La monétisation des chaînes YouTube de Dawa

Question : Assalamu alaikum wa rahmatullahi wa barakatuh. Oh là là, je vais arriver. Assalamu alaikum wa rahmatullahi wa barakatuh. Voici ma question. De nos jours, nos frères et sœurs ont des chaînes YouTube, même des groupes d’étudiants en sciences ou encore des chaînes de groupes de rappel sur le Minhaj Salafi. Ma question sur le fait d’activer la fonction d’être payé par YouTube suivant le nombre de vues, d’abonnés, commentaires, etc. Mais YouTube… paye surtout avec les publicités qu’elle met au début des vidéos, au milieu ou à la fin. Mais 99% de ces publicités sont haram. Musique, nudité, mensonges, etc. Et c’est YouTube qui décide de la publicité qu’elle souhaite mettre. Est-ce légiféré que ces frères et sœurs, groupes d’étudiants en science ou encore chaînes du Minhaj Salafi gagnent leur subsistance via YouTube ainsi ? Je vous remercie pour votre réponse et le temps que vous nous accordez. Réponse Oustadha : Ma sœur, pour cette question, franchement, il n’est pas autorisé de faire des rappels sur YouTube, parce que tu aides ces gens. Non, c’est mieux qu’elle dédie une journée pour le premier groupe (ceux qui apprennent le Coran), et une deuxième journée pour le deuxième. Ou bien, la matinée pour le premier groupe, et l’après-midi pour le deuxième. C’est mieux de ne pas faire… De diviser les temps, oui, de diviser les temps. C’est mieux.

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La gestion du temps et apprentissage religieux pour une mère au foyer

Question : Assalamu alaykum wa rahmatullah. Qu’Allah vous accorde le succès. Ma question est, je suis une épouse et mère de cinq enfants qui sont des adolescents et des jeunes adultes. J’ai également des petits-enfants. Une de deux ans, pardon. Je souhaite être plus épanouie dans ma vie et dans ma religion. J’ai le temps, alhamdoulilah, maintenant, vu que mes enfants sont grands. Mais je n’arrive pas à consacrer du temps dans l’apprentissage de la religion. J’ai beaucoup de volonté, mais je n’arrive pas à me donner le temps, sachant que depuis ma première grossesse, j’ai fait une dépression post-partum et depuis deux dépressions. Je n’ai plus le goût de faire quoi que ce soit et je suis constamment fatiguée. Comment puis-je faire pour que ma maison soit un lieu de tranquillité pour ma famille et moi et faire disparaître ces soucis et cette tristesse ? Comment puis-je renforcer ma relation avec le Dîn et le Coran pour que je puisse trouver le temps pour mon apprentissage ? Je suis triste à l’idée de ne pas pouvoir trouver le temps à cela. Pouvez-vous me conseiller et m’aider ? Réponse  Oustadha : La première des choses, c’est d’invoquer Allah. Faire beaucoup de du’â, parce que franchement, c’est la base pour apprendre la science . d’abord : faire la niyya (l’intention). Si on veut, on peut . Et surtout, avec l’aide d’Allah . Parce qu’Allah, quand Il voit qu’une femme — ou quelqu’un — veut faire le bien, Il va l’aider. Comment est-ce qu’Il l’aide ? Par exemple, vous, ma sœur, votre question aujourd’hui, c’est déjà une aide d’Allah . Le fait que vous soyez avec nous, ça montre que vous avez une bonne niyya, que vous voulez faire des choses. Et nous, on est là pour vous aider. C’est pour ça que je dis : la bonne niyya, déjà, c’est une bonne action . Ensuite, il faut faire beaucoup de du’â. Parce que le du’â, c’est la base de tout . Troisièmement : organiser notre temps. Quatrièmement : avoir une forte volonté . Et puis, il ya aussi l’entourage . Tu vois une sœur qui est diligente, motivée — elle peut t’aider. Vous vous dites : « On va faire une heure ensemble », « Chaque semaine, on choisit une journée pour apprendre la science. » Si toi, tu n’as pas assez de volonté, cherche l’aide d’une sœur sérieuse , qui, mâ shâ Allah, t’encourage. Elle peut t’appeler : « Allô, aujourd’hui, il faut assister. » Et là, tu délaisses tout , comme si c’était une urgence. Tu fais passer le dars avant tout. C’est comme ça qu’on avance. Et cinquièmement, il faut avoir une mu’allimah ou une shaykha . Participer à des assises régulièrement, et donner à ces moments une vraie priorité . Laisser certaines responsabilités pour Allah . Et avec toutes ces étapes-là, avec ces conseils, tu vas y arriver, in shâ Allah. Ne dis pas : « j’ai des soucis », « j’ai ci, j’ai ça… » Nous sommes des femmes, on a beaucoup de responsabilités, c’est vrai. Mais il faut se dire : « Aujourd’hui, j’ai un dars. »       Pour Allah, on délaisse tout. Et, subhanallah, si tu fais ça pour Allah… Apprendre la science, surtout, je précise, la science, la première des choses c’est le Tawhîd. Parce que quand tu apprends le Tawhîd, tu as beaucoup de foi. Tu es plus proche d’Allah. Et tu sais que quand tu as beaucoup de foi et que tu es très proche, tu délaisses tout pour Allah. Comme l’a dit le Nabi (le Prophète), si tu délaisses quelque chose pour Allah, Allah va te donner mieux en retour. Tes enfants sont grands, ce sont des jeunes. C’est-à-dire que tu as beaucoup de temps libre. Ce n’est plus comme quand ils étaient petits et qu’ils demandaient beaucoup d’attention et de responsabilités. Alors maintenant, alhamdoulillah, il faut invoquer pour qu’Allah te donne de la volonté. Choisis une sœur qui t’aide, bi’idhnillah ta’ala (avec la permission d’Allah), et tu verras les résultats. Laisse de côté les soucis et les pensées qui te font croire que tu ne peux pas y arriver. Qu’Allah te facilite, ma sœur, toutes les choses. Qu’Allah te facilite. L’interlocutrice : En fait, il ne faut pas se trouver des excuses tout le temps. Des fois, il faut se dire : « J’ai cours, même s’il y a ça, il y a ça, on verra après. » Qu’Allah facilite notre sœur. On va passer aux questions du PDF, c’était une petite parenthèse.

