La Mixité lors des réunions de famille pendant l’Aïd

Question : Je suis une sœur reconvertie, mariée alhamdoulilah. Lors des fêtes de l’Aïd, je rends visite à la famille de mon mari. Malheureusement, ces réunions sont mixtes : belles-sœurs non voilées, discussions entre hommes et femmes, et un des hommes tente même de me parler, ce qui me met mal à l’aise. Nous avons proposé une séparation, mais elle n’est pas respectée. Je reste couverte et ne parle pas aux hommes. Ma question est la suivante : avons-nous le droit d’assister à ces événements dans ces conditions ? Risquons-nous de commettre un péché en y allant, malgré notre comportement réservé ? Barakallahu fikum, qu’Allah vous récompense grandement. Réponse :  Oustadha : Barakallahu fikum. Pour la première question, il y a une solution. D’abord, il faut continuer à faire des rappels à cette famille. Si ce sont des liens obligatoires, comme les parents, il faut les visiter, surtout par respect envers votre mari. Cependant, si ces visites deviennent gênantes parce qu’il y a beaucoup de péchés, vous pouvez changer le jour de visite. Par exemple, aller un autre jour où il y a moins de beaux-frères ou de personnes avec qui il y a de la mixité. Si cela ne fonctionne toujours pas, vous pouvez maintenir les liens uniquement par téléphone. Parce que si vous avez peur de tomber dans le péché ou que votre foi s’affaiblisse à cause de ces visites, il faut chercher des solutions. Garder le contact par téléphone ou changer le jour des visites pour les parents qui sont des liens obligatoires. Quant aux autres membres de la famille, comme les oncles, tantes, neveux ou nièces, ces liens ne sont pas obligatoires ; un simple coup de téléphone suffit afin d’éviter de tomber dans le péché. Qu’Allah vous guide et vous facilite. Et surtout, n’oubliez jamais de faire des rappels. Si vous pouvez changer d’endroit ou de pièce pour éviter le péché sans couper complètement le contact, c’est encore mieux, afin de pouvoir continuer à visiter la famille et faire des rappels. Peut-être qu’Allah guidera ainsi beaucoup de gens. Voilà ma réponse. Interlocutrice : Si elle arrive avec sa famille et que cette situation se présente, comment doit-elle se comporter ? Doit-elle partir ou rester à l’écart pour ne pas se mêler à ce qui est interdit ? Oustadha : Elle peut changer d’endroit, faire des rappels, rester avec eux. Mais si elle ne peut pas changer la situation, alors il vaut mieux partir. Interlocutrice : D’accord. Et si eux ne l’écoutent pas, qu’ils refusent de se séparer, il faut alors qu’elle s’éloigne. Oustadha : Oui, ce n’est pas facile, même ici. Qu’Allah facilite pour nous tous.

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Les sorties de la femme avec ses enfants au parc

