Le mariage sans l’accord des parents pour un homme

Question : Est-ce que c’est autorisé de se marier sans l’accord des parents quand on est un homme ? Parce que pour la femme, on sait que ce n’est pas autorisé, qu’il faut l’accord de son tuteur. Et est-ce que c’est la même chose pour l’homme ? Réponse  Oustadha : Non, pour l’homme, il est permis de se marier sans l’accord des parents. C’est autorisé, car l’homme est responsable de ses propres actions. Le tuteur (wali) concerne uniquement la femme. Pour l’homme, il peut se marier sans l’accord de ses parents. L’interlocutrice : D’accord.

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Le jugement du mariage en secret pour l’homme

Question : Est-ce que le mariage en secret est licite pour un homme ? Réponse  Oustadha : Pour un homme, est-ce que c’est permis ? L’interlocutrice : Non. Oustadha : Le mariage en secret, on en a déjà parlé. Ce n’est pas permis. Le mariage en secret est interdit, c’est un grand péché. Le mariage doit être annoncé. Il doit y avoir de la joie, des gens qui savent que cette personne est mariée. Le mariage secret, c’est haram. Certains savants disent même que c’est pareil que le zina (fornication/adultère). D’autres disent que c’est comme le zina. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas permis. Le mariage doit être connu publiquement. L’interlocutrice : Même si pour l’homme, il y a son tuteur, mais qu’ils le font en secret ? Oustadha : Non, ce n’est pas permis. L’interlocutrice : Et si l’homme a déjà une femme et qu’il veut se remarier avec une deuxième, mais qu’il fait ça en secret par rapport à la première ? Oustadha : Non, ce n’est pas permis. Il doit l’annoncer. L’interlocutrice : La femme n’est pas obligée de savoir qu’il se marie une deuxième fois, non ? Oustadha : Si, la femme est obligée de savoir. Le mariage secret est interdit. L’interlocutrice : D’accord. Mais pour l’homme, il n’a pas besoin de l’accord de la femme pour se remarier ? Oustadha : Non, il n’a pas besoin de l’accord, mais il doit l’annoncer. Le mariage secret cause beaucoup de problèmes. Donc il faut toujours que le mariage soit clair et public. L’interlocutrice : D’accord. Il doit l’annoncer aux gens. Mais il n’a pas besoin de l’accord de sa femme. Oustadha : Oui. Il n’a pas besoin de l’accord de sa femme. Il l’annonce aux gens. Et sa femme doit savoir. L’interlocutrice : D’accord. C’est bon. J’ai terminé. Oustadha : Merci beaucoup.

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Le droit des parents de refuser un mariage pour des raisons futiles

Question :  Est-ce que les parents ont le droit de refuser un mariage à leur fille s’ils sont mécontents, s’ils ne sont pas d’accord, parce que l’homme que leur fille veut épouser ne gagne pas beaucoup d’argent ? Donc, c’est le même sujet que tout à l’heure, la subsistance. Réponse Oustadha : Non, comme je l’ai dit tout à l’heure, les parents n’ont pas le droit de refuser le mariage de leur fille pour des raisons telles que la subsistance, ni pour aucune cause illicite ou futile. Si la fille a trouvé un homme qui a la religion et le bon comportement, les parents ne peuvent pas s’opposer à ce mariage. Refuser un mariage dans ces conditions est haram. L’interlocutrice : Pour quelle raison exactement ? Oustadha : Parce que c’est une question de religion. Si la fille n’a pas la religion, là c’est permis. Mais si elle est pratiquante, bonne croyante, et que l’homme aussi est pratiquant et a un bon comportement, les parents n’ont pas le droit de refuser. C’est haram de leur part. L’interlocutrice : D’accord.

