La lecture de deux Corans en alternance pour la Sadaqat Jariyah

Question : On m’a donné deux Corans en guise de Sadaqat Jariyah, et comme je veux que les personnes qui m’ont offert ces Corans soient récompensées, lorsque je finis de lire une page d’un des Corans, je lis l’autre page de l’autre Coran. Est-ce que cela est permis ou est-ce que c’est considéré comme une innovation ? Réponse  Oustadha : Oui, ce n’est pas grave. Tant que tu as deux exemplaires du Coran (Mushaf), tu peux lire par exemple le premier jour dans l’un, et le deuxième jour dans l’autre. C’est permis, il n’y a aucun problème à cela. Et si c’est dans l’intention d’obtenir la récompense de la Sadaqa Jariyah, alors effectivement, ce sont deux Corans distincts. L’interlocutrice : Et si elle le fait au même moment ? Par exemple, elle a les deux posés devant elle, et elle lit un peu dans l’un, puis un peu dans l’autre ? Oustadha : Non, il est préférable de ne pas procéder ainsi. Il vaut mieux réserver un temps complet à chaque Coran : par exemple, un jour pour le premier et un autre jour pour le second, ou bien la matinée pour l’un et l’après-midi pour l’autre. Diviser les temps est préférable.

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La gestion du  désir d’un second enfant face aux contraintes financières du mari

Question :J’espère que vous allez bien, ainsi que vos proches et toute votre famille, qu’Allah vous préserve. Voici ma question. J’aimerais avoir un second enfant. Mon premier va bientôt faire ses quatre ans, mais mon mari s’y oppose actuellement par rapport à notre subsistance qui est très limitée. Il dit qu’il préfère attendre qu’il ait une meilleure situation financière et ne m’ai pas donné de délai précis, sauf que jusqu’à présent, notre situation ne change pas et on ne sait pas quand elle changera. Et moi, j’attends, alors je ne rêve que d’un second bébé. Mon mari persiste dans ce choix qui me fait mal, même si je comprends que tout ceci part d’une très bonne intention de sa part, car il veut donner le meilleur à son futur enfant. Que pouvez-vous me conseiller dans cette situation ? Si c’est la patience, comment avoir cette patience sans souffrir ? Je vous invite à répondre. D’accord. Réponse  Oustadha : Pour cette question, on va parler de quelqu’un qui retarde la venue d’enfants pour des raisons financières. Dans notre religion, ce n’est pas permis. C’est interdit, car la subsistance (rizq) vient d’Allah. Chaque enfant qui naît vient avec sa subsistance.      Le Prophète ﷺ a dit dans un hadith que chaque enfant a déjà sa subsistance écrite. Et dans un autre hadith, il est rapporté qu’Allah عز وجل écrit la subsistance de chaque personne avant même qu’elle ne soit dans le ventre de sa mère. Donc, retarder les enfants à cause de l’argent, c’est aller contre cette croyance. Tous les savants sont unanimes : c’est un grand péché. Car penser que c’est nous qui donnons la subsistance revient à oublier que c’est Allah qui pourvoit. SubhanAllah, avant même la naissance, l’ange inscrit déjà la subsistance de l’enfant. C’est pour cela que je dis au mari : « Ce n’est pas autorisé ». Cela touche à l’aqidah (croyance). Il faut croire que la subsistance ne vient pas de nous, mais d’Allah. Les savants précisent aussi que si quelqu’un a eu cette intention de retarder les enfants par peur de manquer d’argent, il doit se repentir, demander pardon à Allah et renoncer à cette décision. Quand on se convertit à l’islam, la première chose à apprendre, c’est le tawhid : savoir que nous ne sommes que des causes. C’est Allah qui donne la subsistance. Allah dit dans le Coran : « Certes, Allah est le Grand Pourvoyeur » (Sourate Adh-Dhariyat, verset 58).  Comme les oiseaux qui sortent chaque matin pour chercher leur nourriture — c’est la cause — mais c’est Allah qui la leur accorde. Donc, retarder les enfants uniquement pour des raisons financières, ce n’est pas autorisé.    Mon conseil au mari : repens-toi à Allah, réfléchis bien, et ne fais pas souffrir ton épouse, surtout si elle désire avoir un enfant.  Empêcher une femme d’avoir un enfant est un péché. C’est son droit, et le mari n’a pas le droit de le lui retirer. C’est un grand péché pour un mari d’agir ainsi. Je le répète : il faut se repentir à Allah عز وجل et se rappeler que chaque bébé, in sha’Allah, vient avec sa subsistance avant même de naître.    SubhanAllah, on voit des exemples clairs : même une femme très pauvre, lorsqu’elle a un bébé, Allah عز وجل pourvoit à ses besoins. Parfois, ce sont les voisins qui aident, parfois d’autres moyens inattendus apparaissent. Même si le mari est pauvre ou que la femme n’a rien, dès qu’un bébé arrive, la subsistance augmente, par la permission d’Allah. C’est pour cela qu’il est important de bien comprendre la question de la subsistance : la nourriture, la provision, tout vient d’Allah. Allah dit dans le Coran : « Certes, Allah est le Grand Pourvoyeur » (Sourate Adh-Dhariyat, verset 58). Qu’Allah te facilite, ma sœur, la venue d’un enfant et qu’Il préserve tes enfants. Qu’Allah guide ton mari, car tous les savants affirment qu’empêcher la femme d’avoir un enfant pour des raisons injustifiées est un grand péché. Qu’Allah vous facilite dans votre foyer.