Question : Quelle est le jugement de la femme qui sort quotidiennement ou de nombreux jours de la semaine afin d’emmener ses enfants s’amuser au parc, faire du vélo ou autre ? Ces sorties sont-elles autorisées et considérées comme futiles pour la femme ? Sachant que les enfants ont un grand besoin de dépasser leur énergie, mais contraignent la mère à sortir dehors de façon régulière. Si ces sorties sont autorisées, sous quelles conditions ? Réponse  Oustadha : En fait, la femme doit en général rester à la maison, c’est sa place naturelle. Elle est préservée à la maison, c’est comme ça qu’Allah l’a créée, surtout pour être maman. L’interlocutrice : Oui, elle doit rester à la maison pour être protégée. Oustadha : Exactement, ce n’est pas comme l’homme dont le rôle est à l’extérieur. La femme, elle est préservée à la maison. Cela dit, il y a des cas où elle doit sortir, mais ce n’est pas pour sortir constamment. Par exemple, pour les enfants, il est bien de faire sortir un peu, pour qu’ils se changent les idées, jouent, se détendent. On peut dire deux ou trois fois par semaine selon les besoins.   Certaines familles ont des enfants qui doivent sortir plus souvent, peut-être parce qu’ils sont malades ou ont besoin d’air frais, donc on s’adapte à la situation. D’autres enfants peuvent se contenter d’une sortie par semaine. L’interlocutrice : Donc c’est selon le besoin. Oustadha : Oui, selon le besoin. Si les enfants ont besoin de sortir plus souvent, il faut les faire sortir. C’est une nécessité. Pareil pour la femme qui travaille, elle doit sortir quotidiennement, c’est inévitable. Bien sûr, en respectant le hijab légiféré. Mais pour les enfants en bonne santé, une ou deux sorties par semaine suffisent généralement. Ça leur fait du bien, ça leur donne de l’énergie. Si tes enfants ont besoin de sortir plus, alors c’est permis, ma sœur, chaque situation est différente. Interlocutrice : Quelles sont les conditions pour qu’une sortie soit légiférée ? Oustadha : Bien sûr, ce n’est pas pour sortir tout le temps. Il faut porter le jilbab légiféré, le hijab conforme à la charia. Éviter les endroits où il y a beaucoup d’attractions, de mixité homme-femme, les lieux avec musique ou distractions non autorisées. Toujours garder le regard baissé, rester loin de la mixité et des péchés. C’est très important, surtout pour les sœurs qui sont dans la religion, qu’elles soient converties ou pas. Interlocutrice : Sinon, est-ce que ça pose problème si c’est le père qui sort les enfants ? Oustadha : Non, au contraire, moi je préfère que ce soit le père qui s’en occupe. Interlocutrice : Quand c’est possible, bien sûr. Oustadha : Oui, quand c’est possible, c’est mieux que le père fasse cela. Mais si le père n’est pas là, s’il a divorcé, s’il est décédé ou malade, alors la femme peut prendre ce rôle. Mais quand le père peut le faire, c’est mieux que la femme reste à la maison. Par contre, elle peut sortir une ou deux fois par semaine si nécessaire. Interlocutrice : Donc, c’est ça : pour sortir, elle doit porter le jilbab ou le voile légiféré, éviter les endroits mixtes, la musique, les péchés. Une sœur parlait des centres commerciaux, mais clairement, il y a musique, mixité, et tout cela regroupe des péchés. Oustadha : Oui, on a dit que si le père peut s’occuper des sorties, c’est mieux. Sinon, c’est la mère, mais toujours en respectant ces conditions, surtout pour une sœur. Interlocutrice : Oui, le père quand il est disponible, quand il est là. Oustadha : C’est une obligation, ce n’est pas comme pour un père. Il faut préserver la femme, surtout qu’il y a les enfants. Interlocutrice : Elle parlait des sorties de la femme seule. Mais quand on sort en famille, avec le mari, est-ce que c’est pareil ? Est-ce que la femme doit rester le plus possible à la maison, ou est-ce que, puisque son mari est toujours avec elle, ils peuvent sortir tous les jours ? Oustadha : Ça dépend vraiment de toi. Mais je conseille que la femme reste à la maison, c’est mieux. La maison, c’est vraiment le royaume de la femme. Les savants expliquent que lorsqu’ils parlent du verset, la femme doit en général rester à la maison, c’est préférable. Bien sûr, il y a des exceptions — en cas de besoin, de maladie, ou pour changer un peu d’air — ce n’est pas interdit, mais ce n’est pas non plus à faire tous les jours. Ils disent que la femme qui reste à la maison est très proche d’Allah, elle est apaisée, elle n’est pas perturbée ni stressée, car c’est son véritable royaume, sa maison sainte. Franchement, je compare la femme musulmane à une reine, et son mari est à son service. Bien sûr, s’il y a des cas où elle doit aider son mari, dans des conditions légiférées, alors elle le fait. Interlocutrice : Il ne faut jamais oublier qu’autour de cela, il y a toujours des conditions. Oustadha : Oui, toujours des conditions. Ce n’est pas une fête permanente. Interlocutrice : D’accord.

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Les ablutions et les produits gras sur la peau