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La possibilité pour une femme de donner tous ses jours à la deuxième épouse en polygamie

Question : Est-ce qu’il est permis à la femme de donner tous ses jours à la deuxième épouse, même si le mari n’est pas d’accord ? Réponse Oustadha : Dans le cadre de la polygamie, si le mari n’est pas d’accord, la première épouse n’a pas le droit de céder toutes ses journées à la deuxième épouse. Il faut obtenir l’autorisation du mari, car il a également un droit sur son temps. S’il souhaite avoir des rapports avec sa première épouse, c’est son droit, et on ne peut pas l’en priver. Agir ainsi pourrait constituer un péché, car Allah Azza wa Jall a permis à l’homme d’avoir des rapports avec son épouse. Si le mari désire passer du temps avec sa première épouse, et que celle-ci l’en empêche volontairement, c’est un grand péché. Même si elle, de son côté, est d’accord pour céder ses journées, mais que le mari refuse, cela n’est pas autorisé.   Il faut aussi garder à l’esprit que, généralement, une femme est naturellement jalouse et qu’il est rare qu’elle donne volontairement tout son temps à la coépouse. Peut-être qu’elle agit ainsi par colère ou parce qu’elle ne veut plus voir son mari. Qu’Allah leur facilite et qu’Il vous récompense pour ce que vous faites pour la Oumma.

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La gestion du  désir d’un second enfant face aux contraintes financières du mari

Question :J’espère que vous allez bien, ainsi que vos proches et toute votre famille, qu’Allah vous préserve. Voici ma question. J’aimerais avoir un second enfant. Mon premier va bientôt faire ses quatre ans, mais mon mari s’y oppose actuellement par rapport à notre subsistance qui est très limitée. Il dit qu’il préfère attendre qu’il ait une meilleure situation financière et ne m’ai pas donné de délai précis, sauf que jusqu’à présent, notre situation ne change pas et on ne sait pas quand elle changera. Et moi, j’attends, alors je ne rêve que d’un second bébé. Mon mari persiste dans ce choix qui me fait mal, même si je comprends que tout ceci part d’une très bonne intention de sa part, car il veut donner le meilleur à son futur enfant. Que pouvez-vous me conseiller dans cette situation ? Si c’est la patience, comment avoir cette patience sans souffrir ? Je vous invite à répondre. D’accord. Réponse  Oustadha : Pour cette question, on va parler de quelqu’un qui retarde la venue d’enfants pour des raisons financières. Dans notre religion, ce n’est pas permis. C’est interdit, car la subsistance (rizq) vient d’Allah. Chaque enfant qui naît vient avec sa subsistance.      Le Prophète ﷺ a dit dans un hadith que chaque enfant a déjà sa subsistance écrite. Et dans un autre hadith, il est rapporté qu’Allah عز وجل écrit la subsistance de chaque personne avant même qu’elle ne soit dans le ventre de sa mère. Donc, retarder les enfants à cause de l’argent, c’est aller contre cette croyance. Tous les savants sont unanimes : c’est un grand péché. Car penser que c’est nous qui donnons la subsistance revient à oublier que c’est Allah qui pourvoit. SubhanAllah, avant même la naissance, l’ange inscrit déjà la subsistance de l’enfant. C’est pour cela que je dis au mari : « Ce n’est pas autorisé ». Cela touche à l’aqidah (croyance). Il faut croire que la subsistance ne vient pas de nous, mais d’Allah. Les savants précisent aussi que si quelqu’un a eu cette intention de retarder les enfants par peur de manquer d’argent, il doit se repentir, demander pardon à Allah et renoncer à cette décision. Quand on se convertit à l’islam, la première chose à apprendre, c’est le tawhid : savoir que nous ne sommes que des causes. C’est Allah qui donne la subsistance. Allah dit dans le Coran : « Certes, Allah est le Grand Pourvoyeur » (Sourate Adh-Dhariyat, verset 58).  Comme les oiseaux qui sortent chaque matin pour chercher leur nourriture — c’est la cause — mais c’est Allah qui la leur accorde. Donc, retarder les enfants uniquement pour des raisons financières, ce n’est pas autorisé.    Mon conseil au mari : repens-toi à Allah, réfléchis bien, et ne fais pas souffrir ton épouse, surtout si elle désire avoir un enfant.  Empêcher une femme d’avoir un enfant est un péché. C’est son droit, et le mari n’a pas le droit de le lui retirer. C’est un grand péché pour un mari d’agir ainsi. Je le répète : il faut se repentir à Allah عز وجل et se rappeler que chaque bébé, in sha’Allah, vient avec sa subsistance avant même de naître.    SubhanAllah, on voit des exemples clairs : même une femme très pauvre, lorsqu’elle a un bébé, Allah عز وجل pourvoit à ses besoins. Parfois, ce sont les voisins qui aident, parfois d’autres moyens inattendus apparaissent. Même si le mari est pauvre ou que la femme n’a rien, dès qu’un bébé arrive, la subsistance augmente, par la permission d’Allah. C’est pour cela qu’il est important de bien comprendre la question de la subsistance : la nourriture, la provision, tout vient d’Allah. Allah dit dans le Coran : « Certes, Allah est le Grand Pourvoyeur » (Sourate Adh-Dhariyat, verset 58). Qu’Allah te facilite, ma sœur, la venue d’un enfant et qu’Il préserve tes enfants. Qu’Allah guide ton mari, car tous les savants affirment qu’empêcher la femme d’avoir un enfant pour des raisons injustifiées est un grand péché. Qu’Allah vous facilite dans votre foyer.

