Le rattrapage des prières après les menstrues

Question : Salam alaykum. Lors de la purification après les menstrues au Isha, doit-on prier Isha et Maghreb ? Et idem, si la purification a été réalisée à l’heure du Asr, doit-on attraper Dhuhr et le Asr ? Réponse  Oustadha : C’est une question de fiqh où il y a une divergence. Si une femme se purifie au moment de la prière de Isha, elle doit aussi faire la prière de Maghreb. Parce qu’il y a un moment où le temps de Maghreb et celui de Isha se chevauchent. Ce « rouge » que l’on voit au coucher du soleil marque le début de Isha et la fin de Maghreb. Si elle se purifie pendant ce laps de temps, elle doit prier les deux. L’interlocutrice : Elle prie Isha et Maghreb. Oustadha : D’accord. S’il ne reste plus le temps de Maghreb, elle ne prie que Isha. Pour les prières de Asr et de Dhuhr, il y a aussi une divergence. La majorité des savants disent que si elle se purifie au moment de la prière de Asr, elle rattrape à la fois Asr et Dhuhr. Mais d’autres savants, dont je partage l’avis, estiment que si le temps du Dhuhr est complètement écoulé, elle ne prie que Asr. Il existe un cas particulier basé sur un hadith : si une femme se purifie juste avant la prière de Maghreb et qu’il lui reste assez de temps pour accomplir une seule raka’a de Asr, elle doit prier Asr. L’interlocutrice : Je vais préciser : une sœur se purifie avant Maghreb, mais il reste juste le temps de faire une raka’a de Asr. Dans ce cas, on va lui dire qu’elle doit faire la prière de Asr, même si c’est déjà l’heure de Maghreb ? Oustadha : Exactement. Parce qu’elle a commencé la salat de Asr alors qu’il en restait le temps. L’interlocutrice : J’ai bien compris. On continue. Oustadha : C’est ça. Je terminerai la prière du Asr. Je suis convaincue que même s’il reste peu de temps, tu rattrapes la prière de Dhuhr avec Asr. Mais s’il reste vraiment peu de temps pour la prière de Asr, tu ne rattrapes que Asr. L’interlocutrice : Très bien. Insh’Allah, c’est clair.

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Le jugement de dire « petit ange » pour un enfant décédé

Question : on entend parfois les gens dire d’une personne « on dirait un ange » ou de l’appeler par l’expression « mon petit ange », aussi lorsqu’une personne décède, notamment un enfant, de dire par exemple « un ange nous a quitté ». Quel est le jugement de ces paroles ? Réponse Oustadha : Les savants disent qu’il n’est pas autorisé de dire qu’un enfant est un petit ange ou qu’il est comme un ange. Même si on dit que l’enfant est sans péché, ce n’est pas la même chose qu’un ange. Les anges, eux, n’ont jamais commis de péché, et nous ne savons pas vraiment ce qu’est un ange. C’est pour cela que les grands savants ont statué qu’il n’est pas permis de comparer un enfant à un ange.

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Le beau-père comme tuteur pour le mariage

Question : J’aimerais savoir si le beau-père peut être tuteur pour le mariage de la femme si son père est mécréant, sachant que sa mère est musulmane et s’est mariée à son père qui a toujours été mécréant. Est-ce qu’elle est légalement sa fille et peut la donner en mariage ? Je pense que tu as compris la question. Réponse Oustadha : Son beau-père, est-ce qu’il est son tuteur ? L’interlocutrice : Oui, parce que son père est mécréant et qu’il a toujours été… Oustadha : Non, le beau-père n’est pas un tuteur. Le beau-père, c’est le mari de la mère, c’est bien ça ? L’interlocutrice : Le mari de sa mère à elle ? Ou celui du prétendant ? Oui, c’est le mari de la mère. C’est son beau-père. Oustadha : D’accord, c’est le nouveau mari de sa mère, qui, lui, est musulman. L’interlocutrice : C’est ça. Le nouveau mari. Le père de la sœur est mécréant et elle n’est plus avec lui. C’est le nouveau mari de sa mère qui agit en tant que tuteur. Oustadha : Donc, c’est le nouveau mari. Il peut être un tuteur. L’interlocutrice : D’accord. Je m’étais un peu perdue. Je croyais qu’il s’agissait du père du prétendant. Le père du prétendant n’aurait pas été possible ? Oustadha : Non, jamais. Le père du prétendant ne peut pas être le tuteur. Mais tant qu’il s’agit du mari de sa mère, et qu’il est musulman, c’est permis. Il peut être son tuteur. L’interlocutrice : D’accord. Non, je m’étais un peu emmêlée. Oustadha : Oui, c’est pour ça. J’ai d’abord cru que le beau-père était lié au prétendant.