Question : J’aimerais savoir si en cas de sécheresse de la peau, quand on se soigne avec des produits gras tels que le beurre de karité, etc., ces produits, la cible, c’est l’eau des ablutions. Comme lorsque l’on met de l’huile de ricin qui est grasse et huileuse sur les cils en guise de soins. L’eau des ablutions passe-t-elle quand même sur les cils ? Car je ne sais pas si la consistance huileuse produit des soins ou d’hygiène permet à l’eau des ablutions de passer vers l’eau purifiée. Réponse :  Oustadha : Oui, concernant ces produits qui sont à base d’huile ou de beurre, les savants ont dit que si l’huile laisse une couche sur la peau, il faut refaire les ablutions avec de l’eau. Cette « couche » signifie une pellicule visible ou sensible à la surface de la peau. Mais si c’est un produit gras comme de l’huile ou du beurre qui laisse seulement des traces légères, alors il n’est pas nécessaire de refaire l’eau des ablutions. Par exemple, quand tu mets de l’huile d’olive ou un bain d’huile, il arrive qu’il reste un peu d’huile, mais ce n’est pas une couche qui empêche l’eau de passer. L’interlocutrice : Comment être sûre que ce n’est pas une couche ? Si tu ne la sens pas, ça veut dire que ce n’est pas une couche ? Oustadha : Exactement, si tu ne la sens pas, même si ça glisse un peu, ce n’est pas une couche qui empêche l’eau de passer. Par contre, quand tu mets une pommade grasse, tu peux sentir cette couche, et là, tu dois refaire les ablutions. L’interlocutrice : Oui, par exemple la vaseline, c’est très gras. Oustadha : Oui, avec la vaseline ou une pommade très grasse, il faut laver et refaire l’eau. Mais avec de l’huile d’olive, elle pénètre dans la peau, donc elle ne forme pas de couche. L’interlocutrice : Oui, je comprends. Oustadha : Une règle simple : si tu sens une couche grasse épaisse, comme avec une pommade, tu dois refaire l’ablution. Si c’est très léger, tu n’as pas besoin. D’ailleurs, cela est confirmé par le fait que le Prophète Sallallahu Alayhi Wa Sallam ne retirait pas sa bague pendant le wudhu’, parce que l’eau passait autour. L’interlocutrice : Parce que l’eau passait autour de la bague ? Oustadha : Non, le Prophète Sallallahu Alayhi Wa Sallam ne tournait pas sa bague pendant le wudhu’. En fait, il ne retirait même pas sa bague. C’est pour cela que les savants ont dit que si c’est un effet léger, on ne refait pas les ablutions. Mais s’il y a une couche, il faut refaire le wudhu’. On peut reconnaître la différence. L’interlocutrice : Moi, j’ai beaucoup de….. Oustadha : Non, non, tu peux faire la différence. Par exemple, l’huile d’olive, ce n’est pas pareil que certaines pommades très grasses. Celles-là laissent une couche épaisse. Même si tu te laves avec du savon, tu dois bien insister pour tout enlever. L’interlocutrice : Oui, je comprends. Il y a ce qui reste en surface sur la peau, et ce qui pénètre, comme l’huile d’olive.

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Les Ablutions après un Rapport Conjugal

Question :  Assalamu alaikum wa rahmatullahi wa barakatuh.  Qu’Allah vous récompense en bien pour ces assises, moualima, et qu’Allah vous préserve. Voici ma question. Au coucher, avant de m’endormir, je fais mes du’as du sommeil. Ensuite, mon mari s’approche pour un rapport. Bien souvent, je m’endors après celui-ci et je ne refais pas mes ablutions. Je sais que ceci est détestable, mais la fatigue l’emporte et je ne me rends même pas compte de mon endormissement parfois. Si vous pouvez nous faire un nasiha sur le fait de ne pas s’endormir en état de janaba. Et du coup, qu’en est-il des invocations dites avant le coucher ? Doit-on toutes les refaire après le rapport et avant de s’endormir ?  Et lorsqu’on est en état de janaba, on ne peut pas les faire, point d’interrogation. Merci pour votre éclaircissement sur la question. Réponse  Oustadha : J’ai fait ces invocations, puis il y a eu un rapport. Les grands savants comme Cheikh Ibn Baz, ainsi que d’autres savants, disent qu’on ne refait pas les invocations, car Allah nous ordonne de faire les actes une seule fois. Par exemple, la prière : si quelqu’un n’a pas d’eau et fait sa prière avec le tayammum, on ne lui demande pas de la refaire. Tous les actes d’adoration doivent être accomplis une fois. Donc, les invocations que tu as faites avant le rapport avec ton mari suffisent, il n’est pas nécessaire de les refaire.     Deuxièmement, je conseille à toutes les épouses, et à tout le monde en général, de faire les ablutions avant de dormir. Cela est une source de récompense auprès d’Allah et c’est une bonne habitude de dormir avec les ablutions. Même si tu as eu un rapport sexuel, si tu ne peux pas faire le ghusl de janaba, tu dois au moins faire les ablutions. L’interlocutrice : Oui, ce n’est pas obligatoire, mais c’est préférable, car dormir sans ablutions est détestable. Oustadha : Faire les ablutions avant de dormir est la moindre des choses, ce n’est pas la meilleure option, mais c’est recommandé. Si tu es trop fatiguée la nuit, tu n’es pas obligée de les faire tout de suite. Mais le matin, avant la prière du Fajr, les ablutions sont obligatoires.  Si tu as eu un rapport et que tu ne peux pas faire le ghusl, le Prophète (paix et bénédictions sur lui) faisait au minimum les ablutions. C’est une pratique recommandée (mustahab). Dormir sans ghusl ni ablutions est détestable, donc je conseille à mes sœurs, en cas de rapport, de faire au minimum les ablutions avant de dormir. Cela ne prend pas beaucoup de temps et ce n’est pas fatigant. Fais la niyyah (intention) de dormir avec les ablutions au minimum. Sinon, fais le ghusl quand tu peux. Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) faisait parfois le ghusl, parfois non, pour faciliter les gens, car tout le monde ne peut pas faire le ghusl la nuit.     Il y a des personnes qui travaillent tôt le matin, et elles sont très fatiguées, elles ne peuvent pas faire le ghusl. Notre religion est très facile, Masha’Allah. Dans ce cas, tu fais simplement les ablutions et tu dors. C’est très simple et c’est bénéfique pour nous. Même pour ceux qui n’ont pas eu de rapport sexuel, comme un garçon ou une fille non marié(e), il est recommandé (sunnah) de dormir en état d’ablution.     Subhanallah, depuis que j’ai commencé à suivre cette sunnah, même si je suis très fatiguée, je fais toujours mes ablutions avant de dormir. C’est une grande bénédiction. Dormir en état d’ablution procure un sommeil paisible et confortable. Il y a un hadith que nous devons vérifier, qui dit que l’âme de celui qui dort en état d’ablution se prosterne devant Allah. Je conseille donc vivement mes sœurs, surtout après un rapport, de faire au moins les ablutions avant de dormir, afin de ne pas dormir dans un état détestable. L’interlocutrice : Pardon, j’ai une question. Est-ce que je peux lire les Adhkar en état de janaba ? Oustadha : Oui, tu peux lire les Adhkar en état de janaba. Il n’y a aucun hadith qui interdise cela.