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La consultation de sites de lingerie pour l’épouse

Question : Est-il permis à la femme qui souhaite acheter des vêtements pour les mettre devant son mari, tels que de la lingerie ou d’autres vêtements courts, d’essayer de regarder la awra d’autres femmes qui portent ce type de vêtements sur les sites internet ? Sachant que les vêtements vendus sur ces sites sont plus beaux et moins chers que ceux vendus dans les boutiques en France, ceci me permet également d’éviter de sortir de la maison, de ne pas perdre beaucoup de temps et d’éviter la mixité et la musique. Ainsi, je souhaite savoir si dans ce cas-là, m’est-il permis de voir d’autres femmes porter ce type de vêtements afin que je puisse acheter des vêtements pour plaire à mon mari ? Réponse  Oustadha : Je veux dire que regarder les parties intimes, c’est un péché. On ne peut pas les voir. Par exemple, si je veux acheter une culotte et un soutien-gorge, souvent ils vont mettre une photo d’une femme qui les porte, montrant ses jambes, son ventre… Non, ce n’est pas permis. Les parties qui sont interdites à la vue, on ne peut pas les regarder.    Si tu peux cacher ou modifier l’image, fais-le. Sinon, si ce n’est pas possible, alors on ne regarde pas. Il est interdit dans notre religion de voir l’awra d’autres femmes.  Celui qui délaisse quelque chose pour Allah, Allah lui remplacera par quelque chose de meilleur, in châ Allah. Peut-être que tu trouveras d’autres sites, ou même des sœurs qui vendent des articles similaires, parfois moins chers et plus jolis. Ce sera beau pour ton mari, in châ Allah. Et puis, souvent, sur les sites, les photos ne correspondent pas à la réalité : ils mettent des femmes magnifiques, et quand on reçoit l’article, ce n’est pas du tout le même rendu. Ce sont parfois des mensonges marketing. L’interlocutrice : Oui, c’est vrai… Oustadha : Et mes sœurs doivent garder à l’esprit que s’embellir pour son mari est une adoration (‘ibada). Être belle pour plaire à son mari est une cause de récompense auprès d’Allah. Il faut toujours lier cette intention (niyya). Si tu t’habilles bien, que tu te maquilles avec l’intention de plaire à ton mari pour Allah, alors tu es récompensée. Beaucoup de femmes négligent la niyya. Pourtant, si on la formule, non seulement on est récompensée, mais en plus, cela rend le mari heureux et facilite la vie du foyer. Amine, amine.