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La demande de l’aide financière à des organismes étrangers pour une école religieuse

Question :Nous sommes un groupe de sœurs qui avons pour projet d’ouvrir une école avec enseignement religieux et mondain aux Comores. Nous envisageons de faire appel à des dons financiers pour mener à bien notre projet, in sha’Allah. Pouvons-nous demander l’aide financière d’organismes étrangers, ne sachant… Pardon ? Ne sachant pas d’où provient cet argent. Réponse  Oustadha : Si on parle d’ouvrir une école et de demander de l’aide, est-ce qu’elle sollicite l’aide de pays étrangers, c’est-à-dire de pays mécréants ? L’interlocutrice : Je me permets d’intervenir, peut-être que la sœur concernée est là, mais elle précise que parfois elle parle d’organisation qui ne sont pas musulmans et elle ne sait pas d’où vient l’argent. Oustadha : Est-ce que cet argent vient du riba (intérêt usuraire) ? L’interlocutrice : On va parler de façon générale. Si elle demande de l’aide… je ne sais pas exactement. Oustadha : Si elle demande l’aide de pays musulmans, c’est légiféré, car généralement les pays musulmans ont dit qu’ils ont de l’argent halal, donc c’est licite. En revanche, s’il s’agit de pays mécréants, la plupart ont un argent non licite, car souvent ils tirent leurs revenus de choses interdites : production de vin, péchés, etc. Dans ce cas, il ne faut pas demander l’aide à ces organisations étrangères mécréantes. Mais si ce sont des pays musulmans, tu peux demander l’aide, car les savants disent que si on sait que l’argent est licite, on peut demander de l’aide. Par exemple, un homme a de l’argent halal, donc je peux demander son aide. Un autre homme a un argent illicite, haram, donc je ne peux pas prendre son argent. Maintenant, s’il y a un mélange, c’est-à-dire qu’une partie de son argent est illicite et une autre partie est licite… L’interlocutrice : Que dois-je faire dans ce cas ? Oustadha : Les savants ont donné une règle : si la majorité de l’argent est illicite, tu ne demandes pas son aide. Si la majorité est licite, tu peux demander son aide. On juge selon la majorité. J’ai dit ici, la plupart des organisations sont mécréantes, tu ne demandes pas parce qu’on ne sait pas. Généralement, leurs agents sont illicites. Si ce sont des pays musulmans, tu peux demander. L’interlocutrice : D’accord.