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Le rattrapage des prières manquées par paresse

Question : J’ai manqué pas mal de prières quand j’étais jeune, par paresse. Après mon repentir, je me suis demandé qu’est-ce que je devais faire également ? J’ai essayé de commencer à rattraper les prières manquées, mais j’ai remarqué que ça impactait négativement mes prières obligatoires de base que je dois faire avec une bonne concentration. Quel est votre avis au sujet des prières non faites par le passé par paresse ? Réponse  Oustadha : Je pense que ce sujet a déjà été abordé. On ne peut pas rattraper les prières obligatoires par d’autres prières, car cela n’a pas vraiment de sens. L’avis auquel nous adhérons et qui est juste, c’est que l’on fait beaucoup de prières surérogatoires en plus. En effet, rattraper les prières obligatoires avec d’autres prières ne permet pas d’avoir le recueillement ni la concentration nécessaire. La prière, c’est avant tout la présence du cœur, la concentration. C’est un peu comme un sport, si je peux dire : la vraie prière est celle où l’on est pleinement concentré. C’est pourquoi on ne remplace pas une prière obligatoire par une autre, on la fait rattraper, et on augmente les prières surérogatoires. Voilà la réponse et l’avis correct.

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Le Cas d’un Frère ayant Apostasié

Question : J’ai une question par rapport à mon petit frère de 19 ans qui a apostasié. Il a vraiment des propos d’athée. Il n’aime pas le jilbab, etc. Mais il nous aime, nous, sa famille. Il ne comprend pas comment le Prophète Sallallahu Alayhi Wa Sallam a pu se marier avec Aïcha, ni pourquoi il y avait des esclaves, plusieurs choses comme ça. Je voulais savoir, quel était mon rôle vis-à-vis de lui ? Sachant que c’est Allah qui guide, quelle cause je peux faire pour essayer de le faire revenir à Allah et s’il y a un cours spécifique que je pourrais lui faire écouter ou un livre à lire. Aussi, mon père n’est pas au courant. Ma mère a trop peur de sa réaction pour le lui dire. Du coup, mon frère fait semblant de prier quand mon père est présent et je crois même qu’il va avec lui à la mosquée le vendredi. J’ai conseillé plusieurs fois à ma mère d’en parler à mon père, que c’était grave, mais elle n’a pas eu le courage. Quel conseil pouvez-vous me donner par rapport à cette situation ? Réponse :  Oustadha : Ma sœur, qu’Allah vous préserve, on ne peut pas affirmer que ce garçon est un athée. Il tient des propos qui ressemblent à ceux d’un athée, mais il y a un doute. Il faut être certain avant de qualifier quelqu’un d’athée. Ce sont plutôt des shubuhat (ambiguïtés, doutes). On ne peut pas dire qu’il est un véritable athée. Interlocutrice : Pourquoi ? Oustadha : Parce qu’il va à la mosquée. Un véritable athée ne fréquenterait jamais la mosquée, franchement. Il fait semblant de prier, mais ces propos sont des shubuhat, des ambiguïtés. Interlocutrice : En fait, shubuhat veut dire ambiguïtés. Oustadha : Oui, exactement. Si ce sont des shubuhat, il faut, si on a de la science, expliquer à notre frère pourquoi c’est erroné. Le meilleur livre que je peux conseiller, c’est le Coran. Il faut bien lire et comprendre le Coran. Le deuxième livre que je recommande, c’est le Kitab at-Tawhid de l’imam Mohammed ibn Abdel Wahab. C’est un excellent ouvrage pour répondre à ces doutes. Mais on ne peut pas déclarer quelqu’un athée sans preuves solides. Ce sont les grands