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L’utilisation du vibromasseur

Question : Salam alaykoum. Est-ce qu’il est toléré en Islam d’utiliser entre époux des vibromasseurs ? Réponse  Oustadha : Wa alaykoum salam wa rahmatullahi wa barakatuhu. Oui, nous avons étudié ce sujet. L’usage dont tu parles est permis entre époux, mais il est détestable (makrûh). L’interlocutrice : Donc, c’est permis d’utiliser cela entre époux ? Oustadha : Oui, c’est permis uniquement entre époux. Ce n’est pas permis pour chacun de son côté, individuellement. Je confirme donc : entre époux, c’est permis, mais cela reste détestable.  C’est comparable à ce qu’on appelle « l’isolation ». Ce terme désigne une pratique connue parmi les compagnons du Prophète (paix et bénédictions sur lui), appelée « l’asli ». Cela ressemble un peu à l’isolation, mais ce n’est pas exactement pareil. L’interlocutrice : D’accord. Tu veux dire que l’homme a des relations sexuelles avec sa femme, mais il ne dépose pas son sperme à l’intérieur (c’est-à-dire qu’il fait le retrait) ? Oustadha : Exactement, on appelle cela « l’aisle ». Ce n’est pas simplement une légère isolation. L’interlocutrice : Oui, c’est-à-dire que pendant le rapport, l’homme n’éjacule pas dans la femme, mais à l’extérieur. Certaines personnes font cela pour éviter une grossesse. Oustadha : Oui, c’est bien cela. Cette pratique s’apparente à « l’isolation », c’est ce que j’ai mentionné. L’interlocutrice : Par contre, le vibromasseur, c’est un objet, n’est-ce pas ? Oustadha : Oui, le vibromasseur est un objet, effectivement. L’interlocutrice : Je ne sais pas si… le vibromasseur, c’est bien un objet. Oustadha : Oui, il existe sous différentes formes, c’est un objet. L’interlocutrice : Oui. C’est un objet. Par exemple, certains ressemblent au sexe de l’homme. Oustadha : Oui, oui. L’interlocutrice : Et l’homme, au lieu d’utiliser son propre sexe, il va utiliser cet objet, qui a la même forme, pour faire ça avec sa femme. Oustadha : Oui, il existe plusieurs formes. Comme je l’ai dit, c’est détestable (makrûh). C’est permis entre mari et épouse, mais c’est détestable dans notre religion. Voilà la réponse que je peux donner. L’interlocutrice : En même temps, certaines sœurs disent — et c’est ce que je pensais aussi — peut-être que tu ne penses pas que l’on parle du préservatif ? Tu sais, le préservatif, c’est un bout de plastique qu’on met sur le sexe de l’homme pour éviter la grossesse, pour empêcher que le sperme aille à l’intérieur de la femme, il reste dans le préservatif. C’est donc un moyen de contraception. Et le vibromasseur, c’est autre chose, ce n’est pas pareil… Oustadha : Non, en fait, le préservatif est un moyen pour l’homme… L’interlocutrice : Oui, c’est comme le retrait (l’isolation). Oustadha : Exactement, c’est comme le retrait. L’interlocutrice : Mais les vibromasseurs sont des objets… qui ressemblent parfois au sexe de l’homme, ou parfois c’est même… Je ne connais pas trop, mais comment dire ? Ce sont des objets que l’homme utilise pour jouer avec sa femme. Ce n’est pas du tout… Voilà, c’est pour se stimuler. C’est-à-dire que, au lieu d’utiliser son sexe, il va pénétrer sa femme avec l’objet. Oustadha : Oui, c’est pour assouvir le désir, pour s’amuser. Elle peut… L’interlocutrice : Mais, quand même, ce n’est pas grave d’utiliser des objets pour se faire plaisir pendant le rapport, entre époux ? Oustadha : Entre époux, c’est permis. Je te montrerai des photos pour être bien sûre, car c’est ce que la traduction indiquait. L’interlocutrice : Oui, mais ce n’est pas ça. Oustadha : D’accord, mettons cette question de côté pour l’instant. Je publierai une réponse détaillée dans le cours, afin d’expliquer clairement. Parfois, il y a des malentendus dans la transmission. Mais en général, peut-être qu’il y a du sihr (magie noire), car même un homme stérile peut avoir des relations avec sa femme.      Je conseille donc à cette sœur — qu’Allah lui facilite — de beaucoup invoquer Allah, et de lire sourate Al-Baqara avec foi, en espérant qu’Allah améliorera sa situation et lui accordera une vie conjugale harmonieuse, insha’Allah. L’interlocutrice : Justement, j’allais revenir sur ce point. Si c’est l’homme qui refuse d’avoir des rapports, ce n’est pas la même chose que si c’est la femme qui refuse. Or, la femme a elle aussi des besoins, parfois même plus forts que ceux de l’homme. Quel est le jugement dans ce cas ? Est-ce que l’homme qui refuse est en péché ? Oustadha : Oui, s’il est capable mais refuse, alors c’est un péché. Le droit à la relation sexuelle est réel, ce n’est pas une simple préférence ni une maladie. La femme a elle aussi un désir et des besoins légitimes. L’interlocutrice : Oui, bien sûr, parfois plus que l’homme. Oustadha : Exactement. Certaines femmes ont un désir plus fort que leur mari. Donc, s’il refuse de satisfaire ce droit, il commet un péché, tout comme la femme pourrait en commettre dans d’autres cas. Qu’Allah facilite à tous.