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Le Vinaigre et la présure animale

Question : Oui, pardon. Est-ce que le vinaigre de vin, vinaigre d’alcool, vinaigre balsamique et la présure animale contenue dans les fromages sont harams ? Il faut savoir que le vinaigre est transformé mécaniquement dans l’usine, qu’Allah vous préserve et vous élève. Donc, on a répondu à cette question la semaine dernière, mais je l’ai quand même gardée par rapport à la présure animale. Voilà, si on peut faire un petit rappel. Réponse  Oustadha : Nous avons déjà dit que tant qu’un produit est appelé du vinaigre, il est halal et autorisé. Certains savants estiment que si le vin se transforme de lui-même en vinaigre, c’est halal, mais que si la transformation se fait en usine, ce n’est pas autorisé. Cependant, l’opinion dont je suis convaincue est que même si la transformation a lieu en usine, c’est permis car sa nature change. On dit que lorsque la réalité d’une substance change, elle est permise. C’est le cas aussi pour les médicaments qui contiennent un peu d’alcool, tant que leur nature est transformée. L’interlocutrice : Oui, comme les sirops contre la toux qui contiennent de l’alcool. On peut utiliser ces médicaments. Oustadha : Concernant la présure animale, on doit faire attention. S’il n’y a pas d’indication claire sur la notice ou sur l’étiquette, on ne cherche pas à savoir. L’interlocutrice : D’accord. On ne cherche pas. Je ne savais même pas qu’il y avait de la présure animale dans les fromages, je pensais qu’elle était végétale.Oustadha : C’est pour ça qu’on dit que tant qu’il n’y a rien d’écrit en gros, on ne cherche pas. Il y a plusieurs personnes qui posent cette question.

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La prière pendant l’accouchement et après les lochi 

Question : Assalamu alaikum, pour vous rendre disponible pour répondre à nos interrogations, qu’Allah vous préserve et vous récompense. Ma question porte sur l’accouchement et l’arrêt de la prière. À partir de quel moment la femme ne peut-elle plus prier ? À partir de la perte des eaux ou après l’accouchement en lui-même ? Aura-t-elle des prières à rattraper après la période de ses lochi ? Et dans le cas où la femme doit prier, bien qu’elle ait perdu les eaux, comment faire si elle a de grosses douleurs ? Peut-elle prier assise ou faire les ablutions sèches ? Réponse  Oustadha : Quand une femme perd les eaux, elle doit prier. Même si des eaux avec un peu de sang en sortent, tant que ce n’est pas le sang des lochies, elle doit continuer de prier. Si elle ressent de la douleur avant la prière, elle peut s’asseoir ou regrouper les prières, comme le font les malades. L’interlocutrice : C’est vrai que ce n’est pas facile. Ces eaux n’empêchent donc pas de faire la salat. Moi, par exemple, j’ai prié entre deux douleurs, en attendant que la contraction passe. Mais quand on est sous perfusion à l’hôpital, on ne peut pas se lever pour faire ses ablutions. La question est donc de savoir si on peut faire le tayammum (ablution sèche). Oustadha : Si tu es dans l’obligation de rester couchée et que personne ne peut t’aider à faire tes ablutions avec de l’eau, il est possible de faire le tayammum. L’interlocutrice : Aura-t-elle des prières à rattraper après sa période de lochies si elle n’a pas prié ? Quand est-ce qu’on arrête de prier ? Oustadha : On arrête de prier seulement après la sortie du bébé, quand les douleurs de l’accouchement sont passées. L’interlocutrice : D’accord. Une autre question : une personne peut-elle nous aider à faire nos ablutions avec de l’eau ? Oustadha : Oui, c’est mieux que le tayammum, c’est possible. C’est possible qu’il y ait du sang qui sorte avant que le bébé ne soit né. L’interlocutrice : Avant, deux minutes, trois minutes ? Oustadha : C’est ça, tu arrêtes la prière. L’interlocutrice : D’accord. Et pendant le travail, si on a un petit peu de sang, on ne prend pas ça en considération ? Le sang qu’on prend comme les lochi, c’est au moment de la sortie du bébé ou quand c’est imminent ? Oustadha : Quand c’est imminent, c’est ça. Ok, d’accord.