savants qui jugent cela, pas nous. Beaucoup de musulmans n’aiment pas le jihad, mais ça ne fait pas d’eux des mécréants. Interlocutrice : Elle a écrit : « En fait, il va à la mosquée uniquement parce que mon père ignore qu’il a renié la religion et il se moque clairement de la religion. » Cela signifie qu’il est vraiment athée. Ça veut dire que la seule raison pour laquelle il va à la mosquée, c’est par peur de son père, pour que son père ne sache pas qu’il n’est plus croyant… Oustadha : Oui, c’est une moquerie de la religion. Interlocutrice : Oui, c’est ce qu’elle a dit, il se moque clairement. Oustadha : Exactement, c’est une moquerie. Ici, on parle d’un mécréant, pas d’un athée. Parce qu’un athée ne croit pas en Allah Azza wa Jall du tout. Il y a une différence entre un athée, qui nie complètement Allah, et un mécréant qui croit en Allah mais se moque de la religion. Par exemple, il peut dire que la prière ou le jeûne ne sont pas vrais ou ne servent à rien. Donc on ne dit pas qu’il est athée, mais qu’il est mécréant. Si vous dites qu’il est votre frère, alors le meilleur conseil est de l’inviter à revenir vers Allah, en lui montrant le bon comportement islamique. Il faut lui faire du bien, faire preuve de patience et de sagesse, afin qu’Allah le guide sur le chemin du Prophète ﷺ.   Le premier livre à étudier est le Coran, avec une bonne explication. Le deuxième, c’est le Kitab at-Tawhid de l’imam Mohammed ibn Abdel Wahab. Il existe aussi beaucoup d’ouvrages sur les ambiguïtés dans la foi. Vous pouvez chercher sur Internet des livres qui traitent des doutes liés à l’islam, incha’Allah. Si vous avez un imam ou une personne savante proche de vous, parlez-en avec lui, c’est mieux pour qu’il soit guidé incha’Allah. Subhanallah, peut-être même toi, tu peux faire de la da’wah, donner des rappels. Beaucoup de personnes étaient athées, puis en réfléchissant à la création d’Allah, elles ont cru. Je me souviens de l’histoire de Kosto, il était athée quand il était en mer…   Il y a une histoire de Kosto, qui était athée. Quand il était en mer, il a vu qu’il y avait deux mers : une mer salée et une autre qui semblait être de l’eau douce, comme celle qu’on boit. C’est là qu’il a compris que c’est Allah Azza wa Jall qui a créé tout cela. L’univers, avec toutes ses merveilles, est une preuve évidente que c’est Allah qui nous a créés.    Je répète toujours que la meilleure méthode pour se rapprocher d’Allah, c’est la méthode du Coran. Il faut toujours lire le Coran, avec une bonne traduction ou explication en français, pour comprendre les preuves et suivre le chemin du Prophète ﷺ, qui est le meilleur guide. Qu’Allah facilite cela à toutes mes sœurs. Pour ceux qui cherchent des cours de qualité, comme je l’ai recommandé la semaine dernière, il y a les cours des frères de l’Institut du Savoir. Interlocutrice : Ce sont des frères qui donnent des cours ? Oustadha : Oui. L’année dernière, ils ont fait une série sur la biographie du Prophète Muhammad ﷺ. Franchement, quand on écoute ce frère, on ne peut qu’écouter avec attention, même si on n’est pas très avancé dans la science. Je recommande vraiment leurs cours et de les contacter. Interlocutrice : Peut-être que ça… Oustadha : Oui, parfois, venant de quelqu’un d’extérieur, on accepte mieux les conseils. Interlocutrice : L’intérieur, c’est parfois plus dur à accepter. Oui, amîn. Plusieurs sœurs confirment qu’elles recommandent fortement l’Institut du Savoir.

