé, barakallahu fikum. Je ne sais pas si c’est approprié ou non dans notre cas. Réponse  Oustadha : Les cups, c’est comme un petit pot en silicone. Est-ce que tu vois les petits pots qu’on utilise pour faire le hijama ? Tu sais, ceux qu’on passe un peu comme ça sur la peau. Eh bien, c’est pareil. La cup, tu la mets à l’intérieur du vagin, et le sang tombe dedans. L’interlocutrice : Moi, je ne connais pas cette méthode. C’est en France, oui ? Sûrement. En tout cas, moi, je ne sais pas, je n’ai jamais utilisé. Oustadha : S’il n’y a pas de mal pour le corps, notamment concernant la virginité de la femme, c’est permis. Mais s’il y a un mal — que ce soit pour la virginité ou pour autre chose dans le corps — ce n’est pas permis. Ce qui compte toujours, c’est la santé de la femme. C’est ça qu’on doit privilégier. L’interlocutrice : D’accord. Je sais que certaines sœurs disent qu’il y a des… comment ça s’appelle… des risques pour la santé. Oustadha : Oui, c’est ce que j’ai dit moi-même. S’il y a des risques pour la santé, c’est mieux de délaisser. L’interlocutrice : Mais elle, elle disait ça par rapport à la femme vierge. Mais je ne pense pas que… enfin moi, je n’ai jamais utilisé ça, donc je ne sais pas du tout. Oustadha : C’est vrai, ça touche à la virginité. Mais je ne sais pas si la cup est capable d’atteindre l’hymen, tu vois. L’interlocutrice : Peut-être. Je ne sais pas. En tout cas, si c’est le cas… Oustadha : Si c’est le cas… L’interlocutrice : Il ne faut pas l’utiliser. Oustadha : Il ne faut pas l’utiliser. L’interlocutrice : C’est interdit. Pour la femme vierge. Oustadha : Oui, on dit… Oui, parce que la femme… Ou la femme pas vierge, oui. On dit… on prend une règle : toute chose qui revient du mal, soit par rapport à notre santé, on ne doit pas le faire. C’est-à-dire, ce cup musculaire, s’il a beaucoup d’effets négatifs ou cause du mal à la santé, c’est interdit de l’utiliser. Comme on dit pour la pilule : si c’est quelque chose de nuisible à la santé, on ne doit pas l’utiliser, c’est interdit. L’interlocutrice : Mais ça veut dire que là, imaginons que c’est bon pour la santé, mais qu’elle est vierge et que ça peut la dévierger. Là, on ne le fait pas. D’accord. Ça veut dire que c’est seulement la femme non vierge qui peut l’utiliser. Il ne faut pas que ça touche à la virginité. D’accord, c’est clair. Oustadha : Les tampons, je ne pense pas que ça aille jusqu’à 10 cm. Les tampons, il n’y en a pas en Algérie. L’interlocutrice : C’est incroyable. Je ne connais pas. Les tampons… C’est quoi ? C’est un tube de coton qu’on insère, pareil, dans le vagin, et qui gonfle à l’intérieur avec les saignements. Voilà, ça absorbe. Mais il n’y en a pas en Algérie. Oustadha : Il ne fait pas de mal ? L’interlocutrice : Franchement, je ne sais pas. C’est un coton, mais en forme de tube, qu’on insère. Et après, avec l’humidité des menstrues, il va gonfler. Au bout de 2, 3, 4 heures, on l’enlève et on change de tampon. C’est comme si tu mettais du coton. Oui, il faut le mettre avec l’humidité. Non, il y a une ficelle. C’est un coton, tu tires sur la ficelle et quand tu as fini, tu le jettes. Il n’y a pas de danger sur la virginité. Oustadha : Moi, personnellement, je déconseille les tampons. L’interlocutrice : Parce qu’il y a eu des chocs toxiques, en fait. C’est ce qu’elle disait aussi, je crois, une sœur… Choc septique, voilà ce qu’elle disait. Je ne sais pas si c’est français ce que moi j’ai dit. Mais il y a des risques, en fait. Oustadha : Comme les serviettes hygiéniques, en fait. Il y a des risques. Oui, il y a un risque, même par rapport à la santé en général. Il y a des preuves que ces produits peuvent présenter des dangers. Interlocutrice : Mais pourtant, ce sont des produits qui sont toujours vendus sur le marché. Oustadha : C’est vrai, mais il faut savoir qu’il y a quand même des risques. C’est un peu comme la pilule contraceptive : elle est autorisée, mais il faut que ça ne cause pas de problème grave pour la santé. Parfois, une femme peut prendre la pilule pendant dix ans sans aucun souci, alors qu’une autre peut la prendre seulement six mois et avoir de graves complications, voire mourir. C’est quelque chose de variable selon les personnes.