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La consultation de sites de lingerie pour l’épouse

Question : Est-il permis à la femme qui souhaite acheter des vêtements pour les mettre devant son mari, tels que de la lingerie ou d’autres vêtements courts, d’essayer de regarder la awra d’autres femmes qui portent ce type de vêtements sur les sites internet ? Sachant que les vêtements vendus sur ces sites sont plus beaux et moins chers que ceux vendus dans les boutiques en France, ceci me permet également d’éviter de sortir de la maison, de ne pas perdre beaucoup de temps et d’éviter la mixité et la musique. Ainsi, je souhaite savoir si dans ce cas-là, m’est-il permis de voir d’autres femmes porter ce type de vêtements afin que je puisse acheter des vêtements pour plaire à mon mari ? Réponse  Oustadha : Je veux dire que regarder les parties intimes, c’est un péché. On ne peut pas les voir. Par exemple, si je veux acheter une culotte et un soutien-gorge, souvent ils vont mettre une photo d’une femme qui les porte, montrant ses jambes, son ventre… Non, ce n’est pas permis. Les parties qui sont interdites à la vue, on ne peut pas les regarder.    Si tu peux cacher ou modifier l’image, fais-le. Sinon, si ce n’est pas possible, alors on ne regarde pas. Il est interdit dans notre religion de voir l’awra d’autres femmes.  Celui qui délaisse quelque chose pour Allah, Allah lui remplacera par quelque chose de meilleur, in châ Allah. Peut-être que tu trouveras d’autres sites, ou même des sœurs qui vendent des articles similaires, parfois moins chers et plus jolis. Ce sera beau pour ton mari, in châ Allah. Et puis, souvent, sur les sites, les photos ne correspondent pas à la réalité : ils mettent des femmes magnifiques, et quand on reçoit l’article, ce n’est pas du tout le même rendu. Ce sont parfois des mensonges marketing. L’interlocutrice : Oui, c’est vrai… Oustadha : Et mes sœurs doivent garder à l’esprit que s’embellir pour son mari est une adoration (‘ibada). Être belle pour plaire à son mari est une cause de récompense auprès d’Allah. Il faut toujours lier cette intention (niyya). Si tu t’habilles bien, que tu te maquilles avec l’intention de plaire à ton mari pour Allah, alors tu es récompensée. Beaucoup de femmes négligent la niyya. Pourtant, si on la formule, non seulement on est récompensée, mais en plus, cela rend le mari heureux et facilite la vie du foyer. Amine, amine.

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La consommation de viande issue de la chasse en Europe

Question : Est-ce que la viande issue de la chasse est licite en Europe, en France ? On me dit que les animaux ne sont pas abattus selon la tradition islamique, même si c’est de la viande d’un animal sauvage. Mais on me dit qu’ils ne sont pas égorgés, que le chasseur le tue avec son arme. Est-ce que c’est licite de manger cette viande ? Oustadha : Non, si l’animal n’a pas été égorgé selon la Charia, sa viande n’est pas permise. C’est une règle de base. Si l’animal n’a pas été égorgé conformément à la Sharia, on ne peut pas manger sa viande. Par exemple, si quelqu’un chasse un mouton, un chameau, ou autre, il doit l’égorger. S’il ne le fait pas, la viande n’est pas licite. L’interlocutrice : D’accord.

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La consommation de produits à base de CBD