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Tenue vestimentaire de la fille non pubère devant le futur mari de sa mère

Question : Alors, salam alaykoum wa rahmatullahi wa barakatuh. J’ai une fille de 10 ans qui n’est pas pubère mais elle commence à présenter quelques signes comme le développement de sa poitrine. Il y a un futur prétendant qui exige que ma fille doive porter le jilbab devant lui selon l’avis des savants, même s’il deviendra son mahram. Je ne trouve aucune information allant dans ce sens. Ma fille est à ma charge et je préfère qu’elle ne vive pas chez son père car il est loin de la religion. Ma question est, quelle est la tenue vestimentaire que doit avoir la fille pubère ou pas devant le mari de sa mère ? Réponse  Oustadha : Concernant cette question, ce prétendant, qui sera incha’Allah ton futur mari, sera alors le mahram de ta fille. Il verra ta fille comme il verrait la sienne. Cela signifie qu’elle ne sera pas obligée de porter le foulard ou autre, puisqu’elle sera comme sa propre fille. Par ailleurs, il est interdit pour lui de se marier avec la fille de cette épouse, automatiquement.   Cependant, tant qu’il est seulement un prétendant, ce n’est pas encore ton mari, donc il n’a pas le droit de voir ta fille. Mais lorsqu’il deviendra ton mari, incha’Allah, il deviendra son mahram. Et alors, ta fille pourra s’habiller comme la fille de ce mari. L’interlocutrice : Autre question : comme ce n’est pas son père, est-ce que cette fille est obligée de lui obéir ou de le servir ? Oustadha : Ce n’est pas une obligation, puisque ce n’est pas son père. Mais ce qui est bien, c’est que si elle fait cela, elle sera récompensée par Allah Azza wa Jall. Ce n’est pas comparable à une fille qui a son vrai père, avec qui il y a des obligations familiales. Là, ce n’est pas une obligation, mais c’est un bien, et c’est récompensé. L’interlocutrice : Et par rapport à ce futur époux, est-il obligé de subvenir aux besoins de cette fille ? Oustadha : Il n’est pas obligé, mais c’est un acte de bienfaisance (ihsan). S’il le fait pour Allah, c’est bon pour lui, mais ce n’est pas une obligation. Il ne commettra pas de péché s’il ne le fait pas. En revanche, il est obligé de subvenir aux besoins de sa femme. Pour bien comprendre, il devient mahram de ta fille seulement quand il est ton mari. Avant cela, il n’en a pas le statut. L’interlocutrice : Peut-être que ce futur mari a expliqué cela avant de se marier avec toi.  Mais s’il se marie avec toi, il sera son mahram, donc elle peut, comme sa propre fille, ne pas porter le voile ? Parce que lui, il dit même si elle est son mahram, il veut qu’elle garde le voile. Oustadha : C’est faux. Tous les savants s’accordent à dire que, quand il est marié avec toi, il devient effectivement le mahram de ta fille. Même s’il divorce, il reste son mahram. C’est un avis unanime chez les grands savants. Donc, avec ton mari, c’est comme un mahram. Très bien.

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La légalité du travail après un prêt avec intérêts

Question : Assalamu alaikum wa rahmatullah. J’ai fait un prêt pour mes études que j’ai totalement remboursées aujourd’hui, alhamdoulilah. Je me suis beaucoup repentie pour ce péché. J’ignorais la gravité du riba quand je l’ai fait. Sachant qu’aujourd’hui, les compétences que j’ai acquises sont dues à ces études que j’ai financées avec du riba. Donc, riba, c’est les intérêts. Est-ce que je peux travailler de manière charaïque de chez moi avec mon ordinateur, sachant que je dois aider financièrement à la maison ? Je ne suis pas mariée encore, mais aussi mettre de côté pour la hijra, incha’Allah. Réponse Oustadha : Si la sœur s’est repentie après avoir fait des études financées par du riba, et qu’elle a remboursé ce qu’elle devait, alors elle est pardonnée. Tant qu’elle s’est sincèrement tournée vers Allah en demandant pardon, son travail est désormais légiféré, conforme à la charia. Il n’y a pas de mal à cela. Ne t’inquiète pas, il n’y a aucun souci.     Pour la deuxième question concernant la hijra, si tu es en bonne situation et que tu as les moyens de faire la hijra, alors tu es obligée de la faire. Qu’Allah facilite à toutes les sœurs qui ont cette intention de réaliser la hijra, et qu’Il nous préserve tous. C’est ma réponse à la deuxième question.