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La mixité dans les mariages

Question : J’ai entendu qu’il était autorisé lors d’une fête de mariage de séparer les tables, table homme et table femme, dans la même pièce, sans rideau ou séparation. Cela surtout si ce sont des membres de la famille proche des mariés et pour ainsi faciliter aux non-musulmans de la famille d’une convertie. Cependant, je n’arrive pas à trouver de preuve de cela. C’est pour cela que je vous demande quel est le jugement de ça ? Est-ce autorisé d’éviter la mixité simplement en séparant les tables ou est-ce qu’il est obligatoire qu’il y ait une séparation matérielle, c’est-à-dire comme un rideau ? Oui. BarakAllahu fik, qu’Allah vous récompense et vous préserve. Amin. Réponse  Oustadha : Pour la séparation entre femmes et hommes, il faut créer une séparation physique, comme un rideau ou un aménagement dans des pièces séparées. C’est essentiel, car c’est une grande fitna (tentation), même entre cousins et cousines. Quand on mange, on rigole, on parle, on rit… la voix d’une femme peut être une grande source d’attirance. Il existe un poème arabe qui dit que l’oreille aime une femme avant même de la voir, car beaucoup d’hommes aiment la voix d’une femme. C’est pour cette raison que je suis très fière de créer des tables séparées pour les femmes et les hommes lors de rassemblements. L’interlocutrice : En plus, elle parle de familles non-musulmanes, donc il y aura peut-être des femmes non voilées et on ne sait pas comment elles vont s’habiller. Oustadha : Comment on va s’habiller, on sait comment s’habiller, généralement. Je sais qu’il y a une fatwa de Cheikh Al-Fawzan, corrigez-moi si je me trompe, qui disait que c’est autorisé de faire des tables mixtes si tout le monde est bien voilé et qu’il n’y a pas de complaisance, mais c’est difficile d’être sûr. L’interlocutrice : Oui, parce qu’il y a… Oustadha : Il y a un mariage, mais j’ai dit ça à cause de la fitna. Par exemple, le cheikh a dit à propos du pantalon que si j’autorise le pantalon avec une longue tunique, les femmes vont d’abord le faire, puis elles enlèveront la tunique et ne garderont que le pantalon. C’est pour ça qu’il a dit qu’il ne donnerait pas une telle autorisation. Moi, je sais que tu peux le faire avec une fatwa, mais par prudence, je dis qu’il est mieux de séparer les deux sexes. Ce n’est pas une obligation, mais c’est mieux. L’interlocutrice : Oui, parce que les gens, si tu leur donnes la moitié du bras, ils vont prendre tout le bras. Oustadha : C’est exact. À l’époque des compagnons, la situation était différente. Ils étaient tous pudiques. L’interlocutrice : Oui, une femme de compagnon a servi le repas. Oustadha : C’est ça, elle a servi. Aujourd’hui, on ne sait pas ce qu’il peut se passer. Une femme va rigoler avec lui, une autre va être habillée comme ça ou se maquiller. C’est pour cette raison que la séparation doit être physique. Franchement, lors d’un mariage, il vaut mieux être entre femmes. On peut rigoler et s’habiller comme on veut. Quand il y a des hommes, il y a de la fitna. Même moi, ça me gêne. Dans les supermarchés, il y a une séparation dans les restaurants. Même avec un jilbab, il y a de la fitna. Je prends toujours une table très loin avec les hommes dans mon dos. C’est vrai. Ils regardent, même si tu portes le jilbab ou pas, ils regardent. Aujourd’hui, il est mieux de s’en préserver. L’interlocutrice : Non, moi, par rapport à ce que j’ai dit de Cheikh Al-Fawzan, il a donné des conditions super strictes. Les savants, qu’Allah les préserve, donnent des conditions, mais les gens… Oustadha : Oui, il a dit qu’on a le droit à ces conditions. Il a dit qu’il faut être intégralement voilé, avec le sitar. Il ne faut pas parler ni rigoler. L’interlocutrice : Donc, ce n’est même pas marrant pour un mariage. Oustadha : Oui, voilà. Donc, c’est pour ça.