Question :Est-ce autorisé de consommer des produits à base de CBD, molécule présente dans le cannabis, mais qui n’est pas considérée comme une drogue ? C’est un produit naturel, non addictif, et surtout, cela ne produit pas les effets nocifs du cannabis sur la santé. Je souhaiterais, si cela était légiféré, utiliser ce produit pour des problèmes de stress, d’anxiété, de crise d’angoisse et d’insomnie. Réponse  Oustadha : Donc, nous avons étudié cette question. Les savants disent que le CBD contient une petite quantité d’alcool. Comme il y a un peu d’alcool dans ce produit, il n’est pas permis de le consommer ou de le boire.     Il y a deux règles concernant la consommation de quelque chose qui contient de l’alcool, mais dont la nature a changé. Par exemple, certains médicaments contiennent de l’alcool. Peut-on les prendre ?     Premièrement, si la nature de l’alcool a changé, c’est-à-dire qu’il ne produit plus les effets nocifs habituels de l’alcool — parce qu’il a été transformé chimiquement — alors il est permis de prendre ce médicament.    Deuxièmement, si le médicament contient une petite quantité d’alcool, même 1%, mais que la nature de l’alcool et ses effets restent inchangés, alors il est interdit de le consommer. Or, dans le cas du CBD, les savants affirment qu’il contient un peu d’alcool dont la nature et les effets ne changent pas clairement. On ne sait pas si c’est l’alcool qui produit l’effet relaxant, car il y a bien une petite dose d’alcool dans ce cannabis. Donc, ce produit n’est pas permis, ce n’est pas légiféré de le prendre. L’interlocutrice : Et pour l’alcool qu’on trouve dans certains gâteaux ? En Algérie, ce n’est pas courant, mais en France, il y a des gâteaux dans lesquels ils ajoutent un peu d’alcool. Oustadha : C’est interdit de consommer cela, même si c’est à la cuisson. L’interlocutrice : Par exemple, en France, il y a un plat, les moules, où ils cuisinent avec du vin blanc. Mais à la cuisson à la vapeur, on ne sent pas l’alcool, et ça ne produit pas d’effet secondaire. Oustadha : Même si l’alcool est cuit, les savants ont dit qu’il est interdit d’ajouter du vin — donc de l’alcool — dans la nourriture ou les médicaments. Pour que ce soit permis, la nature de l’alcool doit changer au point qu’on ne peut plus l’appeler alcool, mais médicament.      Il faut que la réalité change complètement. En arabe, on dit « le changement » (al-taghyir). Si la nature et les effets ne changent pas, même si tu ajoutes de l’alcool dans le vin, dans la nourriture ou dans les médicaments, ce n’est pas permis. Ce n’est pas autorisé, bien sûr. C’est un non-musulman qui ne respecte pas cela. Même dans les chocolats, moi, je lis toujours les ingrédients. Et toi, ici, tu regardes ? L’interlocutrice : Oui, parfois quelqu’un qui vient de France, parce qu’il ne trouve pas les mêmes produits, je regarde aussi. Oui, c’est vrai, dans les chocolats, ils mettent parfois… je ne sais pas quoi exactement… Oustadha : C’est vrai. Il faut que ce soit clair, in shā’a Llāh, que la réalité de l’alcool change, que son effet change. Si c’est le cas, on peut le prendre. Sinon, même s’il y a juste 1% d’alcool ou moins, tu ne dois pas prendre ce médicament. L’interlocutrice : Ma question, peut-être que je suis novice là-dessus, c’est : comment sait-on que l’alcool a changé ? Oustadha : Ce sont les chimistes qui le déterminent. Souvent, c’est indiqué sur la boîte ou l’emballage. Mais ce n’est pas toujours évident. L’interlocutrice : Une sœur disait que dans le pain de mie, parfois, il y aurait un peu d’alcool. Oustadha : Pour le pain de mie, en général, il n’y en a pas. Moi, je le consomme. Tant qu’il n’y a pas de fatwa ou d’avis savant contraire, on peut manger. Mais si une sœur a des preuves que dans le pain de mie vendu en France, ou dans un autre pays non musulman, il y a du vin ou de l’alcool, alors je conseille de ne pas le consommer. Il faut vraiment s’éloigner des produits où c’est clairement marqué qu’ils contiennent de l’alcool. Il vaut mieux choisir des alternatives, c’est-à-dire éviter les choses dont on doute ou dont on a peur. L’interlocutrice : Oui, c’est vrai. Je suis d’accord. Oustadha : Le sujet est vaste et assez compliqué. On ne peut pas simplement dire : « Celui-ci est haram, celui-là est permis. » Non, ce n’est pas aussi simple. Il faut une règle claire et précise. L’interlocutrice : Oui, exactement. Par rapport à la réalité, on ne sait pas vraiment comment se prononcer. Oustadha : Oui, c’est ça. C’est là que ça devient un peu compliqué pour nous. C’est pour cette raison qu’on préfère s’éloigner, éviter tout alcool, pour être tranquilles. Si on a le moindre doute, on ne prend pas. On prépare les choses chez soi, c’est mieux. L’interlocutrice : Oui, tout à fait. Oustadha : C’est ça. Si on peut faire autrement, c’est préférable.