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La demande des fonds à des organismes non musulmans pour une école religieuse

Question : Nous sommes un groupe de sœurs qui avons pour projet d’ouvrir une école avec enseignement religieux et mondain aux Comores. Nous envisageons de faire appel à des dons financiers pour mener à bien notre projet, incha’Allah. Pouvons-nous demander l’aide financière d’organisation étrangers, ne sachant pas d’où provient cet argent ? Réponse  Oustadha : Si on parle d’ouvrir une école, et qu’on demande de l’aide… Est-ce qu’on demande cette aide à des pays étrangers ? C’est-à-dire à des pays mécréants ? Interlocutrice : Je me permets — peut-être que la sœur est là, mais… Elle m’a précisée. Peut-être qu’elle parle d’organisation qui ne sont pas musulmans, et elle ne sait pas d’où provient l’argent. Est-ce que cet argent pourrait venir de la riba, par exemple ? Oustadha : On va parler en général. Si elle demande de l’aide… Je ne sais pas, mais si elle demande de l’aide à des pays musulmans, là, c’est légiféré. Parce que, généralement, les pays musulmans, ils ont de l’argent halal. Donc c’est légitime. Mais si ce sont des pays mécréants — et la plupart d’entre eux, leur argent n’est pas licite — ce n’est pas comme chez les musulmans. Ils font du vin, des péchés… Donc leur argent ne sera pas licite. Dans ce cas, il ne faut pas demander l’aide de ces organisations étrangères, mécréantes. Mais si ce sont des pays musulmans, tu peux demander leur aide. Parce que les savants disent : si tu sais que l’argent est légiféré, tu peux demander l’aide.      Par exemple : un homme à l’argent halal — je peux lui demander de l’aide. Un autre homme, son argent est haram — je ne lui demande pas, car c’est illicite.  Maintenant, un homme a un mélange : une partie de son argent est halal, une autre partie est haram. Qu’est-ce qu’on fait ? Les savants donnent une règle : Si la majorité de son argent est illicite, tu ne demandes pas son aide. Mais si la majorité est légitime, alors tu peux demander. Interlocutrice : La majorité ? Oustadha : Oui, la majorité. On considère la majorité. Si la majorité de son argent est halal, vous le demandez. Sinon, tu ne demandes pas. J’ai dit ici : la plupart des organisations sont mécréantes , tu ne demandes pas, car on ne sait pas d’où vient leur argent. Et généralement, leur argent est illicite. Mais si c’est une organisation d’un pays musulman, là, tu peux demander. .

