Les coiffures hautes à la maison

Question : Est-ce qu’il est possible de se faire des chignons hauts ou des couettes hautes quand on est à la maison et qu’il fait chaud, ou pour dormir. Je sais qu’il y a un hadith qui réprouve ce genre de coiffure chez les femmes, car cela ressemble à une bosse de chameau. Mais qu’en est-il à la maison si on a chaud et qu’on veut se dégager la nuque ? Réponse :  Oustadha : Tu peux faire un chignon, mais il ne doit pas avoir la forme d’une bosse de chameau. Tu peux faire un petit chignon qui n’est pas trop haut. Le Prophète a interdit de ressembler à une bosse de chameau, mais un petit chignon, même un peu plus haut que la nuque, est autorisé. L’interlocutrice : D’accord, je mets le mien ici, à la hauteur de la tête. Oustadha : Tu peux le baisser, oui. Tant que ce n’est pas comme une bosse de chameau, ce n’est pas interdit. Le milieu, c’est permis. L’interlocutrice : Juste au niveau des oreilles ? Oustadha : Oui, tu peux le faire. Ce n’est pas grave, c’est permis. L’interlocutrice : D’accord, alhamdulillah.

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La gestion de la curiosité de sa mère et le mensonge

Question : Ma mère veut tout savoir sur ma vie privée : mes sorties, mes voyages, même des détails comme les hôtels ou des photos que je ne souhaite pas partager. Elle me pose beaucoup de questions, et parfois je mens pour éviter de l’attrister ou de créer des tensions. Par exemple, je lui dis que je ne suis pas sortie, ou que je n’ai pas apporté de repas à ma belle-famille, alors que je l’ai fait. Elle compare tout ce que je fais pour mes parents et pour ma belle-famille, allant jusqu’à calculer le nombre d’heures passées chez chacun. Cela crée de la pression, alors j’ai décidé de ne plus lui parler de mes bonnes actions ni de mes efforts. Même lorsque je lui fais un rappel sur un jeûne surérogatoire, elle revient ensuite me demander si je l’ai jeûné et si mon mari aussi, ce qui me dérange car je veux que cela reste entre moi et Allah. Ma question est : est-ce permis de mentir dans cette situation pour préserver la paix et éviter les conflits ? Et comment gérer cela sans me sentir mal ? Réponse Oustadha : Qu’Allah facilite la sœur. Les parents doivent toujours être respectés. Si la mère, d’un certain âge, désire voyager ou sortir, la fille a le devoir de bien se comporter avec elle et de lui obéir. Une solution, quand on ne peut pas dire la vérité, est d’utiliser le principe de la tawriya, c’est-à-dire de ne pas mentir directement, mais de cacher la vérité par une ambiguïté. L’interlocutrice : C’est-à-dire que si elle rend visite à sa mère, elle peut sortir avec elle. Mais le père (le mari de la mère) s’y oppose. Oustadha : Le mari de la mère. L’interlocutrice : Son père ne veut pas que sa mère sorte. C’est ce qu’elle a expliqué. Donc, même si la fille souhaite faire sortir sa mère, elle ne le peut pas car le père s’y oppose. Oustadha : Dans ce cas, la fille doit être patiente avec sa mère. Quand elle lui rend visite, elle doit lui acheter des cadeaux et passer beaucoup de temps avec elle pour la réconforter. Tant que le père ne laisse pas sortir la mère, on peut rester avec elle, avoir une bonne communication, beaucoup lui parler pour la réconforter. On peut aussi lui apporter des cadeaux pour compenser son manque de liberté. L’interlocutrice : Compenser, en fait. Oustadha : Oui, compenser le temps. La fille doit rester beaucoup avec sa mère. Elle disait que sa mère voulait sortir, mais que son père ne voulait pas. Si le père ne veut pas, le mari ne peut pas faire sortir sa belle-mère. Pour compenser, tu peux rendre visite souvent à ta mère, l’appeler, lui montrer que tu l’aimes et que tu t’intéresses à elle, mais sans lui mentir. Franchement, ce n’est pas autorisé de mentir. On peut avoir un bon comportement avec sa belle-mère et son beau-père sans mentir à sa mère. On peut faire beaucoup de choses sans mentir. L’interlocutrice : Pour le jeûne, quand sa mère lui demande si elle a jeûné (par exemple, pour Arafat ou Ashura), et qu’elle souhaite… Oustadha : Oui, c’est autorisé de lui dire que tu as jeûné. Cela peut même avoir un effet positif. L’interlocutrice : Moi, je sais que ma mère fait ça, mais parce que… Oustadha : C’est autorisé. Si quelqu’un te demande si tu vas jeûner Arafat, tu peux répondre oui. Ce n’est pas mentir, car on ne mentirait pas pour un mensonge qui serait haram. L’interlocutrice : Oui, bien sûr. Mais ce n’est pas du riya’ (ostentation) ? Oustadha : Non, voilà. Moi, je sais que ma mère, des fois, elle me demande, mais c’est parce qu’elle aussi le fait. C’est pour se mettre dans le même bateau, on va dire. Ça veut dire qu’on ne veut pas nier cela. Quand elle me rappelle le jeûne d’Achoura, je lui dis que je vais jeûner. Ainsi, dans la niya (intention), c’est que je l’aide à jeûner. Ce n’est pas du riya’. Ces petites choses, on peut les faire. Il faut donner le droit à la mère et lui rendre visite souvent. Franchement, la mère a un grand droit. Il faut lui rendre visite souvent, avoir un bon comportement et la consoler avec des cadeaux et des mots doux. L’interlocutrice : Dans ce cas, si la mère compte le temps que sa fille passe avec sa belle-famille et le temps qu’elle passe avec elle, est-ce que c’est le devoir de la fille de passer exprès plus de temps chez sa mère ? Oustadha : C’est mieux, oui. C’est mieux. L’interlocutrice : Pour ne pas la vexer ? Oustadha : Elle a plus de droits que sa belle-mère. L’interlocutrice : Que sa belle-mère, voilà. Donc si elle reste quatre heures chez la belle-mère… Oustadha : Peut-être que la sœur s’est trompée et qu’elle passe beaucoup de temps avec sa belle-mère. C’est bien de le faire, mais on doit rester plus longtemps avec sa mère. Le temps passé avec la mère doit être double par rapport au temps passé avec la belle-mère. Si tu restes cinq heures là-bas, tu dois rester au moins six heures avec ta mère. Si tu vas chez ta belle-mère aujourd’hui, tu dois aller chez ta mère demain. L’interlocutrice : Une sœur m’a dit : « Attention, c’est le mari de la sœur qui ne veut pas qu’elle sorte. » Mais juste au-dessus, elle a dit que mon père n’était pas de cet avis. C’est pour ça que la question est… Oustadha : Si c’est le mari de la sœur, ce n’est pas un problème. Quand elle visite sa mère, elle peut sortir avec elle. Ce n’est pas un problème. L’interlocutrice : Oui, oui. Si c’était comme ça, la question d’après… je comprends. Si son mari est contre la sortie de la mère, quand je visite ma mère, je peux la faire sortir parce que c’est son acte. Dans tous les cas, si le