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L’invocation contre quelqu’un

Question : Assalamu alaykum, suite à une altercation avec des personnes se disant musulmanes, j’ai des problèmes avec la police et la justice. Ces gens ont menti, m’ont insulté et menacé, mais c’est moi qui en subis les conséquences. J’invoque contre eux en disant qu’Allah les châtie, qu’Il leur donne ce qu’ils méritent, etc. Il m’arrive aussi de dire qu’Allah leur inflige une maladie. Est-ce considéré comme une malédiction ? Pourriez-vous me donner un exemple clair d’invocation qui relèverait de la malédiction, afin que je sache ce qu’il faut éviter ? Je connais les mises en garde de certains savants, comme Shaykh Rabi’, sur ce sujet. Réponse  Oustadha : Oui, l’invocation avec l’intention de nuire, c’est interdit dans notre religion. Le Prophète ﷺ a dit dans un hadith : « La ta’dou », c’est-à-dire : n’invoquez pas pour un péché. Donc, invoquer contre quelqu’un en demandant un mal, comme ce que vous avez mentionné dans la question, c’est un péché. Interlocutrice : Même si on est malheureux ? Même si on a souffert ? Par exemple, si on a été opprimé ? Oustadha : Même si je suis opprimée. Tous les prophètes, quand ils étaient éprouvés, ils disaient seulement : Hasbuna Allah — Allah me suffit. Je ne peux pas dire plus que ça. Il est interdit de dire : Qu’Allah lui donne un châtiment, Qu’Allah lui envoie une maladie, Qu’il ait un cancer… non. Faire ce genre d’invocations, c’est un grand péché. Et souvent, ces paroles dépassent la simple douleur : elles deviennent un mal plus grand que ce qu’on a subi. Il y a aussi des invocations liées aux djinns, au wasswas (les mauvaises pensées), ou encore des invocations pour provoquer la rupture des liens entre les gens : tout cela est interdit. Ce qu’il faut faire, c’est invoquer Allah avec justice. Quand on subit une injustice, on dit simplement : Hasbi Allah ou Hasbun Allah. C’est suffisant. Interlocutrice : C’est valable aussi bien envers les musulmans qu’envers les non-musulmans ? Oustadha : Oui. Même un mécréant, je ne vais pas dire : Qu’Allah lui donne une maladie. Non. Surtout envers les musulmans ! Il faut toujours demander pardon à Allah et se repentir. Et si tu veux vraiment invoquer, dis simplement : Hasbiy Allah — Allah me suffit. C’est ce que tous les prophètes ont fait. Interlocutrice : Il ne faut pas être plus injuste que les injustes, en fait. Même si quelqu’un m’a fait du tort, je ne dois pas devenir injuste envers lui. Oustadha : Il faut avoir un bon comportement. D’abord, prends exemple sur le Prophète Muhammad ﷺ. Ensuite, un autre exemple : Cheikh al-Islam Ibn Taymiyyah رحمه الله. Parce que peut-être quelqu’un dira : « Moi, je ne peux pas avoir le comportement d’un Prophète. » D’accord, mais tu peux t’en inspirer, car beaucoup de savants ont suivi cet exemple et l’ont appliqué. Je vais te donner un premier exemple. Le Prophète ﷺ a été frappé, insulté, traité de fou, ils ont dit beaucoup de choses mauvaises sur lui. Et pourtant, quand il a conquis la Mecque (Fath Makkah), les gens avaient peur. Ils se demandaient : « Qu’est-ce qu’il va faire avec nous ? » Il leur a posé une question : « Qu’est-ce que vous pensez que je vais faire avec vous ? » Imagine, quelqu’un qui t’a fait du mal, qui t’a frappé, qui t’a insulté, qui t’a fait sortir de ton propre pays, et maintenant tu as le pouvoir sur lui. Mais lui ﷺ, il leur a dit : « Vous partez. Je vous pardonne. » C’est ça l’intelligence. Il a été plus intelligent que ceux qui lui ont fait du mal. L’interlocutrice : Oui, parce que quand tu pardonnes… Oustadha : C’est ça, c’est de l’intelligence. Franchement, tu es récompensé par Allah. Et en plus, c’est un excellent comportement. Je te donne un autre exemple : Cheikh al-Islam Ibn Taymiyyah رحمه الله. Il y avait quelqu’un qui lui a fait beaucoup de mal. C’est à cause de cette personne qu’il a été mis en prison. Quand cette personne est morte, l’un des élèves de Cheikh Ibn Taymiyyah a dit : « Alhamdulillah, il est mort, celui-là. C’est lui qui t’a causé tant de mal. » Et Cheikh Ibn Taymiyyah lui a répondu : « Pourquoi tu dis ça ? » Il a dit : « Il est mort, rahimahuLlah. » Puis il a demandé : « Est-ce qu’il a une famille ? » Pourtant, cet homme-là, c’est lui qui lui avait causé du tort. C’est à cause de cet homme qu’il avait été mis en prison. Il avait souffert à cause de lui. Mais il a demandé : « Est-ce qu’il a une famille ? » On lui a répondu : « Oui. » Il a dit : « Est-ce qu’il a des enfants ? » On lui a répondu : « Oui. » Il a dit : « Quand je sortirai de prison, c’est moi qui serai leur père. Je vais m’occuper de cette famille. » Pourtant, c’est leur père qui lui avait fait du mal. Franchement, ma sœur, ne t’inquiète pas. Si tu n’arrives pas à pardonner, alors dis : HasbiyAllah (Allah me suffit). Allah va te sortir de tous les problèmes. Mais si tu restes dans la rancune, ce n’est pas bon pour toi, et ce n’est pas bon non plus pour les autres. L’interlocutrice : En fait, dans les histoires que tu as racontées, ce que j’en retiens, c’est que finalement, celui qui a été opprimé, il en tire… un bénéfice, en fait. Oustadha : Oui, toujours. L’interlocutrice : C’est comme si… Oustadha : Un bénéfice. Un grand bénéfice. Si tu es éprouvée, et que tu patientes, c’est un bénéfice pour toi – ici-bas et dans l’au-delà. Qu’Allah te facilite, ma sœur

