Le jugement du mariage en secret pour l’homme

Question : Est-ce que le mariage en secret est licite pour un homme ? Réponse  Oustadha : Pour un homme, est-ce que c’est permis ? L’interlocutrice : Non. Oustadha : Le mariage en secret, on en a déjà parlé. Ce n’est pas permis. Le mariage en secret est interdit, c’est un grand péché. Le mariage doit être annoncé. Il doit y avoir de la joie, des gens qui savent que cette personne est mariée. Le mariage secret, c’est haram. Certains savants disent même que c’est pareil que le zina (fornication/adultère). D’autres disent que c’est comme le zina. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas permis. Le mariage doit être connu publiquement. L’interlocutrice : Même si pour l’homme, il y a son tuteur, mais qu’ils le font en secret ? Oustadha : Non, ce n’est pas permis. L’interlocutrice : Et si l’homme a déjà une femme et qu’il veut se remarier avec une deuxième, mais qu’il fait ça en secret par rapport à la première ? Oustadha : Non, ce n’est pas permis. Il doit l’annoncer. L’interlocutrice : La femme n’est pas obligée de savoir qu’il se marie une deuxième fois, non ? Oustadha : Si, la femme est obligée de savoir. Le mariage secret est interdit. L’interlocutrice : D’accord. Mais pour l’homme, il n’a pas besoin de l’accord de la femme pour se remarier ? Oustadha : Non, il n’a pas besoin de l’accord, mais il doit l’annoncer. Le mariage secret cause beaucoup de problèmes. Donc il faut toujours que le mariage soit clair et public. L’interlocutrice : D’accord. Il doit l’annoncer aux gens. Mais il n’a pas besoin de l’accord de sa femme. Oustadha : Oui. Il n’a pas besoin de l’accord de sa femme. Il l’annonce aux gens. Et sa femme doit savoir. L’interlocutrice : D’accord. C’est bon. J’ai terminé. Oustadha : Merci beaucoup.

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Le droit des parents de refuser un mariage pour des raisons futiles

Question :  Est-ce que les parents ont le droit de refuser un mariage à leur fille s’ils sont mécontents, s’ils ne sont pas d’accord, parce que l’homme que leur fille veut épouser ne gagne pas beaucoup d’argent ? Donc, c’est le même sujet que tout à l’heure, la subsistance. Réponse Oustadha : Non, comme je l’ai dit tout à l’heure, les parents n’ont pas le droit de refuser le mariage de leur fille pour des raisons telles que la subsistance, ni pour aucune cause illicite ou futile. Si la fille a trouvé un homme qui a la religion et le bon comportement, les parents ne peuvent pas s’opposer à ce mariage. Refuser un mariage dans ces conditions est haram. L’interlocutrice : Pour quelle raison exactement ? Oustadha : Parce que c’est une question de religion. Si la fille n’a pas la religion, là c’est permis. Mais si elle est pratiquante, bonne croyante, et que l’homme aussi est pratiquant et a un bon comportement, les parents n’ont pas le droit de refuser. C’est haram de leur part. L’interlocutrice : D’accord.

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La vision d’un homme vêtu de blanc et la Ruqya