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L’utilisation du vibromasseur

Question : Salam alaykoum. Est-ce qu’il est toléré en Islam d’utiliser entre époux des vibromasseurs ? Réponse  Oustadha : Wa alaykoum salam wa rahmatullahi wa barakatuhu. Oui, nous avons étudié ce sujet. L’usage dont tu parles est permis entre époux, mais il est détestable (makrûh). L’interlocutrice : Donc, c’est permis d’utiliser cela entre époux ? Oustadha : Oui, c’est permis uniquement entre époux. Ce n’est pas permis pour chacun de son côté, individuellement. Je confirme donc : entre époux, c’est permis, mais cela reste détestable.  C’est comparable à ce qu’on appelle « l’isolation ». Ce terme désigne une pratique connue parmi les compagnons du Prophète (paix et bénédictions sur lui), appelée « l’asli ». Cela ressemble un peu à l’isolation, mais ce n’est pas exactement pareil. L’interlocutrice : D’accord. Tu veux dire que l’homme a des relations sexuelles avec sa femme, mais il ne dépose pas son sperme à l’intérieur (c’est-à-dire qu’il fait le retrait) ? Oustadha : Exactement, on appelle cela « l’aisle ». Ce n’est pas simplement une légère isolation. L’interlocutrice : Oui, c’est-à-dire que pendant le rapport, l’homme n’éjacule pas dans la femme, mais à l’extérieur. Certaines personnes font cela pour éviter une grossesse. Oustadha : Oui, c’est bien cela. Cette pratique s’apparente à « l’isolation », c’est ce que j’ai mentionné. L’interlocutrice : Par contre, le vibromasseur, c’est un objet, n’est-ce pas ? Oustadha : Oui, le vibromasseur est un objet, effectivement. L’interlocutrice : Je ne sais pas si… le vibromasseur, c’est bien un objet. Oustadha : Oui, il existe sous différentes formes, c’est un objet. L’interlocutrice : Oui. C’est un objet. Par exemple, certains ressemblent au sexe de l’homme. Oustadha : Oui, oui. L’interlocutrice : Et l’homme, au lieu d’utiliser son propre sexe, il va utiliser cet objet, qui a la même forme, pour faire ça avec sa femme. Oustadha : Oui, il existe plusieurs formes. Comme je l’ai dit, c’est détestable (makrûh). C’est permis entre mari et épouse, mais c’est détestable dans notre religion. Voilà la réponse que je peux donner. L’interlocutrice : En même temps, certaines sœurs disent — et c’est ce que je pensais aussi — peut-être que tu ne penses pas que l’on parle du préservatif ? Tu sais, le préservatif, c’est un bout de plastique qu’on met sur le sexe de l’homme pour éviter la grossesse, pour empêcher que le sperme aille à l’intérieur de la femme, il reste dans le préservatif. C’est donc un moyen de contraception. Et le vibromasseur, c’est autre chose, ce n’est pas pareil… Oustadha : Non, en fait, le préservatif est un moyen pour l’homme… L’interlocutrice : Oui, c’est comme le retrait (l’isolation). Oustadha : Exactement, c’est comme le retrait. L’interlocutrice : Mais les vibromasseurs sont des objets… qui ressemblent parfois au sexe de l’homme, ou parfois c’est même… Je ne connais pas trop, mais comment dire ? Ce sont des objets que l’homme utilise pour jouer avec sa femme. Ce n’est pas du tout… Voilà, c’est pour se stimuler. C’est-à-dire que, au lieu d’utiliser son sexe, il va pénétrer sa femme avec l’objet. Oustadha : Oui, c’est pour assouvir le désir, pour s’amuser. Elle peut… L’interlocutrice : Mais, quand même, ce n’est pas grave d’utiliser des objets pour se faire plaisir pendant le rapport, entre époux ? Oustadha : Entre époux, c’est permis. Je te montrerai des photos pour être bien sûre, car c’est ce que la traduction indiquait. L’interlocutrice : Oui, mais ce n’est pas ça. Oustadha : D’accord, mettons cette question de côté pour l’instant. Je publierai une réponse détaillée dans le cours, afin d’expliquer clairement. Parfois, il y a des malentendus dans la transmission. Mais en général, peut-être qu’il y a du sihr (magie noire), car même un homme stérile peut avoir des relations avec sa femme.      Je conseille donc à cette sœur — qu’Allah lui facilite — de beaucoup invoquer Allah, et de lire sourate Al-Baqara avec foi, en espérant qu’Allah améliorera sa situation et lui accordera une vie conjugale harmonieuse, insha’Allah. L’interlocutrice : Justement, j’allais revenir sur ce point. Si c’est l’homme qui refuse d’avoir des rapports, ce n’est pas la même chose que si c’est la femme qui refuse. Or, la femme a elle aussi des besoins, parfois même plus forts que ceux de l’homme. Quel est le jugement dans ce cas ? Est-ce que l’homme qui refuse est en péché ? Oustadha : Oui, s’il est capable mais refuse, alors c’est un péché. Le droit à la relation sexuelle est réel, ce n’est pas une simple préférence ni une maladie. La femme a elle aussi un désir et des besoins légitimes. L’interlocutrice : Oui, bien sûr, parfois plus que l’homme. Oustadha : Exactement. Certaines femmes ont un désir plus fort que leur mari. Donc, s’il refuse de satisfaire ce droit, il commet un péché, tout comme la femme pourrait en commettre dans d’autres cas. Qu’Allah facilite à tous.

