S’occuper des vêtements non légiférés de sa mère 

Question : Ma mère travaille à l’extérieur et porte des vêtements non légiférés. Cependant, c’est moi qui m’occupe de prendre soin de ses vêtements en les lavant, les pliant, etc. Si j’arrête de m’occuper de ses vêtements, c’est fort probable qu’elle s’énerve contre moi et que le linge mette du temps à se laver. Est-ce qu’en prenant soin de ses vêtements, je contribue et l’aide dans son péché ? Entre parenthèses, de mettre des vêtements non légiférés à l’extérieur et que me conseillez-vous dans cette situation ? Réponse  Oustadha : La sœur a expliqué que c’est elle qui s’occupe des vêtements, mais que sa mère n’est pas dans la législation. Elle dit : « au pire, elle va s’énerver ». Mais normalement, on le rappelle : il est interdit d’aider les gens dans ce genre de cas, surtout quand ça concerne quelque chose de blâmable. Alors, ce qu’elle peut faire, c’est laisser sa mère faire le linge elle-même. Elle, de son côté, s’occupe du ménage, de la cuisine, de la maison en général. Elle prépare les repas, fait la vaisselle, nettoie le sol, etc. Mais le linge, elle le laisse exprès. Elle peut lui dire : « Je suis fatiguée, j’étais occupée », et elle laisse le linge pour que sa mère le fasse le week-end. Car si elle s’en occupe, elle participe indirectement à un péché. Et on sait qu’on n’a pas le droit d’aider les autres dans le péché. Ce qu’elle peut aussi faire, c’est donner un conseil à sa mère, doucement, en lui proposant de porter des robes longues, des habits plus couvrants… Petit à petit, ça peut l’amener vers quelque chose de meilleur. Elle agit avec douceur (hikmah) pour que sa mère change progressivement. Elle peut faire semblant d’être trop occupée : « J’ai fait tout le reste, je suis fatiguée, je n’ai pas eu le temps pour le linge ». Comme ça, sa mère s’en occupe elle-même. Mais au final, c’est une manière pour elle de ne pas être complice de ce qu’Allah n’aime pas. Elle fait tout le reste à la maison, elle est sérieuse, elle se donne à fond, et elle laisse juste ce point-là. Qu’Allah facilite, ma sœur. Et qu’Il guide ta mère vers le voile. L’interlocutrice : Une sœur a précisé — et c’est vrai que c’est important — que ça concerne aussi les parents kouffars. Oustadha : Oui, bien sûr, même si ce sont les parents. L’interlocutrice : Donc on ne peut pas leur dire par exemple : « Mets une jupe longue », parce que de toute façon, ils n’ont pas le tawhid… Oustadha : Exactement. Ce n’est pas possible de leur demander de faire ça alors qu’ils n’ont même pas la base, le tawhid. L’interlocutrice : Et si on sent que ça peut causer un fitnah, un mal plus grand… ? Oustadha : Oui, si tu crains un mal plus grave, il faut faire attention. Oui, grave, grave, très grave. Tu peux laver ce linge, mais tu détestes ça par ton cœur. Tu rejettes ça. Tu rejettes ça. Mais sinon, elle fait comme tu as dit, elle essaie de délaisser cette tâche au maximum. Et faire tous les… L’interlocutrice : Même si c’est des mécréants. Elle s’occupe de la maison, que ça. Oustadha : Oui, oui, qu’elle essaie. Elle essaie, elle essaie. L’interlocutrice : Oui. Qu’Allah facilite. Oustadha : Je ne sais pas, dans cette génération, le plus dur, c’est vraiment… cette entraide au péché parce que surtout quand les parents ne sont pas dans le din ils vont te dire ou emmène-moi là les vêtements c’est dur de dire non après on est des extrémistes on triche un petit peu des fois je suis fatiguée ma mère c’est pas je veux pas te prendre pour se promener tu fais des tu triches un petit peu sans faire toucher ta main ou comme ça c’est pas facile c’est pas facile comment les guides amin amin.