Question : J’ai une question. Il m’est arrivé deux fois de me réveiller comme ça dans la nuit et de voir un homme vêtu de blanc avec une barbe noire. Dès que j’ouvre bien les yeux, ça part, je vois vraiment une personne. Je précise que je fais toutes mes invocations avant de dormir, je dors en état d’ablution et je récite les sourates protectrices avant de dormir, ainsi que El Mouk. Mon mari me dit que c’est peut-être un djinn qui essaye de me faire peur. À votre avis, que me conseillez-vous ? Dois-je faire Ruqya ? Réponse  Oustadha : Généralement, quand on est confronté à ce genre de choses, il ne faut pas trop s’inquiéter. Tant que tu fais tes invocations, Alhamdoulillah, que tu es dans le Dîn, il n’y a pas de problème au niveau de la santé ou autre. Si jamais un souci survient, on peut faire la Ruqya. Dans toutes les maisons, il y a des djinns : certains sont musulmans, d’autres sont mécréants. Mais tant que tu es en bonne santé, que tu fais les invocations, que tu adores Allah Azza wa Jall, il ne faut pas s’inquiéter. Même si tu vois quelque chose, cela ne fait rien, cela ne te fait pas de mal. Alhamdoulillah, tu as lu ton Coran, fait tes invocations, alors il n’y a pas besoin de Ruqya systématique.     D’ailleurs, chaque nuit, on peut faire la Ruqya sur soi-même. Par exemple, tu récites les versets, puis tu passes les mains sur ton corps, notamment les lèvres, les mains, et tu essuies tout ton corps avec. Cela suffit, in shaa Allah. Donc, ne te fais pas trop de souci, cela suffit, in shaa Allah. L’interlocutrice : Ça veut dire qu’on peut vivre avec ça. Ce matin ou hier, j’ai lu l’histoire d’une femme djinn qui vivait dans une mosquée. Les habitants du quartier, y compris l’imam, étaient au courant de sa présence. Oustadha : Oui, dans la plupart des maisons, il y a des djinns, qu’ils soient musulmans ou mécréants. Cela arrive surtout quand dans la maison il n’y a pas de Coran ni d’évocations d’Allah. Mais ce n’est pas une raison pour s’inquiéter. Les djinns vivent avec nous sans forcément nous nuire. Tant qu’ils ne causent aucun mal, il ne faut pas s’inquiéter. L’interlocutrice : Donc on les laisse tranquille. Oustadha : Oui. Le Prophète sallallahu alayhi wa sallam a dit que la nourriture des djinns, ce sont les os. Il a aussi dit qu’il ne faut pas les purifier comme nous le faisons pour nous-mêmes, car leur vie est différente de la nôtre. L’interlocutrice : Et si on sait qu’ils sont là, est-ce qu’on vit comme s’ils n’étaient pas là ? Oustadha : Oui, bien sûr. L’interlocutrice : Donc on ne fait pas des choses pour eux ? Oustadha : Non, non, pas du tout. L’interlocutrice : Par exemple, pour les os dont tu parlais, on ne les met pas dans une assiette ? Oustadha : Non, justement. On suit le conseil du Prophète (sallallahu alayhi wa sallam) : il a dit que les os sont la nourriture des djinns. Il a aussi dit qu’on ne doit pas les purifier comme on le fait pour soi-même. Le Prophète a donné des enseignements concernant leurs animaux et leur nature. Le Coran mentionne qu’il y a des djinns musulmans et des djinns mécréants. Lorsqu’il récitait le Coran, il y avait beaucoup de djinns derrière lui, ils écoutaient et étaient musulmans, même si le Prophète ne les voyait pas. L’interlocutrice : Donc, ce que cette sœur raconte, ce serait peut-être un rêve ? Oustadha : Peut-être, oui. Les djinns peuvent parfois apparaître dans la forme d’une personne. Mais ils peuvent se transformer. Généralement, dans une maison où on est en conformité avec le Dîn, il n’y a pas de problème ni de mal. Tu sais, même le Prophète ne savait pas toujours qu’il y avait beaucoup de djinns autour de lui. C’est Djibril (l’ange Gabriel) qui lui a informé de leur présence.

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La signification de « rendre au moins la moitié » concernant les dettes

Question : Que signifie « rendre au moins la moitié » concernant les dettes ? Est-ce que cela signifie que si je dois 100 dirhams, je dois en rendre 50 dirhams au minimum ? Réponse Oustadha : Non. Le minimum dans une dette, c’est que tu dois la rembourser intégralement. Quand la personne te dit : « J’ai besoin de mon argent », tu dois lui rendre la totalité de la somme. Tu ne peux pas décider de lui donner seulement la moitié ou un quart. Par contre, si la personne te dit : « Je te pardonne la moitié », alors c’est différent, c’est entre vous deux. Mais tu n’as pas le droit de dire : « Je ne lui donne que la moitié parce que je n’ai pas l’argent ». Non. Si tu as l’argent, tu dois le lui rendre en entier. L’interlocutrice : D’accord.