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La gestion de la curiosité de sa mère et le mensonge

Question : Ma mère veut tout savoir sur ma vie privée : mes sorties, mes voyages, même des détails comme les hôtels ou des photos que je ne souhaite pas partager. Elle me pose beaucoup de questions, et parfois je mens pour éviter de l’attrister ou de créer des tensions. Par exemple, je lui dis que je ne suis pas sortie, ou que je n’ai pas apporté de repas à ma belle-famille, alors que je l’ai fait. Elle compare tout ce que je fais pour mes parents et pour ma belle-famille, allant jusqu’à calculer le nombre d’heures passées chez chacun. Cela crée de la pression, alors j’ai décidé de ne plus lui parler de mes bonnes actions ni de mes efforts. Même lorsque je lui fais un rappel sur un jeûne surérogatoire, elle revient ensuite me demander si je l’ai jeûné et si mon mari aussi, ce qui me dérange car je veux que cela reste entre moi et Allah. Ma question est : est-ce permis de mentir dans cette situation pour préserver la paix et éviter les conflits ? Et comment gérer cela sans me sentir mal ? Réponse Oustadha : Qu’Allah facilite la sœur. Les parents doivent toujours être respectés. Si la mère, d’un certain âge, désire voyager ou sortir, la fille a le devoir de bien se comporter avec elle et de lui obéir. Une solution, quand on ne peut pas dire la vérité, est d’utiliser le principe de la tawriya, c’est-à-dire de ne pas mentir directement, mais de cacher la vérité par une ambiguïté. L’interlocutrice : C’est-à-dire que si elle rend visite à sa mère, elle peut sortir avec elle. Mais le père (le mari de la mère) s’y oppose. Oustadha : Le mari de la mère. L’interlocutrice : Son père ne veut pas que sa mère sorte. C’est ce qu’elle a expliqué. Donc, même si la fille souhaite faire sortir sa mère, elle ne le peut pas car le père s’y oppose. Oustadha : Dans ce cas, la fille doit être patiente avec sa mère. Quand elle lui rend visite, elle doit lui acheter des cadeaux et passer beaucoup de temps avec elle pour la réconforter. Tant que le père ne laisse pas sortir la mère, on peut rester avec elle, avoir une bonne communication, beaucoup lui parler pour la réconforter. On peut aussi lui apporter des cadeaux pour compenser son manque de liberté. L’interlocutrice : Compenser, en fait. Oustadha : Oui, compenser le temps. La fille doit rester beaucoup avec sa mère. Elle disait que sa mère voulait sortir, mais que son père ne voulait pas. Si le père ne veut pas, le mari ne peut pas faire sortir sa belle-mère. Pour compenser, tu peux rendre visite souvent à ta mère, l’appeler, lui montrer que tu l’aimes et que tu t’intéresses à elle, mais sans lui mentir. Franchement, ce n’est pas autorisé de mentir. On peut avoir un bon comportement avec sa belle-mère et son beau-père sans mentir à sa mère. On peut faire beaucoup de choses sans mentir. L’interlocutrice : Pour le jeûne, quand sa mère lui demande si elle a jeûné (par exemple, pour Arafat ou Ashura), et qu’elle souhaite… Oustadha : Oui, c’est autorisé de lui dire que tu as jeûné. Cela peut même avoir un effet positif. L’interlocutrice : Moi, je sais que ma mère fait ça, mais parce que… Oustadha : C’est autorisé. Si quelqu’un te demande si tu vas jeûner Arafat, tu peux répondre oui. Ce n’est pas mentir, car on ne mentirait pas pour un mensonge qui serait haram. L’interlocutrice : Oui, bien sûr. Mais ce n’est pas du riya’ (ostentation) ? Oustadha : Non, voilà. Moi, je sais que ma mère, des fois, elle me demande, mais c’est parce qu’elle aussi le fait. C’est pour se mettre dans le même bateau, on va dire. Ça veut dire qu’on ne veut pas nier cela. Quand elle me rappelle le jeûne d’Achoura, je lui dis que je vais jeûner. Ainsi, dans la niya (intention), c’est que je l’aide à jeûner. Ce n’est pas du riya’. Ces petites choses, on peut les faire. Il faut donner le droit à la mère et lui rendre visite souvent. Franchement, la mère a un grand droit. Il faut lui rendre visite souvent, avoir un bon comportement et la consoler avec des cadeaux et des mots doux. L’interlocutrice : Dans ce cas, si la mère compte le temps que sa fille passe avec sa belle-famille et le temps qu’elle passe avec elle, est-ce que c’est le devoir de la fille de passer exprès plus de temps chez sa mère ? Oustadha : C’est mieux, oui. C’est mieux. L’interlocutrice : Pour ne pas la vexer ? Oustadha : Elle a plus de droits que sa belle-mère. L’interlocutrice : Que sa belle-mère, voilà. Donc si elle reste quatre heures chez la belle-mère… Oustadha : Peut-être que la sœur s’est trompée et qu’elle passe beaucoup de temps avec sa belle-mère. C’est bien de le faire, mais on doit rester plus longtemps avec sa mère. Le temps passé avec la mère doit être double par rapport au temps passé avec la belle-mère. Si tu restes cinq heures là-bas, tu dois rester au moins six heures avec ta mère. Si tu vas chez ta belle-mère aujourd’hui, tu dois aller chez ta mère demain. L’interlocutrice : Une sœur m’a dit : « Attention, c’est le mari de la sœur qui ne veut pas qu’elle sorte. » Mais juste au-dessus, elle a dit que mon père n’était pas de cet avis. C’est pour ça que la question est… Oustadha : Si c’est le mari de la sœur, ce n’est pas un problème. Quand elle visite sa mère, elle peut sortir avec elle. Ce n’est pas un problème. L’interlocutrice : Oui, oui. Si c’était comme ça, la question d’après… je comprends. Si son mari est contre la sortie de la mère, quand je visite ma mère, je peux la faire sortir parce que c’est son acte. Dans tous les cas, si le

