La Hijra sans l’autorisation de l’époux

Question : La femme peut-elle effectuer la hijra sans l’autorisation de son époux ? Sous quelles conditions et comment doivent agir les époux face à ce dilemme ? Désaccord au sujet de la hijra quand on a des enfants. Réponse  Oustadha : Pour cette question, la sœur demande si elle a l’autorisation de faire la hijra seule, sans la permission de son mari. Il faut d’abord se demander pourquoi le mari ne peut pas faire la hijra. Est-ce pour des raisons financières ? S’il a peur qu’ils ne puissent pas avoir une vie digne, je suis d’accord avec lui. C’est une raison valable. Je lui dirais de patienter, à deux conditions : que le mari ait l’intention (niya) de faire la hijra et que le seul obstacle soit l’argent pour s’établir dans un pays musulman. L’interlocutrice : Ce serait bien que la sœur précise si elle est là pour nous dire pourquoi il ne veut pas faire la hijra. Oustadha : C’est vrai. Je vais répondre de manière à ne pas être injuste. Il ne faut pas accabler le mari. Il a peut-être une raison valable. Si le manque d’argent est sa seule raison pour ne pas pouvoir s’établir, on peut lui dire de patienter jusqu’à ce qu’il ait une bonne situation financière, par exemple pour aller en Égypte. Maintenant, si le mari ne veut pas faire la hijra parce qu’il n’en a pas envie, qu’il trouve « nul » de quitter la France, et que tu as pourtant fait toutes les causes et que l’argent est là, alors tu as le droit de partir seule, sans son autorisation. Pour être plus précise, une autre situation est celle où le mari est malade et ne peut pas être soigné dans un pays musulman par manque de moyens. Si la France a des traitements que l’Algérie ou la Tunisie n’ont pas, alors il est permis d’attendre qu’il soit en bonne santé. C’est une cause valable pour patienter. Mais s’il n’y a ni maladie, ni problème d’argent, et qu’il veut rester en France parce qu’il se sent bien avec les non-musulmans, qu’il aime vivre avec eux, alors tu n’as pas besoin de lui demander la permission pour faire la hijra. L’interlocutrice : Elle n’a pas répondu, donc je ne sais pas si elle est là. Salam alaykoum wa rahmatullah, qu’Allah vous récompense grandement. Voici la question : quel est le jugement sur une femme qui travaille et ne fait ses prières que le soir en rentrant chez elle ? Est-ce un péché ou cela fait-il d’elle une mécréante ? Oustadha : Parlons de la prière, la salat, car une question a été posée à ce sujet. Il est essentiel de savoir que la salat est le deuxième pilier de l’Islam et que toutes les bonnes actions que l’on fait ne seront pas acceptées par Allah si la salat n’est pas bien accomplie. Le Prophète (Sallallahu Alayhi Wa Sallam) a dit que la première chose sur laquelle Allah Azza wa Jall nous interrogera le Jour du Jugement, c’est la salat. Si la salat a été bien faite, elle sera acceptée par Allah Azza wa Jall, et cela signifie que toutes nos autres bonnes actions le seront également. C’est pour cette raison qu’Allah nous a rendu obligatoires cinq prières quotidiennes. Il existe aussi les prières surérogatoires, qui sont recommandées car elles peuvent compenser un manque de concentration lors des prières obligatoires. Une personne qui connaît l’importance de la salat ne la délaissera jamais. Je vais te donner un exemple : est-ce que tu peux mélanger le dîner avec le café du matin ? L’interlocutrice : Jamais. Oustadha : C’est parce que ce sont des horaires bien précis. La salat aussi a des horaires. On ne peut pas les dépasser. Peu importe où tu te trouves, au travail ou ailleurs, tu dois faire ta salat. Si ton travail en France, ou dans un pays non-musulman, ne te le permet pas, tu dois changer de travail. Quand tu as la crainte d’Allah, tu ne laisseras pas ton avenir ou ton argent prendre le dessus. Tu dois toujours faire la salat à l’heure, car si tu le fais, Allah te donnera de la subsistance (rizq), ne t’inquiète pas. Quant à la prière faite tardivement le soir, elle n’est pas acceptée. Ce n’est pas de la mécréance, mais c’est un grand péché. Il y a de nombreux compagnons et leurs successeurs qui ont été des exemples de ponctualité. On raconte qu’un homme a dit : « Durant 60 ans, je n’ai jamais raté la première rangée de la prière. » Il était toujours dans le premier rang. Car le Prophète (Sallallahu Alayhi Wa Sallam) a dit que celui qui préserve sa prière sera préservé de l’hypocrisie pendant quarante jours. Cet homme, lui, a tenu soixante ans. Il était toujours dans le premier rang, au point qu’il n’avait jamais vu la nuque de la personne devant lui. C’est l’importance de la salat. Il savait que la première des choses était la salat. Le dernier testament du Prophète (Sallallahu Alayhi Wa Sallam) était d’ailleurs : « La salat, la salat. » Allah n’acceptera pas nos bonnes actions si la salat n’est pas bien faite. C’est pour cela que tu dois faire tous les efforts pour faire la prière à l’heure, comme Allah l’a ordonné. Si tu ne trouves pas de temps pour prier, tu dois changer de travail. Fais tout ton possible pour avoir une bonne relation avec Allah. Je te le jure, si nous avons une bonne relation avec Allah, Il nous donnera de la subsistance (rizq) d’une manière que nous ne pouvons même pas imaginer. Qu’Allah te facilite, ma sœur.

