Le mauvais œil est-il une réalité ou contredit-il le Coran ?
Savant citéCheikh Muhammad ibn Salih Ibn Uthaymin رحمه اللهfatwa traduiteTous ses articles dans le Mag (144)
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Question arabe
(٢١٥) وسئل فضيلة الشيخ: اختلف بعض الناس في العين فقال: بعضهم لا تؤثر لمخالفتها للقرآن الكريم فما القول الحق في هذه المسألة؟
Réponse arabe
فأجاب بقوله: القول الحق ما قاله النبي، صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وهو: (( إن العين حق )) وهذا أمر قد شهد له الواقع ولا أعلم آيات تعارض هذا الحديث حتى يقول هؤلاء: إنه يعارض القرآن الكريم، بل إن الله - سبحانه وتعالى - قد جعل لكل شيء سببًا، حتى إن بعض المفسرين قالوا في قوله - تعالى: {وَإِنْ يَكَادُ الَّذِينَ كَفَرُوا لَيُزْلِقُونَكَ بِأَبْصَارِهِمْ لَمَّا سَمِعُوا الذِّكْرَ}
قالوا:
إن المراد هنا العين. ولكن على كل حال سواء كان هذا هو المراد بالآية أم غيره، فإن العين ثابتة وهي حق ولا ريب فيها، والواقع يشهد لذلك منذ عهد الرسول، صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، إلى اليوم.
ولكن من أصيب بالعين فماذا يصنع؟
الجواب:
يعامل بالقراءة، وإذا علم عائنه فإنه يطلب منه أن يتوضأ ويؤخذ ما يتساقط من ماء وضوئه ثم يعطى للمعيون يصب على رأسه وعلى ظهره ويسقى منه وبهذا يشفى بإذن الله، وقد جرت العادة عندنا أنهم يأخذون من العائن ما يباشر جسمه من اللباس مثل الطاقية وما أشبه ذلك، ويربصونها بالماء ثم يسقونها المصاب، ورأينا ذلك يفيده حسبما تواتر عندنا من النقول،فإذا كان هذا هو الواقع فلا بأس باستعماله؛ لأن السبب إذا ثبت كونه سببًا شرعًا أو حسًا فإنه يعتبر صحيحًا.
أما ما ليس بسبب شرعي ولا حسي فإنه لا يجوز اعتماده، مثل أولئك الذين يعتمدون على التمائم ونحوها يعلقونها على أنفسهم ليدفعوا بها العين فإن هذا لا أصل له، سواء كانت هذه من القرآن الكريم، أو من غير القرآن الكريم، وقد رخص بعض السلف في تعليق التمائم إذا كانت من القرآن الكريم ودعت الحاجة إليها.
Traduction française de la question
Certaines personnes ont divergé au sujet du mauvais œil, et certaines d'entre elles disent qu'il n'a aucun effet, parce que cela contredirait le Noble Coran. Quel est l'avis juste sur cette question ?
Traduction française de la réponse
L'avis juste est ce qu'a dit le Prophète ﷺ : « Le mauvais œil est une réalité. » C'est une chose dont la réalité vécue témoigne. Je ne connais aucun verset qui contredise ce hadith, au point que ces gens puissent dire qu'il contredit le Noble Coran. Au contraire, Allah – Gloire à Lui, le Très-Haut – a établi pour toute chose une cause. Certains exégètes ont même dit, au sujet de la parole du Très-Haut : « Et peu s'en faut que ceux qui ont mécru ne te fassent trébucher par leurs regards, lorsqu'ils entendent le Rappel », que ce qui est visé ici, c'est le mauvais œil.
Mais quoi qu'il en soit, que ce soit là le sens visé par le verset ou un autre, le mauvais œil est établi. C'est une réalité, sur laquelle il n'y a aucun doute. Et la réalité vécue en témoigne depuis l'époque du Messager ﷺ jusqu'à aujourd'hui.
Mais que doit faire celui qui a été atteint par le mauvais œil ?
Réponse :
On le soigne par la récitation (ruqya : récitation curative). Et si l'on sait qui l'a frappé du mauvais œil, on demande à cette personne de faire ses ablutions. On recueille l'eau qui s'écoule de ses ablutions, puis on la donne à la personne atteinte : on la lui verse sur la tête et sur le dos, et on lui en fait boire. Par cela, elle guérit avec la permission d'Allah. Chez nous, la coutume veut que l'on prenne, de celui qui a jeté le mauvais œil, un vêtement en contact direct avec son corps, comme la calotte (tâqiya) et ce qui y ressemble. On le trempe dans l'eau, puis on fait boire cette eau à la personne atteinte. Nous avons constaté que cela lui est bénéfique, d'après les nombreux témoignages concordants qui nous sont parvenus. Si telle est la réalité, il n'y a pas de mal à y recourir. En effet, lorsqu'il est établi qu'une chose est une cause, que ce soit par la Législation ou par l'expérience sensible, elle est considérée comme valable.
Quant à ce qui n'est une cause ni selon la Législation ni selon l'expérience sensible, il n'est pas permis de s'y fier. C'est le cas de ceux qui comptent sur les amulettes (tamâ'im) et les choses semblables, qu'ils s'accrochent sur eux-mêmes pour repousser le mauvais œil. Cela n'a aucun fondement, que ces amulettes soient tirées du Noble Coran ou d'autre chose que le Noble Coran. Certains des pieux prédécesseurs (salaf) ont toutefois permis de suspendre des amulettes lorsqu'elles sont tirées du Noble Coran et que le besoin s'en fait sentir.