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L’AVC et la hijra

Question : Je voulais poser une question qui me tracasse. Je suis la personne en fin de maladie qui souhaite faire la hijra. Je vous avais déjà questionné auparavant. Amin. Mon AVC est dû à un problème au cerveau. Alors, j’ai des opérations pour lesquelles, pour aller au bloc et faire les opérations, il fallait que j’enlève mon voile. De même, pour mon suivi lors de contrôle IRM, je dois enlever mon voile pour le faire et c’est une chose que je déteste. Mais je dois le faire pour pouvoir me soigner. Et c’est seulement le temps de l’intervention et ensuite, je le remets directement. Quel est le jugement de cela ? Je n’ai pas vraiment le choix. dans le sens où je tiens à faire les causes qu’Allah m’a permis de voir. Bien que je déteste me retrouver dans une telle situation, il faut retirer mon voile qui est la fierté. C’est à hauteur d’une fois par an. L’interlocutrice : Je voulais juste ajouter une petite chose, parce que des fois en France, ils ne le disent pas. C’est que moi, j’ai fait plusieurs IRM en France, et même en Algérie d’ailleurs, et j’ai gardé mon voile tout le temps. Non, non, non. Du coup, je leur demandais, ils disaient que tant que vous n’avez pas d’objet métallique, je pouvais rester totalement pour l’IRM. Après, pour les opérations, c’est autre chose. Mais pour l’IRM, que ce soit en France ou en Algérie, j’ai toujours gardé mon voile et je faisais mon IRM en jilbab. Il n’y a rien du tout. Moi, je n’ai pas de bijoux, je n’ai rien. Tant qu’il n’y avait pas d’objet métallique. Et ça, ils ne le disent pas en France, des fois. Ils veulent nous faire retirer le voile. Mais non, moi, j’ai toujours… Réponse  Oustadha : Oui, c’était au cerveau. L’interlocutrice : Moi, j’avais fait une IRM au cerveau et une au cervical en France, c’était au cerveau justement. J’avais gardé mon jilbab, mais pourtant ce n’était pas des musulmans. Je leur ai dit non parce que je connaissais cela. Moi, la première fois, j’ai écouté ça à la mosquée. Ils m’ont dit « enlevez vos voiles », je leur ai dit non, je sais que je peux le garder. Après, ils sont allés questionner le médecin, le médecin a dit OK, je l’ai gardé. Oustadha : Donc voilà, c’est ce qu’elle dit. Il accepte après, étonné quand même. Si elle fait l’IRM, elle essaie avec eux. S’ils ne veulent pas, dans la nécessité, elle doit enlever son voile. Si elle trouve des femmes, c’est bien. Mais si ce ne sont que des hommes, ils sont obligés. Ils savent bien que les femmes, dans la nécessité, tu dois enlever le voile. Mais toujours on dit, s’il y a des femmes, tu es obligée de privilégier les femmes. Mais si tu ne trouves pas, ou s’ils ne veulent pas, on donne aux femmes. Dans ce cas, toi, tu détestes ça avec ton cœur, mais tu dois enlever le voile. Dans la nécessité, ce n’est pas grave. L’interlocutrice : Tu vois, il y a d’autres sœurs aussi. Elle dit, moi, je suis tombée sur une femme. Elle a dit : « Vous pouvez rester en jilbab. Vous enlevez juste vos bijoux. » C’est important de le dire parce que eux, les non-musulmans, des fois, ils ne peuvent pas le dire. Des fois, donc, alhamdulillah. Oustadha : Oui, dans les nécessités, ce n’est pas grave. Qu’Allah te guérisse. L’interlocutrice : Amin, amin.

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L’apprentissage des lettres arabes pour les enfants et le Coran