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La dispensation des cours à un garçon autiste pubère

Question : Je suis une sœur, je donne des cours d’arabe en ligne à un garçon depuis quelques années qui est à présent pubère. Il est autiste, mentalement, il ne réfléchit pas comme un garçon de 13 ans. Il a un retard mental. Ai-je le droit de continuer à lui donner des cours d’arabe ? Réponse Oustadha : Pour un enfant autiste, la réponse dépend de son niveau. Il y a différents types d’autisme : certains causent de petits retards, d’autres de grands retards. Je ne connais pas sa situation exacte. La règle est la suivante : si son retard l’empêche de faire la différence entre les femmes, de ressentir du désir ou de trouver une femme attirante, alors vous pouvez continuer de lui donner des cours. Cependant, même s’il a un retard, s’il est pubère et qu’il est capable de distinguer une femme qui est belle, ou s’il a du désir, il ne faut plus travailler avec lui. C’est la condition pour continuer à lui enseigner. L’interlocutrice : C’est très bien. D’ailleurs, il y avait un cas similaire à l’époque du Prophète (Sallallahu Alayhi Wa Sallam). Un jeune homme, que l’on disait en retard mental, avait l’habitude d’entrer et de se mêler aux femmes. Mais un jour, il est revenu d’une campagne avec le Prophète (Sallallahu Alayhi Wa Sallam) et il a décrit la façon de marcher d’une femme. Il a donc fait la différence. Le Prophète (Sallallahu Alayhi Wa Sallam) a dit qu’à partir de ce jour-là, il ne devait plus les approcher. Il est capable de distinguer les choses.

