La Validité du Ghusl Post-Rêve Érotique Pendant les Menstrues ou les Lochies

Question : J’ai lu que selon un avis, il est permis de faire le ghusl après un rêve érotique, par exemple, pendant les menstrues ou les lochies. Pouvez-vous m’expliquer cet avis ainsi que les différents avis sur cette question, car si du sang sort pendant le ghusl ou le fait d’être dans un état qui invalide le ghusl et qu’on ne peut pas enlever, les menstrues par exemple, est-ce que cela n’invalidite pas le ghusl que l’on souhaite faire pendant cette période pour une autre raison, donc par exemple avec un rêve ou un rapport qu’on aurait eu juste avant l’arrivée des règles ? Quel est l’avis le plus juste selon vous ? Moi j’aimerais bien entendre ça. Merci à vous. Réponse :  Oustadha : D’accord, mais comment faire dans ce cas ? Oui, on peut faire le ghusl même en ayant ses lochies ou ses règles. Il y a un hadith important à ce sujet. Une compagne, Oum Salama, est venue questionner le Prophète. Elle lui a demandé ce qu’il en était si une femme faisait un rêve érotique, comme cela arrive parfois. Le Prophète ﷺ lui a répondu que si elle voyait dans son rêve ce qu’on appelle « al-ma’ » (l’eau), elle devait alors faire le ghusl. Ce hadith est général, il ne précise pas si la femme a ses règles ou ses lochies au moment du rêve. Les grands savants expliquent que puisque le hadith est global, le Prophète ﷺ n’a pas spécifié si le ghusl est obligatoire en cas de règles ou lochies. L’interlocutrice : Donc, est-ce obligatoire ou pas ? Oustadha : Oui, c’est obligatoire. Même si la femme a ses règles, si elle fait un rêve érotique avec émission de sperme, elle doit faire le ghusl. Ce ghusl est valable et il n’est pas annulé par les règles ou lochies. L’interlocutrice : D’accord. Et si elle ne refait pas le ghusl, elle peut refaire celui des règles ou des lochies ? Oustadha : Non, il n’y a pas deux ghusls à faire. Une fois que le ghusl du rêve est fait, il n’est pas nécessaire d’en faire un autre pour les règles ou lochies. L’interlocutrice : D’accord, je comprends. Oustadha : Prenons un exemple : une femme a eu un rapport avec son mari à 9 heures du matin, mais elle n’a pas eu le temps de se purifier avant que ses règles commencent à 11 heures. Elle doit quand même faire le ghusl pour se purifier du rapport, même si elle est en période de règles ou lochies. C’est un cas particulier, confirmé par ce hadith. Le Prophète ﷺ a dit que, que tu sois en période de règles ou de lochies, si ce qui nécessite le ghusl arrive (comme un rapport ou un rêve érotique avec émission), tu dois faire ce ghusl. En résumé, la femme qui fait un rêve érotique avec émission doit faire le ghusl, qu’elle ait ses règles ou ses lochies, sans exception. L’interlocutrice : D’accord. C’est une très bonne question. Oustadha : Oui, c’est une très bonne question, et c’est une question que chacun doit pratiquer dans sa vie, car tout le monde peut se la poser un jour. L’interlocutrice : Une soeur pose une question intéressante : est-ce que chaque fois qu’on fait un rêve érotique et qu’on ressent quelque chose, il faut obligatoirement faire le ghusl ? Oustadha : Concernant les rêves érotiques, ce n’est pas systématique. Il y a une condition. Si tu fais un rêve érotique, mais que tu n’as ressenti aucune émission (mani‘), aucun liquide dans tes sous-vêtements, alors tu n’es pas tenue de faire le ghusl. L’interlocutrice : D’accord. Oustadha : Pour résumer la règle : si tu fais un rêve érotique et que, en te réveillant, tu constates la présence d’une substance dans tes sous-vêtements, alors tu dois faire le ghusl. Mais si tu n’as rien trouvé, même si tu as fait un rêve érotique, tu n’es pas tenue de faire le ghusl. L’interlocutrice : Donc, si on ne voit rien, on ne fait pas le ghusl. D’accord. Oustadha : Exactement. C’est une question très importante, et c’est exactement ce que je voulais expliquer. L’interlocutrice : Parfois, il y a des femmes qui ont des pertes blanches. Elles ne peuvent pas toujours faire la différence. Oustadha : Non, non, ce n’est pas pareil. Quand on parle de rêves érotiques, c’est lié au mani‘, c’est-à-dire une substance pâteuse spécifique. L’interlocutrice : Oui, je comprends, c’est une matière particulière… Oustadha : Oui, pour la femme, la matière érotique, le mani‘, est généralement de couleur jaune. L’interlocutrice : D’accord. Donc il y a une différence entre les pertes blanches et ce liquide que la femme peut expulser… Oustadha : Oui, exactement. Entre les relations, le mani‘ chez la femme est un liquide jaune. L’interlocutrice : OK, donc c’est un liquide jaune. Oustadha : Oui. Si tu fais un rêve érotique et que tu trouves dans tes sous-vêtements ce liquide jaune, tu es obligée de faire le ghusl. L’interlocutrice : Très bien, d’accord. Oustadha : C’est ça, le mani‘. L’interlocutrice : Oui, c’est clair. Oustadha : Pour les relations, ce liquide appelé mani‘ chez la femme est jaune, tandis que les pertes blanches normales sont blanches, ce n’est pas la même chose. Concernant le mani‘, comme pour le madhi, il faut le voir concrètement. Si tu ne le vois pas, tu ne peux pas en parler ni faire le ghusl à cause de ça. L’interlocutrice : D’accord. Cela veut dire que les pertes que l’on voit habituellement ne nécessitent pas de ghusl. Ce sont des pertes normales, et on sait que ce n’est pas ça. Oustadha : Exactement, les pertes normales ne nécessitent pas de ghusl. En réalité, lorsqu’on a ses règles, c’est difficile de voir si ce liquide jaune est présent parmi le sang. Parfois, à cause du sang, on ne peut pas le distinguer. Donc si tu ne peux pas voir ce liquide, tu n’as rien vu, et il n’y a