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S’occuper des vêtements non légiférés de sa mère 

Question : Ma mère travaille à l’extérieur et porte des vêtements non légiférés. Cependant, c’est moi qui m’occupe de prendre soin de ses vêtements en les lavant, les pliant, etc. Si j’arrête de m’occuper de ses vêtements, c’est fort probable qu’elle s’énerve contre moi et que le linge mette du temps à se laver. Est-ce qu’en prenant soin de ses vêtements, je contribue et l’aide dans son péché ? Entre parenthèses, de mettre des vêtements non légiférés à l’extérieur et que me conseillez-vous dans cette situation ? Réponse  Oustadha : La sœur a expliqué que c’est elle qui s’occupe des vêtements, mais que sa mère n’est pas dans la législation. Elle dit : « au pire, elle va s’énerver ». Mais normalement, on le rappelle : il est interdit d’aider les gens dans ce genre de cas, surtout quand ça concerne quelque chose de blâmable. Alors, ce qu’elle peut faire, c’est laisser sa mère faire le linge elle-même. Elle, de son côté, s’occupe du ménage, de la cuisine, de la maison en général. Elle prépare les repas, fait la vaisselle, nettoie le sol, etc. Mais le linge, elle le laisse exprès. Elle peut lui dire : « Je suis fatiguée, j’étais occupée », et elle laisse le linge pour que sa mère le fasse le week-end. Car si elle s’en occupe, elle participe indirectement à un péché. Et on sait qu’on n’a pas le droit d’aider les autres dans le péché. Ce qu’elle peut aussi faire, c’est donner un conseil à sa mère, doucement, en lui proposant de porter des robes longues, des habits plus couvrants… Petit à petit, ça peut l’amener vers quelque chose de meilleur. Elle agit avec douceur (hikmah) pour que sa mère change progressivement. Elle peut faire semblant d’être trop occupée : « J’ai fait tout le reste, je suis fatiguée, je n’ai pas eu le temps pour le linge ». Comme ça, sa mère s’en occupe elle-même. Mais au final, c’est une manière pour elle de ne pas être complice de ce qu’Allah n’aime pas. Elle fait tout le reste à la maison, elle est sérieuse, elle se donne à fond, et elle laisse juste ce point-là. Qu’Allah facilite, ma sœur. Et qu’Il guide ta mère vers le voile. L’interlocutrice : Une sœur a précisé — et c’est vrai que c’est important — que ça concerne aussi les parents kouffars. Oustadha : Oui, bien sûr, même si ce sont les parents. L’interlocutrice : Donc on ne peut pas leur dire par exemple : « Mets une jupe longue », parce que de toute façon, ils n’ont pas le tawhid… Oustadha : Exactement. Ce n’est pas possible de leur demander de faire ça alors qu’ils n’ont même pas la base, le tawhid. L’interlocutrice : Et si on sent que ça peut causer un fitnah, un mal plus grand… ? Oustadha : Oui, si tu crains un mal plus grave, il faut faire attention. Oui, grave, grave, très grave. Tu peux laver ce linge, mais tu détestes ça par ton cœur. Tu rejettes ça. Tu rejettes ça. Mais sinon, elle fait comme tu as dit, elle essaie de délaisser cette tâche au maximum. Et faire tous les… L’interlocutrice : Même si c’est des mécréants. Elle s’occupe de la maison, que ça. Oustadha : Oui, oui, qu’elle essaie. Elle essaie, elle essaie. L’interlocutrice : Oui. Qu’Allah facilite. Oustadha : Je ne sais pas, dans cette génération, le plus dur, c’est vraiment… cette entraide au péché parce que surtout quand les parents ne sont pas dans le din ils vont te dire ou emmène-moi là les vêtements c’est dur de dire non après on est des extrémistes on triche un petit peu des fois je suis fatiguée ma mère c’est pas je veux pas te prendre pour se promener tu fais des tu triches un petit peu sans faire toucher ta main ou comme ça c’est pas facile c’est pas facile comment les guides amin amin.