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 La da’wah à sa famille

Question : Assalamu alaikum. Comment faire la da’wah à sa famille qui a du mal avec l’islam, tout en restant ferme sur le haqq, voile, non mixité lors des événements familiaux ? Réponse Oustadha : Le travail que tu as mentionné, qui est de faire la da’wah (l’appel à l’islam), est une chose qu’on ne peut pas faire sans avoir de science (ilm). Quand tu fais la da’wah, tu dois d’abord apprendre toi-même. Si tu n’as pas la science, comment peux-tu la transmettre ? Tu risques de faire beaucoup d’erreurs et de ne pas utiliser la méthode du Prophète (Sallallahu Alayhi Wa Sallam). C’est pour ça que je dis à tous ceux qui veulent faire la da’wah qu’il est interdit de le faire sans science. La première chose, c’est d’apprendre. La deuxième chose, c’est le bon comportement. Le Prophète (Sallallahu Alayhi Wa Sallam) avait la science et un bon comportement. Il est dit que si tu es dur avec les gens, ils n’accepteront pas ta da’wah. Nous devons tous prendre le Prophète (Sallallahu Alayhi Wa Sallam) comme exemple. Avoir la science ne suffit pas, il faut aussi un bon comportement, surtout avec nos parents. On doit les respecter, sans leur désobéir. La da’wah, ce n’est pas seulement des mots, c’est aussi un comportement. Avoir un bon comportement est la meilleure des da’wah. Fais preuve d’un bon comportement et invoque Allah Azza wa Jall pour qu’il guide ta famille. Ce sont les conditions de la da’wah. L’interlocutrice : Je voulais poser une question par rapport à la mixité lors des événements familiaux. Comment l’expliquer à des personnes qui ne voient pas le mal dans cette pratique ? Oustadha : Pour moi, la mixité… (elle se corrige). C’est comme si un frère disait : « C’est ma cousine, je la connais depuis toujours. » Tu vas lui répondre en t’appuyant sur la science. Mais souvent, les gens s’en fichent. Ils te diront : « Tu parles en ton nom. » Mais moi, je suis obligée de suivre ma religion. Tu dois leur expliquer que, même si on se connaît depuis l’enfance, le Prophète (Sallallahu Alayhi Wa Sallam) a interdit qu’un homme et une femme restent seuls. Et même, Subhanallah, tu peux convaincre cette femme en lui montrant les dégâts que nous voyons maintenant à cause de la mixité. L’interlocutrice : Oui, bien sûr, même dans la famille. Une sœur qui trompe son mari avec son propre frère. Oustadha : C’est ça, le mari qui trompe sa femme, ou la femme qui trompe son mari. Si tu parles de mixité, même dans les pays non-musulmans, comme l’Amérique, ils ont voulu faire des écoles non-mixtes. Pourquoi ? Parce que ce sont des mécréants, mais ils sont conscients des problèmes. Ils ne parvenaient pas à avoir un bon niveau scolaire. En Amérique, ils ont cherché et ils ont conclu que la mixité était une catastrophe, car le niveau des élèves était bas. Il ne s’agit pas de religion, mais de logique. Le niveau de la science a baissé chez eux. C’est pour ça qu’ils ont réfléchi à créer des écoles pour garçons et des écoles pour filles. C’est vrai. On se dit que les adolescents seraient peut-être mieux concentrés en classe s’ils ne regardaient pas les filles. C’est peut-être pour ça que depuis vingt ans, l’Amérique y a réfléchi. Pour nous, l’islam nous l’a enseigné il y a longtemps. Et maintenant, on voit logiquement les dégâts, comme la fornication et l’adultère. C’est pour ça qu’on peut convaincre les autres de ces vérités. L’interlocutrice : Quand je vous écoute, je suis convaincue, mais c’est vrai qu’eux… Oustadha : C’est ça, le guide. Moi, je fais les causes. Les causes, c’est quoi ? Je donne le hadith avec une bonne méthode. L’interlocutrice : Oui, bien sûr, avec de la douceur. Oustadha : Oui, la douceur et le bon comportement. Je fais les causes. Je suis là pour guider, mais je n’ai pas le pouvoir de guider les cœurs. C’est Allah Azza wa Jall qui guide. C’est pour ça qu’il y a l’histoire d’un athée, sa fille était en danger de mort. Son cœur allait s’arrêter. C’est un athée, il ne croit même pas en Allah Azza wa Jall. Il disait qu’il n’existe pas. L’interlocutrice : Oui. Oustadha : L’homme a dit : « Comme j’étais dans une situation pareille, je suis allé dans une petite pièce et je me suis mis à pleurer. » Il a invoqué en disant : « S’il y a un Dieu comme les gens le disent, pourrais-tu m’aider maintenant ? » Il n’a pas fait la prière, il a juste invoqué. Il a dit : « Si tu existes vraiment, aide-moi maintenant, fais un miracle pour sauver la vie de ma fille. Si tu fais un miracle, je croirai en toi. » Il ne savait rien de la religion. Subhanallah, il a dit ça, et il est retourné voir le deuxième professeur. Il lui a dit : « Subhanallah, le cœur de ta fille bat à nouveau. » La fille est sortie du danger. Il a tenu sa promesse en disant : « J’ai promis à Allah de chercher la vraie religion (din al-haqq). » Il a étudié toutes les religions, mais il a trouvé qu’il y avait des erreurs, des mensonges. Il a trouvé la vraie Bible, celle qui dit qu’Allah est Un, et non trois. Comme c’était un athée, il a dit : « Mais les autres disent que Dieu est trois. » Il a compris que c’était faux et il est allé chercher du côté de l’Islam. La conclusion de cet homme, et c’est ma conclusion pour tout le monde, c’est que nous ne sommes que des causes, mais c’est Allah Azza wa Jall qui guide. Il a dit : « Ce n’est pas moi qui ai fait cela, Allah m’a guidé. » Il a donné l’exemple d’une autre femme qui, dans une situation similaire, avait invoqué Allah pour son petit-fils. Elle était croyante, mais quand son fils a guéri… L’interlocutrice :

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L’invocation en soujoud

Question : Dans le soujoud, lorsqu’on invoque Allah pour demander des choses personnelles, peut-on parler en français ou en arabe dialectal ou est-ce exclusivement en arabe littéraire quand il s’agit de faire ses demandes à Allah dans la prière ? Réponse :  Oustadha : Pour invoquer Allah pendant la prière, en français ou dans une autre langue, c’est permis. Mais si tu connais l’arabe, tu es obligée d’invoquer Allah Azza wa Jall en arabe pendant la salat. Si tu ne le connais pas, si tu es française, il est autorisé d’invoquer Allah dans la prière en français, en anglais ou dans n’importe quelle autre langue. C’est une grâce d’Allah, Alhamdulillah. C’est autorisé.

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L’Autorité sur les enfants en cas de remariage

