Le Signe de pureté après les règles : Le fil blanc et les autres écoulements

Question :  À la fin de mes menstrues, je remarque un liquide blanc, mais plus fluide et un peu plus foncé que mes pertes habituelles. Ensuite, il s’éclaircit et devient comme mes pertes blanches quotidiennes. Est-ce que ce premier liquide signifie que je suis devenue pure ? Ou dois-je attendre qu’il ait l’aspect exact de mes pertes habituelles ? Je me demande aussi si ce liquide un peu plus foncé correspond au « jaune » ou au « safra » mentionnés dans les livres de fiqh, même si je ne suis pas sûre de reconnaître ces liquides. Est-ce que toutes les femmes les ont, et quelles sont leurs caractéristiques ? Réponse : Oustadha : Pour ne pas vous perturber, ma sœur, et mes sœurs, en ce qui concerne le fil blanc, je vais te donner une règle simple. Supposons que tu as tes règles régulièrement, disons six ou sept jours. Le dernier jour, tu attends le fil blanc. Le premier fil que tu vois ce dernier jour est blanc. C’est ça qu’on appelle le fil blanc. Pour ne pas te perturber, ni faire du waswâs, ni te compliquer la vie, tu dois savoir que ce premier fil blanc que tu vois le dernier jour est un signe que tu es pure. C’est un fil fin, pas un énorme fil. Tu peux dire que c’est ça, tu es pure. Je vois que tu es perturbée entre les pertes blanches et ce fil blanc. Le fil blanc, c’est ce premier fil que tu vois descendre le dernier jour. C’est ça, ma sœur, c’est la conclusion de ta question. Interlocutrice : Est-ce qu’il a une couleur particulière ? Par son nom, il est blanc ? Est-ce que chez les femmes la couleur peut varier ? Est-ce qu’il peut être très foncé ? Ou transparent ? Oustadha : Non, c’est blanc. C’est vraiment un fil blanc. C’est pour ça que je dis : sois sûre que c’est le dernier jour, et que le premier fil que tu as vu couler ce jour-là, c’est ce fil blanc. Tu peux considérer que c’est le signe pour faire le ghusl. Maintenant, je ne sais pas si elle parle du fil blanc précisément. Elle dit que ce qui descend est un liquide un peu plus foncé que ses pertes habituelles. Si c’est ça, et que c’est le dernier jour, alors elle est sûre que c’est le dernier jour. Donc, est-ce que le fait que ce liquide ne soit pas rouge, qu’il n’y ait pas de sang dedans, cela peut signifier que c’est pour elle un signe de pureté ? Oustadha : Oui, c’est ça la pureté. Tant qu’il n’y a pas ce qu’on appelle Safra — Interlocutrice : Safra ? Pourquoi on l’appelle Safra ? Oustadha : Parce que c’est une couleur jaune. D’accord. On a aussi le Kudra. Interlocutrice : Mais Safra, c’est un signe de pureté ? Oustadha : Non, ce n’est pas un signe de pureté. Interlocutrice : D’accord. Donc ça veut dire que je ne suis pas pure si la femme voit Safra, c’est-à-dire une couleur jaune ? Oustadha : Oui, ça veut dire qu’on passe du rouge des règles au jaune. Interlocutrice : Jaune. Oustadha : On dit Kudra pour parler d’une perte marron. En français, on appelle ça perte marron. Le mot arabe c’est Kudra. On dit aussi Safra pour la couleur jaune, parfois appelée soufran. C’est cette couleur jaune qu’on retrouve. Interlocutrice : Donc Safra, c’est jaune ? Oustadha : Oui, Safra c’est jaune. Le Kudra c’est une couleur marron, on l’appelle aussi comme ça. Interlocutrice : D’accord. Oustadha : Donc pour nous, en français, on parle de pertes marron. Interlocutrice : Oui. Oustadha : Si tu ne trouves pas de Safra ni de Kudra, et que dès que tu vois un fil blanc le dernier jour, ma sœur, c’est ce qu’on appelle la laqassal bayra — c’est pour ne pas te perturber, pour ne pas faire de waswâs à ce sujet. Parce que souvent, on est occupée toute la journée et on ne voit pas forcément ce fil dans son aspect exact. Parfois, on le retrouve dans les sous-vêtements, on le reconnaît parce qu’il est blanc ou qu’il ressemble un peu à nos pertes habituelles. Mais tant que tu as des règles régulières, tu le connais très bien, c’est-à-dire que ce dernier jour, c’est ça, le fil blanc. Interlocutrice : D’accord, même si on n’a pas vu un fil à proprement parler ? Oustadha : Même si on n’a pas vu le fil, oui. Mais par contre, il est possible également qu’en dehors de la période de règles, on ait des pertes jaunes. Interlocutrice : Oui, des pertes jaunes. Oustadha : Mais ça, ça ne veut pas dire qu’on n’est pas pure. Des fois, on est malade. Des pertes jaunes, généralement, chez la femme, c’est un signe de maladie. Parce que ce n’est pas pendant la période des menstrues. Durant les menstrues, la perte est souvent rouge, ou un peu jaune clair, mais ailleurs, en dehors de la période menstruelle, quand tu trouves des pertes jaunes, c’est souvent un petit dérèglement hormonal ou une maladie. Interlocutrice : C’est ça. D’accord. Ce n’est pas censé être jaune, tu veux dire ? Oustadha : Oui, il n’y a pas de jaune normal. Interlocutrice : D’accord. Oustadha : Généralement, nous, on a des pertes blanches. Toutes les femmes sont pareilles. Mais il y a beaucoup de femmes qui ont des pertes blanches, pas jaunes. Interlocutrice : D’accord. Oustadha : Là, on parle vraiment des pertes à la fin des menstrues, en fin de menstrue, pas en dehors du cycle. Interlocutrice : Oui. Oustadha : J’ai précisé ça pour que cette sœur qui est présente ne se perturbe pas. En fin de menstrue, le dernier jour du menstrue, que ce soit le sixième jour, le cinquième jour, tu trouves ce fil, il faut dire que c’est le fil blanc. Interlocutrice : D’accord, j’espère que c’est clair. Pour vous, Akhawati, n’hésitez pas, si vous avez peut-être quelque chose