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La Rupture des Liens Familiaux en Raison du Non-Port du Hijab

Question : Salam alaykoum wa rahmatoullah. Qu’Allah vous préserve et vous récompense. Ma question. Mon mari a coupé les liens avec sa sœur pour le fait qu’elle ne porte pas le hijab correctement, qu’elle ne lui obéisse pas dans certaines choses comme l’étude du Coran, etc. Mon mari refuse que je rentre en contact avec elle. Or, je la considère comme ma famille. Elle est aussi la tante de mon enfant. Je ne veux pas être associée à son péché de couper les liens familiaux. Qu’est-ce qui est préférable ? Obéir à mon mari ou maintenir les liens familiaux ? Qu’Allah vous récompense. Réponse Oustadha : Ma réponse à cette question est claire : il ne faut jamais couper les liens de parenté, même si la personne n’est pas voilée ou commet des péchés. Les grands savants insistent sur le fait que couper les liens est un péché. Il faut toujours maintenir ces liens. Ton mari est fautif, pas toi. C’est lui qui doit garder le contact et, en même temps, conseiller cette sœur avec sagesse. Il ne faut jamais couper les liens, qu’elle soit voilée ou non. Même si elle fait des erreurs, il faut continuer à lui donner des conseils avec douceur et patience. La femme a le droit de ne pas désobéir à Allah, même si cela signifie ne pas obéir à son mari dans certaines situations. C’est l’homme qui est fautif dans ce cas. L’interlocutrice : Oui, elle n’est pas en désobéissance. C’est dommage, car parfois celle qui fait les péchés risque de s’éloigner ou de fuir. Oustadha : Oui, en effet, une attitude dure ne fait qu’éloigner les gens. Il y a beaucoup de femmes qui ne portent pas le voile mais ont un bon cœur, font de bonnes actions. Par exemple, j’avais une amie à l’université, elle ne portait pas le voile mais elle était timide et pieuse. J’étais voilée, mais je ne lui ai jamais forcé la main. J’étais toujours gentille et bienveillante avec elle. Par la douceur et les bonnes actions, elle a fini par porter le voile, subhanallah. C’est avec le bon comportement qu’on attire les gens vers l’islam, pas avec la contrainte. Si on agit autrement, on risque de faire fuir les gens et de les pousser à détester notre religion. La meilleure méthode, c’est la gentillesse et la bienveillance. C’est pour cela que le Prophète (sallallahu alayhi wa sallam) encourage à faire des cadeaux : un petit cadeau crée de l’affection et rapproche les cœurs. Même un stylo ou un bonbon offert avec sincérité est un grand geste. Cela signifie : « Je t’aime, je tiens à toi, je partage un peu de ma vie avec toi. » Oustadha : Toutes ces choses peuvent changer avec la bonne attitude. Le Prophète Muhammad (sallallahu alayhi wa sallam) a dit : « Si tu étais sévère et dur dans ton comportement, les gens ne se seraient pas rapprochés de toi, ni de l’islam. » Mais comme il avait un excellent caractère, subhanallah, tous les compagnons ont suivi et l’islam s’est répandu. Avec un bon comportement et la science, on peut investir beaucoup dans la da‘wa et guider un grand nombre de personnes vers l’islam. L’interlocuteur : Une sœur pose une question intéressante : elle parle du fait de boycotter un musulman parce qu’il a commis un péché. Dans quels cas doit-on faire cela ? Par exemple, il y a une histoire avec un sahaba. Quand est-il permis de boycotter quelqu’un en raison de son péché ? Oustadha : Les compagnons pratiquaient parfois le boycott, mais ce n’était pas systématique dans tous les cas. On applique le boycott quand il y a un intérêt clair à cela. Sinon, on ne le fait pas. Par exemple, face à une femme qui ne porte pas le voile, on ne peut pas adopter une attitude bureaucratique et rigide, car cela risque d’aggraver la situation. Ce n’est pas dans notre intérêt. Le boycott doit viser un bien. Je connais des cas où je ne parle pas à une personne trois jours, et elle finit par revenir et demander pardon. C’est une façon d’éduquer. Mais parfois, le boycott peut renforcer la rancune et rendre la personne pire qu’avant. Donc il faut toujours peser l’intérêt. L’interlocutrice : Est-ce que le péché doit forcément nous concerner pour qu’on boycotte ? Par exemple, si j’apprends que ma voisine commet un péché, dois-je la boycotter ? Oustadha : Non, tu ne vas pas la boycotter. L’interlocutrice : Bien sûr. Je peux être attristée pour elle, mais ce n’est pas mon problème directement. Oustadha : Oui, exactement. Moi, je dirais même un petit hadith, ça te fera du bien. Mais pour autant, je ne la boycotterai pas pour ça. L’interlocutrice : Oui, voilà. Si elle m’a fait du mal, est-ce mieux que je lui pardonne, par exemple ? Oustadha : Oui, il vaut mieux pardonner. Parce que quand tu pardonnes, elle se dit : « Ah, masha’Allah. » C’est bien mieux ainsi. L’interlocutrice : Oui, c’est mieux que de la boycotter, parce que ça ne marche pas vraiment… Oustadha : Exactement, le boycott ne fonctionne pas beaucoup aujourd’hui. Ce sont des cas très particuliers. Les grands savants insistent toujours sur l’intérêt. Mais aujourd’hui, nous avons surtout besoin de douceur, beaucoup plus qu’avant. L’interlocutrice : C’est vrai, nos cœurs sont devenus plus durs aussi. Oustadha : Oui, c’est une époque où la douceur est primordiale. Ce n’est pas facile, ce n’est pas comme à l’époque du Prophète, où les choses grandissaient naturellement et où il avait lui-même un bon comportement. Sinon, je ne vois pas comment accompagner les gens aujourd’hui.