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Les Ablutions après un Rapport Conjugal

Question :  Assalamu alaikum wa rahmatullahi wa barakatuh.  Qu’Allah vous récompense en bien pour ces assises, moualima, et qu’Allah vous préserve. Voici ma question. Au coucher, avant de m’endormir, je fais mes du’as du sommeil. Ensuite, mon mari s’approche pour un rapport. Bien souvent, je m’endors après celui-ci et je ne refais pas mes ablutions. Je sais que ceci est détestable, mais la fatigue l’emporte et je ne me rends même pas compte de mon endormissement parfois. Si vous pouvez nous faire un nasiha sur le fait de ne pas s’endormir en état de janaba. Et du coup, qu’en est-il des invocations dites avant le coucher ? Doit-on toutes les refaire après le rapport et avant de s’endormir ?  Et lorsqu’on est en état de janaba, on ne peut pas les faire, point d’interrogation. Merci pour votre éclaircissement sur la question. Réponse  Oustadha : J’ai fait ces invocations, puis il y a eu un rapport. Les grands savants comme Cheikh Ibn Baz, ainsi que d’autres savants, disent qu’on ne refait pas les invocations, car Allah nous ordonne de faire les actes une seule fois. Par exemple, la prière : si quelqu’un n’a pas d’eau et fait sa prière avec le tayammum, on ne lui demande pas de la refaire. Tous les actes d’adoration doivent être accomplis une fois. Donc, les invocations que tu as faites avant le rapport avec ton mari suffisent, il n’est pas nécessaire de les refaire.     Deuxièmement, je conseille à toutes les épouses, et à tout le monde en général, de faire les ablutions avant de dormir. Cela est une source de récompense auprès d’Allah et c’est une bonne habitude de dormir avec les ablutions. Même si tu as eu un rapport sexuel, si tu ne peux pas faire le ghusl de janaba, tu dois au moins faire les ablutions. L’interlocutrice : Oui, ce n’est pas obligatoire, mais c’est préférable, car dormir sans ablutions est détestable. Oustadha : Faire les ablutions avant de dormir est la moindre des choses, ce n’est pas la meilleure option, mais c’est recommandé. Si tu es trop fatiguée la nuit, tu n’es pas obligée de les faire tout de suite. Mais le matin, avant la prière du Fajr, les ablutions sont obligatoires.  Si tu as eu un rapport et que tu ne peux pas faire le ghusl, le Prophète (paix et bénédictions sur lui) faisait au minimum les ablutions. C’est une pratique recommandée (mustahab). Dormir sans ghusl ni ablutions est détestable, donc je conseille à mes sœurs, en cas de rapport, de faire au minimum les ablutions avant de dormir. Cela ne prend pas beaucoup de temps et ce n’est pas fatigant. Fais la niyyah (intention) de dormir avec les ablutions au minimum. Sinon, fais le ghusl quand tu peux. Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) faisait parfois le ghusl, parfois non, pour faciliter les gens, car tout le monde ne peut pas faire le ghusl la nuit.     Il y a des personnes qui travaillent tôt le matin, et elles sont très fatiguées, elles ne peuvent pas faire le ghusl. Notre religion est très facile, Masha’Allah. Dans ce cas, tu fais simplement les ablutions et tu dors. C’est très simple et c’est bénéfique pour nous. Même pour ceux qui n’ont pas eu de rapport sexuel, comme un garçon ou une fille non marié(e), il est recommandé (sunnah) de dormir en état d’ablution.     Subhanallah, depuis que j’ai commencé à suivre cette sunnah, même si je suis très fatiguée, je fais toujours mes ablutions avant de dormir. C’est une grande bénédiction. Dormir en état d’ablution procure un sommeil paisible et confortable. Il y a un hadith que nous devons vérifier, qui dit que l’âme de celui qui dort en état d’ablution se prosterne devant Allah. Je conseille donc vivement mes sœurs, surtout après un rapport, de faire au moins les ablutions avant de dormir, afin de ne pas dormir dans un état détestable. L’interlocutrice : Pardon, j’ai une question. Est-ce que je peux lire les Adhkar en état de janaba ? Oustadha : Oui, tu peux lire les Adhkar en état de janaba. Il n’y a aucun hadith qui interdise cela.