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S’occuper des vêtements non légiférés de sa mère 

Question : Ma mère travaille à l’extérieur et porte des vêtements non légiférés. Cependant, c’est moi qui m’occupe de prendre soin de ses vêtements en les lavant, les pliant, etc. Si j’arrête de m’occuper de ses vêtements, c’est fort probable qu’elle s’énerve contre moi et que le linge mette du temps à se laver. Est-ce qu’en prenant soin de ses vêtements, je contribue et l’aide dans son péché ? Entre parenthèses, de mettre des vêtements non légiférés à l’extérieur et que me conseillez-vous dans cette situation ? Réponse  Oustadha : La sœur a expliqué que c’est elle qui s’occupe des vêtements, mais que sa mère n’est pas dans la législation. Elle dit : « au pire, elle va s’énerver ». Mais normalement, on le rappelle : il est interdit d’aider les gens dans ce genre de cas, surtout quand ça concerne quelque chose de blâmable. Alors, ce qu’elle peut faire, c’est laisser sa mère faire le linge elle-même. Elle, de son côté, s’occupe du ménage, de la cuisine, de la maison en général. Elle prépare les repas, fait la vaisselle, nettoie le sol, etc. Mais le linge, elle le laisse exprès. Elle peut lui dire : « Je suis fatiguée, j’étais occupée », et elle laisse le linge pour que sa mère le fasse le week-end. Car si elle s’en occupe, elle participe indirectement à un péché. Et on sait qu’on n’a pas le droit d’aider les autres dans le péché. Ce qu’elle peut aussi faire, c’est donner un conseil à sa mère, doucement, en lui proposant de porter des robes longues, des habits plus couvrants… Petit à petit, ça peut l’amener vers quelque chose de meilleur. Elle agit avec douceur (hikmah) pour que sa mère change progressivement. Elle peut faire semblant d’être trop occupée : « J’ai fait tout le reste, je suis fatiguée, je n’ai pas eu le temps pour le linge ». Comme ça, sa mère s’en occupe elle-même. Mais au final, c’est une manière pour elle de ne pas être complice de ce qu’Allah n’aime pas. Elle fait tout le reste à la maison, elle est sérieuse, elle se donne à fond, et elle laisse juste ce point-là. Qu’Allah facilite, ma sœur. Et qu’Il guide ta mère vers le voile. L’interlocutrice : Une sœur a précisé — et c’est vrai que c’est important — que ça concerne aussi les parents kouffars. Oustadha : Oui, bien sûr, même si ce sont les parents. L’interlocutrice : Donc on ne peut pas leur dire par exemple : « Mets une jupe longue », parce que de toute façon, ils n’ont pas le tawhid… Oustadha : Exactement. Ce n’est pas possible de leur demander de faire ça alors qu’ils n’ont même pas la base, le tawhid. L’interlocutrice : Et si on sent que ça peut causer un fitnah, un mal plus grand… ? Oustadha : Oui, si tu crains un mal plus grave, il faut faire attention. Oui, grave, grave, très grave. Tu peux laver ce linge, mais tu détestes ça par ton cœur. Tu rejettes ça. Tu rejettes ça. Mais sinon, elle fait comme tu as dit, elle essaie de délaisser cette tâche au maximum. Et faire tous les… L’interlocutrice : Même si c’est des mécréants. Elle s’occupe de la maison, que ça. Oustadha : Oui, oui, qu’elle essaie. Elle essaie, elle essaie. L’interlocutrice : Oui. Qu’Allah facilite. Oustadha : Je ne sais pas, dans cette génération, le plus dur, c’est vraiment… cette entraide au péché parce que surtout quand les parents ne sont pas dans le din ils vont te dire ou emmène-moi là les vêtements c’est dur de dire non après on est des extrémistes on triche un petit peu des fois je suis fatiguée ma mère c’est pas je veux pas te prendre pour se promener tu fais des tu triches un petit peu sans faire toucher ta main ou comme ça c’est pas facile c’est pas facile comment les guides amin amin.