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La Récupération d’Affaires d’un Défunt et la Sadaqa sans Autorisation des Héritiers

Question : Salam alaykoum. L’oncle de ma mère est décédé il y a un mois et il n’a pas d’enfant. Ma mère est partie vider sa maison et elle a pris quelques souvenirs et quelques affaires en bon état car il n’a personne et tout va être jeté, vendu ou donné à des étrangers. Les héritiers vivent à l’étranger. A-t-elle le droit de prendre ses affaires ou reviennent-ils aux héritiers même s’ils sont à l’étranger ? Elle a récupéré des affaires de l’hôpital également et il y avait une somme d’argent. A-t-elle le droit d’en faire une sadaqa sans l’autorisation des héritiers ? C’est un régime incroyant. Je ne sais pas si elle est là, la sœur. C’est son oncle, c’est un musulman. C’est un héritage. Réponse  Oustadha : Elle n’a pas le droit de prendre cet argent, même s’il s’agit d’une petite somme. Cet argent appartient à tous les héritiers. Si les héritiers lui donnent la permission, alors c’est permis. Sinon, c’est interdit et c’est un péché de prendre cet argent sans leur accord. Même si elle veut faire une sadaqa au nom de l’oncle, elle doit demander leur accord, car c’est l’argent des héritiers. L’interlocutrice : Oui, mais c’est l’argent de l’oncle. Oustadha : Oui, c’est l’argent de l’oncle, mais il fait partie de l’héritage qui revient à tous les héritiers. C’est comme si moi, je reçois une somme importante à hériter, j’ai des frères et sœurs, on doit tous se partager cette somme. Même si mon frère est riche, on doit diviser l’héritage comme prescrit. S’il refuse, on doit d’abord partager puis ensuite il peut donner son accord pour que je prenne une partie. Sinon, il ne faut pas prendre l’argent sans leur permission. L’interlocutrice : La sœur concernée, normalement, devrait être là pour donner son accord. Oustadha : Oui, et si elle n’est pas musulmane ? Certains savants disent qu’on peut faire une sadaqa aux pauvres musulmans avec cet argent, plutôt que de laisser l’héritage aux non-musulmans. Mais il y aura toujours des héritiers, même s’ils ne sont pas musulmans. Si des héritiers existent, il faut respecter leurs droits. L’interlocutrice : D’accord. La sœur n’a pas répondu, donc on ne sait pas si elle est là, s’il vous plaît.

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La Prière du Voyage pour une Longue Période