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La restitution d’un objet prêté après une coupure de liens

Question : Lorsque j’étais égarée, j’avais un ami qui m’avait prêté un t-shirt. Cela remonte à environ 6 ans. Il m’avait plusieurs fois demandé de lui rendre, mais je ne l’avais pas fait. Puis finalement, il ne me l’a plus réclamé. Puis nous avons coupé tout lien. Je sais personnellement qu’aujourd’hui, il ne chercherait jamais à reprendre le t-shirt et je ne pense pas qu’il chercherait à être remboursé. Mais je pense même avoir jeté le t-shirt. Que dois-je faire ? Réponse  Oustadha : Bon, par rapport à cette question, ma sœur, tant que ton ami t’a prêté le t-shirt, tu dois le lui rendre. Il ne faut pas hésiter ou te dire « Je pense, je ne pense pas ». En Islam, il y a une règle claire : quand quelqu’un te prête quelque chose, tu es obligée de le lui rendre automatiquement. Si tu sais où il habite, tu dois lui remettre ce t-shirt. Maintenant, s’il te dit : « Je n’en ai plus besoin, c’est halal, c’est pour toi », alors là c’est bon. Mais tant que tu l’as emprunté, tu dois chercher à le rendre. Même si tu as coupé les liens, tu dois quand même faire des efforts pour le retrouver. L’interlocutrice : Elle dit qu’elle l’a peut-être jeté. Oustadha : Dans ce cas, tu lui donnes l’équivalent en argent. Si tu trouves la personne, tu lui rends cet argent. Sinon, si elle te pardonne et te dit qu’elle n’a pas besoin, alors c’est réglé. Mais tant que ce n’est pas fait, tu dois compenser financièrement. L’interlocutrice : Et si elle ne le retrouve pas ? Elle a tout essayé, elle ne connaît plus l’adresse, elle ne sait pas comment faire. Elle demande si elle peut passer par la famille ou autre. Oustadha : En France, il y a des boîtes aux lettres. Tu peux déposer le t-shirt dans la boîte aux lettres si tu connais l’adresse. C’est une solution simple. L’interlocutrice : Et si elle ne trouve vraiment pas la personne ? Elle peut faire une aumône à hauteur du prix du t-shirt ? Oustadha : Oui, elle peut faire une sadaqa équivalente au prix du t-shirt. Mais il ne faut pas rester dans l’indécision ou les suppositions. La religion demande de faire le maximum pour restituer ou compenser. L’interlocutrice : D’accord. Donc si elle ne le retrouve pas, la sadaqa est la solution. Oustadha : Oui, elle doit faire une sadaqa. En fait, dans tous les cas, si elle n’arrive pas à rendre ni le t-shirt ni l’argent, en dernier recours, elle fait une sadaqa. Oui, c’est une sadaqa. Mais il faut qu’elle fasse les efforts, qu’elle cherche les causes pour retrouver la personne. Car ce n’est pas facile. Subhanallah, le Prophète (sallallahu alayhi wa sallam) a dit que pendant une bataille, quelqu’un avait volé une petite chose. On disait qu’il avait bien combattu, mais le Prophète a précisé que ce vol restait un vol, et qu’il serait châtié pour cela. Cela montre que le vol demeure un péché, quelle que soit la situation. Tant que la personne ne t’a pas explicitement dit : « Je te donne » ou « C’est un cadeau », tu es obligée de rendre la chose. L’interlocutrice : Une sœur demande : « Et si la personne n’est pas musulmane ? » Oustadha : Oui, franchement, même si elle n’est pas musulmane, tu dois rendre la chose.