Le Signe de pureté après les règles : Le fil blanc et les autres écoulements Lire la suite »

Le Jugement des pertes blanches et écoulements en fin de règles

Question : Ma question concerne le jugement des pertes blanches. Je voulais savoir si elles étaient considérées comme impuretés. Est-ce qu’elles annulent nos ablutions ? Si on voit qu’on a des pertes blanches sur nos sous-vêtements, est-ce qu’on peut prier avec ou est-ce qu’on doit nettoyer, changer de sous-vêtements ? Barakallahu Fikoum. Réponse d’Oustadha : Oustadha : Pour la première question, concernant les pertes blanches, ma sœur, il n’y a pas de preuve claire que les pertes blanches annulent les ablutions. Pourtant, il y a un accord entre certains savants, un ijmâ’ (consensus), qui affirme qu’elles annulent les ablutions. Mais moi, je suis convaincue que les pertes blanches n’annulent pas les ablutions. L’imam Al-Hazm dit qu’elles n’annulent pas, car il n’y a pas d’épreuve (dalîl) qui le prouve. D’ailleurs, il y a un accord entre certains grands savants sur ce point. La réponse correcte est donc que les pertes blanches n’annulent pas les ablutions. Concernant les sous-vêtements, si tu trouves des pertes blanches dessus, le sous-vêtement est pur, il n’est pas impur. Tu peux faire la salat avec ces sous-vêtements même s’ils ont des traces de pertes blanches. Donc, les pertes blanches sont considérées comme pures et n’annulent pas les ablutions. Je suis convaincue de cet avis. Clarification de l’animatrice : D’accord. Pour les sœurs, nouvelles ou anciennes, quand Oustadha dit qu’elle est convaincue, cela signifie qu’elle adhère à l’avis d’un savant qui a lui-même apporté des preuves, ce n’est pas une conviction personnelle. C’est important de le préciser, car j’ai déjà eu cette remarque, ce qui est tout à fait normal. En tout cas, elle suit l’avis qui dit cela. BarakAllahu fîqum. Oustadha : J’ajoute que Cheikh Outhaymîne, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit qu’il n’y a pas d’épreuve qui prouve que les pertes blanches annulent les ablutions. Lui-même est convaincu que, selon son avis, elles annulent, mais ce n’est pas la position majoritaire. Il insiste qu’il n’y a pas d’épreuve à ce sujet. Les autres savants, comme les Hanafites, disent clairement qu’il n’y a pas d’épreuve, donc elles n’annulent pas les ablutions, ce qui est une position solide. Quand on parle des choses qui annulent les ablutions, on cite des exemples connus comme : dormir profondément, avoir une émission de gaz (péter), etc. Mais les pertes blanches ne sont pas parmi ces causes. Je veux simplement préciser qu’affirmer que les pertes blanches n’annulent pas les ablutions, c’est parce que ce n’est pas prouvé qu’elles les annulent. Si je trouve un savant qui dit le contraire avec preuve, je le dirai aussi. Pour l’instant, ce qui est connu, ce sont les choses qui annulent les ablutions, et les pertes blanches n’en font pas partie.