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La demande de divorce par la femme et ses implications

Question : Salam alaykoum, je voudrais savoir si la femme, alors je voudrais savoir si la femme voulait demander le divorce, elle a des raisons, mais avec l’accord du mari, il préfère que cela soit le mari qui la divorce, donc pas de remise de dot. Comme ça, le divorce n’est pas définitif. Est-ce que cela est autorisé, même si la demande est venue de la femme ? Réponse :  Oustadha : Elle dit que c’est elle qui a demandé le divorce. En fait, elle veut divorcer, mais lui, il est d’accord ? L’interlocutrice : Oui, c’est pour que ce soit lui qui prononce le divorce. Ce n’est pas un khul’ formel. Elle n’a pas demandé le khul’ elle-même, c’est elle qui veut la séparation. Mais les conditions du khul’ ne lui conviennent pas. Du coup, elle a demandé à son mari : « Au lieu que je te demande le khul’, est-ce que tu peux me divorcer ? » Et lui, apparemment, il a accepté. Mais est-ce que ce n’est pas une sorte de tricherie ? Parce qu’il refuse de lui donner la dot. Oustadha : Non, dans ce cas, c’est comme s’il avait décidé de divorcer lui-même. Ce n’est plus un khul’. L’interlocutrice : Oui, dans sa conclusion, elle dit qu’elle garde sa dot. Oustadha : Elle la garde ? L’interlocutrice : Oui, parce qu’elle n’a pas demandé le khul’. Oustadha : Alors c’est une forme de tricherie. L’interlocutrice : Oui, c’est ça. Parce que si c’est elle qui demande le divorce, c’est du khul’, et elle ne devrait pas garder la dot. Oustadha : Exactement, elle doit la rendre. L’interlocutrice : Oui, elle doit rendre la dot. Oustadha : Franchement, c’est comme une tricherie. L’interlocutrice : Peut-être qu’elle veut garder les trois mois de la période d’iddah où elle vit encore avec son mari, tu vois. Oustadha : Oui, évidemment, que ce soit par khul’ ou divorce, sinon, elles risquent de changer la niya. Là, on parle justement de la niya maintenant. L’interlocutrice : D’accord. Donc, si elle change la niya et que c’est son mari qui la divorce… Oustadha : Le divorce reste un divorce. La période d’iddah est de trois mois. Pendant ce temps, elle reste avec lui, et il doit subvenir à ses besoins. L’interlocutrice : D’accord, donc il doit la nourrir et s’occuper d’elle durant ces trois mois. Oustadha : Oui, mais une fois que les trois mois sont passés, elle n’a plus aucun droit. La dot, rien du tout, c’est terminé. L’interlocutrice : D’accord, rien du tout. C’est un divorce classique, on peut dire. Oustadha : Oui, c’est un divorce classique. Passée cette période, elle n’a plus droit à rien, ni à la dot, ni à autre chose. L’interlocutrice : D’après ce qu’elle dit, ce divorce n’est pas définitif. Mais dans tous les cas, que la demande vienne de l’un ou de l’autre, c’est un divorce classique. Après les trois mois, c’est