Question : J’aimerais savoir qui a l’autorité sur mes enfants en cas de remariage ? Est-ce qu’il peut m’interdire de les scolariser, par exemple ? Ou suis-je la seule à décider pour eux ? Leur papa est décédé, qu’Allah lui fasse miséricorde. Je suis remariée avec un homme qui n’est pas le père de mes enfants. Est-ce que, parce qu’il est marié avec moi, il a le droit de prendre des décisions concernant mes enfants ? Réponse  Oustadha : Normalement, une femme qui se remarie n’a plus la garde de ses enfants. Ce n’est pas la grand-mère qui l’a. Cependant, quand une mère est avec ses enfants, c’est elle qui a l’autorité principale pour leur éducation. Ceci dit, c’est toujours bien de prendre l’opinion du mari. Nous, les femmes, sommes souvent guidées par nos émotions. L’homme, lui, est plus rationnel et réfléchit souvent mieux que la femme. On a toujours notre propre point de vue, mais l’homme peut être plus pertinent. Si ton mari est un homme pieux et qu’il te donne une bonne opinion concernant l’éducation de vos enfants, tu dois la prendre en compte. L’autorité revient à la femme, mais il se peut que cette femme ne soit pas une bonne éducatrice, qu’elle manque de foi ou qu’elle ne fasse pas la salat. Dans ce cas, on prendra l’opinion du mari. L’interlocutrice : Elle ne doit pas être orgueilleuse en se disant : « J’ai toujours l’autorité ! » Oustadha : Elle doit accepter les conseils (la nasihah) de son mari. C’est pour le bien.

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L’argent du tabac et la Hijra

Question : J’espère que vous allez bien, mes sœurs. Ma question est la suivante : mon mari et moi n’avons pas été élevés dans le manhaj as-salafi. Lorsque nous nous sommes mariés, il avait acheté un tabac commerce avec vente de cigarettes et jeux de hasard. Aujourd’hui, par la grâce d’Allah qui nous a guidés, nous nous rapprochons de notre Seigneur, alhamdulillah. Cependant, mon mari doit garder le tabac encore minimum trois ans. Sinon, l’État français va s’en prendre à lui. Il sera endetté et poursuivi judaiciairement. À la suite de ces trois ans, nous aimerions effectuer la hijra. Sera-t-elle halal si elle est faite avec l’argent du tabac ? Sinon, notre hijra sera encore reportée et cela me pèse sur le cœur. Qu’Allah m’assiste. BarakAllahu fikunna wa jazakunna Allah khairan. Réponse :  Oustadha : Concernant la question de la sœur : son mari a-t-il la possibilité de trouver un autre travail ? Tu as mentionné qu’il aurait des problèmes avec la justice, mais est-ce qu’il peut chercher un autre emploi en parallèle ? S’il trouve un travail et qu’il est licite, c’est mieux. Si ce n’est pas le cas, et que vous êtes obligés de faire la hijra, il faut d’abord connaître les conditions. La première condition pour la hijra, c’est de la faire pour Allah. Et si on la fait pour Allah, on ne doit pas revenir dans un pays de kufr (mécréance), car c’est interdit et c’est un grand péché. La deuxième condition est d’avoir de l’argent pour pouvoir s’établir correctement dans le nouveau pays. Je dis à tous les frères et sœurs qui veulent faire la hijra de ne pas se précipiter. Il faut avoir de l’argent pour avoir une bonne situation dans un pays musulman. La troisième condition : si tu ne trouves pas un travail licite, et que la nécessité se présente, tu peux faire la hijra. À ce sujet, une minute, je me corrige, ma sœur. Même si tu as de l’argent illicite, dans la nécessité, tu peux voyager ou faire la hijra avec cet argent. Qu’Allah te facilite, et qu’Il facilite ce problème à ton mari, Insha’Allah. L’interlocutrice : Je voulais juste clarifier pour la sœur : si le mari ferme son commerce de tabac, il sera endetté. Cela signifie qu’ils ne pourront pas faire la hijra tout de suite, parce qu’il devra d’abord rembourser ses dettes. Oustadha : Oui, il doit rembourser ses dettes. Sinon, il sera en prison. C’est comme ça. Sinon, il aura des ennuis… L’interlocutrice : Pas forcément en prison, mais il sera poursuivi juridiquement. Il faudrait que le mari se renseigne sur les solutions en France. Est-ce qu’il ne pourrait pas déposer le bilan ou se mettre en arrêt maladie ? Il y a souvent des solutions pour fermer un commerce. Une autre possibilité serait de demander de l’aide à d’autres frères pour les dettes. Mais ce que je voulais confirmer, c’est que dans tous les cas, il ne doit pas continuer ce travail. Oustadha : Non, ce travail est interdit, illicite. Il est impératif qu’il l’arrête. L’interlocutrice : Donc, peu importe les répercussions, il faut qu’il ferme. Oustadha : Oui, il doit fermer. Il doit trouver une solution. Qu’il ferme son commerce ou qu’il trouve quelqu’un pour l’aider à rembourser ses dettes, il doit arrêter ce travail. Il est obligé d’arrêter, car ce travail est illicite. L’interlocutrice : Il arrête donc son travail en premier, et ensuite il s’occupe de trouver des moyens pour rembourser ses dettes ? Oustadha : Oui, c’est ça. Comme tu l’as dit, il doit faire les causes pour rembourser sa dette. Il cherchera un travail licite pour la rembourser, dans tous les cas. Mais il ne doit pas rester dans ce travail illicite. L’interlocutrice : Oui, bien sûr. C’est pour que la sœur comprenne très bien la réponse. Non, parce qu’en fait, à la fin, elle disait : « S’il continue pendant trois ans, s’il continue à partir d’aujourd’hui, est-ce que cet argent, il peut l’utiliser pour la hijra ? » Non, non. C’est pour ça qu’à la fin j’ai coupé le micro pour être plus claire, car c’est une amana (une chose confiée). Oustadha : Oui, bien sûr. L’interlocutrice : Donc voilà, qu’Allah leur facilite la fermeture. Merci.