Question : Salam alaykoum wa rahmatoullah. Concernant le voyage… Non, concernant la prière du voyage, je pars au bled cet été en bateau. Je fais la prière du voyage dans le bateau, et quand j’arrive chez ma belle-famille et que je reste pendant deux mois, dois-je faire la prière normale ou la prière du voyage ? Réponse :  Oustadha : Concernant la prière du voyage, si tu pars visiter ta famille pour deux mois, trois mois, voire dix ans, et que tu n’as pas l’intention de t’installer ou de résider là-bas, tu dois faire la prière du voyage. Même si tu restes dix ans sans intention de résidence, tu continues à faire la prière du voyage. Cela peut durer des années. Moi, par exemple, j’avais posé la question à Cheikh Najib Jarwar. Il m’avait dit cela. J’étais restée un an et demi en France, et pendant tout ce temps, j’ai fait la prière du voyage. Je vais te montrer quelque chose parce que c’est vrai que… Je vais te montrer une photo de Moussim Chou. Moi, j’avais déjà posé la question au Cheikh Najib Jarwar m’avait dit que ce n’était pas permis, mais je vais peut-être te la montrer quand même. Je pense qu’il a eu l’autorisation de quelqu’un, donc il y a sûrement des divergences. Lui, il fait comme ça. Regarde, ce n’est pas vraiment un humain. Ce sont juste des cheveux et une barbe. Elle a un hijab. Ce ne sont pas des êtres humains, c’est comme… ce n’est pas un visage. L’interlocutrice : Pour toi, c’est moins représentatif de… Oustadha : Oui, c’est ça. Ce n’est pas un autre être humain. L’interlocutrice : D’accord. Moi, j’avais posé une question à Cheikh Najib. En fait, non, à l’époque, c’était à quelqu’un d’autre. Je m’étais mise en photo de profil avec ces petits personnages qu’on connaît tous, du genre Bédouin, mousseline, châle. Oustadha : Oui. L’interlocutrice : Il m’avait dit que ce n’était pas permis comme photo de profil. J’avais changé, mais trois jours après, il m’a demandé si j’avais bien modifié la photo. Il y a donc des divergences à ce sujet. Mais ma vraie question est la suivante : quelqu’un qui part trois ou quatre mois au bled, est-ce qu’il peut prier normalement, comme s’il n’était pas en voyage ? S’il ne se considère pas résident et ne veut pas faire la prière du voyageur, est-ce permis ? Oustadha : Non, il ne doit pas prier comme s’il n’était pas en voyage. S’il est en voyage, même s’il va chez ses parents et qu’il est à l’aise, il doit faire la prière du voyageur. Tu m’as rappelé une chose importante, ce n’est pas moi qui le dis, mais une sœur qui adore, qui a posé cette question. Nous avons dit que, même si tu restes dix ans dans un lieu sans intention d’y résider, tu es obligé de faire la prière du voyageur. Par exemple, moi, je suis partie en voyage au Bled pour rester environ un an, ou un peu moins. Un jour, je voulais aller à la mosquée pour assister à un cours et j’ai fait la prière complète avec l’imam. Dans ce cas-là, il faut faire la prière entière, c’est la Sunnah, surtout quand tu pries avec l’imam à la mosquée. L’interlocutrice : Mais, selon l’avis que tu suis, si une personne veut prier normalement (comme en résident), est-ce permis ? Oustadha : Non, ce n’est pas permis. L’interlocutrice : D’accord, donc ce n’est pas permis. Oustadha : Oui, ce n’est pas permis. Il y a un hadith d’Aïcha (qu’Allah soit satisfait d’elle) qui précise cela : il est contraire à la Sunnah de prier comme un résident alors qu’on est en voyage. L’interlocutrice : Donc, tant que tu es en voyage, tu dois faire la prière du voyageur, sauf si tu fais la prière avec l’imam, où tu termines la prière complète ? Oustadha : Oui. Par ailleurs, la durée à partir de laquelle on considère quelqu’un en voyage fait l’objet de divergences. Certains disent deux jours, d’autres quatre jours, mais il n’y a pas de durée précise obligatoire. Moi, je dis que le voyage est défini par la préparation que tu fais pour voyager, et cela dépend aussi des habitudes des gens dans chaque région. L’interlocutrice : Par exemple, moi, si je vais à Annaba, c’est considéré comme un voyage, mais si je vais à Gécent, ce n’est pas un voyage. Oustadha : Exactement, cela s’appelle le « raf’ » (habitude locale). C’est l’habitude des gens là-bas qui détermine ce qui est considéré comme voyage ou non. Aussi, quand tu te prépares à partir, cela compte comme un voyage. S’il n’y a pas cette préparation, il n’y a pas forcément de notion de distance à respecter. Parce que les distances définies dans certains avis ne sont pas exactes ni fixes. L’interlocutrice : Oui, ce n’est pas très clair. Oustadha : Exactement. Par exemple, certains disent que c’est 140 km, d’autres 70 km, mais ce n’est pas précis. C’est pour cela qu’on dit que le voyage est défini par l’habitude des gens et par la préparation qu’on fait pour voyager. Par exemple, si tu vas à une heure de chez toi, selon les avis, la prière du voyageur s’applique ou pas. En général, c’est un minimum de deux jours ou plus. La prière du voyage, c’est 2, 2, 2, 3, 2. L’interlocutrice : Oui, c’est bien ça, je confirme.

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La Position des Orteils et le Voile en Prière