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La repentance pour les vols commis dans la jeunesse

Question : Quand j’étais jeune, 13-15 ans, j’ai volé des objets dans de grands magasins comme Auchan ou Carrefour. J’étais jeune et insouciante et cela m’amusait. Je n’étais pas pauvre. Mais aujourd’hui, je me suis repentie de cela et alhamdoulilah, j’essaye d’être une bonne musulmane. Comment me faire pardonner de mon erreur ? Je ne sais pas pour quel montant j’ai volé et je ne me vois pas me présenter au magasin pour leur dire qu’il y a 15 ans j’ai volé chez eux. Ils me prendraient pour une personne bizarre, je pense. Dois-je payer une compensation ? Comment me repentir pour de bon de ces vols ? Réponse  Oustadha : Je vais te proposer une solution. Si le vol a eu lieu en France, tu peux essayer de rembourser le magasin directement, par exemple en faisant un virement sur son compte bancaire s’il en a un — Auchan, Carrefour, etc. Si tu ne veux pas aller toi-même dire : « C’est moi qui ai volé », demande à une personne de confiance de le faire à ta place. Donne-lui l’argent, explique que c’est pour réparer un vol, et qu’elle le transmette au magasin.   Si la personne se souvient à peu près des objets volés, elle peut estimer la valeur totale. Et si elle a pris plusieurs choses, mieux vaut donner une somme un peu plus élevée pour être sûre. Même si elle ne se rappelle pas exactement, il faut faire une estimation raisonnable et l’arrondir à la hausse. L’interlocutrice : Oui, mais si c’était à Carrefour, c’est cher… Et même si on leur donne l’argent, ils ne vont pas comprendre. Oustadha : C’est vrai, il ne faut pas aller leur dire directement : « J’ai volé ». En France, cela pourrait poser des problèmes juridiques. Tu pourrais plutôt acheter quelque chose dans le magasin et ajouter discrètement de l’argent si un système de dons existe. Mais dans les grandes surfaces, tout est sécurisé et il n’y a pas vraiment d’endroit où laisser de l’argent anonymement. L’interlocutrice : Oui… Et puis, si on arrive en disant : « Il y a 15 ans, quelqu’un a volé, voici 100 euros », ils ne vont pas accepter. De toute façon, légalement, il y a prescription. Oustadha : Dans ce cas, fais toutes les causes possibles : si tu ne peux pas remettre directement l’argent au magasin, trouve une personne fiable pour le faire, ou bien donne la somme à une œuvre bénéfique, en ayant l’intention que la récompense soit destinée au magasin lésé. L’interlocutrice : C’est-à-dire qu’après 15 ou 20 ans, l’acte n’est plus condamnable légalement, il y a prescription. Oustadha : Ça se passe bien en France ? Je ne sais pas exactement. Mais même si, légalement, l’affaire est prescrite, il faut tout de même essayer de réparer le tort. Une sœur m’a raconté qu’un jour, elle a restitué de l’argent à un Intermarché et ils ont accepté. Donc, il faut tenter. Si une méthode ne marche pas, essaie-en une autre. L’interlocutrice : Et si vraiment elle ne peut pas, elle peut faire une sadaqa pour compenser ? Oustadha : Oui. Si, après avoir essayé toutes les solutions, cela ne fonctionne pas, alors elle doit demander pardon à Allah et se repentir sincèrement. Le vol reste une injustice, car c’est le droit d’autrui. Même si cela remonte à avant sa pratique religieuse, ou avant qu’elle ne soit musulmane, elle doit réparer autant que possible. J’ai connu des cas où, dans l’enfance, on prenait des choses dans les magasins, comme des fruits ou des bonbons. Mais il faut distinguer : L’interlocutrice : Oui, à 15 ans, on considère qu’elle est pubère. Oustadha : Voilà. Donc si elle était pubère, elle doit absolument faire les démarches pour rendre l’argent ou, si ce n’est pas possible, donner en sadaqa avec l’intention que la récompense aille à la personne ou à l’enseigne lésée. Quand une personne est pubère et qu’elle a volé, elle doit rendre la valeur estimée de ce qu’elle a pris. L’interlocutrice : Oui, bien sûr. Mais le problème avec les grands magasins, c’est que si tu vas à l’accueil et que tu donnes 100 ou 200 euros, on ne sait pas vraiment où cet argent ira. La personne à l’accueil pourrait le garder pour elle au lieu de le transmettre à la direction. C’est délicat. Oustadha : Dans ce cas, la personne peut essayer d’autres moyens. Par exemple, envoyer une lettre ou un virement à l’enseigne, ou faire un achat équivalent pour compenser, avec l’intention de rendre ce qu’elle a pris. L’important est d’essayer sincèrement, sans chercher à se faire remarquer. L’interlocutrice : Oui, mais écrire au PDG de Carrefour, par exemple… Je doute que cela aboutisse. On parle d’une multinationale, pas d’un petit magasin de quartier. Oustadha : C’est vrai que ce n’est pas la même chose qu’un petit commerce. Mais il ne faut pas être négatif. Il faut tenter avec une intention sincère (niyya). Même si la somme est faible ou si le vol remonte à longtemps, il faut chercher à rendre. L’interlocutrice : Bien sûr. Et si c’était juste pour goûter un raisin, par exemple ? Oustadha : Pour les enfants, ce n’est pas pareil. Avant la puberté, ils ne sont pas responsables religieusement. Mais à partir de 13 ou 14 ans, si la personne est pubère, elle est responsable et doit réparer ou se repentir.  Généralement, si tu ne peux pas rendre directement l’argent à la personne ou à l’enseigne concernée, il faut tout de même chercher un moyen de compenser. Par exemple, si une sœur connaît quelqu’un qui travaille à Auchan ou Carrefour, elle peut se renseigner pour savoir s’il est possible de remettre une somme, même symbolique, afin de réparer l’acte. L’interlocutrice : Oui, si certaines sœurs ont des contacts dans ces enseignes, elles pourraient vérifier. Oustadha : Oui, car l’important, c’est de faire preuve de sincérité (niyya) et de rendre ce qui ne nous appartient pas. Qu’Allah facilite à celui qui s’est repenti la