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L’annonce du Hajj et l’ostentation

Question : Nous avons, par la grâce d’Allah, fait le Hajj cette année. De mon côté, je ne le dis à presque personne car j’ai peur de l’ostentation ou que les gens utilisent ça contre moi. Par exemple, j’ai fait mon Hajj, à la moindre erreur, on va me le rappeler méchamment. Mais mon mari, lui, le dit à presque tous ses amis et voisins, car il dit qu’il faut rappeler le bienfait d’Allah sur nous et que le Hajj est fini de toute façon. Quelle est la meilleure position à avoir ? Réponse  Oustadha : Pour cette question, la sœur a dit qu’elle ne parlait pas de son Hajj pour ne pas faire preuve d’ostentation, ce qui est une bonne intention. Mais elle a ensuite fait une erreur, elle a mélangé les choses en disant : « J’ai peur… » Franchement, la peur des gens ne va pas avec la sincérité. La bonne attitude est la suivante : tu peux dire que tu as fait le Hajj si on te le demande. C’est une ibada (un acte d’adoration), ce n’est pas grave. Si quelqu’un te demande : « As-tu fait le Hajj ? », tu peux répondre : « Oui, je l’ai fait. » Ce n’est pas de l’ostentation. C’est même une bonne chose, car peut-être que si je dis que j’ai fait le Hajj, ça va encourager d’autres personnes qui ont les moyens à le faire aussi. C’est comme ça que je vois mes amis. Dans le cas de la sœur, la première partie de sa réflexion est bonne : elle a peur de l’ostentation. Mais son erreur, c’est d’avoir dit : « J’ai peur à cause des gens. » Ça, ce n’est pas de la sincérité. On n’a pas à avoir peur des gens. Généralement, quand on fait le Hajj ou la Omra, on fait quand même des fautes, car nous ne sommes pas des prophètes. L’interlocutrice : Non, je pense qu’elle voulait dire que si tu as fait le Hajj, on s’attend à ce que tu ne fasses plus de bêtises. Et si tu en fais, on va te le reprocher en te disant : « Tu as fait le Hajj, et tu fais ça ? » C’est ça qu’elle veut dire. Oustadha : Elle a mélangé son raisonnement. Il faut de la sincérité. On ne doit pas dire ça. Même moi, on peut me blâmer, car le fait de faire le Hajj ne signifie pas qu’on ne fera plus d’erreurs. On va faire des bêtises, des fautes, mais Alhamdulillah, on demande pardon. Le Prophète (Sallallahu Alayhi Wa Sallam) a dit que si vous ne commettiez pas de fautes, Allah Azza wa Jall créerait des gens qui en feraient et demanderaient pardon, car Allah aime le pardon. Il ne faut pas réfléchir de cette manière. Bien sûr, c’est bien de ne pas le dire à tout le monde si c’est pour être sincère avec Allah Azza wa Jall, mais il ne faut pas avoir peur du regard des gens. Avoir peur de ce que les gens vont dire est un peu comme du shirk caché, un shirk mineur. Il faut vraiment faire attention à cette intention (niya). Il ne faut pas dire : « Je ne dis pas que j’ai fait le Hajj, par peur de l’ostentation », mais il faut surtout laisser de côté la peur du jugement des gens. Fais-tu des péchés avec le Seigneur d’Allah ? L’interlocutrice : Oui, je comprends. En fait, il faut se dire : « Je me fiche de ce que les gens vont penser, j’ai fait le Hajj pour Allah, pas pour votre avis. » C’est important, car parfois, on ne se rend pas compte, mais ces détails peuvent s’apparenter à de l’association (shirk). Oustadha : Exactement. C’est pour cela que j’ai dit que ta première pensée était bonne, mais la seconde ne l’était pas. Il ne faut pas avoir peur des gens. Il faut changer de mentalité, c’est très important. En même temps, je te donne un conseil : même en faisant le Hajj, on va faire des erreurs, bien sûr. Mais on fait tous nos efforts pour rester dans le bien. On ne prétend pas être des anges, mais on apprend toujours. Nous avons des gens qui sont sur le droit chemin, et on fait des efforts pour les imiter. Quand on fait des bêtises, Allah pardonne. Ce n’est pas si grave, même si on a fait le Hajj. L’interlocutrice : Et par rapport au mari ? Oustadha : Pour le mari, il ne faut pas l’annoncer à tout le monde. Si quelqu’un te questionne, tu peux lui dire : « J’ai fait le Hajj », c’est bien. Mais il ne faut pas faire d’annonce. Si tu as peur de l’ostentation, tu dois y faire attention. Tu vois, il y a une contradiction entre le fait de ne pas annoncer et le fait d’avoir le mari au milieu de ça. Il faut considérer le milieu dans lequel on se trouve. Si on me demande, je dis que j’ai fait le Hajj. L’interlocutrice : Est-ce qu’on peut ne pas dire qu’on a fait le Hajj parce qu’on n’a pas peur ? Oustadha : Oui, le Hajj est passé. Mais après, les gens peuvent dire que tu avais de l’argent et tout. Tu as le droit de ne pas le dire. Franchement, comme on l’a dit, les gens calculent tout maintenant. Tu peux leur dire que tu as fait une Omra. C’est que l’argent, c’est du rizq. Je connais beaucoup de gens qui sont partis faire la Omra, comme moi par exemple, alors qu’ils n’avaient pas d’argent. C’était un cadeau d’Allah. Ce n’est pas un simple calcul logique. Même l’argent que les gens ont, c’est Allah qui le leur a donné. L’argent est une forme de rizq. L’interlocutrice : Oui, et ça cause de la jalousie aujourd’hui. Oustadha : Oui, la jalousie. Au lieu d’avoir ce genre de pensées, les gens devraient dire : « Masha’Allah, Allahuma