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Le Prêt d’argent à une personne jouant aux jeux de hasard

Question : Alors, salam alaykoum. J’ai prêté une somme d’argent importante à une personne dans le besoin. Or, cette personne dépense de l’argent dans les jeux de hasard. J’étais au courant de cela, mais je l’ai quand même aidée. J’ai demandé à la personne… qu’elle devra me rendre l’argent obtenu de manière halal et non pas de l’argent obtenu par le biais des jeux. Aujourd’hui, je souhaite récupérer cet argent, mais personne n’est pas en mesure de me verser la somme de manière halal maintenant. Elle détient entièrement la somme, mais elle l’a obtenue de manière illicite. Je voudrais donc savoir si la personne me rend l’argent obtenu de manière illicite, serait-il licite pour moi de la récupérer ? Alors, à la fois, je n’avais pas vu en bas. La personne est au chômage. Est-il préférable qu’elle me rende l’argent petit à petit, étant donné que cet argent est licite, donc l’argent du chômage ? Éclairez-moi. Ça dira là maintenant l’argent du chômage. Alors, en fait, c’est soit toute la somme, mais c’est de l’argent haram, soit… Elle va lui rendre petit à petit avec de l’argent halal. Réponse  Oustadha : Oui, c’est mieux. C’est mieux qu’elle rende l’argent halal petit à petit. C’est mieux. L’interlocutrice : Mais dans l’autre cas, est-ce que c’est permis quand même ou pas ? Oustadha : Par rapport à l’argent, il y a deux catégories d’argent. Il y a de l’argent qui est illicites, interdit, dans tous les cas. C’est-à-dire pour tout le monde. Je vais donner un exemple. Quelqu’un qui travaille dans le vin. Son argent est illicite. Maintenant, j’ai prêté de l’argent à quelqu’un qui, par exemple, travaille dans le vin. Je ne peux pas en prendre de cet argent parce qu’il est illicite pour moi et pour lui. Quelqu’un qui travaille dans la banque. On sait que la banque a des intérêts. J’ai prêté de l’argent à quelqu’un qui travaille dans la banque. Je sais qu’il y a des intérêts. Je ne sais pas ce qu’il va me donner. Son argent ou l’intérêt. Dans ce cas, c’est plein. Il y a deux catégories d’argent. Il s’appelle «interdit». Lui-même, l’argent lui-même est interdit parce que c’est haram. Dans tous les cas, il n’y a que du haram. Par exemple, pour moi et pour toi. Il y a un argent qui s’appelle haram al-liqasbi. C’est-à-dire comme les intérêts, comme ces choses. Moi, je peux en prendre mon argent, mais pour toi, c’est haram. C’est-à-dire pour elle maintenant, c’est licite pour elle, mais pour l’autre, c’est illicite. Parce que là, dans ce cas, ça vient des jeux de hasard. L’interlocutrice : Mais les jeux de hasard, c’est un peu comme le vin, finalement. Donc là, en fait, dans son cas-là, elle ne peut pas le récupérer. Oustadha : Ou par le chômage, petit à petit. Parce que le chômage, ils ont dit, c’est permis d’avoir l’argent du chômage. L’interlocutrice : Parce que là, quand tu as cité l’exemple de la banque, c’est parce que dans la banque, il y a un mélange d’argent halal et haram. Donc comme on ne sait pas trop… On parle du principe où c’est laissé. Mais comme l’argent est tout haram, comme le vin, on dit, c’est un autre exemple, mettre quelqu’un qui meurt et son argent est du vin, que du vin. Ça veut dire que les irritants ne vont pas hérriter ça. Oustadha : Oui, d’accord. Parce que l’argent, il est sale dans tous les cas. L’interlocutrice : D’accord. Inch’Allah, c’est clair. Inch’Allah.