Question :  Ma question est sur l’apprentissage des lettres arabes, les lectures pour enfants. Mon fils de 4 ans commence à apprendre les lettres. Il reconnaît pas mal de lettres isolées et attachées à l’arbre. Le but de cet apprentissage, c’est qu’il puisse, à la fin, pouvoir lire correctement le Coran avec les règles de lecture inférieures ainsi que la bonne prononciation des lettres. J’utiliserai aussi la méthode Nouraniya. Mais est-il permis de lui enseigner de façon ludique et par le jeu ? Par exemple, pour qu’il puisse se familiariser avec l’écriture du Coran, j’ai imprimé les trois dernières sourates et je les ai plastifiées. Puis je lui ai demandé avec un marqueur de m’entourer les trois lettres. Exemple, « alif, wa, sin ». Ensuite, quand on a fini, le marqueur s’efface avec une gomme ou soit avec une éponge blanche. Je pourrais aussi le faire sur la tablette, mais je veux éviter les écrans. Suis-je dans l’erreur ? Ensuite, la sœur avait envoyé des photos en privé que je t’ai envoyées. Elle plastifie la feuille, elle écrit avec un feutre ardoise, ensuite elle efface.  La question, si j’ai bien compris, c’est quel est le jugement d’écrire sur le Coran, même si ça s’efface ? Réponse  Oustadha : Oui, le jugement d’écrire sur le Coran, il y a divergence, mais je suis convaincue que lire sur le Coran, ce n’est pas permis. D’écrire, d’entourer, d’entourer dans la sourate, dans la lettre, ce n’est pas permis. Franchement, parce que le Coran, c’est quelque chose de sacré, on ne peut pas le toucher. Parce qu’on a, là, on a beaucoup de méthodes pour faire ça. On peut acheter des livres en arabe ou des choses en arabe pour entourer les lettres. On peut, par exemple, prendre une ardoise, toute simple, on écrit un mot, et là, on peut les entourer. Oui, j’ai dit ça. On peut avoir des petits livres en arabe pour des lettres, des grandes lettres en arabe, pour entourer la lettre. Même, j’ai vu le premier dessin, c’était comme une fleur. C’est écrit sur Fatiha. Sur cette Fatiha, il y avait une abeille.     Ce n’est pas faisable avec le Coran. Parce que le Coran, toujours, il est haut. Il ne le fait pas en bas. C’est pour ça, ces méthodes, il ne faut pas les faire. Mais al hamdulillah, on a d’autres méthodes pour faire ça. Soit des livres, je fais des livres en arabe avec des lettres, elles sont grandes, on peut les entourer, mais faire des dessins, mais pas faire sur votre Fatiha, plus tu fais quelque chose sur votre Fatiha. Ça, c’est pas faisable, franchement. C’est quelque chose de sacré, on ne le touche pas. C’est pour lire. Non, entourer, il y a des gens qui ont dit, tu peux, mais pour même entourer, il ne faut pas faire ça. L’interlocutrice : Que ça soit sur le mushaf ou que ça soit isolé ? Oustadha : Dans tous les cas, du moment où c’est du Coran, on ne touche pas. Oui, on ne touche pas, franchement. Il y a, tu veux dire, l’arabe, la langue arabe, tu peux faire avec les lettres, tu peux faire avec des petites phrases, des grandes, ils peuvent entourer. Avec la Nouraniya. L’interlocutrice : Oui, oui, oui. Avec la Nouraniya, tu peux entourer avec la Nouraniya, c’est mieux. D’accord. Une sœur, elle dit, même si le verset est plastifié, ça ne change rien, même si c’est isolé, dans tous les cas, du moment où c’est du Coran, qu’il soit plastifié ou peu importe, on évite, on le fait, voilà.

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L’Apprentissage de la science en français vs arabe