Question : Est-ce qu’en prosternation, il faut obligatoirement que nos orteils touchent le sol, car je n’y arrive pas, ou quand je le fais, mes pieds ne sont pas droits ? Moi, j’ai le même problème qu’elle. Ça veut dire que les orteils du haut, ils touchent, mais le reste, comme ce n’est pas à la même hauteur, tu vois ? Réponse :  Oustadha : Ça ne touche pas ? L’interlocutrice : Non, ce n’est pas tous les orteils qui touchent. Je ne vois pas ton pied, attends, je te montre. Quand je fais comme ça, deux orteils et demi touchent, mais le reste est en l’air. Oustadha : Oui, oui, le petit orteil ne touche pas, c’est normal. Mais les autres orteils doivent toucher le sol. L’interlocutrice : J’ai une question un peu différente, qui concerne la salat. Parfois, mes jupes… Voilà, je ne peux pas trop montrer ici, mais quand je suis debout, ma jupe couvre mes pieds. Oustadha : D’accord. L’interlocutrice : Mais quand je me penche en rukû’ (inclinaison), la jupe remonte un peu et on peut voir mes mollets. Est-ce que c’est permis ? Oustadha : Les mollets, c’est en dessous des pieds. L’interlocutrice : Je parle bien du rukû’, l’inclinaison. Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire. Oustadha : Oui, je comprends. L’interlocutrice : Les mollets, c’est juste là, voilà. Oustadha : D’accord, donc si la partie visible est en dessous des pieds, ça va. L’interlocutrice : Oui, ça, c’est quand je suis en prosternation. Oustadha : Ah, la jupe remonte alors ? L’interlocutrice : Oui. Oustadha : Quand elle remonte et que les mollets sont visibles, il faut les couvrir. Tu devrais porter une jupe plus longue. Si tu laisses tes mollets visibles, il faut refaire la salat, selon certains savants. L’interlocutrice : Même si personne ne me voit ? Oustadha : Même si personne ne te voit. Certains savants autorisent dans ce cas de prier avec les pieds découverts, surtout la plante des pieds. D’autres savants disent que ce n’est pas permis. L’interlocutrice : Oui, par exemple Chaykh Albani a dit que ce n’est pas permis. Mais d’autres ont dit que c’est permis. Quand les pieds touchent le sol, on les voit, ils ne sont pas cachés. Oustadha : Ta prière reste valable, elle est acceptée. Mais certains savants sont plus stricts et préfèrent que les pieds soient couverts pendant la prière. L’interlocutrice : Oui, pour les pieds, c’est ça. Oustadha : Je n’ai pas dit exactement ça. Les savants ont dit qu’il est permis de ne pas cacher les pieds, plus précisément la plante des pieds. Mais devant les hommes, il faut absolument les cacher, sinon c’est un péché. Moi, personnellement, comme je vis en ville, je préfère cacher les pieds. Mais ce n’est pas grave, dans les divergences, on suit l’avis qui nous convainc. L’interlocutrice : Oui, convaincue. Oustadha : Donc, si quelqu’un choisit l’avis disant qu’il suffit de mettre des chaussettes, elle ne commet pas de péché car elle est convaincue de cela. Par exemple, si moi je suis convaincue par l’avis de Cheikh Al-Albani qui dit qu’on doit cacher même avec des chaussettes, alors je ne montre pas mes pieds. D’autres savants disent que même sans chaussettes, la prière reste valable mais il faut cacher le pied. L’interlocutrice : Ah bon, ils disent ça pour le pied ? Oustadha : Oui, mais moi je ne suis pas convaincue par cet avis. Parfois, on voit le pied nu, je ne peux pas dire que c’est haram. Je parlais surtout des mollets. Quand on est debout, la jambe doit être couverte, mais quand on se prosterne, la jupe peut remonter sur le dos. Dans ce cas, il faut porter quelque chose de très long. L’interlocutrice : C’est difficile quand on est dehors. Moi, je ne savais pas. Hier, j’ai acheté une abaya, et à un moment, je me suis baissée. Mon mari m’a dit : « On voit tes mollets. » Je crois que ce sont bien les mollets. Ce n’est pas pareil que les pieds. On saura bien quand on saura. Oustadha : Oui, tout à fait.

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La Permissibilité des Cours de E-learning Mixtes