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La possibilité pour une femme de donner tous ses jours à la deuxième épouse en polygamie

Question : Est-ce qu’il est permis à la femme de donner tous ses jours à la deuxième épouse, même si le mari n’est pas d’accord ? Réponse Oustadha : Dans le cadre de la polygamie, si le mari n’est pas d’accord, la première épouse n’a pas le droit de céder toutes ses journées à la deuxième épouse. Il faut obtenir l’autorisation du mari, car il a également un droit sur son temps. S’il souhaite avoir des rapports avec sa première épouse, c’est son droit, et on ne peut pas l’en priver. Agir ainsi pourrait constituer un péché, car Allah Azza wa Jall a permis à l’homme d’avoir des rapports avec son épouse. Si le mari désire passer du temps avec sa première épouse, et que celle-ci l’en empêche volontairement, c’est un grand péché. Même si elle, de son côté, est d’accord pour céder ses journées, mais que le mari refuse, cela n’est pas autorisé.   Il faut aussi garder à l’esprit que, généralement, une femme est naturellement jalouse et qu’il est rare qu’elle donne volontairement tout son temps à la coépouse. Peut-être qu’elle agit ainsi par colère ou parce qu’elle ne veut plus voir son mari. Qu’Allah leur facilite et qu’Il vous récompense pour ce que vous faites pour la Oumma.