Question : Assalamu alaykum wa rahmatullah, J’aimerais comprendre la réelle portée de l’apprentissage de la science religieuse en français, via des étudiants en science. Est-ce que cela permet d’acquérir une vraie compréhension du dîn, de faire la da’wah, de corriger les situations autour de soi, et de vraiment s’améliorer dans sa pratique ? Ou bien est-ce que cela reste un apprentissage de base, utile uniquement pour pratiquer correctement mais avec des limites importantes dans la compréhension profonde des sujets ? En comparaison, qu’apporte de plus l’apprentissage directement en arabe auprès des savants ? Qu’est-ce que l’on ne peut pas atteindre tant qu’on reste uniquement sur des cours en français, même si on y consacre du temps et qu’on les suit sérieusement ? BarakAllahu fikum pour votre éclairage. Réponse  Oustadha : Il y a beaucoup de sœurs qui connaissent, on va dire, leur religion en français, elles savent ce qui est halal et haram, ce qui est bien ou pas bien, mais elles seraient incapables de le faire en arabe. Elles ne connaissent les choses qu’à travers les traductions. L’interlocutrice : Donc, est-ce que l’on peut dire que quelqu’un qui a des connaissances en français a du ilm (de la science) ? Oustadha : Non, ce n’est pas de la connaissance. La science n’est pas la connaissance. Il faut avoir de la science, il faut l’avoir étudiée. L’interlocutrice : Quelle est la différence entre celui qui connaît des hadiths, le Coran et des fatwas en arabe, et celle qui connaît la même chose en français ? Ils n’ont pas le même niveau ? Oustadha : Non, ce n’est pas un problème, c’est pareil, car même une personne qui connaît des hadiths et des fatwas en arabe n’est pas forcément un talib al-‘ilm (un étudiant en science) si elle n’a pas étudié la science formellement. L’interlocutrice : D’accord. Donc, celle qui connaît les fatwas en français, c’est la même chose, elle n’a pas encore étudié la science. Oustadha : D’accord, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas l’autorisation de faire la da’wah (prêche). Parce qu’ils n’ont pas le matériel pour faire la da’wah. Les savants n’autorisent pas quelqu’un à faire la da’wah, sauf si un savant lui-même l’a autorisé. Pour quelqu’un qui veut faire la da’wah, il doit avoir un savant qui va l’y autoriser. Même si tu connais le halal et le haram, tu ne peux pas dire « demain, je vais faire une halqa ou une assise pour la science« . C’est très grave, parce que c’est une religion. Qu’est-ce qu’il va dire aux gens ? C’est pour ça qu’on dit que même si tu connais le halal et le haram, que ce soit en France ou en Europe, ce n’est pas permis de faire la da’wah. Tu peux corriger ta famille, par exemple. Si tu connais la prière telle que le Prophète (Sallallahu Alayhi Wa Sallam) la faisait, tu peux corriger un membre de ta famille. Mais pour faire une assise et une da’wah, je ne peux pas. L’interlocutrice : Oui, en