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L’annulation du jeûne par l’intention 

Question : Pendant ce mois de Ramadan, dans la journée, j’ai cru avoir mes menstrues. J’avais regardé vite fait et j’avais cru voir des pertes colorées sur mon protège-slip. Donc, je me suis dit que j’allais boire et après, j’ai voulu vérifier aux toilettes et il s’est avéré que je n’avais pas mes règles. Est-ce que je dois rattraper cette journée en sachant que j’ai mis l’intention de boire car je ne pensais pas avoir mes menstrues alors que ce n’était pas le cas ? En sachant qu’elle n’a pas bu. Réponse Oustadha : Elle n’a pas bu ? Interlocutrice : Non, elle n’a pas bu. Elle n’a pas rompu le jeûne. Elle a juste eu l’intention de le rompre parce qu’elle s’est dit : « C’est bon, j’ai mes règles », donc elle voulait… Oustadha : Mais elle ne l’a pas rompu finalement ? Interlocutrice : Non. Dans sa tête, elle avait cette intention, on va dire ça comme ça. Mais physiquement, elle n’a rien pris. Oustadha : Donc elle a bien jeûné ? Interlocutrice : Oui. Oustadha : Dans ce cas, elle n’a rien à refaire. Quand on n’a rien bu, on ne refait rien.    Mais on va mentionner un autre cas de figure : dans le vôtre, comme c’était un doute, vous ne refaites pas. Par contre, si quelqu’un était sûr que c’était ses règles, puis découvre que ce n’était pas ça mais entre-temps a mangé ou bu, là elle doit refaire le jeûne. Mais dans le cas de votre sœur, elle n’a rien à refaire. Interlocutrice : Oui, parce qu’elle a eu un doute, donc elle est allée vérifier, et elle a vu que ce n’était pas ses règles. Du coup, elle n’a pas rompu le jeûne. Oustadha : Mais quelqu’un qui doute que ce sont ses règles et qui mange ou boit malgré ce doute, doit refaire le jeûne. Interlocutrice : C’est une sœur qui a posé cette question, et c’est vrai que moi aussi je me la suis posée : Est-ce que le simple fait d’avoir l’intention de rompre le jeûne, sans le faire réellement, annule le jeûne ? Est-ce que juste le fait de se dire dans sa tête : « Je romps le jeûne », alors qu’en réalité on ne prend rien — parce qu’on croyait avoir ses règles — est-ce que cela annule quand même ? Oustadha : Oui, tu veux dire que dans son cas, elle avait déjà l’intention. Elle voulait rompre son jeûne, parce qu’elle pensait que c’était ses règles. Interlocutrice : Voilà, c’est ça. Tu veux dire que son intention était liée au fait qu’elle pensait que c’était ses règles. Mais si, par exemple, moi je sais que je n’ai plus mes règles, et que je me dis dans ma tête : « Je n’ai plus envie de jeûner, je vais rompre le jeûne »… Oustadha : Là, ce n’est plus pareil, ma chère. Interlocutrice : Dans ce cas, le jeûne est rompu ? Oustadha : Oui. Parce que là, il n’y a pas de cause légiférée. Dans son cas à elle, il y avait une cause : elle avait un doute légitime. Mais s’il y a juste l’intention de rompre sans cause, même sans manger, c’est une autre affaire. Celui qui se lève à 14h ou 15h, se dit « c’est bon, j’en peux plus », et se dirige vers la cuisine en se disant « je vais le rompre », eh bien là, c’est rompu. Interlocutrice : Oui, là c’est clair. Oustadha : Mais dans le cas de la sœur, ce n’est pas la même chose. Elle est restée calme, elle avait un doute légitime. Ce doute était lié à une cause religieusement valable. Interlocutrice : Oui, c’est pour ça qu’elle voulait rompre le jeûne. Oustadha : Voilà, elle se disait : « Si c’est mes règles, je romps ». Mais comme ça ne l’était pas, elle n’a rien fait. Interlocutrice : Oui, c’est subtil. Ce n’est pas une niyyyah (intention) de rupture directe sans raison.