Le Jugement des pertes blanches et écoulements en fin de règles Lire la suite »

Le désir féminin en l’absence de mariage

Question : Elle dit lorsque la femme a envie d’avoir des rapports sexuels, mais que celui-ci n’est pas marié et ne peut pas se marier. Oustadha : Pour cette question, elle doit invoquer Allah. Le Nabi sallallahu alayhi wa sallam a dit aux jeunes : « Si vous pouvez vous marier, c’est mieux. Mais si vous ne pouvez pas, si vous n’avez pas les moyens, si vous êtes incapables de vous marier, alors vous jeûnez. » C’est ça la solution pour la sœur. Qu’Allah lui donne, insha’Allah, un mari pur. Qu’elle invoque Allah pour cela, et qu’elle jeûne en même temps. L’interlocutrice : Oui, la patience. Et encore la patience.

Le désir féminin en l’absence de mariage Lire la suite »

Le désir du mari : Comment l’assouvir ? 

Question : J’aimerais savoir comment faire lorsque notre mari a envie d’avoir un rapport, mais nous, pas vraiment. Doit-on quand même assouvir son besoin obligatoirement ? Oustadha : La femme doit assouvir le besoin de son mari dans tous les cas, sauf peut-être dans des cas particuliers. Par exemple, un cas psychologique où la femme ne se sent pas prête, psychiquement, à avoir des rapports. Dans ce cas, les savants disent que l’homme doit accepter cela. Il ne doit pas obliger sa femme. Si elle est malade, dépressive, ou dans une situation difficile, c’est différent. Mais si elle n’est pas malade, même si elle ne veut pas, elle doit quand même satisfaire le besoin de son mari. Car lorsqu’un mari désire sa femme, même si elle est occupée dans la cuisine ou ailleurs, elle est tenue d’assouvir ce besoin. J’insiste, sauf si elle est vraiment malade, très malade, alors elle est dispensée. L’interlocutrice : Si elle n’est pas en capacité, il n’y a pas à l’en empêcher, je veux dire. Il y a une sœur qui rencontre un problème avec son mari à cause de cette question, et c’est pour cela que j’interviens. Elle ne refuse pas son mari, mais elle a des enfants adolescents, de 12, 13, 14 ans. Et cela la bloque. Elle n’arrive pas à avoir de rapports car elle se dit qu’ils sont à côté. Peut-être qu’elle a peur d’être entendue, ou que les enfants ouvrent la porte. Elle ne se libère pas par rapport à ça. Elle dit à son mari « non, pas maintenant ». Son mari est patient, mais parfois… Oustadha : Normalement, elle ne doit pas faire cela. Elle est obligée d’assouvir le besoin de son mari. Ensuite, elle doit prendre des précautions : fermer la porte à clé, prendre toutes les mesures nécessaires. Franchement, la présence des enfants n’est pas une raison valable pour refuser ce devoir. C’est une obligation. Quand le mari demande sa femme, c’est un devoir. Quant aux enfants, il n’y a pas d’obligation de leur faire plaisir en tout. Avoir de la pudeur devant eux n’est pas un péché. Il est possible de fermer la porte, de faire les causes nécessaires. D’ailleurs, dans d’autres religions, il existe des règles : pendant trois heures, les enfants ne doivent pas entrer dans la chambre des parents, notamment après le Fajr ou après l’Isha. Ils doivent frapper et demander la permission. Allah `Azza wa Jall dit dans la sourate