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L’impact du Coran et de la musique sur le sommeil, et l’utilisation d’écouteurs

Question : Salam alaykoum. Est-ce que écouter le Coran avant de dormir est bon pour le sommeil et est-ce que ça peut aider à dormir plus vite ? Par rapport à l’islam, est-ce que c’est bien ? Et est-ce que c’est autorisé d’écouter le Coran ou la musique avec des écouteurs et de dormir avec ? Réponse  Oustadha : Wa alaykoum salam wa rahmatullahi wa barakatuhu. Oui, la question d’écouter le Coran avant de dormir. Le Coran, al hamdulillah, c’est la parole d’Allah. Ça va te donner le calme, ça va te donner le sommeil. Bien sûr. Ça va te donner du repos. Donc, c’est légiféré. Et c’est une cause pour avoir sommeil. Et ça va te calmer. Et ça va faire partir le stress et tout. Par rapport à la musique, c’est interdit d’écouter la musique avant de dormir. C’est haram. C’est une parole haram, illicite. Ça ne va pas te calmer. Non, ça va te donner que des soucis et tout. Et il y a les savants qui disent que ça va te faire du mal, même au corps, même au cerveau. Mais pour le Coran, c’est légiféré. Et c’est bon pour le sommeil. Pour les écouteurs. Écouter le Coran avec les écouteurs, c’est permis. Écouter de la musique avec les écouteurs, c’est interdit. C’est haram. L’interlocutrice : Et dormir avec des écouteurs dans les oreilles avec le Coran ? Oustadha : Oui, c’est permis. C’est permis. Il n’y a pas de mal. L’interlocutrice : D’accord.

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L’apprentissage de la science pour une mère au foyer