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La Gestion de la Prière en cas d’Influence du Djinn

Question : Je suis possédée par un djinn. Mais parfois, il m’arrive de ne pas me lever pour le Fajr sans que cela ne soit intentionnel. Et lorsqu’on me demande si j’ai prié, je dis oui en pensant que j’ai prié, puis je me rends compte plus tard que non. Et lorsque j’essaie de me lever pour effectuer cette prière manquée, je n’arrive pas à me lever par manque de force à cause du djinn, puis je me rendors. Est-ce que lorsque je me réveille, je dois rattraper le Fajr alors que cette prière est sortie de son temps ? Et est-ce que je suis considérée comme quelqu’un ayant commis un péché alors que ce n’était pas intentionnel ? Réponse  Oustadha : Oui, ce n’est pas intentionnel. La question est : est-ce qu’elle dort vraiment ? L’interlocutrice : Elle essaie de se réveiller, mais elle ne peut pas, car le djinn ne la laisse pas. Oustadha : C’est-à-dire qu’elle fait tout ce qu’elle peut pour se réveiller, comme mettre une alarme sur son portable, se coucher assez tôt, bref, toutes les causes pour ne pas manquer la prière. Si malgré tout, elle ne parvient pas à se lever, elle n’a pas commis de péché. Même si elle se lève en retard, elle devra rattraper sa prière.     Le Prophète (Sallallahu Alayhi Wa Sallam) a dit que celui qui ne s’est pas levé pour accomplir sa prière à l’heure peut la rattraper s’il a fait tout ce qu’il pouvait pour ne pas la manquer.Il y a deux cas : soit on s’endort malgré tout en ayant pris toutes les précautions — et donc ce n’est pas intentionnel — soit on oublie la prière. L’interlocutrice : Que doit-on faire dans ces cas-là ? Oustadha : Par exemple, si je m’endors après la prière de Dhuhr et que je me réveille avant Maghrib, je dois rattraper la prière d’Asr que j’ai manquée. Je n’ai pas commis de péché car j’étais endormie. Si quelqu’un oublie une prière, par exemple parce qu’il était occupé à recevoir des invités ou à discuter, et qu’il se souvient seulement à l’heure de la prière suivante, il doit aussi rattraper la prière oubliée. L’interlocutrice : Est-ce qu’il y a un péché dans ce cas ? Oustadha : Non, il n’y a pas de péché. S’il y a une gêne extérieure, comme un djinn qui empêche de se réveiller, ou si on a fait tout son possible mais on n’y arrive pas, cela dépasse la capacité de la personne. Elle doit donc rattraper la prière dès qu’elle le peut, sans qu’il y ait de péché.      Je conseille à ma sœur de faire la ruqya. Si tu peux la faire toi-même, c’est très bien. Sinon, demande l’aide de quelqu’un pour faire la ruqya régulièrement. Invoque Allah, demande-Lui de te guérir, et prends toutes les mesures possibles pour te lever à la Salat al-Fajr. En particulier, invoque Allah avec ferveur pour cette prière, surtout pour la Salat al-Fajr.     Le Prophète (Sallallahu Alayhi Wa Sallam) a dit : « La Salat al-Fajr accomplie est meilleure que toute autre chose. » C’est pour cela que celui qui veut voir Allah Azza wa Jall au Jour du Jugement doit s’attacher à observer régulièrement la Salat al-Fajr et la Salat al-Asr, qui sont deux moments clés de la journée. Les savants ont dit que l’une des causes pour voir Allah Azza wa Jall est de préserver particulièrement la Salat al-Fajr.

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La demande de divorce par la femme et ses implications