An-Nur qu’il faut que les enfants demandent l’autorisation avant d’entrer. Donc, la porte, c’est très important, car peut-être l’homme est avec sa femme dans une relation. L’interlocutrice : Moi, je comprends cette sœur. Même si je n’ai pas de grands enfants, je me dis que, si je ferme la porte à clé, l’enfant va frapper. Mais si on est occupés, on ne va pas ouvrir, par exemple. Et après, on sort, et chacun va prendre sa douche, tu vois ? En gros, c’est visible qu’il y a eu un rapport. Et l’enfant, quand il est grand, il sait, tu vois. Normalement, on doit s’habituer à cela, que c’est du halal. Mais cela pose la question : à quel âge va-t-on conditionner l’enfant ? Quand va-t-on lui expliquer ? À la fois, je dérape un peu. Oustadha : L’âge, c’est quand il sera grand, pubère. Avant qu’il soit pubère, tu vois… Interlocutrice : À 12-13 ans, par exemple ? Oustadha : Oui, à 12-13 ans, ou un peu moins, on lui explique. Normalement, il y a des heures — par exemple après le Fajr, après la Qaylula, ou après l’Icha — où il est interdit de venir déranger. Interlocutrice : Oui, mais à quel moment explique-t-on à l’enfant qu’un homme et une femme ont des rapports, comment ça se passe, quoi ? Oustadha : Non, on ne va pas expliquer comment ça se passe. Interlocutrice : Oui, d’accord. Oustadha : On va dire : « Il y a des heures, mon fils, où tu ne dois pas entrer, tu ne dois pas déranger Abiy ou Oumi (papa ou maman). » Une heure, deux heures… C’est pour cela que l’enfant comprendra qu’à ces moments-là, il ne doit pas vous perturber ni vous déranger. Puis, quand il sera pubère, il comprendra pourquoi. Interlocutrice : Mais c’est qui qui explique le pourquoi ? Généralement, c’est peut-être la femme, c’est mieux. Par exemple, la mère explique à sa fille que la relation avec le mari est une question très délicate. Oustadha : Oui, c’est bien, oui. Parce que franchement, il faut parler de tout. Oui, il y a des choses qui sont halal, ce n’est pas haram. Parce qu’il y a beaucoup de gens qui font du haram sans même en parler. Ils n’en parlent pas du tout. Ce n’est pas une honte. Je dis : tu es récompensée pour ça. Même si tu expliques à ta fille que c’est comme ci, comme ça, sans entrer dans les détails… L’interlocutrice : Justement, comment nous, les musulmans, au bout d’un moment, qui va expliquer à nos enfants ? Oustadha : Parfois, c’est la femme, parfois c’est l’homme. Je vais te donner un exemple. Pendant les menstrues, on ne fait pas la prière. Un enfant de 9 ans va te demander : « Pourquoi tu ne fais pas la salat ? » Tu lui expliques : « Mon fils, Allah `Azza wa Jall nous a donné une maladie. Chaque mois, on a cette maladie, on ne peut pas faire la salat. Ce n’est pas parce que je suis fainéante, mais c’est une condition donnée par Allah. » Il comprendra, surtout quand il sera pubère. L’interlocutrice : Moi, mes enfants ont 6 et 7 ans, je leur ai expliqué ça. Je leur ai dit : « Il y a une semaine dans le mois où maman ne prie pas, parce que c’est une chose propre aux femmes. » Oustadha : Sinon, il va te dire que tu mens ! L’interlocutrice : Oui, bien sûr. Il te dira :

Le désir du mari : Comment l’assouvir ?  Lire la suite »