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L’amour de la prière et la concentration

Question : Salam alaykum à tous. J’aimerais savoir quelle cause faire pour aimer la prière. Alhamdulillah, je fais mes cinq prières toujours à l’heure, mais parfois je la trouve lourde, je suis fatiguée et je ne prends pas de temps pour réciter des sourates. Je me sens un peu hypocrite. Réponse Oustadha : Pour la dernière question, pour la prière, on a dit déjà un petit peu pour la prière, pour aimer la prière, il faut apprendre sur la prière. Parce que le Prophète Sallallahu Alayhi Wa Sallam, quand il prie, il prend beaucoup de temps. Il dit, il se sent soulagé dans son âme. Et les causes, toi, tu dis, je suis fatiguée. Peut-être que c’est des causes que tu es fatiguée. Tu as ton foyer, ta maison, ton mari peut-être, les enfants, bien sûr, tu es fatiguée. Je ne vais pas dire que tout le monde va faire la même prière. Parce que même dans les corps, il y a les grands sahaba, ce n’est pas comme les autres sahaba. C’est-à-dire qu’on va prier mieux que l’autre. Mais la foi, elle n’est pas pareille.      Peut-être que je suis fatiguée parce que j’ai mon foyer. Il est permis de faire [des petites sourates], ce n’est pas de l’hypocrisie. Tu peux faire des petites sourates. L’important, c’est de faire le khushu’, c’est-à-dire la concentration. Ça veut dire que tu sais ce que tu lis. Parce que le khushu’, la concentration dans la salat, il y a des causes. La première des choses, tu lis attentivement. Non seulement attentivement, même si c’est des petits versets. Tu prends le temps. Le temps. Et la deuxième des choses, je dis, nous les femmes, surtout les femmes, quand tu veux faire la salat, il faut laisser tout le travail de la maison. Oui. Par exemple, maintenant, je vais faire la salat de Duhr. Je n’ai pas maintenant à faire la cocotte, quelque chose, et mon cerveau, avec la cocotte, va brûler. Non, je ne fais pas maintenant. Soit je fais avant, et j’éteins le feu, je suis à l’aise, je vais faire la salat de Duhr.     Les enfants sont endormis, j’ai fait tout mon travail avec mon mari, je vais faire la salat de Duhr. Ça aide beaucoup, ça. Il n’y a pas d’autre chose derrière toi. J’ai toujours dit aux femmes, qu’ il ne faut pas faire la cuisine dans le temps. Avant, après, ce n’est pas un problème. Pour être à l’aise. Même si c’est des petites sourates, il faut se concentrer. Subhanallah. Le Prophète Sallallahu Alayhi Wa Sallam, je l’ai dit, la prière, la vraie prière, c’est quelqu’un qui prie avec concentration. Tu ne vas pas faire de péchés. Tu vas apprendre à ne pas faire de péchés. Tu as la crainte de faire des péchés parce que… Il a dit dans la salat, il ne faut pas faire les causes pour faire la fornication. Vous ne faites pas. Vous ne vous approchez pas. Les causes de s’approcher du zina, la mixité. La grande cause, c’est la mixité. C’est pour ça que j’ai interdit la mixité. C’est très bien de dire ne pas être proche du zina.      C’est-à-dire tout ce qui va nous emmener vers le zina. Le zina, ne le fais pas. Moi, quand je fais ça, je dis, jamais je ne serai dans la mixité parce que je vais être en fornication. C’est-à-dire, quand tu es avec concentration et que tu comprends les versets, c’est pour ça que Il faut bien toujours avoir la concentration pour avoir la concentration. L’explication du Coran, c’est bien. Et deuxième chose, la dunya. Tu laisses la dunya derrière toi. C’est-à-dire le ménage, ça. Soit tu fais avant, tu laisses, peu propre, tu arranges. J’ai fait tout, j’ai préparé tout. Surtout le icha. Aisha, c’est bien. Moi, je fais le retard de l’icha. Je fais tout mon travail. L’interlocutrice : Tu finis tout ce que tu as à faire. Oustadha : Icha, c’est bien. Oui, franchement, tu vas être à l’aise. Elle ne va pas t’appeler ta mère, ton mari. Oui, tout le monde est couché. La concentration, il y a beaucoup de choses. Et tu ne vas pas dire, je suis hypocrite parce que la fatigue, ça joue le rôle, la fatigue. Même si tu fais 10 versets, ce n’est pas grave, mais il faut toujours apprendre ce qu’est la salat, franchement. La salat, c’est notre guide. Alors, c’est la salat, franchement, qui nous facilite, nous donne le choix, la concentration de la salat. On dit à tout le monde qu’on nous apprend notre religion.