Question :Ma question porte sur l’apprentissage de la science en tant que mère. Je m’occupe de mon foyer et également de l’instruction de mes enfants qui ne sont pas du tout scolarisés, n’ayant aucune aide de la part de leur père qui s’absente le plus souvent. Cela ne me laisse que peu de temps. Comment m’organiser et quelles doivent être mes priorités dans l’apprentissage de la science ? Réponse  Oustadha : Pour cette question, alhamdoulilah, nous en avons déjà parlé un peu, mais je vais tout de même ajouter quelques conseils. Tu as dit que tu disposes d’un peu de temps, mashallah, c’est déjà une grande faveur. Même un petit peu de temps, avec la baraka d’Allah, cela te permettra d’accomplir beaucoup de choses. Chaque femme a ses responsabilités avec les enfants, le mari, la maison… Il y a beaucoup de choses à gérer au quotidien.     Mais la priorité, la première chose à laquelle nous devons faire attention, c’est toujours d’apprendre notre tawhid, notre religion. C’est très important. J’ai déjà conseillé les sœurs à ce sujet, et je continue de le dire : après la prière du Fajr, il faut laisser un petit moment, même dix minutes, un quart d’heure, pour lire un peu de Coran, pour réviser ce que l’on sait déjà, pour apprendre quelques versets, ou même pour faire des prières surérogatoires, ou encore pour étudier un peu la science religieuse.      Ce temps juste après la prière du Fajr est un moment rempli de baraka. Le Prophète sallallahu alayhi wa sallam a dit que ce laps de temps, entre le Fajr et le lever du soleil, est un temps béni. Malheureusement, beaucoup de personnes le laissent passer sans en profiter. Si tu consacres ce temps-là à lire le Coran, même un seul verset, ou deux versets, cela est une grande source de bénédiction. Il faut aussi faire preuve de régularité, car la constance dans les petites choses apporte beaucoup. Et ce temps-là est bien plus béni que d’autres moments comme après la prière du Asr ou du Maghreb. Alors, dès que tu as accompli ta prière du Fajr, fais tes invocations, puis prends ce créneau pour lire ou apprendre un peu de science. Pour cela, je conseille de commencer par le tawhid, qui est la base de la foi. Ensuite, tu peux apprendre le tafsir, c’est-à-dire l’explication, le sens des versets. Cela permet de mieux comprendre le Coran, de renforcer ta foi, et de mettre en pratique les enseignements.     Je sais que tu as une famille et beaucoup d’occupations, mais il faut organiser ce petit temps que tu as avec sagesse. Mets-le dans un ordre précis, sois régulière et tu verras que cela te rapprochera beaucoup d’Allah, et que ta foi sera renforcée. C’est une source de baraka pour ta journée, ta vie, et toute ta famille, incha’Allah. La première des choses, ma sœur, c’est de commencer par le Tawhid, apprendre la science du tawhid, car c’est la base de notre foi. Ensuite, il faut aussi accorder une grande importance à l’apprentissage du Coran, et cela inclut nécessairement les règles du Tajwid. En effet, nous sommes obligés d’apprendre ces règles pour bien réciter le Coran, avec respect et perfection.       Aujourd’hui, il existe beaucoup de centres spécialisés, des marakiz, ainsi que de nombreuses écoles en ligne qui enseignent les règles du Tajwid et proposent aussi des cours de tafsir. Ces cours t’aideront à mieux comprendre les versets du Coran, à approfondir ta foi et à réciter correctement. Même si tu ne disposes que d’un petit moment, un quart d’heure seulement, cela suffit amplement, ma sœur. Avec ce temps-là, tu peux apprendre beaucoup de choses et avancer dans ta science religieuse. Qu’Allah te facilite, t’aide et te rende constante dans ta quête de connaissance, in sha’Allah.

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Un Objet Trouvé à la Mosquée