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L’ajout de cheveux en laine

Question : Ma question porte sur le rajout des cheveux mais en laine. J’ai entendu qu’il y avait divergence à ce sujet. J’ai peur de faire rentrer la fitna dans mon cas car je fais des recherches sur des sites tels que la science légiférée. Ceci est interdit, mais il y a un livre, je crois, qui s’appelle Conseil aux femmes musulmanes de la fille de Shir Moukbile et celui-ci l’a permis. Alors moi, je ne sais pas du tout c’est quoi des cheveux en laine. Il y avait une photo où on voyait une sœur. C’est tout autour des cheveux, c’est de la laine. Ça veut dire que tu prends une mèche de cheveux et tu l’entoures avec de la laine ? Réponse  Oustadha : Oui, comme une tresse. Interlocutrice : C’est pour décorer ? Oustadha : Oui… mais non. En fait, est-ce que ça, c’est comme la perruque ? Je t’explique : tu fais une tresse, d’accord ? Et tu ajoutes de la laine en dessous. Par exemple, quand on attache une mèche (ou ce qu’on appelle « l’os »), on dit qu’on va l’attacher avec de la laine. Mais ça, ce n’est pas permis. J’ai vu d’autres méthodes, mais je ne peux pas te répondre clairement maintenant. Ce que je sais, c’est que si tu rajoutes de la laine jusqu’aux cheveux, ce n’est pas permis. Par contre, si tu mets de la laine dans tous les cheveux (c’est-à-dire que tous les cheveux sont enveloppés dans la laine, pas juste à la racine), ça peut aller… Interlocutrice : Tu veux dire… comme les chouchous ? Quand on prend les cheveux et qu’on entoure avec ? Oustadha : Moi, je trouve que ça ressemble à des cheveux. Interlocutrice : Oui, c’est vrai. Oustadha : Donc ce n’est pas permis. Interlocutrice : Oui, c’est comme des extensions. Oustadha : Exactement. Et ce n’est pas permis. Mais j’ai vu des photos, en Afrique. Ils font des tresses avec de la laine, qu’ils fixent sur les cheveux. Tout autour, c’est de la laine. Interlocutrice : Tu veux dire, par exemple : quand on fait une tresse, il y a deux mèches de cheveux, et la troisième mèche (au milieu), c’est de la laine ? C’est ça ? Mais si c’est accroché à la racine, ce sont des extensions, non ? Des extensions, mais en laine. Oustadha : Oui, ce n’est pas clair. Je ne sais pas. J’ai envoyé une photo sur Telegram, je ne sais pas si elle est passée. Je peux aller voir sur Telegram… Est-ce que j’ai encore la photo ? Interlocutrice : C’est exactement ça ! Ce sont des extensions en laine. Je n’ai pas reçu la photo. Oui, tu tresses avec de la laine à la place des mèches ou des rajouts. Ces extensions, c’est courant en Afrique… Attends. Oustadha : C’est de la laine, ça ? C’est des faux cheveux… mais en laine. Interlocutrice : Ah d’accord, oui. Ce sont bien des extensions, mais la matière change. Les extensions classiques sont en fibres synthétiques (des faux cheveux), alors que là, c’est de la laine. C’est ça. Une sorte de… Et si on utilisait la laine de même longueur que les cheveux naturels, juste pour faire joli ? Oustadha : Dans ce cas-là, il vaudrait mieux éviter. Mais on va revoir ça, in chaa Allah… Interlocutrice : Oui, l’Oustadha avait dit qu’elle ne pouvait pas répondre précisément à cette question. Donc elle préfère ne pas donner une réponse tranchée pour l’instant. Oustadha : Oui, voilà. Je préfère ne pas me prononcer. Interlocutrice : Elle préfère ne pas donner un avis définitif. Mais ce qu’il faut comprendre, c’est que ce sont des faux cheveux qu’on ajoute sur les cheveux naturels. C’est comme les tresses plaquées sur le crâne avec des rajouts. Là, c’est juste que la matière des rajouts change : au lieu des cheveux synthétiques, c’est de la laine.  Tu peux me renvoyer la photo par WhatsApp ? Est-ce que ces tresses-là sont considérées comme des extensions classiques ? C’est-à-dire : on tresse les cheveux sur le crâne, puis on rajoute les faux cheveux (ou la laine) à la racine ? Donc ce sont bien des extensions, sauf qu’ici la matière utilisée est la laine. Oustadha : Ah, c’est Shumaina 16… Attends. Oui, c’est de nous… Je ne l’ai pas sur ce téléphone, je l’ai sur l’autre. Est-ce que je suis connectée ? Ah si, c’est bon. Elle m’a envoyé à moi. Ah oui, d’accord, elle a envoyé ça. C’est comme toi en fait, tu me remontes. Je n’ai pas permis ça. Ce sont des extensions. L’interlocutrice : D’accord, elle t’a envoyé ça une fois, toi aussi ? Oustadha : Oui, alors attends. Ce sont des extensions, et ça, ce n’est pas permis. Ah, c’est ça. Ce n’est pas permis. Oui, oui, ce sont des extensions. Sauf qu’au lieu que ce soit des cheveux synthétiques, ce sont des tresses de laine. Et dans ce cas-là, ce n’est pas permis. La sœur, elle a demandé à deux chouyoukh. Enfin, trois même. Interlocutrice : Trois chouyoukh ? Tu peux lire en arabe, ce sera plus rapide ? Oustadha : C’est de l’extension. Et là, la réponse, c’est : ce n’est pas permis. C’est du mélange. Ah oui, elle a bien tressé la laine sur ses cheveux. Et le cheikh a dit que ce n’est pas permis. Interlocutrice : D’accord, ce n’est pas permis. Oui, cette question, elle nous a pris du temps…