fait, il y a une différence entre faire le rappel aux proches (nos parents, nos frères, nos maris, nos enfants) et se prétendre avoir de la science pour aller enseigner aux autres. Oustadha : L’enseignement de la science n’est pas donné à tout le monde. Bien sûr. C’est-à-dire que si quelqu’un dit « moi, je connais le haram, je vais donner de la science« , on va lui répondre que c’est interdit, c’est haram. C’est pour ça que tous les talib al-‘ilm qui ont de la science ne peuvent pas faire la da’wah, sauf s’il y a une autorisation des grands savants. Avant, les grands savants disaient qu’ils ne pouvaient pas faire la da’wah sauf si les compagnons les y autorisaient. C’est ça. L’interlocutrice : Et du coup, est-ce qu’il y a une différence si on met deux personnes, deux sœurs ? Elles ont les mêmes connaissances, sauf qu’une les a en arabe et l’autre en français. Est-ce que les deux sont considérées comme égales ? Oustadha : Oui. Si elle comprend bien le français traduit et l’autre comprend bien, c’est égal. Mais si la sœur en français comprend bien, elle ne comprend pas très bien l’arabe, elle va dire que l’arabe est mieux que le français. Mais je dis toujours, même si je suis en études en français via des étudiants, c’est mieux d’apprendre l’arabe. L’interlocutrice : Oui, c’est une obligation d’apprendre la langue arabe pour mieux comprendre le Coran. Et à partir de quand peut-on être considéré comme étudiant en science ? C’est-à-dire, comment peut-on avoir le nom de talib al-‘ilm ? Est-ce que quelqu’un qui prend des cours plusieurs fois par semaine… Oustadha : J’ai lu des fatwas qui disent qu’on ne peut pas être un talib al-‘ilm… Je dis qu’on est un talib al-‘ilm quand un savant nous autorise. L’interlocutrice : Toi, tu veux dire dans le sens de prêcher, de faire la da’wah. Oustadha : Mais celui qui ne veut pas prêcher, quelqu’un qui apprend sa religion, il est considéré comme un talib al-‘ilm. Mais pour faire la da’wah, il faut… L’interlocutrice : Mais il n’a pas le statut de prêcheur, de prédicateur. Oustadha : Il y a une différence. Oui, il y a une différence. Mais quelqu’un qui a fait la prédication, on l’appelle talib al-‘ilm. Oui, voilà. Ça s’appelle talib al-‘ilm. D’accord. Mais ça ne veut pas dire qu’il peut faire la da’wah et… et chez les autres. Oui. Il y a des divergences là-dessus… L’interlocutrice : Je connais ton avis sur ça, c’est pour ça que je te dis ça, mais c’est vrai qu’il y a des frères sur Instagram, des étudiants à Médine qui sont diplômés, qui ont trouvé des fatwas de savants qui disent que la tazkiyah (recommandation/autorisation) n’est pas obligatoire. Par rapport au hadith qui disait que si vous connaissez une science, il faut la… Si moi, par exemple, je connais ça, c’est mon devoir de la… Oustadha : Oui, mais tu connais quelque chose, il y a une explication de ça.

L’Apprentissage de la science en français vs arabe Lire la suite »