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Les prières après l’Isha

Question : Dans un hadith, il est dit que celui qui prie quatre unités après l’Ishah… elles seront comme équivalents dans la nuit du destin. Est-ce qu’elles se séparent par un taslim entre deux unités ou est-ce que ces quatre rak’ahs s’ajoutent aux deux rak’ahs sunnah après l’Ishah ? Moi, je ne connaissais pas ce hadith, donc je suis curieuse. Réponse  Oustadha : Le nombre de rak’ahs (unités) pour la prière de nuit, c’est un peu comme pour le Qadr. Ça s’appelle le witr, pas vraiment « shaf’ ». Par exemple, pour la prière d’Isha, on fait deux rak’ahs, puis deux unités qu’on appelle parfois « shaf’ », mais en réalité, tout ça fait partie du witr. Les gens disent souvent « shaf’ et witr », mais dans notre religion, il n’y a pas vraiment de shaf’ séparé. Le witr, c’est deux rak’ahs plus une, soit trois unités. Tu peux faire ces trois rak’ahs d’un coup avec un seul tashahhud (témoignage final), comme pour le Maghreb où tu fais trois rak’ahs en une seule prière. Cela dit, cette prière de nuit n’est pas à faire tous les jours, elle est surérogatoire, spéciale, comme la nuit du destin (Laylat al-Qadr), avec une récompense particulière. Pour la prière régulière après Isha, on fait deux rak’ahs (appelées ratiba), puis on peut faire deux unités (parfois appelées « shaf’ »), et enfin une rak’ah pour le witr. Certaines personnes font deux rak’ahs, saluent (taslim), puis deux autres rak’ahs, saluent à nouveau, et terminent par une rak’ah isolée. Interlocutrice : Mais on finit bien par une rak’ah, quand même ? Oustadha : Oui, exactement. Mais on ne fait pas quatre rak’ahs d’un seul coup avec un seul tashahhud. Le Prophète (sallallahu alayhi wa sallam) a enseigné que la prière de nuit se fait généralement par séries de deux rak’ahs, chacune terminée par un taslim. Interlocutrice : D’accord, donc on peut faire deux rak’ahs, saluer, puis ajouter une rak’ah pour le witr. Oustadha : Oui, c’est ça. Ce n’est pas obligatoire de toujours faire quatre rak’ahs d’affilée. Parfois deux suffisent, parfois quatre, selon la capacité de la personne. D’ailleurs, il y a un bienfait énorme pour celui qui fait la prière de Duha (prière du matin). Il y a un hadith qui dit que les portes du ciel sont ouvertes, et que son invocation est acceptée. Interlocutrice : La prière, c’est à minuit ou au dernier tiers de la nuit ? Oustadha : Ce sont deux moments différents. Le dernier tiers de la nuit, c’est effectivement la dernière partie de la nuit avant l’aube. Mais à minuit, qui est le milieu de la nuit, les portes du ciel sont ouvertes, et les invocations des croyants sont acceptées. Interlocutrice : Quand tu dis minuit, c’est minuit pile, ou c’est le milieu de la nuit ? Oustadha : C’est le milieu de la nuit, oui. C’est-à-dire la moitié entre Maghreb et Fajr. Interlocutrice : Donc on prend le milieu exact entre Maghreb et Fajr ? Oustadha : Oui, exactement, c’est ce qu’on appelle minuit dans ce contexte. Pour la prière de nuit, on fait généralement deux rak’ahs puis une rak’ah pour le witr. Il est préférable de faire deux taslim (salutations finales) séparés ou bien de faire les trois rak’ahs d’affilée avec un seul tashahhud. Les deux façons sont correctes et tu seras récompensée. Varier les manières de faire la prière surérogatoire (Sunan) est aussi conseillé pour avoir plus de récompenses. Parfois tu fais comme ça, parfois autrement. Interlocutrice : Donc, on peut faire deux rak’ahs, puis deux autres, c’est ça ? Oustadha : Oui, certains savants disent qu’on peut faire jusqu’à huit rak’ahs, donc quatre prières de deux unités. Interlocutrice : D’accord, donc quatre prières de deux rak’ahs. Oustadha : Oui, le minimum est deux rak’ahs. Le maximum, selon certains savants, est huit, mais d’autres disent qu’il n’y a pas de maximum.

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Les dons aux mosquées et les reçus fiscaux 

Question : Alors, salam alaykoum. Quand nous faisons des dons à des mosquées avant la déclaration d’impôt, on nous propose un reçu fiscal. Est-ce que cela diminue notre aumône ? Réponse  Oustadha : Pour cette question, ma sœur… Je te conseille de ne pas donner ta zakat ou tes dons aux organismes étatiques. En effet, souvent quand on fait une demande d’aide pour l’asile, on n’attend pas vraiment de retour de cette aide. On donne pour aider les gens, pas pour obtenir un avantage fiscal ou matériel. Le véritable bénéfice, c’est auprès d’Allah, au Jour du Jugement, même la Bible en parle. C’est pourquoi, en France, il vaut mieux faire ses aumônes dans des mosquées indépendantes, non étatiques, pour que ce soit vraiment pour Allah. Ainsi, tu évites les complications.

