Le jugement de la femme qui prend des biens de son mari sans son autorisation
Savant citéCheikh 'Abd Al-'Aziz ibn Baz رحمه اللهfatwa traduiteTous ses articles dans le Mag (101)
- 2 min de lecture
- Texte arabe et traduction
- Lire la traduction

Question arabe
س: زوجي لا يعطيني مصروفا، لا أنا ولا أبنائي، ونحن نأخذ من عنده أحيانا بدون علمه، فهل علينا ذنب؟ (١)
Réponse arabe
ج: يجوز للمرأة أن تأخذ من مال زوجها بغير علمه ما تحتاج إليه هي وأولادها القاصرون بالمعروف، من غير إسراف، ولا تبذير، إذا كان لا يعطيها كفايتها، لما ثبت في الصحيحين عن عائشة - رضي الله عنها - (( أن هند بنت عتبة - رضي الله عنها - قالت: يا رسول الله إن أبا سفيان لا يعطيني ما يكفيني، ويكفي بني، فقال - صلى الله عليه وسلم خذي من ماله بالمعروف ما يكفيك ويكفي بنيك (٢) )) والله ولي التوفيق.
(١) نشر في جريدة العالم الإسلامي الصادرة عن رابطة العالم الإسلامي بتاريخ ١٣ \ ٧ \ ١٤١٩ هـ. (٢) أخرجه البخاري برقم ٢٠٥٩ كتاب بالبيوع، باب من أجرى أمر الأمصار على ما يتعارفون بينهم، ومسلم برقم ٣٢٣٣ كتاب الأقضية، باب قضية هند.
Traduction française de la question
Mon mari ne nous donne pas d'argent pour nos dépenses, ni à moi ni à mes enfants. Il nous arrive parfois de prendre de son argent sans qu'il le sache. Commettons-nous un péché ? (1)
Traduction française de la réponse
Il est permis à la femme de prendre sur les biens de son mari, sans qu'il le sache, ce dont elle a besoin pour elle-même et pour ses enfants mineurs, selon ce qui est convenable, sans excès ni gaspillage, lorsqu'il ne lui donne pas ce qui lui suffit.
Cela repose sur ce qui est établi dans les deux Sahîh (les recueils authentiques d'Al-Bukhârî et de Muslim), d'après 'Âïsha, qu'Allah l'agrée : Hind bint 'Utba, qu'Allah l'agrée, dit : « Ô Messager d'Allah, Abû Sufyân ne me donne pas ce qui me suffit, ni ce qui suffit à mes enfants. » Le Prophète ﷺ lui répondit : « Prends de ses biens, selon ce qui est convenable, ce qui te suffit et ce qui suffit à tes enfants. » (2)
Et c'est Allah qui accorde la réussite.
(1) Publié dans le journal « Al-'Âlam Al-Islâmî », édité par la Ligue islamique mondiale, en date du 13/7/1419 H. (2) Rapporté par Al-Bukhârî sous le numéro 2059, livre des Ventes (Al-Buyû'), chapitre : « Celui qui règle les affaires des différentes contrées selon ce que leurs habitants connaissent par l'usage entre eux » ; et par Muslim sous le numéro 3233, livre des Jugements (Al-Aqdiya), chapitre : « L'affaire de Hind ».
Classé dans