La Relation conjugale : Pratiques intimes et limites islamiques

Question : Pour tous vos dourousses. Ma question concerne ma relation avec mon mari. Il aime une pratique dans laquelle il pénètre dans ma bouche. Il n’aime pratiquement que ça. Cette pratique est dure pour moi, d’autant qu’il m’attrape par les cheveux pour enfoncer, ce qui me donne des nausées, et qu’il aime éjaculer là. Cela ne m’apporte par ailleurs aucun plaisir, au contraire du dégoût. Suis-je obligée d’accepter ce genre de pratique ? Réponse d’Oustadha :    Oustadha : Pour ce genre de pratique, il y a une divergence entre les savants. Mais, quoi qu’il en soit, ce n’est pas quelque chose à faire. On parle ici spécifiquement de la fellation. Oui, il y a divergence sur son autorisation, mais ensuite, il y a aussi la question de la manière dont c’est fait, et ça, c’est encore un autre sujet. En ce qui me concerne, cette manière est détestable. Certains savants l’ont interdite complètement — comme Shaykh Al-Albani, rahimahou Allah, qui a dit que c’était haram. D’autres savants ont dit que c’était simplement makrouh (détestable). Moi, je suis convaincue que c’est détestable. Pourquoi ? Parce que la bouche a été créée pour des choses nobles : mentionner Allah `Azza wa Jall, lire le Coran, parler avec bien. Ce n’est pas un organe destiné à ce genre d’actes. Franchement, ce n’est pas bien. C’est une honte.     Et je dis à la sœur : si cela ne te procure pas de désir, si au contraire ça te donne des nausées, alors parle avec ton mari. Dis-lui ce que tu ressens. Un mari compréhensif doit respecter cela. Même les savants qui disent que c’est seulement makrouh insistent pour dire que c’est à délaisser. Un homme normal ne devrait pas aimer faire cela, car Allah a créé un endroit précis pour le désir. Délaisser cet endroit pour aller vers un autre qui n’est pas fait pour ça, ce n’est pas naturel. La bouche, c’est pour mentionner Allah, pour lire le Coran, pour parler… pas pour des choses anormales. Et même dans l’avis qui dit que c’est makrouh, ils rappellent qu’il y a aussi un risque : l’homme peut avoir une maladie sans le savoir, et la femme peut l’attraper par cette pratique. Quand il fait cela, sa femme peut attraper une maladie. Et ça, c’est interdit, franchement, que ce soit pour la femme ou pour l’homme, car nous devons prendre soin de notre santé. L’interlocutrice : Il y a même des avis qui disent que c’est… complètement interdit ? Oustadha : Oui, il y a un avis qui dit que c’est interdit, franchement. Après, il y a aussi la manière, c’est-à-dire comment il le fait. Par exemple, il l’attrape par les cheveux — ce n’est pas correct. Puis, il dit aussi qu’il éjacule dans sa bouche. Moi, j’ai dit que, selon un avis, c’est détestable, et j’en suis convaincue. Mais en ce qui concerne la pratique qu’il fait, c’est interdit, parce que la façon dont il agit, en attrapant sa femme par les cheveux, lui fait du mal. Notre religion interdit de faire du mal, que ce soit à la femme ou à d’autres personnes. Je parle ici de la méthode de cet homme : c’est interdit, franchement, parce que cela fait souffrir la femme. Ce n’est pas permis, c’est haram. L’interlocutrice : C’est un péché de faire du mal à la femme. Oustadha : Oui, exactement. Pour bien comprendre, je répète : j’ai parlé de la méthode de cet homme, et j’ai dit que c’est interdit. L’interlocutrice : Pourquoi c’est interdit ? Oustadha : Parce que la femme peut attraper une maladie, franchement. L’interlocutrice : Et le sperme, c’est ça ? Oustadha : Oui, le sperme. Elle boit le sperme. C’est pour cela que je dis que, par rapport à la situation de cette femme, c’est interdit. L’interlocutrice : Oui, bien sûr, c’est clair, ma question. Oustadha : Je vais faire un petit résumé : Sur le plan religieux, c’est détestable. Mais par rapport à la manière dont cet homme agit avec sa femme, c’est interdit, franchement, car il y a beaucoup de méfaits pour la femme. Elle attrape une maladie, elle est torturée. Ce qu’il fait est vraiment tortueux, franchement. Torturée. Elle n’est pas à l’aise, ce n’est pas un désir. En plus, elle voit que dans le sperme, il peut y avoir de graves maladies liées à cela. L’interlocutrice : Ça veut dire qu’elle peut refuser cette pratique à son mari ? Oustadha : Oui, parce qu’elle ne portera aucun péché. L’interlocutrice : Par rapport à la méthode ? Oustadha : Oui, par rapport à la méthode, bien évidemment. Elle peut lui dire : « On fait ce que tu veux, mais ça, non. Je refuse. » L’interlocutrice : Oui, elle n’aura pas de péché par rapport à ça. Oustadha : Oui, elle n’a pas de péché. J’ai bien compris la question et la réponse. Qu’Allah facilite à notre sœur.