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Le voyage dans des pays non-musulmans pour les vacances 

Question : J’habite en France et je vis chez mes parents. Et pendant les grandes vacances, en août et juillet, ma famille part en vacances dans des pays mécréants, comme l’Espagne par exemple. Quel doit être mon comportement vis-à-vis de ça ? Est-ce que je dois rester en France chez moi toute seule ou est-ce que je dois partir avec eux ? Pouvez-vous nous rappeler les règles lorsqu’on va dans un pays mécréant ? Peut-on y aller pour des vacances, par exemple ? Réponse  Oustadha : Déjà, toi, tu es dans un pays mécréant. La France est un pays mécréant, donc que tu sois en France, en Espagne ou en Angleterre, c’est pareil, ce sont des pays mécréants. Mais si tu as peur de rester seule, il y a des dangers à être toute seule. Pour ce voyage, tu peux partir avec tes parents. Ils ne vont pas aller dans des endroits de péché ou de mixité. Tu peux y aller, mais à condition que tu portes ton voile, que tu évites la mixité, et que tu ne fréquentes pas les endroits où il y a beaucoup de péchés. Parce qu’en France aussi, on n’est pas séparés. Si tu as peur de rester seule, c’est important de partir avec ces conditions. Et surtout, préserve ta salat. Sinon, reste en France, c’est pareil. L’interlocutrice : En fait, les pays se ressemblent, mais partir en Espagne en vacances incite à plus de choses haram que de rester en France dans la vie quotidienne. Parce qu’en vacances, on va à la plage, on sort, on fait plus de choses… Oustadha : Je lui dis que c’est interdit. Si elle va dans des endroits où il y a des péchés, il vaut mieux qu’elle reste en France. Il y a des conditions strictes. Si elle a peur de rester seule, c’est dangereux pour elle. Donc, elle doit partir avec des conditions : garder la salat, ne pas aller dans des endroits de mixité ou de péché. Sinon, elle est mieux en France. Il faut qu’elle regarde ce qui est le mieux pour elle. L’interlocutrice : Et pour quelqu’un qui part de France en Espagne, c’est un pays mécréant. Et pour quelqu’un qui vient d’un pays musulman visiter l’Espagne, c’est pareil ? Oustadha : Visiter n’est pas un péché en soi, mais en Espagne, il y a des endroits qui peuvent entraîner à la perdition. Pour moi, c’est mieux de ne pas partir. Surtout venant d’un pays musulman. L’interlocutrice : Oui, il y a des pays musulmans magnifiques.Oustadha : Plus magnifiques que… Oui, oui, c’est sûr. Ce n’est pas haram, on ne va pas dire que c’est haram, mais c’est mieux de ne pas partir dans un pays mécréant quand on vient d’un pays musulman. Franchement, même pour visiter ou pour des vacances, c’est préférable de choisir des pays musulmans.

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Le Voyage d’une femme sans mahram

Question : Je réside en France et je voudrais savoir si je peux voyager seule avec ma mère en Algérie pour des raisons administratives et aussi pour régler un problème familial lié à l’héritage. Je sais que la femme ne doit pas voyager sans la présence d’un mahram mais mon père est décédé. Je n’ai aucun nom ni grand-père en France. J’ai des demi-frères mais ils sont occupés par leur vie de famille et du coup ils ne m’accompagnent pas ni ne m’aident dans mes démarches. Je ne suis pas mariée. N’ayant aucune alternative, je voudrais savoir si je peux me rendre en Algérie en avion avec ma mère et une fois arrivé à l’aéroport mon oncle maternel nous récupérera inshallah jazakallah khairan. RéponseOustadha : Dans tous les cas, la première chose est d’essayer de trouver un mahram. Essaie de régler tes problèmes d’héritage, que ce soit en Algérie ou ici en France, si possible. S’il n’y a vraiment pas de solution, alors tu es obligée de voyager. C’est une nécessité dans ce cas-là. Mais normalement, les questions d’héritage peuvent souvent se régler par téléphone ou autrement, à distance. L’interlocutrice : Oui, avec des procurations aussi. Oustadha : Exactement, des procurations. Il faut toujours chercher à faire tout ce qui est possible, surtout si tu es une jeune fille, car il est interdit de voyager sans mahram. Essaie de faire tous les efforts pour trouver un mahram, pour régler les questions d’héritage ou autre, via une procuration, quelqu’un de confiance dans ta famille, ton oncle, c’est préférable. L’interlocutrice : Il faudra aussi aller au consulat d’Algérie en France. Je sais que ma mère a fait ça pour mon grand-père, elle a obtenu une procuration. Donc il faut étudier toutes les possibilités. Oustadha : Oui, il faut chercher toutes les possibilités pour éviter de voyager sans mahram.