Question :Nous sommes des sœurs cherchant à savoir s’il nous est permis de prendre des cours de e-learning. Excusez-moi pour mon accent anglais. Vraiment. Pour notre travail et projet professionnel au sein d’une plateforme Maïmouk, je crois qu’on dit comme ça, plateforme connue pour formation mondaine rattachée à des universités pour sciences mondaines proposant parfois des cours gratuits et parfois payants, avec parfois des profs hommes donnant des cours en distanciel mais ne voyant pas leurs élèves, ainsi que la présence de forums étudiants mixtes avec possibilité que l’étudiante ne participe pas et camoufle son identité via un pseudo lors de la connexion. C’est-à-dire, à travers ces questions, est-ce qu’on peut avoir des cours à distance ? Mixtes ? Mixtes. L’enseignant, ça peut être un homme ou le contraire. C’est-à-dire que moi, je peux être un frère, imaginons, et la professeure, c’est une femme. Mais dans la room, comme là, on va dire qu’on est dans une room, il y a des hommes, des femmes, des élèves. Réponse  Oustadha : Si les professeurs sont des hommes, cela est permis tant qu’il y a une distance et qu’ils ne nous voient pas. Même quand tu parles avec un homme, il ne faut pas embellir sa voix ou parler avec complaisance. Cela n’est pas permis. L’interlocutrice : Donc, si elle a une question qu’elle ne comprend pas, elle peut la poser au professeur homme ? Oustadha : Oui, elle peut poser la question, tant qu’elle ne dit pas des choses comme « oui, moi » avec une intonation qui pourrait entraîner de la complaisance. L’interlocutrice : D’accord, je comprends. Oustadha : Exactement. L’interlocutrice : Et si je suis un frère et que la professeure n’est pas voilée, que dois-je faire ? Je ne mets que le son ? Oustadha : Oui, il faut seulement écouter le son, et elle doit baisser la caméra. Sinon, c’est interdit et considéré comme un péché. L’interlocutrice : Mais si nous, les femmes, nous voyons l’homme, est-ce que cela engage un péché ? Oustadha : Voilà. L’interlocutrice : Et la femme, elle ne doit pas regarder les hommes si elle les trouve attirants ? Oustadha : Oui, c’est suffisant. On doit préserver ce délice. L’interlocutrice : D’accord. Oustadha : Si elle a peur de ça, elle doit couper la caméra. De nos jours, avec le télétravail lié au Covid, les réunions se font souvent en ligne, depuis chez soi. L’interlocutrice : Oui, avec la mixité. Oustadha : Oui, la mixité est présente. Par exemple, dans une réunion où Jérôme parle avec Rachida. Si cette réunion est nécessaire, on peut la faire, mais en respectant certaines règles, notamment la façon de parler. L’interlocutrice : C’est nécessaire, oui. Oustadha : Oui, et dans ce cas aussi, la femme doit être voilée. L’interlocutrice : Bien sûr, c’est obligatoire. Oustadha : Donc, soit il n’y a pas de caméra et elle fait attention à sa façon de parler. Si son patron lui demande impérativement de parler, c’est une nécessité. Mais s’il existe un moyen d’éviter de parler directement avec un homme, par exemple par un autre média, c’est mieux. L’interlocutrice : Et si son patron lui oblige à allumer la caméra ? Oustadha : Dans ce cas, elle doit être voilée. L’interlocutrice : Voilée, sans maquillage, voilée vraiment. Oustadha : Oui, c’est interdit de faire autrement, comme si elle était face à lui. L’interlocutrice : Oui, exactement. Oustadha : Elle lui parle comme si elle était en face de lui, et la manière de parler doit être correcte aussi. Lorsqu’un homme regarde une femme, il commet un péché. Pour la femme, si elle regarde un homme qui ne l’attire pas, ce n’est pas un péché. Dans ce genre de situation de nécessité, on ne regarde pas un homme pour le plaisir. Par exemple, si je suis en voyage pour acheter quelque chose, je peux le voir parce que c’est nécessaire. Mais si je regarde les informations à la télé et qu’il y a un homme très beau, je dois éviter de le regarder. Par contre, si c’est un homme plus âgé ou qui ne m’attire pas, je peux regarder. Ce n’est pas pareil que pour les hommes. On regarde uniquement dans un but utile, pour comprendre. Regarder pour le plaisir est interdit. L’interlocutrice : D’accord, c’est pour éviter le délice. Oustadha : Oui, regarder un homme pour le plaisir, pour le délice, c’est interdit. L’interlocutrice : Oui, c’est ça. Par exemple, quand je regarde un portrait à la télévision ou un reportage, je le vois, mais ce n’est pas pour ça que je ressens du désir. Oustadha : Exactement, s’il n’y a pas de désir, ce n’est pas un problème. L’interlocutrice : D’accord, c’est bien clair.

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La Perception de la Douceur dans l’Adoration et son Acceptation par Allah

Question : Salam alaykoum. Est-ce que le fait de ne pas trouver de douceur dans l’adoration fait que celle-ci n’est pas acceptée par Allah ? Réponse : Oustadha : On ne peut pas dire que l’adoration n’est pas acceptée, car ce n’est pas à nous de décider cela. C’est Allah Seul qui décide. L’interlocutrice : Oui, mais parfois, on ressent une crainte ou un blocage dans l’adoration. Oustadha : C’est ce qu’on appelle le rokhoua, un apaisement spirituel. On trouve la douceur, même dans la salat, dans l’adoration. Par exemple, pendant le mois de Ramadan, on ressent cette douceur particulière. On est très proches d’Allah car généralement, il y a moins de péchés. L’interlocutrice : Oui, il y a moins de péché. Oustadha : Comme le disent les grands savants, Ramadan est un mois où tout le monde est très proche d’Allah. Le jeûne est une adoration, la prière aussi. On est alors loin des péchés et on ressent cette douceur. On est presque comme des anges, d’une certaine manière. Un compagnon a dit au Prophète (sallallahu alayhi wa sallam) : « Je suis un hypocrite. » Le Prophète lui a demandé pourquoi. Il a répondu : « Quand je suis avec toi dans le dars, c’est comme si nous étions des anges. Mais dès que je rentre chez moi, avec mes occupations, je change. » Le Prophète a dit : « Non, tu n’es pas un hypocrite. » Il a ajouté : « Si tu restais à la maison comme tu es à la mosquée, tu verrais comment les anges te serreraient la main. » L’interlocutrice : Serrer la main ? Oustadha : Oui, serrer la main. Le Prophète disait que si on restait dans cet état de piété à la maison, on serait tellement proches des anges qu’ils nous serreraient la main. Mais c’est normal que l’on change, car on est humains. À la maison, il y a les enfants, le mari, les responsabilités. Ce n’est pas pareil qu’à la mosquée. Ce n’est donc pas de l’hypocrisie, mais plutôt une forme de crainte ou de difficulté. Nous devons toujours chercher à faire toutes les causes pour maintenir cette douceur spirituelle toute notre vie, in sha’Allah. Comme le Prophète (sallallahu alayhi wa sallam) a dit à Bilal, lorsque Bilal faisait la salat, il prenait parfois beaucoup de temps, jusqu’à une heure, car il ressentait une grande douceur dans sa prière. Cette douceur l’amenait à prolonger son adoration. Dans tous les cas, nous devons faire toutes les causes possibles pour atteindre cette douceur spirituelle dans notre vie. Quant à savoir si Allah accepte ou non notre adoration, cela ne dépend pas de nous, mais d’Allah seul. C’est Lui qui accorde la guidée et la douceur dans le cœur. Pour la rediffusion, nous ferons de notre mieux, in shā’ Allah.