Question : Salam alaykoum, je voudrais savoir si la femme, alors je voudrais savoir si la femme voulait demander le divorce, elle a des raisons, mais avec l’accord du mari, il préfère que cela soit le mari qui la divorce, donc pas de remise de dot. Comme ça, le divorce n’est pas définitif. Est-ce que cela est autorisé, même si la demande est venue de la femme ? Réponse :  Oustadha : Elle dit que c’est elle qui a demandé le divorce. En fait, elle veut divorcer, mais lui, il est d’accord ? L’interlocutrice : Oui, c’est pour que ce soit lui qui prononce le divorce. Ce n’est pas un khul’ formel. Elle n’a pas demandé le khul’ elle-même, c’est elle qui veut la séparation. Mais les conditions du khul’ ne lui conviennent pas. Du coup, elle a demandé à son mari : « Au lieu que je te demande le khul’, est-ce que tu peux me divorcer ? » Et lui, apparemment, il a accepté. Mais est-ce que ce n’est pas une sorte de tricherie ? Parce qu’il refuse de lui donner la dot. Oustadha : Non, dans ce cas, c’est comme s’il avait décidé de divorcer lui-même. Ce n’est plus un khul’. L’interlocutrice : Oui, dans sa conclusion, elle dit qu’elle garde sa dot. Oustadha : Elle la garde ? L’interlocutrice : Oui, parce qu’elle n’a pas demandé le khul’. Oustadha : Alors c’est une forme de tricherie. L’interlocutrice : Oui, c’est ça. Parce que si c’est elle qui demande le divorce, c’est du khul’, et elle ne devrait pas garder la dot. Oustadha : Exactement, elle doit la rendre. L’interlocutrice : Oui, elle doit rendre la dot. Oustadha : Franchement, c’est comme une tricherie. L’interlocutrice : Peut-être qu’elle veut garder les trois mois de la période d’iddah où elle vit encore avec son mari, tu vois. Oustadha : Oui, évidemment, que ce soit par khul’ ou divorce, sinon, elles risquent de changer la niya. Là, on parle justement de la niya maintenant. L’interlocutrice : D’accord. Donc, si elle change la niya et que c’est son mari qui la divorce… Oustadha : Le divorce reste un divorce. La période d’iddah est de trois mois. Pendant ce temps, elle reste avec lui, et il doit subvenir à ses besoins. L’interlocutrice : D’accord, donc il doit la nourrir et s’occuper d’elle durant ces trois mois. Oustadha : Oui, mais une fois que les trois mois sont passés, elle n’a plus aucun droit. La dot, rien du tout, c’est terminé. L’interlocutrice : D’accord, rien du tout. C’est un divorce classique, on peut dire. Oustadha : Oui, c’est un divorce classique. Passée cette période, elle n’a plus droit à rien, ni à la dot, ni à autre chose. L’interlocutrice : D’après ce qu’elle dit, ce divorce n’est pas définitif. Mais dans tous les cas, que la demande vienne de l’un ou de l’autre, c’est un divorce classique. Après les trois mois, c’est fini. S’ils veulent se remettre ensemble, ils doivent refaire un contrat. Pour le khul’, c’est pareil : si c’est elle qui demande le divorce, elle doit rendre la dot, et c’est fini. Ils peuvent toutefois se remarier ensuite. Oustadha : Oui, dans ce cas-là, elle parle bien de la dot. C’est un divorce, elle a le droit à la période d’iddah pendant laquelle il doit subvenir à ses besoins. Mais une fois que ces trois mois sont passés, c’est terminé. L’interlocutrice : Donc c’est fini ? Oustadha : Oui, elle n’a plus rien du tout. L’interlocutrice : Oui, c’est normal. Mais pour le khul’, elle ne reçoit rien tout de suite ? Oustadha : C’est immédiat. Voilà, c’est la seule chose importante : quand elle fait un divorce, elle doit changer la niya. L’interlocutrice : Mais ça vaut dans tous les cas ? Oustadha : Oui, dans tous les cas, parce que ce n’est pas permis autrement. Peut-être qu’elle veut se remettre avec lui plus tard, on ne connaît pas toute l’histoire. Mais en général, je conseille de ne pas tricher. C’est une forme de tricherie, même un peu. Ce n’est pas correct de faire un accord entre la femme et son mari où ils gardent la vieille niya alors qu’ils sont divorcés. L’interlocutrice : Mais qu’elle demande le divorce ou que ce soit lui, ils peuvent se remarier après ? Oustadha : Oui, parce que c’est un divorce classique. Par exemple, s’il avait prononcé trois divorces, là elle devrait se remarier avec un autre homme. Mais ici, l’un ou l’autre peut se remarier avec lui. L’interlocutrice : Peut-être qu’elle a besoin que le mari continue à subvenir à ses besoins. On ne connaît pas toute l’histoire. Oustadha : Je répète, dans ce cas, il faut avoir la niya d’un divorce. Pour les actes comme le mariage ou le divorce, la niya est essentielle. Le mari prononce le divorce. L’interlocutrice : Et si c’est elle qui demande le divorce, est-ce qu’il peut lui dire de ne pas rendre la dot ? Oustadha : S’il veut, oui, il peut lui faire cette facilité. En principe, elle est obligée de rendre la dot, mais le mari peut décider de ne pas lui demander. L’interlocutrice : D’accord. J’espère que c’est clair. Inch’Allah, c’est clair. Oustadha : Dans ce cas, ce n’est pas permis de procéder ainsi. On ne peut pas tricher. Il faut être clair : soit c’est lui qui divorce vraiment, c’est lui qui veut divorcer, soit c’est elle qui demande le divorce. Dans ce dernier cas, il peut lui pardonner la dot. Dans les deux cas, comme il ne l’a pas divorcée trois fois, ils pourront se remarier plus tard. Ce qu’on appelle aujourd’hui un divorce classique. L’interlocutrice : Oui, ce n’est pas la même chose que quand il dit trois fois en peu de temps : « Je te divorce, je te divorce, je te divorce ». Ce n’est pas un vrai triple divorce, c’est autre chose. Oustadha : Oui, c’est ça. Pour que le divorce soit effectif trois

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