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Les prières après l’Isha

Question : Dans un hadith, il est dit que celui qui prie quatre unités après l’Ishah… elles seront comme équivalents dans la nuit du destin. Est-ce qu’elles se séparent par un taslim entre deux unités ou est-ce que ces quatre rak’ahs s’ajoutent aux deux rak’ahs sunnah après l’Ishah ? Moi, je ne connaissais pas ce hadith, donc je suis curieuse. Réponse  Oustadha : Le nombre de rak’ahs (unités) pour la prière de nuit, c’est un peu comme pour le Qadr. Ça s’appelle le witr, pas vraiment « shaf’ ». Par exemple, pour la prière d’Isha, on fait deux rak’ahs, puis deux unités qu’on appelle parfois « shaf’ », mais en réalité, tout ça fait partie du witr. Les gens disent souvent « shaf’ et witr », mais dans notre religion, il n’y a pas vraiment de shaf’ séparé. Le witr, c’est deux rak’ahs plus une, soit trois unités. Tu peux faire ces trois rak’ahs d’un coup avec un seul tashahhud (témoignage final), comme pour le Maghreb où tu fais trois rak’ahs en une seule prière. Cela dit, cette prière de nuit n’est pas à faire tous les jours, elle est surérogatoire, spéciale, comme la nuit du destin (Laylat al-Qadr), avec une récompense particulière. Pour la prière régulière après Isha, on fait deux rak’ahs (appelées ratiba), puis on peut faire deux unités (parfois appelées « shaf’ »), et enfin une rak’ah pour le witr. Certaines personnes font deux rak’ahs, saluent (taslim), puis deux autres rak’ahs, saluent à nouveau, et terminent par une rak’ah isolée. Interlocutrice : Mais on finit bien par une rak’ah, quand même ? Oustadha : Oui, exactement. Mais on ne fait pas quatre rak’ahs d’un seul coup avec un seul tashahhud. Le Prophète (sallallahu alayhi wa sallam) a enseigné que la prière de nuit se fait généralement par séries de deux rak’ahs, chacune terminée par un taslim. Interlocutrice : D’accord, donc on peut faire deux rak’ahs, saluer, puis ajouter une rak’ah pour le witr. Oustadha : Oui, c’est ça. Ce n’est pas obligatoire de toujours faire quatre rak’ahs d’affilée. Parfois deux suffisent, parfois quatre, selon la capacité de la personne. D’ailleurs, il y a un bienfait énorme pour celui qui fait la prière de Duha (prière du matin). Il y a un hadith qui dit que les portes du ciel sont ouvertes, et que son invocation est acceptée. Interlocutrice : La prière, c’est à minuit ou au dernier tiers de la nuit ? Oustadha : Ce sont deux moments différents. Le dernier tiers de la nuit, c’est effectivement la dernière partie de la nuit avant l’aube. Mais à minuit, qui est le milieu de la nuit, les portes du ciel sont ouvertes, et les invocations des croyants sont acceptées. Interlocutrice : Quand tu dis minuit, c’est minuit pile, ou c’est le milieu de la nuit ? Oustadha : C’est le milieu de la nuit, oui. C’est-à-dire la moitié entre Maghreb et Fajr. Interlocutrice : Donc on prend le milieu exact entre Maghreb et Fajr ? Oustadha : Oui, exactement, c’est ce qu’on appelle minuit dans ce contexte. Pour la prière de nuit, on fait généralement deux rak’ahs puis une rak’ah pour le witr. Il est préférable de faire deux taslim (salutations finales) séparés ou bien de faire les trois rak’ahs d’affilée avec un seul tashahhud. Les deux façons sont correctes et tu seras récompensée. Varier les manières de faire la prière surérogatoire (Sunan) est aussi conseillé pour avoir plus de récompenses. Parfois tu fais comme ça, parfois autrement. Interlocutrice : Donc, on peut faire deux rak’ahs, puis deux autres, c’est ça ? Oustadha : Oui, certains savants disent qu’on peut faire jusqu’à huit rak’ahs, donc quatre prières de deux unités. Interlocutrice : D’accord, donc quatre prières de deux rak’ahs. Oustadha : Oui, le minimum est deux rak’ahs. Le maximum, selon certains savants, est huit, mais d’autres disent qu’il n’y a pas de maximum.