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La Gestion des Gaz Pendant la Prière

Question : Salam alaykoum. Que faire lorsque pendant la salat, il y a une envie de gaz ? Faut-il le retenir ou le laisser ? Faut-il le retenir ou laisser et refaire la salat ? Réponse :  Oustadha : Il vaut mieux arrêter la salat et la refaire ensuite. En effet, si tu pries alors que tu es gênée, tu ne pourras pas ressentir la douceur et la concentration dans ta prière. Le Prophète sallallahu alayhi wa sallam a dit, dans un hadith, que lorsque tu as préparé à manger et que tu as faim, si c’est l’heure de la prière, tu dois manger d’abord, même si tu es en retard, puis prier ensuite. De même, si tu as des gaz et que tu sens le besoin de les expulser, tu dois arrêter la prière. L’interlocutrice : Mais parfois, on n’a pas de gaz, on commence la prière, puis soudain on ressent une gêne. On dirait que c’est Shaytan qui vient troubler. Oustadha : Les gaz, c’est quand tu ressens une odeur ou entends un bruit. Parfois, ce n’est pas un gaz, c’est juste de l’air. En cas de doute, s’il n’y a ni odeur ni bruit, c’est un doute et ta prière reste valable. Il faut terminer la prière. L’interlocutrice : Une sœur demande : si l’envie de gaz arrive en plein milieu de la prière, par exemple à la deuxième rak‘ah, que faire ? Oustadha : Dans ce cas, il vaut mieux arrêter la prière et la refaire, car la prière doit se faire avec recueillement. Si cette gêne survient en cours de prière, il faut la refaire. L’interlocutrice : D’accord, c’est mieux comme ça. Je préfère ne pas prier en étant mal à l’aise, afin de ressentir la douceur. Oustadha : Exactement, il faut prier dans de bonnes conditions pour avoir la concentration et la douceur dans la prière. L’interlocutrice : Oui, ce n’est vraiment pas pareil autrement. Oustadha : Quelqu’un qui se prépare bien pour la salat, qui fait ses besoins, prend ses ablutions correctement et prie avec attention, ressentira la douceur de la prière. Alors que celui qui prie rapidement, comme après un effort physique, ce n’est pas vraiment la salat. L’interlocutrice : Par exemple, si je suis à la deuxième rak‘ah, que je sens un léger inconfort, mais que je décide de continuer quand même, c’est possible ? On verra comment ça évolue, tu vois ? Oustadha : Oui, c’est ça, parce que tu acceptes la situation. L’interlocutrice : Exactement, c’est ça. Oustadha : C’est pour ça que j’ai dit qu’il faut se préparer à la prière, pour pouvoir ressentir cette douceur. L’interlocutrice : Et si je décide de continuer malgré tout, est-ce que la prière sera acceptée ? Cheikh Al-Albani a dit que la prière serait valide, mais qu’il y aurait peut-être moins de récompenses. Est-ce vrai ? Oustadha : Oui, c’est ça. Mais il vaut toujours mieux se préparer comme le faisaient les compagnons. L’interlocutrice : Je te jure, parfois ça arrive soudainement, même quand on est bien préparée. C’est mieux quand on a le temps, de refaire la prière. Oustadha : C’est bien, et tu as une récompense pour cela, in sha’Allah. L’interlocutrice : Merci beaucoup, c’était très profitable. Merci d’avoir participé à cette session. Oustadha : Qu’Allah vous préserve et facilite pour tous ceux qui ont des difficultés. Qu’Il vous protège. Qu’Allah vous préserve.

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Vivre seule en internat pour apprendre la science religieuse