Question : Assalamu alaikum wa rahmatullah. Il y a environ un mois, je suis allée dans une mosquée pour prier le Maghreb et l’Isha. Juste avant l’Isha, je suis allée faire mes ablutions. Et en sortant de la salle d’ablution, vers là où on place les chaussures, j’ai trouvé une boucle d’oreille. Je n’y ai prêté que peu d’attention, bien que je connaisse de manière générale les règles de l’objet trouvé. Je l’ai donc posée sur l’étagère en me disant que personne n’allait venir la prendre, puis je suis allée prier. Il n’y avait plus personne côté femme. Mais maintenant, j’ai l’impression d’avoir manqué au droit de la sœur qui a perdu cette boucle d’oreille. Que fallait-il que je fasse ? Et que dois-je faire maintenant ? Sachant que pour l’annoncer, cela aurait été un peu compliqué vu que c’était une mosquée à une heure de chez moi. Je n’y connais personne, bien que j’aurais pu revenir le lendemain car je logeais à ce moment-là chez ma cousine qui habite près de cette mosquée. Réponse  Oustadha : Pour cette question, je ne sais pas s’il y a un terme exact en français, mais en arabe, cela s’appelle luqata (trouvaille). Cette sœur avait l’intention de prendre un objet, mais en fait, elle l’a laissé sur les étagères. Cependant, comme son intention (niyyah) était bonne, elle n’a pas commis de péché, bi idhnillah.        En général, pour un objet trouvé à la mosquée, il y a des conditions à respecter. Par exemple, si l’objet est précieux, comme de l’or ou de l’argent, qui a une certaine valeur (disons 500 dinars ou plus), cela relève des règles du luqata. Ces règles sont claires : si tu trouves un objet précieux, comme une boucle d’oreille en or, tu peux le garder provisoirement, mais tu dois faire une annonce pour essayer de retrouver son propriétaire. Cette annonce doit être faite sans donner de détails précis sur l’objet, pour éviter que quelqu’un de malhonnête ne le revendique faussement. Par exemple, tu dis : « J’ai trouvé une boucle d’oreille dans cette mosquée, à telle date », sans décrire son apparence exacte. Pour une somme d’argent ou un téléphone, on annonce simplement : « J’ai trouvé un téléphone » ou « J’ai trouvé une somme d’argent », sans préciser le montant. Si après avoir fait cette annonce, personne ne se manifeste pendant un an, tu peux garder l’objet pour toi. Mais il est recommandé de faire l’annonce au moins une fois pour chercher le vrai propriétaire.       Enfin, il n’y a aucun mal à faire une annonce lorsqu’on trouve quelque chose dans la mosquée, ou lorsqu’on a perdu un objet. Le Prophète Sallallahu Alayhi Wa Sallam a enseigné que celui qui perd quelque chose dans la mosquée peut invoquer Allah pour retrouver son bien. Donc, si tu perds ton objet dans la mosquée, le Prophète Sallallahu Alayhi Wa Sallam a dit que celui qui perd quelque chose ne doit pas annoncer « J’ai perdu mon argent » ou « J’ai perdu mon téléphone » dans la mosquée. Parce que cela revient à faire une invocation contre soi-même, en disant qu’Allah ne te rendra pas ton bien. Il faut que tu cherches seule, sans faire cette annonce. L’interlocutrice : Donc, par exemple, si je perds mon téléphone à la mosquée, je n’ai pas le droit d’annoncer que je l’ai perdu ? Oustadha : Oui, c’est ça. Tu dois faire ta recherche discrètement. Si quelqu’un trouve ton téléphone, il te le donnera, incha’Allah. L’interlocutrice : Mais est-ce que l’inverse est permis ? Si moi je trouve un téléphone à la mosquée, est-ce que je peux faire une annonce pour dire « J’ai trouvé un téléphone » ? Oustadha : Oui, celui qui trouve un objet peut annoncer qu’il l’a trouvé, surtout si c’est un objet de valeur comme de l’or ou de l’argent. Par contre, celui qui a perdu ne doit pas faire cette annonce dans la mosquée. L’interlocutrice : Ah d’accord, donc c’est interdit pour celui qui a perdu de faire une annonce dans la mosquée. Oustadha : Oui, c’est cela la règle. Si l’objet n’a pas beaucoup de valeur, comme dans ce cas précis, ce n’est pas un péché de l’avoir pris avec la bonne intention (niyyah). Cela fait partie des règles du luqata en Islam. L’interlocutrice : C’est intéressant, je ne savais pas que celui qui perd un objet dans la mosquée n’a pas le droit de le réclamer publiquement. On ne trouve pas ce genre d’objets tous les jours. La sœur demandait : « Comment faire l’annonce si on habite loin ? » Je pense qu’on peut utiliser les réseaux sociaux comme Facebook ou Instagram. Mais surtout, il ne faut pas décrire l’objet que l’on a trouvé. Oustadha : Oui, c’est très important de ne pas donner de détails précis. On se contente de dire, par exemple : « J’ai trouvé un objet dans telle mosquée », sans en dire plus. L’interlocuteur : Oui, c’est vrai.

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