La Relation conjugale : Pratiques intimes et limites islamiques Lire la suite »

La recherche d’aide bénévole pour les rediffusions de cours

L’interlocutrice : Ça, c’est personnel, mais qui serait disponible, qui aurait du temps pour m’aider dans les rediffusions des cours. Parce que c’est quelque chose qui me demande du temps. Déjà, avec l’Institut, j’ai un peu du mal. Une sœur, elle est assez disponible le soir pour m’aider, c’est bénévolement, ce n’est pas un travail que je préfère le dire, parce que ça, c’est quelque chose que je fais bénévolement, pour m’aider juste à organiser les rediffusions et idéalement à faire des retranscriptions PDF. J’avais déjà parlé avec une sœur, mais ensuite, je n’avais pas eu ces nouvelles. Voilà, vous pouvez me contacter par mail. Il y a l’email, normalement, dans la description du groupe. Et je suis désolée aussi, je tiens à m’excuser, il y a des sœurs qui m’ont envoyé des emails ces dernières semaines. Je n’ai pas pris le temps de répondre encore, donc excusez-moi, je vais essayer de m’en occuper cette semaine. Donc s’il y a des sœurs qui sont assez disponibles et qui sont à l’aise dans la retranscription, pour faire des PDF, ça serait vraiment top. Je vais laisser Oustada clôturer cette assise.  Oustadha : Je vous remercie à toutes pour votre présence et qu’Allah vous récompense. Les réponses seront claires pour mes sœurs. C’est assez bénéfique pour nos sœurs. Que Dieu vous préserve et guide tout le monde.

La recherche d’aide bénévole pour les rediffusions de cours Lire la suite »

La masturbation : jugement et méfaits

Question : Salam alaykoum, j’aimerais poser une question sur un sujet assez tabou et une pratique qui touche autant les hommes que la femme, la masturbation. On sait toutes que c’est un grand péché, mais le cas de la femme n’a jamais été abordé religieusement ou du moins brièvement, contrairement au cas de l’homme. Quels sont les méfaits physiques et psychiques de cette pratique sur le corps de la femme ? Réponse :  Oustadha : Je ne vais pas décrire cette pratique. Premièrement, je tiens à dire que c’est un grand péché. Allah `Azza wa Jall l’a clairement indiqué dans le Coran : Il a permis les relations sexuelles uniquement entre l’homme et la femme dans le cadre licite du mariage. En dehors de cela, c’est interdit. Cette pratique est donc un grand péché. En plus, il y a des méfaits qui touchent le corps. Premièrement, il y a ce qu’ils appellent l’impuissance : lorsque tu te marieras, tu risques de ne plus avoir la capacité d’avoir une relation normale. Deuxièmement, physiquement, cela provoque une grande fatigue : tu es toujours épuisée, avec des douleurs aux genoux, au dos, et un risque de problèmes ou d’infections urinaires. C’est très grave. L’interlocutrice : Ça fait partie des petits ou des grands péchés ? Oustadha : C’est un grand péché, d’accord ? Un grand péché. Et il y a encore d’autres méfaits sur le corps : apparition de bactéries, de microbes, et risque d’infertilité — c’est-à-dire que la femme pourrait ne pas avoir d’enfants. Pour cela, on a donné des solutions : J’invoque Allah `Azza wa Jall de te faciliter et de te donner un mari pieux, in chaa Allah, afin que tu ne tombes pas dans cela. Généralement, beaucoup de jeunes filles font cette pratique parce qu’elles ne sont pas mariées. Mais dans notre religion, la solution, c’est d’adorer Allah, de craindre Allah, d’avoir de la volonté pour Lui, et de patienter, ma sœur, jusqu’à ce qu’Allah, in chaa Allah, t’accorde un mari.

La masturbation : jugement et méfaits Lire la suite »

