L’essuyage sur un plâtre, une attelle ou un pansement
Savant citéMuhammad ibn Sâlih Ibn ‘Uthaymînfatwa traduiteTous ses articles dans le Mag (185)
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Question arabe
عن حكم المسح على الجبيرة؟
Réponse arabe
فأجاب - حفظه الله تعالى - بقوله: لابد أولا ًأن نعرِّف ما هي الجبيرة؟
الجبيرة في الأصل ما يُجَبر به الكسر، والمراد بها في عرف الفقهاء "ما يوضع على موضع الطهارة لحاجة" ، مثل الجبس الذي يكون على الكسر، أو اللزقة التي تكون على الجرح، أو على ألم في الظَّهر أو مأ أشبه ذلك، فالمسح عليها بجزيء عن الغسل. فإذا قدرنا أن ذراع المتوضئ لزقة على جرح يحتاج إليها، فإنه يمسح عليها بدلاً عن الغسل وتكون هذه الطهارة كاملة، بمعنى أنه لو فُرض أن هذا الرَّجل نزع هذه الجبيرة أو اللزقة، فإن طهارته تبقى ولا تنتقض لأنها تمت على وجه شرعي. ونزع اللزقة ليس هناك دليل على أنه ينقض الوضوء أو ينقض الطهارة وليس في المسح على الجبيرة دليل خالٍ من معارضة، فيها أحاديث ضعيفة ذهب إليها بعض أهل العلم، وقال: إن مجموعها يرفعها إلى أن تكون حجة.
ومن أهل العلم من قال: إنه لضعفها لا يعتمد عليها، وهؤلاء اختلفوا، فمنهم من قال: يسقط تطهير محل الجبيرة، لأنه عاجز عنه. ومنهم من قال: بل يتيمم له ولا يمسح عليها.
لكن أقرب الأقوال إلى القواعد بقطع النظر عن الأحاديث الواردة فيها، أقرب الأقوال أنه يمسح، وهذا المسح يغنيه عن التيمم فلا حاجة إليه، وحينئذٍ نقول: إنه إذا وجد جرح في أعضاء الطهارة فله مراتب:
المرتبة الأولى: أن يكون مكشوفاً ولا يضره الغسل، ففي هذه المرتبة يجب عليه غسله إذا كان في محلٍ يُغسل.
المرتبة الثانية: أن يكون مكشوفاً ويضره الغسل دون المسح، ففي هذه المرتبة يجب عليه المسح دون الغسل.
المرتبة الثالثة:: أن يكون مكشوفاً ويضره الغسل والمسح، فهنا يتيمم له.
المرتبة الرابعة: أن يكون مستوراً بلزقة أو شبهها محتاج إليها، وفي هذه المرتبة يمسح على هذا الساتر، ويغنيه عن غسل العضو ولا يتيمم.
Traduction française de la question
Qu’en est-il de l’essuyage sur une attelle ou un plâtre ?
Traduction française de la réponse
Il a répondu — qu’Allah, exalté soit-Il, le préserve — :
Il faut tout d’abord définir ce qu’est la jabîra. À l’origine, ce terme désigne ce qui sert à consolider une fracture. Dans l’usage des juristes, il désigne « ce qui est placé, pour répondre à un besoin, sur un endroit concerné par la purification », comme le plâtre posé sur une fracture, le pansement appliqué sur une plaie ou sur un endroit douloureux du dos, ou quelque chose de semblable. L’essuyage sur ce dispositif suffit à la place du lavage.
Supposons ainsi que la personne qui fait ses ablutions ait au bras une plaie recouverte d’un pansement nécessaire : elle passe la main mouillée sur ce pansement à la place du lavage, et cette purification est complète. Cela signifie que, si cette personne retire ensuite l’attelle ou le pansement, son état de purification demeure et n’est pas annulé, puisque la purification a été accomplie d’une manière conforme à la législation. Aucune preuve n’indique que le retrait du pansement annule les ablutions ou l’état de purification.
Au sujet de l’essuyage sur une attelle, il n’existe pas de preuve exempte d’objection. Il y a à ce sujet des hadiths faibles que certains savants ont retenus, en estimant que, pris ensemble, ils atteignent le degré permettant de les invoquer comme preuve.
D’autres savants ont dit que l’on ne pouvait s’appuyer sur ces hadiths en raison de leur faiblesse. Ceux-ci ont toutefois divergé : certains ont dit que la purification de l’endroit couvert par l’attelle n’était plus exigée, puisque la personne était incapable de l’accomplir ; d’autres ont dit qu’elle devait plutôt faire le tayammoum — les ablutions sèches — pour cet endroit, sans passer la main mouillée sur l’attelle.
Mais, indépendamment des hadiths rapportés à ce sujet, l’avis le plus conforme aux principes est de pratiquer l’essuyage. Cet essuyage dispense du tayammoum, qui n’est donc pas nécessaire. Nous disons alors que, lorsqu’une plaie se trouve sur l’un des membres concernés par la purification, quatre cas se présentent :
Premier cas : la plaie est découverte et le lavage ne lui nuit pas. Il est alors obligatoire de la laver, si elle se trouve à un endroit qui doit être lavé.
Deuxième cas : la plaie est découverte et le lavage lui nuit, mais pas le passage de la main mouillée. Il est alors obligatoire de pratiquer l’essuyage et de ne pas la laver.
Troisième cas : la plaie est découverte et le lavage comme l’essuyage lui nuisent. On fait alors le tayammoum pour cet endroit.
Quatrième cas : la plaie est couverte d’un pansement ou de quelque chose de semblable qui est nécessaire. On passe alors la main mouillée sur ce qui la recouvre. Cela suffit à la place du lavage du membre, et l’on ne fait pas de tayammoum.
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