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Le rapport conjugal le soir du mariage 

Question : Je vais me marier prochainement. Mon mari souhaite faire l’acte, Yanni, le premier rapport, le soir du mariage. J’ai peur d’être très fatiguée et stressée. Ai-je le droit d’attendre le lendemain ? Réponse Oustadha : Oui, ce n’est pas grave. Tu as le droit d’attendre le lendemain si ton mari est d’accord. S’il accepte. Parce que franchement, oui, la mariée est fatiguée, franchement, très stressée. Mais si ton mari est d’accord, c’est pas grave, tu peux faire ça. C’est accepté. C’est clair.

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Le Mariage et l’absence prolongée 

Question : Ma question est, est-ce que si un couple marié n’a pas de rapport pendant plus de quatre mois, alors leur mariage est répudié ? Est-ce que si oui, cela vaut pour un couple qui n’habite pas ensemble et qui habite loin de l’autre ? Cette question revient trop souvent, subhanallah. Réponse  Oustadha : Non, le mariage n’est pas considéré comme répudié, même s’ils sont séparés pendant quatre mois. La relation entre eux n’est pas rompue. Peut-être que, à cause du travail ou des lois, surtout en France, où souvent la femme travaille dans un pays et le mari dans un autre, ils sont souvent éloignés. Cela peut être difficile, mais alhamdoulilah, le mariage reste valide. L’interlocutrice : Il n’y a pas de délai légal ? Même si le mari est absent un an, ça ne rompt pas le mariage ? Oustadha : Oui, c’est exact. La femme a ses droits dans la relation. Nous avons consulté nos masha’ikh à ce sujet. L’obligation est qu’il y ait une relation conjugale au moins une fois par mois ou tous les quatre mois, mais si le mari est souvent en voyage et que la femme accepte, ce n’est pas un problème. Tant qu’il n’a pas prononcé de divorce ou répudiation, le mariage demeure valide.

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Le Don de sang en France 

Question : Alors, assalamu alaikum wa rahmatullahi wa barakatuhu, hafizakouna Allah. Est-ce qu’il est autorisé de donner son sang en France, sans vraiment savoir à qui il sera donné, musulmans ou kafirs, ni ce qu’ils vont réellement faire de mon sang ? Ensuite, la sœur précise qu’elle a un groupe sanguin universel. Je crois que ça veut dire qu’elle peut donner à tout le monde. C’est un sang qui est bien, mais il est là ? Réponse Oustadha : Les grands savants disent qu’il n’y a pas de problème à donner son sang, même si c’est pour un non-musulman (kafir), tant qu’on n’est pas en état de guerre contre lui. Cela est permis, et tu seras récompensée par Allah Azza wa Jall. Ils ont cité un hadith pour appuyer cela : la mère d’Asma, la fille d’Abraham al-Siddiq, compagnon de Khala al-Aghri, est venue chez sa fille demander une aumône, et cela est permis même si c’est à un non-musulman. Cela montre que même envers les non-musulmans, aider est permis dans ce contexte. Donner son sang est donc autorisé et considéré comme une aide. C’est même préférable que d’avoir un contact comme un baiser. C’est une chose bonne et permise.