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Introduction au cours

L’interlocutrice : J’espère que vous allez bien. D’être présente aujourd’hui. On va commencer. Avant de commencer, je vais rappeler deux, trois petites choses concernant le cours. Bien sûr, il est interdit aux hommes. Et si vous avez des hommes de votre famille présents, il faut soit mettre vos écouteurs ou soit vous isoler. Et également concernant les questions. Elles ont déjà été sélectionnées au préalable. Donc, il y a le PDF sur le groupe Telegram avec toutes les questions qui ont été sélectionnées. Alhamdoulilah. Donc, il ne sera pas possible de poser de nouvelles questions pendant le cours. Après, bien sûr, vous pouvez intervenir dans le chat pour éclaircir un point si vous n’avez pas compris ou s’il faut rajouter quelque chose. Il n’y a aucun problème là-dessus. Histoire que ça soit bien clair pour tout le monde, biidnillah. Dernier point concernant les questions. Donc Oustada donne toujours l’avis dont elle est le plus convaincue, mais il est possible et il existe dans l’islam, alhamdoulilah, des divergences. Donc peut-être Oustada va vous donner ce dont elle est convaincue et peut-être vous trouverez d’autres savants qui vont dire autre chose. Ça ne veut pas dire que l’un ou l’autre est faux, ça veut dire simplement qu’il y a des divergences. Et oui, effectivement, j’ai fait un doublon dans les questions. La 7 et la 8, c’est la même. J’ai fait deux fois copier-coller. Mais ça ne change rien au fait que toutes les questions avaient bien été sélectionnées. Sauf qu’il y a un chiffre en moins. Voilà, ça n’est pas important. Je vais laisser Oustadha faire l’introduction. Je vais y arriver. Et ensuite, on va commencer. BarakAllahu fi kulla. Oustadha : Inna alhamda illa. Alhamdou wa nasta’i wa nasta’fira. Wa ana’udhu billahi min shawri anfusina wa min sayyati amalinaa. Man yahdi Allahi fala mudilla lahu wa man yudlil fala hadiya lahu wa ashhadu an la ilaha illa Allah wahdahu la sharika lahu wa ashhadu anna Muhammadan ‘abduhu wa rasuluhu. Ya ayyuha alladhina amanu ittaqu Allaha haqqa tuqatih wala tamutunna illa wa antum muslimuna. Ya ayyuha annasu ittaqu rabbakumu alladhi khalaqakum min nafsin wahidatin wa khalaqa minha zawjaha wa baththa minhuma rijalan kathiran wa nisaan wa ittaqu Allaha alladhi tasa’aluna bihi wa al-arhama. L’interlocutrice : Une sœur qui demandait où sont les questions. Alors, les questions, elles sont dans le groupe Telegram, sur lequel vous avez trouvé le lien Zoom, qui vous amène à cette conférence. Alors, on va commencer. Il faut que je trouve moi-même le PDF. Je vais le renvoyer sur le groupe, comme ça, vous l’avez directement.

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Les liens familiaux avec des non-musulmans