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La lecture de deux Corans en alternance pour la Sadaqat Jariyah

Question : On m’a donné deux Corans en guise de Sadaqat Jariyah, et comme je veux que les personnes qui m’ont offert ces Corans soient récompensées, lorsque je finis de lire une page d’un des Corans, je lis l’autre page de l’autre Coran. Est-ce que cela est permis ou est-ce que c’est considéré comme une innovation ? Réponse  Oustadha : Oui, ce n’est pas grave. Tant que tu as deux exemplaires du Coran (Mushaf), tu peux lire par exemple le premier jour dans l’un, et le deuxième jour dans l’autre. C’est permis, il n’y a aucun problème à cela. Et si c’est dans l’intention d’obtenir la récompense de la Sadaqa Jariyah, alors effectivement, ce sont deux Corans distincts. L’interlocutrice : Et si elle le fait au même moment ? Par exemple, elle a les deux posés devant elle, et elle lit un peu dans l’un, puis un peu dans l’autre ? Oustadha : Non, il est préférable de ne pas procéder ainsi. Il vaut mieux réserver un temps complet à chaque Coran : par exemple, un jour pour le premier et un autre jour pour le second, ou bien la matinée pour l’un et l’après-midi pour l’autre. Diviser les temps est préférable.

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La gestion du  désir d’un second enfant face aux contraintes financières du mari

Question :J’espère que vous allez bien, ainsi que vos proches et toute votre famille, qu’Allah vous préserve. Voici ma question. J’aimerais avoir un second enfant. Mon premier va bientôt faire ses quatre ans, mais mon mari s’y oppose actuellement par rapport à notre subsistance qui est très limitée. Il dit qu’il préfère attendre qu’il ait une meilleure situation financière et ne m’ai pas donné de délai précis, sauf que jusqu’à présent, notre situation ne change pas et on ne sait pas quand elle changera. Et moi, j’attends, alors je ne rêve que d’un second bébé. Mon mari persiste dans ce choix qui me fait mal, même si je comprends que tout ceci part d’une très bonne intention de sa part, car il veut donner le meilleur à son futur enfant. Que pouvez-vous me conseiller dans cette situation ? Si c’est la patience, comment avoir cette patience sans souffrir ? Je vous invite à répondre. D’accord. Réponse  Oustadha : Pour cette question, on va parler de quelqu’un qui retarde la venue d’enfants pour des raisons financières. Dans notre religion, ce n’est pas permis. C’est interdit, car la subsistance (rizq) vient d’Allah. Chaque enfant qui naît vient avec sa subsistance.      Le Prophète ﷺ a dit dans un hadith que chaque enfant a déjà sa subsistance écrite. Et dans un autre hadith, il est rapporté qu’Allah عز وجل écrit la subsistance de chaque personne avant même qu’elle ne soit dans le ventre de sa mère. Donc, retarder les enfants à cause de l’argent, c’est aller contre cette croyance. Tous les savants sont unanimes : c’est un grand péché. Car penser que c’est nous qui donnons la subsistance revient à oublier que c’est Allah qui pourvoit. SubhanAllah, avant même la naissance, l’ange inscrit déjà la subsistance de l’enfant. C’est pour cela que je dis au mari : « Ce n’est pas autorisé ». Cela touche à l’aqidah (croyance). Il faut croire que la subsistance ne vient pas de nous, mais d’Allah. Les savants précisent aussi que si quelqu’un a eu cette intention de retarder les enfants par peur de manquer d’argent, il doit se repentir, demander pardon à Allah et renoncer à cette décision. Quand on se convertit à l’islam, la première chose à apprendre, c’est le tawhid : savoir que nous ne sommes que des causes. C’est Allah qui donne la subsistance. Allah dit dans le Coran : « Certes, Allah est le Grand Pourvoyeur » (Sourate Adh-Dhariyat, verset 58).  Comme les oiseaux qui sortent chaque matin pour chercher leur nourriture — c’est la cause — mais c’est Allah qui la leur accorde. Donc, retarder les enfants uniquement pour des raisons financières, ce n’est pas autorisé.    Mon conseil au mari : repens-toi à Allah, réfléchis bien, et ne fais pas souffrir ton épouse, surtout si elle désire avoir un enfant.  Empêcher une femme d’avoir un enfant est un péché. C’est son droit, et le mari n’a pas le droit de le lui retirer. C’est un grand péché pour un mari d’agir ainsi. Je le répète : il faut se repentir à Allah عز وجل et se rappeler que chaque bébé, in sha’Allah, vient avec sa subsistance avant même de naître.    SubhanAllah, on voit des exemples clairs : même une femme très pauvre, lorsqu’elle a un bébé, Allah عز وجل pourvoit à ses besoins. Parfois, ce sont les voisins qui aident, parfois d’autres moyens inattendus apparaissent. Même si le mari est pauvre ou que la femme n’a rien, dès qu’un bébé arrive, la subsistance augmente, par la permission d’Allah. C’est pour cela qu’il est important de bien comprendre la question de la subsistance : la nourriture, la provision, tout vient d’Allah. Allah dit dans le Coran : « Certes, Allah est le Grand Pourvoyeur » (Sourate Adh-Dhariyat, verset 58). Qu’Allah te facilite, ma sœur, la venue d’un enfant et qu’Il préserve tes enfants. Qu’Allah guide ton mari, car tous les savants affirment qu’empêcher la femme d’avoir un enfant pour des raisons injustifiées est un grand péché. Qu’Allah vous facilite dans votre foyer.