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Le calcul de la zakat

Question : Pour calculer le nissab, doit-on prendre 85 grammes d’or ou 595 grammes d’argent ? Si vous prenez l’or comme référence pour la monnaie zakat et qu’il fallait prendre le seuil d’argent, doit-on payer la zakat des autres années non payées ? Et si on ne sait pas combien pour les autres années, comment faire ? Doit-on donner pour le compte enfant aussi en regroupant tous les comptes de la famille ? Moi, je n’ai pas tout compris, mais peut-être que toi, tu as bien compris. Mieux que moi. Réponse  Oustadha : Oui, pour faire la zakat, il faut prendre la valeur de l’or. Le nissab, ce n’est pas basé sur l’argent, premièrement. Deuxièmement, si tu n’as pas sorti ta zakat pendant plusieurs années, c’est possible de la régulariser. Pour sortir la zakat, il faut atteindre le minimum appelé nissab. Si tu n’as pas donné la zakat pendant des années, c’est facile pour nous. Chaque année, on calcule combien vaut le nissab. On revient à cette année-là, on prend le nissab. Si on l’a atteint, on prend tout l’argent que l’on possède dans l’année. C’est très simple : je prends tout l’argent que j’ai, à condition que j’ai atteint le nissab. Par exemple, en 2023, j’ai 20 millions de dinars. En 2024, peut-être 80 millions, je ne sais pas. Le nissab doit être conservé pendant une année. Donc, si j’ai 20 millions aujourd’hui, je dois attendre une année pour savoir si j’ai atteint le nissab. Après un an, je sors ma zakat en divisant mon argent par 40. Si tu n’as pas sorti la zakat les années passées, ce n’est pas grave. C’est comme en Algérie, quand tu es en France, on prend en compte la valeur du pays d’origine. Il y a un tableau pour cela. Une sœur a dit que sa mère n’avait pas sorti la zakat pendant 20 ans. Quand elle s’est convertie, elle a repris le calcul et chaque année elle a payé sa zakat, c’était 20 millions de dinars. C’est facile, tu reviens au tableau de l’Algérie, chaque année tu divises l’argent que tu avais par 40. Concernant l’argent des enfants, si le mari a fait une donation aux enfants, cet argent appartient maintenant aux enfants, pas au père. Dans ce cas, la zakat des enfants est séparée de celle du père. Le père donne sa zakat sur son argent et l’enfant doit donner sa propre zakat sur ce qu’il possède. Interlocutrice : C’est-à-dire qu’il n’y a pas d’âge pour donner la zakat ? Oustadha : Non, il n’y a pas d’âge. Interlocutrice : Si, par exemple, j’ai une donation, et que j’ai beaucoup d’argent aujourd’hui, et que je donne cet argent à mon fils, qui a 8 ans, doit-il donner la zakat ? Est-ce que c’est à nous, les responsables, de la donner pour lui ? Aussi, si le père a simplement mis cet argent sur le compte de son fils sans faire officiellement une donation, alors est-ce qu’on considère que c’est toujours l’argent du père ? Oustadha : Dans ce cas-là, on regroupe l’argent de l’enfant avec celui du père ou de la mère. C’est plus clair ainsi. Interlocutrice : Oui, c’est ce que disait Gustava : si l’argent est destiné aux enfants, cela veut dire que, quand ils grandiront, cet argent leur appartiendra, donc ce sera à eux de donner la zakat. Mais si on a juste posé l’argent sur le compte de l’enfant, alors que c’est toujours notre argent, comme quand je mets de l’argent sur le compte de mon fils, ce n’est pas vraiment à lui, c’est encore mon argent. Oustadha : Dans ce cas, on revient à considérer cet argent comme le tien. Interlocutrice : Oui, exactement, il est juste ailleurs, en fait. Oui, c’est une bonne question. C’est une bonne question.

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La situation d’une jeune convertie et son tuteur

Question : J’ai perdu mes parents très jeune, entre 10 et 13 ans. Mon oncle paternel m’a élevée comme sa propre fille. Après de longues études, j’étais destinée à travailler dans de grandes entreprises, mais Allah m’a guidée, alhamdoulillah. J’ai décidé de porter le voile et de renoncer à tout travail pouvant mener au haram. Mon oncle n’a pas accepté ce changement et cela fait un an qu’il ne me parle plus malgré mes tentatives de médiation. Aujourd’hui, je souhaite me marier, mais il refuse d’être mon tuteur. Mes autres oncles paternels pourraient-ils jouer ce rôle à sa place ? Si eux aussi refusent, puis-je me marier avec l’aide d’un imam comme tuteur (wali), sans le consentement de mon oncle qui m’a élevée ? Je vis seule et cette situation me fait beaucoup souffrir. Réponse Oustadha : La première chose, on va dire, c’est qu’elle doit essayer. Premièrement, elle va essayer avec les autres oncles. Si les autres oncles sont contre, ils ne vont pas accepter d’être le tuteur de cette sœur. Dans ce cas, on peut chercher un lien de confiance, quelqu’un qui sera son tuteur pour faire le mariage. Mais la première étape, c’est d’essayer encore avec les autres oncles, faire des efforts avec eux. S’ils ne veulent pas, alors on passe à la deuxième étape : avoir un imam de confiance qui sera son tuteur. Comme le Nabi sallallahu alayhi wa sallam a dit, la femme qui n’a pas de tuteur — que ce soit son père, son oncle, ou quelqu’un d’autre — alors c’est l’imam ou une personne de confiance qui sera son tuteur. Qu’Allah facilite ma sœur.

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