La fréquentation des mosquées pendant les menstrues

Question : Assalamu alaikum, peux-tu aller dans les assises de science dans des mosquées en étant indisposée ? Réponse  Oustadha : Oui, pour aller à la mosquée assister aux halaqat ou aux dourous, il y a divergence concernant la femme indisposée. Mais je suis convaincue que, ma sœur, même si elle est indisposée, elle peut tranquillement partir assister à un cours dans la mosquée, car il n’existe aucun hadith authentique qui l’interdise. Il y a bien un hadith, mais il n’est pas sahih, il est faible. L’interlocutrice : Oui, il est faible. Oustadha : En réalité, il existe même des hadiths qui prouvent le contraire : la femme peut tout faire, sauf prier et accomplir le tawaf. Le Prophète ﷺ a dit à Aïcha – qu’Allah l’agrée – lorsqu’elle était au **hajj** et qu’elle a eu ses menstrues, et qu’elle pleurait : « Ne t’inquiète pas, Aïcha, fais tout ce que le pèlerin fait… » C’est-à-dire : tu peux tout faire – lire le Coran, entrer dans la mosquée – sauf la prière et le tawaf autour de la Ka`bah. L’interlocutrice : Donc, une femme qui arrive au hajj, qui a un temps limité, et qui a ses règles le premier jour, elle fait tout comme les autres, sauf le tawaf, mais son hajj reste valide. Oustadha : Oui, il est valide. L’interlocutrice : D’accord. Donc, elle est simplement exemptée du tawaf. Oustadha : Exactement. Une fois qu’elle est de nouveau pure, elle accomplit le tawaf. L’interlocutrice : Elle peut donc le faire plus tard ? Oustadha : Oui, plus tard. L’interlocutrice : D’accord, donc il faut que je le fasse quand je serai purifiée. Oustadha : Oui, car le tawaf est comme une salat. Le Prophète ﷺ a dit : « Le tawaf est comme la prière. » C’est comme une salat dans son caractère, et c’est pour cela que c’est interdit pendant les menstrues. Donc, pour que son hajj soit valide, il faut qu’après la fin de ses menstrues, elle accomplisse le tawaf. Elle ne peut pas dire : « Je ne le fais pas du tout. » L’interlocutrice : D’accord, moi je ne connaissais pas du tout cela. Oustadha : Ensuite, la Ka`bah sera purifiée. Mais ce hadith est authentique : la femme qui est indisposée peut tout faire – lire le Coran, entrer dans la mosquée – sauf prier et accomplir le tawaf. La deuxième preuve, c’est qu’il y avait une femme dont l’habitation était la mosquée. Elle dormait dans la mosquée. Les savants ont expliqué que, comme toute femme, elle avait ses menstrues, mais elle n’avait pas d’autre maison que la mosquée. C’était une femme pauvre à l’époque du Prophète ﷺ ; elle balayait et s’occupait de la mosquée. Si cela avait été interdit, elle n’aurait pas pu rester dans la mosquée en permanence. C’est donc une deuxième preuve que la femme peut entrer dans la mosquée même si elle est indisposée. Et troisièmement, il n’existe aucun hadith interdisant à une femme d’assister à un cours lorsqu’elle est indisposée. C’est pour cela que, personnellement, j’en suis convaincue.

La fréquentation des mosquées pendant les menstrues Lire la suite »

L’imagination de l’époux pendant le rapport intime

Question : Assalamu alaikum. À chaque rapport, mon mari me pousse à m’imaginer faire le rapport avec d’autres hommes. En disant même, par exemple, tu imagines que c’est un tel qui te touche. Est-ce que cela est permis ? Réponse  Oustadha : Franchement, c’est une question incroyable. Généralement, la relation sexuelle est entre une femme et son mari, c’est-à-dire c’est sa femme et son mari. Mais quand l’homme oblige sa femme à imaginer un autre homme, ce n’est pas normal, franchement. Franchement, ce n’est pas normal. Est-ce que ce mari n’est pas jaloux ? C’est ta femme, il faut avoir de la jalousie pour sa femme. Quand on dit à sa femme d’imaginer un autre homme, c’est comme si elle faisait une relation avec un autre. C’est-à-dire que tu lui donnes la permission d’avoir une relation avec un autre. Ce n’est pas permis. Tu auras des péchés. Je ne blâme pas. Il pousse sa femme à faire ça. Elle, elle n’a pas de péché [si elle refuse]. Mais lui… L’interlocutrice : Si elle refuse, elle n’a pas de péché. Mais si elle ne refuse pas, ils sont pareils ? Oustadha : Ils ont des péchés tous les deux. Franchement, c’est une question très bizarre. C’est la première fois que je… L’interlocutrice : Moi, en lisant la question, je me suis demandé si l’homme n’aurait pas des waswas homosexuels. J’en parlais avec mon mari, qui est un homme, bien sûr, les choses sont anonymes, c’est pour ça que je lui ai demandé. Mais qu’un homme imagine d’autres femmes, je me dis, c’est un homme, peut-être, il a des waswas à cause des belles femmes qu’on voit à la télé ou quoi, c’est déjà quelque chose. Mais qu’il imagine d’autres hommes, est-ce qu’il n’y a pas un waswas d’homosexualité dans ce sens ? Oustadha : Ce n’est pas normal, franchement. Demander à la femme d’imaginer un autre homme dans ses rapports, ce n’est pas normal. Je conseille à cet homme de faire une tawbah, de retourner vers Allah Azza wa Jall, qu’il ait de la jalousie. Il faut être jaloux pour sa femme. Comment peut-elle imaginer un autre homme dans ses relations, qui sont très précisément entre la femme et l’homme ? Il faut retourner vers Allah Azza wa Jall. Il ne faut pas obliger sa femme à faire cette imagination. S’il l’oblige, qu’il craigne Allah `Azza wa Jall, car il portera le péché. La femme, quant à elle, n’aura pas de péché si elle est contrainte de faire cela. Qu’Allah le guide… L’interlocutrice : Elle est obligée de refuser ? Oustadha : Oui. L’interlocutrice : D’accord. S’il lui dit : « Imagine », elle lui répond : « Non ». Et s’il n’est pas content ? Oustadha : Oui, c’est ça. Mais parfois, en plein rapport, il peut être difficile pour elle de dire non, car il risque de s’énerver ou de mal réagir. Dans ce cas, elle doit, après coup, lui dire clairement : « Je ne veux pas de cela. Je ne suis pas d’accord. » Qu’Allah facilite à la sœur.