Question : J’espère que vous allez toutes bien. Merci, Oustadha, d’offrir à nouveau de votre temps pour répondre à nos questions. Qu’Allah vous préserve et vos récompenses. Voici ma question. Ma mère mécréante m’a eue avec mon père, puis ils ont tout de suite divorcé. Ensuite, elle s’est mise en couple avec un mécréant qui déteste l’Islam et a eu deux enfants avec lui. Mes deux demi-frères, qui sont aussi mécréants à l’heure actuelle. J’ai tenté de leur parler de l’Islam, mais… Ça ne les impacte pas et en ce moment, il y a certaines tensions entre nous. Il est même déjà arrivé qu’ils se raillent du Dîn. Dois-je les considérer comme mes frères alors que nous n’avons que notre mère en commun qui est mécréante ? Suis-je obligée de garder les liens avec eux si toutefois la situation venait à s’aggraver ? Je les aime et j’aimerais ne pas en arriver là, incha’Allah. Mais pour moi, c’est important de connaître leurs droits sur moi. Et je suis présente dans le chat si besoin de précision. Réponse  Oustadha : Oui, même si ce sont des mécréants, on a déjà expliqué qu’il faut garder les liens, même s’il s’agit de ton frère ou ta sœur. Il faut le faire dans le but de la da’wah (l’appel à l’Islam). Le Prophète صلى الله عليه وسلم a été interrogé par une compagne dont la mère était mécréante. Elle lui a demandé : « Est-ce que je dois garder les liens avec elle ? » Le Prophète صلى الله عليه وسلم a répondu : « Oui, garde les liens. » Donc, même si elle est mécréante, tu dois garder les liens dans l’objectif de l’appel à l’Islam, et cela avec un bon comportement. C’est très important, car un bon comportement islamique fait partie des grandes causes par lesquelles les non-musulmans peuvent être guidés vers l’Islam. La majorité des mécréants à l’époque des premiers musulmans se sont convertis non pas par les guerres, mais par le comportement exemplaire des musulmans, que ce soit dans le commerce ou dans la parole. Ce sont les valeurs islamiques vécues qui ont été la cause des conversions. Alors toi aussi, tu dois garder des liens avec tes demi-frères et ta mère, avec de belles manières. Tu apprends la science, tu te formes, et ensuite tu fais la da’wah. En parallèle, tu invoques Allah pour qu’Il les guide vers l’Islam. C’est une grande cause. D’ailleurs, il y a un compagnon qui avait aussi des parents et des cousins mécréants, et malgré cela, il gardait les liens avec eux. Il y a donc des preuves claires qu’il faut maintenir les relations, surtout avec les parents, même s’ils ne sont pas musulmans. Car ce sont les parents qui sont la cause de notre existence. Donc tu gardes le lien avec patience et un bon comportement, tu fais du bien même s’ils te font du mal, et tu continues à invoquer Allah pour leur guidée. L’interlocutrice : De toute façon, demi-frères, c’est comme des frères. Oustadha : Ça ne changera rien. Ce sont des frères. Ça ne changera rien.     Et même s’ils se moquent de la religion, tu patientes.Tu ne vas pas rigoler avec eux, tu défends l’Islam quand même. Mais malgré tout, tu patientes. C’est ton bon comportement dans l’Islam qui va, in shaa Allah, les changer. Le bon comportement, c’est la base après l’invocation d’Allah عز وجل. Qu’Allah te facilite, ma sœur, et guide tout le monde à l’Islam. L’interlocutrice : Amîn, amîn.