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Travailler pour une entreprise vendant des produits illicites

Question : Ma question concerne un potentiel emploi pour mon époux. On lui propose un poste dans une entreprise sous-traitante pour une chaîne d’hypermarché. Ils devraient installer des produits informatiques classiques et des produits d’informatique de paiement, tels que des systèmes de paiement par carte, des imprimantes, etc. Ces grandes surfaces vendent à la fois des produits licites et illicites, comme cela est connu. Est-il autorisé à y travailler Réponse  Oustadha : Comme tu l’as dit, ma sœur, il y a des actes licites et illicites. Selon la règle exprimée dans le verset qu’Allah a cité — « Wa ta‘awanu ‘alal-birri wat-taqwa » (entraidez-vous dans la bonté et la piété) — nous devons nous entraider dans ce qui est bien, mais il est interdit de s’entraider dans le mal. Ainsi, si un travail comporte à la fois des aspects licites et des aspects illicites, il n’est pas permis d’y participer ou de l’aider. Cela signifie qu’on ne peut pas travailler dans une entreprise qui pratique des choses interdites, car en y travaillant, même indirectement, on aide au péché. L’interlocutrice : Peux-tu donner un exemple ? Oustadha : Bien sûr. Prenons l’exemple des banques. Tout le monde sait qu’elles pratiquent l’intérêt, qui est interdit en Islam. Même si tu y occupes un poste très éloigné des opérations financières, comme femme de ménage, cela reste interdit. Pourquoi ? Parce que tu contribues, même indirectement, à une entreprise qui tire profit du péché. L’interlocutrice : Même à un niveau très bas dans l’organigramme ? Oustadha : Oui, même à ce niveau-là, ce n’est pas permis. L’interlocutrice : Donc, même si on est femme de ménage dans une banque, on ne doit pas accepter ce travail. Oustadha : Exactement. Même si tu ne manipules pas directement les intérêts, ta participation fait que tu aides à perpétuer une activité illicite. Je peux te donner un autre exemple : travailler dans une société qui produit de l’alcool. Certaines personnes pensent que, tant qu’elles ne boivent pas, c’est acceptable. Mais le vin est interdit en Islam. Le Prophète (paix et bénédiction sur lui) a même payé l’amende pour quelqu’un qui fabriquait du vin. Donc, travailler dans une telle entreprise, même sans consommer, revient à aider dans un péché. En résumé, dès que ta participation implique d’aider dans une chose interdite, ce travail devient illicite.