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Les dons aux mosquées et les reçus fiscaux 

Question : Alors, salam alaykoum. Quand nous faisons des dons à des mosquées avant la déclaration d’impôt, on nous propose un reçu fiscal. Est-ce que cela diminue notre aumône ? Réponse  Oustadha : Pour cette question, ma sœur… Je te conseille de ne pas donner ta zakat ou tes dons aux organismes étatiques. En effet, souvent quand on fait une demande d’aide pour l’asile, on n’attend pas vraiment de retour de cette aide. On donne pour aider les gens, pas pour obtenir un avantage fiscal ou matériel. Le véritable bénéfice, c’est auprès d’Allah, au Jour du Jugement, même la Bible en parle. C’est pourquoi, en France, il vaut mieux faire ses aumônes dans des mosquées indépendantes, non étatiques, pour que ce soit vraiment pour Allah. Ainsi, tu évites les complications.

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Le voyage dans des pays non-musulmans pour les vacances 

Question : J’habite en France et je vis chez mes parents. Et pendant les grandes vacances, en août et juillet, ma famille part en vacances dans des pays mécréants, comme l’Espagne par exemple. Quel doit être mon comportement vis-à-vis de ça ? Est-ce que je dois rester en France chez moi toute seule ou est-ce que je dois partir avec eux ? Pouvez-vous nous rappeler les règles lorsqu’on va dans un pays mécréant ? Peut-on y aller pour des vacances, par exemple ? Réponse  Oustadha : Déjà, toi, tu es dans un pays mécréant. La France est un pays mécréant, donc que tu sois en France, en Espagne ou en Angleterre, c’est pareil, ce sont des pays mécréants. Mais si tu as peur de rester seule, il y a des dangers à être toute seule. Pour ce voyage, tu peux partir avec tes parents. Ils ne vont pas aller dans des endroits de péché ou de mixité. Tu peux y aller, mais à condition que tu portes ton voile, que tu évites la mixité, et que tu ne fréquentes pas les endroits où il y a beaucoup de péchés. Parce qu’en France aussi, on n’est pas séparés. Si tu as peur de rester seule, c’est important de partir avec ces conditions. Et surtout, préserve ta salat. Sinon, reste en France, c’est pareil. L’interlocutrice : En fait, les pays se ressemblent, mais partir en Espagne en vacances incite à plus de choses haram que de rester en France dans la vie quotidienne. Parce qu’en vacances, on va à la plage, on sort, on fait plus de choses… Oustadha : Je lui dis que c’est interdit. Si elle va dans des endroits où il y a des péchés, il vaut mieux qu’elle reste en France. Il y a des conditions strictes. Si elle a peur de rester seule, c’est dangereux pour elle. Donc, elle doit partir avec des conditions : garder la salat, ne pas aller dans des endroits de mixité ou de péché. Sinon, elle est mieux en France. Il faut qu’elle regarde ce qui est le mieux pour elle. L’interlocutrice : Et pour quelqu’un qui part de France en Espagne, c’est un pays mécréant. Et pour quelqu’un qui vient d’un pays musulman visiter l’Espagne, c’est pareil ? Oustadha : Visiter n’est pas un péché en soi, mais en Espagne, il y a des endroits qui peuvent entraîner à la perdition. Pour moi, c’est mieux de ne pas partir. Surtout venant d’un pays musulman. L’interlocutrice : Oui, il y a des pays musulmans magnifiques.Oustadha : Plus magnifiques que… Oui, oui, c’est sûr. Ce n’est pas haram, on ne va pas dire que c’est haram, mais c’est mieux de ne pas partir dans un pays mécréant quand on vient d’un pays musulman. Franchement, même pour visiter ou pour des vacances, c’est préférable de choisir des pays musulmans.