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Le doute sur le nombre de jours de jeûne à rattraper

Question :Assalamu alaikum wa rahmatullah. Qu’Allah vous récompense grandement pour ce que vous faites pour la Ummah. Merci pour ces dourous qui sont très bénéfiques et qui nous permettent d’en apprendre plus sur notre Dîn. Ma question concerne les jours à rattraper pour Ramadan. Je ne sais plus combien de jours j’ai à rattraper. Je sais que j’ai mes menstrues pendant au moins cinq jours, mais il est possible que je les aie eues pendant six jours. Je ne retrouve plus l’endroit où j’ai noté mes jours à rattraper et je ne m’en souviens plus du tout. J’ai commencé à rattraper mes jours après l’Aïd, ensuite j’ai fait une pause. Lorsque j’ai voulu reprendre, je ne me souvenais plus de combien de jours j’avais déjà rattrapé. Je me souviens juste que j’ai jeûné au moins deux jours, mais il est possible que j’en aie finalement rattrapé trois. J’ai du coup jeûné trois jours pour arriver à cinq jours ou six. Et je me suis arrêtée dans l’attente de pouvoir poser ma question à quelqu’un de science. Ma question, est-ce qu’il m’est permis de jeûner encore un dernier jour ? au cas où, avec l’intention de rattraper mon jeûne, pour être sûre de l’avoir rattrapé, ou cela est-il interdit ? Je crains de ne pas avoir clôturé mon jeûne du mois de Ramadan, mais je ne sais pas si je peux jeûner des jours en plus avec cette intention-là. Réponse  Oustadha : Ça, c’est un problème qui arrive souvent. Une sœur a un doute : a-t-elle rattrapé tous les jours ou en a-t-elle raté un ? Si tu penses avoir rattrapé trois jours ou deux jours, tu dois toujours prendre le chiffre le plus bas. C’est-à-dire que si tu as un doute entre trois et deux jours, tu considères que tu n’en as rattrapé que deux. Tu vas donc rattraper les jours restants, que ce soit six ou cinq jours au total. Il faut toujours choisir le moins. C’est exactement comme pour la prière (salat). Si tu as un doute sur le nombre de rak’at (unités de prière) que tu as faites, tu prends toujours le chiffre le plus bas. Si tu doutes entre deux ou trois rak’at, tu vas considérer que tu en as fait deux, et tu vas faire une prosternation de l’oubli (sujud as-sahw). Pour toi, c’est pareil : si tu as un doute sur le troisième jour, tu considères que tu n’en as rattrapé que deux et tu complètes les jours restants. Attention, il y a une différence importante. Certaines personnes n’ont pas de doute. Elles savent qu’elles ont cinq jours à rattraper, mais elles vont quand même ajouter un sixième jour par précaution. Ça, c’est ce qu’on appelle une innovation religieuse, une bid’ah. Ça ne s’applique pas au cas de notre sœur, qui elle a un doute sincère. J’ai ajouté cette précision pour que tout le monde comprenne bien la distinction. Quand tu es sûre que tu as deux jours, trois jours, quatre jours, cinq jours, toi, tu vas rajouter un autre jour. Il s’appelle le jour de doute. Ça s’appelle du bid’ah. Mais dans le cas de la sœur, tu vas dire : « j’ai rattrapé deux », tu rattrapes le reste. C’est ça. C’est une règle, soit dans la salat, soit dans le jeûne : il faut dire toujours le moins, pas le plus. L’interlocutrice : Oui, bien sûr.