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Le voyage  sans mahram

Question : Ma maman vit en Guadeloupe, un département français d’outre-mer. Suis-je autorisée à voyager chez elle avec mes enfants ? Mon mari ne peut pas nous accompagner là-bas, mais il peut nous conduire à l’aéroport, et ma mère viendra nous récupérer à l’arrivée. Ma fille a presque 12 ans, et mes fils ont presque 10 et 6 ans. Qu’Allah vous récompense. Je ne sais pas si ce voyage est considéré comme un voyage en France ou non, car la Guadeloupe est très loin. Réponse  Oustadha : Non, ce sont des voyages ordinaires. Tant que ce n’est pas une nécessité, il n’est pas permis de voyager sans Mahram. Par nécessité, j’entends par exemple que ton mari est malade et que tu dois partir pour des soins urgents. Dans ce cas, c’est permis de voyager. Mais pour un voyage simple, sans raison urgente, il faut absolument être accompagnée d’un Mahram. Voilà ma réponse. L’interlocutrice : Je comprends. Je voulais juste ajouter que la notion de nécessité n’est pas toujours à nous de la juger. Parfois, des sœurs disent que c’est une nécessité, mais leurs excuses ne sont pas toujours valables. Il faut toujours demander à une personne de science au cas par cas. Par exemple, certaines disent qu’elles n’ont pas vu leur mère depuis deux ans. On comprend la situation, mais ce n’est pas forcément une nécessité au sens religieux. Oustadha : Effectivement. Il y a aussi une divergence d’opinions sur le fait qu’une femme de plus de 50 ans puisse faire la ‘Umrah ou le Hajj seule, accompagnée d’une personne de confiance. Certains savants autorisent, mais l’avis majoritaire est que ce n’est pas permis. Par exemple, Cheikh Al-Albani a dit que si la femme est âgée de plus de 50 ans et voyage avec quelqu’un de confiance, c’est envisageable. Il a même donné un exemple précis : une fois, un mari a accompagné sa femme jusqu’à l’aéroport, puis il est parti. L’interlocutrice : Il a fait demi-tour alors ? Oustadha : Oui, il a fait demi-tour ou annulé son voyage, je ne me souviens plus du terme exact, mais en tout cas, il n’est pas parti avec elle. L’interlocutrice : Il a changé d’itinéraire ? Oustadha : Il a changé de route, il y a eu un détournement d’avion. Il n’a pas retrouvé sa femme, alors que normalement, elle devait voyager seule. Avec ce détournement, il n’y avait plus de sécurité pour elle. C’est dangereux pour une femme de voyager seule dans ce contexte. Il n’a pas parlé d’âge, ni donné d’autorisation générale. Il a clairement interdit à cette femme de voyager seule. L’interlocutrice : Une sœur m’a dit que sur le site de Cheikh Ferkous, il est question d’une autorisation. Oustadha : Oui, je connais ce point, je me suis renseignée aussi. L’interlocutrice : C’est donc bien toi, Oustadha, qui donnes cet avis. Oustadha : Oui, c’est moi. L’interlocutrice : D’accord. C’est pourquoi je dis qu’il existe une divergence d’opinions. Oustadha : Exactement, il y a une divergence. J’ai donné cet exemple précis, mais ce n’est pas un avis définitif ou unanime. Ce n’est pas que tout voyage est interdit, mais dans ce cas particulier, ce n’était pas permis. L’interlocutrice : Oui, je connais bien cette affaire, tous les détails sont préservés, qu’Allah nous protège. Oustadha : C’est un cas spécial. La femme concernée devait voyager seule car elle n’avait pas de Mahram. Elle était convertie et n’avait personne pour l’accompagner. C’est une situation exceptionnelle. En général, ce genre de voyage n’est pas permis pour une femme musulmane. L’interlocutrice : Cela concerne surtout les femmes qui n’ont pas de Mahram. Oustadha : Oui, exactement. C’est ce que précise la fatwa, basée sur cette histoire. Cette histoire est valable pour les converties qui vivent à l’étranger, comme en France ou au Canada. Par exemple, ma jeune fille est la seule convertie dans sa famille et elle n’a pas de Mahram. Dans ce cas, en situation de nécessité, elle peut voyager seule, en invoquant Allah pour sa protection. Cependant, pour accomplir le Hajj en tant que musulmane vivant dans un pays musulman, il n’est pas permis de voyager sans Mahram. Tu pourrais me demander : « Comment faire dans ce cas ? » Je te réponds que lorsqu’on ne peut pas accomplir une obligation, on n’en est pas tenue. Par exemple, si j’ai l’argent mais pas de Mahram, je ne suis pas obligée de faire le Hajj. Pour ma part, je suis partie en Hajj accompagnée, avec une sœur et son Mahram. C’est ainsi que la plupart font. Toi aussi, tu es partie avec ton Mahram, n’est-ce pas ? L’interlocutrice : Oui, avec mon père, mes parents et ceux des autres. Je suis partie avec mon Mahram aussi. Oustadha : Lorsque j’ai posé la question sur place, on m’a confirmé que voyager sans Mahram n’est pas permis. Même ceux qui l’autorisent parfois disent que c’est permis mais avec des péchés. Dans le cas de cette convertie, qui est la seule musulmane dans sa famille et n’a donc aucun Mahram, c’est une situation de nécessité. L’interlocutrice : Exactement. Elle ne dit pas qu’elle part seule pour un voyage quelconque comme à New York, ce serait une erreur. Oustadha : Oui, c’est important de bien préciser cela. Il faut protéger sa religion. L’interlocutrice : Une sœur pose une autre question : quand on parle de « personnes fiables », de qui s’agit-il exactement ? Qui sont ces personnes de confiance ? Est-ce que ce sont des savants ? Cette sœur a lu la fatwa de Cheikh Chou Ferkous et elle souhaite savoir si elle peut trouver des personnes de confiance à qui se référer pour prendre ce genre de décision. Oustadha : On doit toujours voyager en toute sécurité. Mais est-ce qu’on peut vraiment trouver des personnes de confiance ? Franchement, non. L’interlocutrice : La question porte sur la fatwa de Cheikh Ferkous. Moi, je ne l’ai pas lue, mais apparemment, il dit qu’une femme peut partir avec un groupe de confiance.

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