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Le Voyage d’une femme sans mahram

Question : Je réside en France et je voudrais savoir si je peux voyager seule avec ma mère en Algérie pour des raisons administratives et aussi pour régler un problème familial lié à l’héritage. Je sais que la femme ne doit pas voyager sans la présence d’un mahram mais mon père est décédé. Je n’ai aucun nom ni grand-père en France. J’ai des demi-frères mais ils sont occupés par leur vie de famille et du coup ils ne m’accompagnent pas ni ne m’aident dans mes démarches. Je ne suis pas mariée. N’ayant aucune alternative, je voudrais savoir si je peux me rendre en Algérie en avion avec ma mère et une fois arrivé à l’aéroport mon oncle maternel nous récupérera inshallah jazakallah khairan. RéponseOustadha : Dans tous les cas, la première chose est d’essayer de trouver un mahram. Essaie de régler tes problèmes d’héritage, que ce soit en Algérie ou ici en France, si possible. S’il n’y a vraiment pas de solution, alors tu es obligée de voyager. C’est une nécessité dans ce cas-là. Mais normalement, les questions d’héritage peuvent souvent se régler par téléphone ou autrement, à distance. L’interlocutrice : Oui, avec des procurations aussi. Oustadha : Exactement, des procurations. Il faut toujours chercher à faire tout ce qui est possible, surtout si tu es une jeune fille, car il est interdit de voyager sans mahram. Essaie de faire tous les efforts pour trouver un mahram, pour régler les questions d’héritage ou autre, via une procuration, quelqu’un de confiance dans ta famille, ton oncle, c’est préférable. L’interlocutrice : Il faudra aussi aller au consulat d’Algérie en France. Je sais que ma mère a fait ça pour mon grand-père, elle a obtenu une procuration. Donc il faut étudier toutes les possibilités. Oustadha : Oui, il faut chercher toutes les possibilités pour éviter de voyager sans mahram.

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Le rapport conjugal le soir du mariage 

Question : Je vais me marier prochainement. Mon mari souhaite faire l’acte, Yanni, le premier rapport, le soir du mariage. J’ai peur d’être très fatiguée et stressée. Ai-je le droit d’attendre le lendemain ? Réponse Oustadha : Oui, ce n’est pas grave. Tu as le droit d’attendre le lendemain si ton mari est d’accord. S’il accepte. Parce que franchement, oui, la mariée est fatiguée, franchement, très stressée. Mais si ton mari est d’accord, c’est pas grave, tu peux faire ça. C’est accepté. C’est clair.

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Le Mariage et l’absence prolongée 

Question : Ma question est, est-ce que si un couple marié n’a pas de rapport pendant plus de quatre mois, alors leur mariage est répudié ? Est-ce que si oui, cela vaut pour un couple qui n’habite pas ensemble et qui habite loin de l’autre ? Cette question revient trop souvent, subhanallah. Réponse  Oustadha : Non, le mariage n’est pas considéré comme répudié, même s’ils sont séparés pendant quatre mois. La relation entre eux n’est pas rompue. Peut-être que, à cause du travail ou des lois, surtout en France, où souvent la femme travaille dans un pays et le mari dans un autre, ils sont souvent éloignés. Cela peut être difficile, mais alhamdoulilah, le mariage reste valide. L’interlocutrice : Il n’y a pas de délai légal ? Même si le mari est absent un an, ça ne rompt pas le mariage ? Oustadha : Oui, c’est exact. La femme a ses droits dans la relation. Nous avons consulté nos masha’ikh à ce sujet. L’obligation est qu’il y ait une relation conjugale au moins une fois par mois ou tous les quatre mois, mais si le mari est souvent en voyage et que la femme accepte, ce n’est pas un problème. Tant qu’il n’a pas prononcé de divorce ou répudiation, le mariage demeure valide.

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