fini. S’ils veulent se remettre ensemble, ils doivent refaire un contrat. Pour le khul’, c’est pareil : si c’est elle qui demande le divorce, elle doit rendre la dot, et c’est fini. Ils peuvent toutefois se remarier ensuite. Oustadha : Oui, dans ce cas-là, elle parle bien de la dot. C’est un divorce, elle a le droit à la période d’iddah pendant laquelle il doit subvenir à ses besoins. Mais une fois que ces trois mois sont passés, c’est terminé. L’interlocutrice : Donc c’est fini ? Oustadha : Oui, elle n’a plus rien du tout. L’interlocutrice : Oui, c’est normal. Mais pour le khul’, elle ne reçoit rien tout de suite ? Oustadha : C’est immédiat. Voilà, c’est la seule chose importante : quand elle fait un divorce, elle doit changer la niya. L’interlocutrice : Mais ça vaut dans tous les cas ? Oustadha : Oui, dans tous les cas, parce que ce n’est pas permis autrement. Peut-être qu’elle veut se remettre avec lui plus tard, on ne connaît pas toute l’histoire. Mais en général, je conseille de ne pas tricher. C’est une forme de tricherie, même un peu. Ce n’est pas correct de faire un accord entre la femme et son mari où ils gardent la vieille niya alors qu’ils sont divorcés. L’interlocutrice : Mais qu’elle demande le divorce ou que ce soit lui, ils peuvent se remarier après ? Oustadha : Oui, parce que c’est un divorce classique. Par exemple, s’il avait prononcé trois divorces, là elle devrait se remarier avec un autre homme. Mais ici, l’un ou l’autre peut se remarier avec lui. L’interlocutrice : Peut-être qu’elle a besoin que le mari continue à subvenir à ses besoins. On ne connaît pas toute l’histoire. Oustadha : Je répète, dans ce cas, il faut avoir la niya d’un divorce. Pour les actes comme le mariage ou le divorce, la niya est essentielle. Le mari prononce le divorce. L’interlocutrice : Et si c’est elle qui demande le divorce, est-ce qu’il peut lui dire de ne pas rendre la dot ? Oustadha : S’il veut, oui, il peut lui faire cette facilité. En principe, elle est obligée de rendre la dot, mais le mari peut décider de ne pas lui demander. L’interlocutrice : D’accord. J’espère que c’est clair. Inch’Allah, c’est clair. Oustadha : Dans ce cas, ce n’est pas permis de procéder ainsi. On ne peut pas tricher. Il faut être clair : soit c’est lui qui divorce vraiment, c’est lui qui veut divorcer, soit c’est elle qui demande le divorce. Dans ce dernier cas, il peut lui pardonner la dot. Dans les deux cas, comme il ne l’a pas divorcée trois fois, ils pourront se remarier plus tard. Ce qu’on appelle aujourd’hui un divorce classique. L’interlocutrice : Oui, ce n’est pas la même chose que quand il dit trois fois en peu de temps : « Je te divorce, je te divorce, je te divorce ». Ce n’est pas un vrai triple divorce, c’est autre chose. Oustadha : Oui, c’est ça. Pour que le divorce soit effectif trois