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Le changement de Riwaya dans l’apprentissage du Coran pour les enfants

Question : Assalamu alaikum, qu’Allah vous récompense en bien pour vos assises de questions-réponses qui nous sont très profitables. Mes enfants suivent actuellement des cours de Coran en Riwaya Qalûn. Avant cela, ils avaient commencé avec la Riwaya Hafs, et cela les a beaucoup perturbés de changer de Riwaya. Donc, Riwaya, c’est le type de lecture, on précise. Qalûn, c’est très présent en Tunisie ? En France, par contre, c’est du Hafs. Et en Algérie, c’est Warsh. Ce sont des types de lecture du Coran, juste pour préciser. Le souci, c’est que si je ne les mets pas dans une école de Coran, je n’arrive pas à être régulière avec eux et réviser de manière quotidienne. Ma question est donc la suivante. Est-il préférable de les inscrire dans des écoles de Coran où ils apprendront avec une Riwaya différente ? Bien, faut-il mieux qu’ils continuent avec la première Riwaya qu’ils avaient apprise pour ne pas les perturber dans leur apprentissage ? Sachant que là où je vis, il n’y a aucun markaz avec Riwaya Hafs, il faudra donc que je prenne sur moi pour leur faire à la maison avec la Riwaya Hafs, ou bien que je trouve des cours en ligne. Réponse  Oustadha : La Riwaya de Qalûn, pour apprendre l’apprentissage du Coran ? Je te conseille d’apprendre la Riwaya Hafs parce que déjà, ils ont appris la Riwaya Hafs. C’est-à-dire, il ne faut pas changer la Riwaya parce que ça perturbe les enfants. Une seconde, ‘afwan. Avant, ils avaient commencé avec la Riwaya Hafs. Maintenant, ils font Qalûn. Comme ils ont commencé avec la Riwaya Hafs, il ne faut pas perturber les enfants. Déjà, la Riwaya de Hafs, dans le monde entier, c’est la Riwaya de Hafs qu’on doit commencer avec, parce qu’elle est facile. Et comme ils ont commencé, ils sont très, très perturbés. Peut-être, c’est parmi les causes qu’ils ne vont pas prendre très bien. C’est pour ça que je te conseille de revenir à la Riwaya de Hafs et de prendre des cours en ligne. C’est bien. Parce que si tu ne peux pas faire ça à la maison, oui, c’est très difficile. Il vaut mieux avoir un mu’allim ou un prof en Coran. Je te conseille de faire des cours en ligne, mais tu restes sur la Riwaya de Hafs pour ne pas perturber les enfants. Moi, c’est un conseil, parce que tout le monde qui a fait l’apprentissage du Coran, il a appris premièrement la Riwaya de Hafs, puis… dans un milieu il a changé, il s’est perturbé, franchement, c’est pas facile, c’est dur. C’est pour ça, je t’engage, je te conseille comme une sœur au fil de l’air, de ne pas changer les Riwaya et de mettre les enfants en ligne. Et alhamdoulillah, il y a beaucoup de [centres], alhamdoulillah, et pour travailler incha’Allah. Et qu’Allah te facilite, qu’Allah préserve tes enfants. Amin.

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