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Le Gaspillage d’eau lors des ablutions

Question : Que Dieu récompense pour ces réponses. Ma question, la voici. En France, nous avons accès à l’eau chaude de chez nous. Et bien souvent, pour faire nos ablutions, nous faisons couler l’eau froide pour arriver à l’eau chaude. Parfois, les températures extérieures, il n’est pas du tout agréable de les faire avec l’eau froide. Pourriez-vous nous faire un rappel dans ce sens-là, quant à la nécessité de ne pas gaspiller l’eau, bien que ce soit un bienfait d’Allah que d’avoir accès à l’eau chaude, mais souvent il faut que l’eau froide coule pour avoir l’eau chaude ensuite. Un rappel sur les bienfaits d’Allah et comment on doit agir de ne pas être dans le gaspillage et l’exagération. Je vous remercie pour vos réponses et que Allah vous récompense ainsi que toute l’équipe. Réponse  Oustadha : Par rapport aux ablutions et l’eau, généralement, quand on fait l’eau chaude, on gaspille. Mais on peut trouver des solutions. Par exemple, tu remplis quelque chose, je crois, pour une bassine ou quelque chose pour faire la vaisselle, pour ne pas gaspiller. Parce que, franchement, c’est un gaspillage. Même ici, c’est pareil. L’interlocutrice : Maintenant, l’eau en France, est-ce que c’est valable pour le boire ? Oustadha : Si tu peux le boire, tu prends des bouteilles, tu les remplis en froid. Après, quand il y a de l’eau chaude, tu fais le wudu. Ça, c’est une solution pour ne pas gaspiller de l’eau. Mais dans le deuxième cas, si tu ne peux pas boire cette eau, c’est un débat, tu ne peux pas le boire, tu peux faire… le linge pour d’autres choses, la machine, il y a beaucoup de choses qu’on peut faire. On ne peut pas gaspiller, franchement. On ne peut pas parce que c’est interdit, c’est pas autorisé de gaspiller l’eau parce qu’on est des ennemies des shayatin. C’est-à-dire, alhamdulillah, on a des… soit on peut remplir des bouteilles pour boire, soit on le met dans le linge ou quelque chose. Ou les plantes. L’interlocutrice : Oui, des plantes, pour faire des plantes. Oustadha : Ça, c’est une solution, mais jamais gaspiller l’eau comme ça. . Le Nabi sallallahu alayhi wa sallam, il faisait les ablutions avec du moud. Il n’y a pas beaucoup d’eau. Pour faire le wudu, même pour le ghusl, on n’a pas besoin de beaucoup d’eau. Parce qu’il faut s’habituer pour ne pas gaspiller l’eau. Et pour ça, il faut savoir la Sunnah du Nabi sallallahu alayhi wa sallam, comment il faisait pour les ablutions, comment il faisait pour le ghusl. Il y a le moud. Moi, je ne sais pas beaucoup. À peu près une petite tasse ou quelque chose pour faire le wudu. Parce que le wudu, généralement, il y a une fois, c’est obligatoire, ou deux fois, c’est la Sunnah, trois fois, c’est la Sunnah. Tu peux faire une fois, c’est obligatoire pour ne pas gaspiller beaucoup d’eau. Parce que franchement, il y a beaucoup de gaspillage et c’est interdit dans notre religion. C’est ça les solutions qu’on peut faire ou les bienfaits pour ne pas gaspiller beaucoup d’eau. Mais en même temps, je dis, si tu peux faire le wudu avec de l’eau froide, quand c’est dans les jours qu’il y a beaucoup de froid, c’est mieux, c’est mieux. Ce n’est pas tout le temps qu’on aura de l’eau chaude. L’interlocutrice : Après, moi, si je peux me permettre, ma petite astuce, c’est que je remplis ma bouilloire, d’eau froide et je fais chauffer l’eau après je mets dans un bol et même si l’eau est trop chaude je coupe un peu avec l’eau froide et en fait voilà l’hiver ça met deux minutes à chauffer et je pense qu’on en a tous une.