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La Contraception pour les jeunes mariées

Question : Alors, ma question concerne la contraception. Je suis nouvellement mariée, alhamdoulilah. Je n’ai pas fréquenté mon mari avant notre union et nous avons essayé de faire les choses dans le licite depuis le début. Vu l’époque à laquelle nous vivons, manipulation de la part de certains hommes pour retenir ce qu’ils veulent d’une femme puis la quitter. Mais est-il permis d’utiliser un moyen de contraception afin d’éviter d’avoir un enfant ? Oustadha : Je pense que la sœur a peur d’avoir un enfant avec son mari, qu’elle n’a pas encore totalement confiance en lui. C’est peut-être cela. Je conseille donc à ma sœur de faire confiance à son mari. Quand on choisit un mari, c’est justement parce qu’on a confiance en lui. De même, l’homme choisit sa femme avec confiance, sinon il n’y aurait pas de mariage. Je lui conseille sincèrement de ne pas avoir ces pensées. Il faut toujours faire confiance à son mari, surtout s’il est pieux et dans le droit chemin, mashallah. La première relation avec son mari doit être basée sur le confort et la confiance. Si on s’installe dans la méfiance, on ne sera pas heureuse. Allah dit que le mariage est un lien d’amour et de rahma (miséricorde) entre les deux époux. Si l’on réfléchit avec ce genre de doutes, il y aura des problèmes. Fais ta niya en faisant confiance à ton mari, en demandant à Allah de vous accorder des enfants, et que ce mariage soit heureux. Ne laisse pas ces pensées te troubler. Concernant la contraception, elle est permise sous certaines conditions : par exemple si la femme est malade, ou si on souhaite espacer les enfants. Mais dès le début du mariage, pour des raisons de santé, ce n’est pas conseillé. Certains savants déconseillent même la pilule, car elle peut nuire à la santé et entraîner des difficultés pour avoir des enfants. Par exemple, des jeunes filles qui prennent la pilule pour ne pas avoir leurs règles pendant le jeûne risquent un préjudice. C’est pourquoi je conseille à ma sœur, ce n’est pas une obligation, mais un conseil sincère, de faire confiance à son mari et d’éviter ces méthodes contraceptives au début. L’interlocutrice : Et si elle le fait, est-ce un péché ? Est-ce qu’elle ne veut vraiment pas avoir d’enfants ? Oustadha : Non, je pense qu’elle attend juste d’avoir confiance. C’est normal d’avoir des craintes au début. Même avec le temps, on découvre la personnalité de son mari, parfois même après des dizaines d’années de mariage.     Toujours, on découvre une autre personne avec le temps, franchement… On dit souvent, comme le dit notre maman, que « mon mari avant 20 ans de mariage, ce n’est pas vraiment mon mari ». Après 15, 20, voire 40 ans, on découvre une autre facette de lui. C’est pour ça qu’il ne faut pas s’éloigner d’Allah Azza wa Jall à cause de ces doutes. On laisse tout entre les mains d’Allah. Même si on garde ces pensées pour une courte période, ça peut aller, mais pas pour toujours.    Et cela ne signifie pas non plus qu’elle va forcément tomber enceinte tout de suite. Franchement, parfois il faut attendre 6 mois, un an, voire même 15 ans. Il y a des gens qui ont attendu 2 ans sans faire de contraception, comme ma mère, qui n’a rien fait et est restée 2 ans avant de concevoir. Voilà, c’est pour ça qu’il ne faut pas trop réfléchir à ça. Je te dis : vis ta vie dans le bonheur, tu es nouvelle dans le mariage, et qu’Allah te facilite et t’accorde une belle vie avec ton mari.

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