Question : Alors, malheureusement, je n’ai pas eu le temps de me renseigner, moi, sur l’école. Je crois que la sœur ne m’a pas écrit, mais on va essayer d’être générale. Oustadha, j’aimerais savoir s’il est permis à une femme de vivre seule, sans sa famille, père, mère, dans un internat pour femmes, dans le but d’apprendre la science religieuse. Je tiens à préciser que cette école a pour madhhab prépondérant, je vais y arriver, hanafite, je me suis renseignée avec une sœur qui a déjà fait deux ans de cursus et elle m’a dit que oui, le madhhab hanafite domine, mais il donne aussi l’avis des autres écoles. D’où ma question, j’ai peur de me perdre et de ne plus être sur la salafiya après ou quelque chose de similaire. L’inscription est facilitée, les cours sont dispensés juste à côté de l’internat et les mu’allimah veillent à ce que toutes les filles ne quittent pas l’internat. Il y a beaucoup de points positifs, alhamdulillah. Moi, j’avais contacté la sœur pour en savoir un peu plus sur l’école. Et après, le temps est passé. Réponse  Oustadha : Je réponds à cette question en posant plusieurs conditions. Premièrement, si tu dois rester seule dans un internat, il est obligatoire de voyager avec ton mahram (ton père, ton frère, etc.). C’est une obligation. Même s’il te laisse seule par la suite, le voyage initial doit être fait avec lui. La deuxième des choses, il faut savoir si cette école est salafiyyah. Même avec un frère, ce n’est pas grave. Généralement, ils donnent les autres madhahib ou l’avis qui est proche pour eux. Mais est-ce que cette école est salafiyyah ? Si elle n’est pas salafiyyah, ce n’est pas la peine de voyager ou de rester dans cette école. L’importance de l’école, c’est que les professeurs (‘alimîn) aient un bon manhaj et une bonne aqidah. C’est ça l’importance. Il ne faut pas se fier au fait qu’il y a une sœur là-bas. Il faut se renseigner sur l’école elle-même. Dans la religion, le madhhab est une question de fiqh (jurisprudence), mais l’aqidah, elle, doit être la même pour tout le monde. L’interlocutrice : Pour tout le monde, oui. Je le précise, l’aqidah. Oustadha : Le madhhab n’est pas le plus important. C’est l’aqidah qui est cruciale. Avant de partir, tu dois savoir qui sont les professeurs (mu’allimîn) de cette école. Ont-ils une bonne aqidah ? Ne sont-ils pas égarés ? Il faut poser ces questions. Je te réponds que globalement, tant qu’il s’agit des gens du manhaj (de la voie salafiyyah) et que les professeurs ne sont pas égarés, tu peux y rester, à condition d’avoir voyagé avec ton mahram. Si l’école enseigne des choses contraires à l’Islam, comme par exemple que le Hajj n’est pas une obligation, tu ne dois pas y aller. L’interlocutrice : C’est clair, alhamdulillah.

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Une demande de soutien financier pour une dette de riba

Question : Je suis une sœur non mariée vivant en France. Je ne travaille pas actuellement. Je perçois une aide de Pôle Emploi qui est censée prendre fin d’ici un mois. Il y a six ans, j’ai contracté un emprunt à la banque pour mes études. Je n’avais pas connaissance du jugement de riba en islam et je n’avais pas lu les preuves dans le Coran ni les hadiths. Je me repens auprès d’Allah pour cela. J’ai commencé à rembourser chaque mois il y a deux ans, prélèvement automatique. Aujourd’hui, il me reste encore 11 000 euros à rembourser sous forme de mensualité. Je crains que cela ne me freine dans mes recherches pour le zawaj. Sachant que 1. Il y a des frères qui refusent que leur épouse travaille. 2. Il y a des frères qui m’ont dit qu’ils ne peuvent pas accepter une épouse endettée car ils souhaitent se consacrer à l’étude de la science. Donc, financièrement, ce n’est pas possible pour eux de m’aider à rembourser ou assumer ma dette. 3. Il y a des frères déjà mariés qui cherchent une seconde épouse et qui ne peuvent pas prendre une seconde épouse endettée car cela les pousserait à se serrer la ceinture, même dans le premier foyer. Ma question, ai-je le droit de demander à des étudiants en sciences d’ouvrir une cagnotte et de faire appel à l’entraide dans la Ummah afin que des personnes fassent des dons pour m’aider à alléger ma dette, que ce soit des gens vivant en France ou des personnes aisées aux Émirats. Alhamdulillah, je suis en train de chercher du travail ici en France, car je n’aurai plus d’aide après le 5 août. Nous savons tous qu’il est difficile de trouver un emploi licite ici en France. Qu’Allah nous facilite. Amin. Jazakillah. Allah est le meilleur. Assalamu alaikum wa rahmatullahi wa barakatuh. Réponse :  Oustadha : Pour répondre à cette question, concernant les nombreuses dettes contractées à cause du riba (l’usure), il faut d’abord demander pardon à Allah Azza wa Jall. Mon conseil pour tout le monde est le suivant : avant d’agir, il faut toujours consulter les grands savants. Cependant, si l’acte a été commis par ignorance, cette sœur a le droit de demander pardon à Allah. L’interlocutrice : Deuxième point : a-t-elle le droit de demander de l’aide aux gens pour rembourser cette dette ? Oustadha : Les grands savants nous ont dit que demander de l’aide n’est pas autorisé pour tout le monde. Il y a des cas exceptionnels, par exemple, pour un commerçant qui a perdu son commerce. Mais dans le cas d’une dette, le Coran indique que ceux qui ont des dettes peuvent recevoir la zakat. Il est donc permis de solliciter la zakat pour alléger ces dettes. Il n’est pas autorisé de lancer une cagnotte ou un appel à l’aide en général, mais tu peux demander la zakat, et les gens te la donneront. C’est Allah qui te facilitera les choses. Elle a le droit de recevoir la zakat, mais pas de faire un appel à l’aide de manière générale. L’interlocutrice : C’est pas facile comme situation. Parce que les dettes augmentent. Après, pour faire le du’a, un frère vraiment généreux va accepter. Oustadha : Quelqu’un qui va, ce n’est pas elle, quelqu’un qui maintenant sait sa situation, on demande l’aide d’un frère qui est généreux, qui a de l’argent. Il peut lui demander, il donne une sadaqa ou une aumône, et là il va lui faciliter, qu’Allah te facilite.

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