L’imagination de l’époux pendant le rapport intime Lire la suite »

L’époux qui ne veut pas de rapports intimes

Question :Comment se comporter et ne pas se sentir frustré quand son époux ne veut pas avoir de rapport malgré la demande, le parfum, la bonne hygiène et la présentation ? On a déjà fait Ruqya et plusieurs causes, rien n’a abouti. Donc là, c’est le mari qui ne veut pas avoir de rapport avec sa femme. Réponse  Oustadha : Je vais reposer une première question. Est-ce que le problème est lié à une maladie ? Avez-vous vu un médecin ? Êtes-vous malade ou est-ce ton mari qui est malade ? On ne sait pas. L’interlocutrice : Elle dit qu’il y a plusieurs causes possibles, mais elle ne les précise pas. C’est une question médicale. Oustadha : Si c’est médical, il faut voir un médecin. L’interlocutrice : Elle a répondu en privé. Elle a dit : « Il est stérile, mais n’a pas de problème d’impuissance. » C’est-à-dire qu’il peut avoir des relations. Elle a dit : « Je fais Al-Baqara, mais lui, pas du tout. Je fais tout toute seule. C’est lui qui a le mal. » Oustadha : Dans ce cas, je vais te dire de faire la Ruqya sur de l’eau. Ton mari doit boire cette eau. Tu peux le faire en cachette s’il ne veut pas que tu lui dises que c’est pour la Ruqya. Tu peux aussi faire la Ruqya dans ta chambre. Toi-même, tu vas faire un ghusl (une grande ablution) avec du sidr, qui est une plante verte. Les savants ont dit qu’il est bon pour le sihr. C’est-à-dire que tu peux faire un ghusl avec de l’eau sur laquelle tu as récité la Ruqya. Continue toujours à lire la sourate Al-Baqara tous les trois jours. Invoque Allah Azza wa Jalla, car la relation avec ton mari est très importante. Franchement, le mal qui touche les relations intimes est très sérieux. L’interlocutrice : Est-ce que le fait qu’il sache qu’il est stérile ne le bloque pas psychologiquement ? Des fois, les hommes ne s’expriment pas trop sur leurs sentiments. Oustadha : C’est possible que ce soit psychologique, mais cela ne représente que 2 % des cas. Franchement, la plupart du temps, c’est peut-être du sihr. Même s’il est stérile, il peut avoir des relations avec sa femme. C’est pour ça que je conseille à cette sœur, qu’Allah lui facilite, d’invoquer beaucoup Allah et de lire la sourate Al-Baqara avec conviction. En Incha’Allah, son mari changera, et ils auront une belle vie intime. L’interlocutrice : Du coup, l’homme qui refuse le rapport à sa femme, ce n’est pas la même chose que la femme qui refuse ? Si une femme a des besoins aussi, c’est possible, des fois même plus que les hommes. Quel est le jugement ? L’homme ne commet-il pas un péché ? Oustadha : S’il en a la capacité et qu’il refuse, il commet un péché. C’est un droit pour la femme. Je ne parle pas du cas où il y a une maladie. La femme a aussi son désir. L’interlocutrice : Oui, bien sûr. Des fois, plus que l’homme. Oustadha : Oui, bien sûr. Certaines femmes ont plus de désir que les hommes. Donc, si l’homme ne satisfait pas le désir de sa femme sans raison valable, il commet un péché, tout comme la femme. Qu’Allah facilite à tout le monde.

L’époux qui ne veut pas de rapports intimes Lire la suite »