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La demande de l’aide financière à des organismes étrangers pour une école religieuse

Question :Nous sommes un groupe de sœurs qui avons pour projet d’ouvrir une école avec enseignement religieux et mondain aux Comores. Nous envisageons de faire appel à des dons financiers pour mener à bien notre projet, in sha’Allah. Pouvons-nous demander l’aide financière d’organismes étrangers, ne sachant… Pardon ? Ne sachant pas d’où provient cet argent. Réponse  Oustadha : Si on parle d’ouvrir une école et de demander de l’aide, est-ce qu’elle sollicite l’aide de pays étrangers, c’est-à-dire de pays mécréants ? L’interlocutrice : Je me permets d’intervenir, peut-être que la sœur concernée est là, mais elle précise que parfois elle parle d’organisation qui ne sont pas musulmans et elle ne sait pas d’où vient l’argent. Oustadha : Est-ce que cet argent vient du riba (intérêt usuraire) ? L’interlocutrice : On va parler de façon générale. Si elle demande de l’aide… je ne sais pas exactement. Oustadha : Si elle demande l’aide de pays musulmans, c’est légiféré, car généralement les pays musulmans ont dit qu’ils ont de l’argent halal, donc c’est licite. En revanche, s’il s’agit de pays mécréants, la plupart ont un argent non licite, car souvent ils tirent leurs revenus de choses interdites : production de vin, péchés, etc. Dans ce cas, il ne faut pas demander l’aide à ces organisations étrangères mécréantes. Mais si ce sont des pays musulmans, tu peux demander l’aide, car les savants disent que si on sait que l’argent est licite, on peut demander de l’aide. Par exemple, un homme a de l’argent halal, donc je peux demander son aide. Un autre homme a un argent illicite, haram, donc je ne peux pas prendre son argent. Maintenant, s’il y a un mélange, c’est-à-dire qu’une partie de son argent est illicite et une autre partie est licite… L’interlocutrice : Que dois-je faire dans ce cas ? Oustadha : Les savants ont donné une règle : si la majorité de l’argent est illicite, tu ne demandes pas son aide. Si la majorité est licite, tu peux demander son aide. On juge selon la majorité. J’ai dit ici, la plupart des organisations sont mécréantes, tu ne demandes pas parce qu’on ne sait pas. Généralement, leurs agents sont illicites. Si ce sont des pays musulmans, tu peux demander. L’interlocutrice : D’accord.

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