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Le fait de jeter la chasse d’eau et l’urine dans les toilettes

Question : Est-il nécessaire de tirer la chasse d’eau à chaque fois que l’on fait un petit besoin afin d’éliminer l’impureté au vu de l’énorme gâchis d’eau que cela représente à chaque fois ? Environ 9 litres d’eau. J’ai entendu dire également que nous pouvions être touchés par un djinn par notre urine restée dans les toilettes. Elle a dit qu’Allah vous préserve. Réponse  Oustadha : C’est bien parce que l’islam demande d’être toujours propre. Ce n’est pas du gaspillage franchement parce que toujours l’islam demande de la propreté. On sera toujours propre. Même notre toilette ou la maison, on doit s’occuper de la propreté. Mais ce n’est pas un gaspillage, franchement. Parce qu’on ne peut pas laisser comme ça, avec l’odeur et beaucoup de maladies peut-être, surtout les urines et les besoins qu’on fait. Toujours, on doit éliminer l’impureté. Mais ce n’est pas un gaspillage dans ce cas. Ce n’est pas comme la première question ou la question qui était avant. Et la deuxième chose, tu as dit que tu as écouté ou ce n’est pas… Il n’y a pas un hadith, ma sœur, ce n’est pas juste. Il n’y a pas un hadith ou un seul hadith qui dit qu’on laisse l’impureté ou quelque chose, des urines dans la toilette, on sera touché par un djinn. C’est du mensonge, franchement. Il n’y a pas un seul hadith ou même pas un demi-hadith qui dit ça. Ça, ce n’est pas vrai, ma sœur, ce n’est pas vrai. Tant que tu entres, nous, on a des hadiths justes, on doit faire le du’a, avant d’entrer en toilette, les femmes du djinn et les garçons du djinn, quand on sent, on se dit, c’est ça, c’est le hadith qui est juste. Mais ce que tu as dit, ce n’est pas juste, franchement, ce n’est pas juste ça. C’est ça. L’interlocutrice : Merci beaucoup.

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La responsabilité de la femme voilée 

Question : Salam alaikum wa rahmatullahi wa barakatuh. Ce n’est pas vraiment une question à proprement dite, mais je souhaiterais votre avis. Aujourd’hui, une distinction est faite entre femme musulmane voilée et femme musulmane non voilée. La femme voilée devrait, selon la pensée majoritaire, être plus pieuse ou du moins moins sujette à certains péchés. En tant que femme musulmane voilée, a-t-on une responsabilité de plus qu’une femme musulmane non voilée, car vestimentairement parlant, nous représentons l’islam. Réponse  Oustadha : Oui, c’est une bonne question. L’interlocutrice : Oui, c’est pour ça que… Très intéressant. Oustadha : Oui, par rapport à la femme qui est voilée et l’autre qui n’est pas voilée, les femmes qui ne sont pas voilés, on dit, franchement, le voile, ce n’est pas quelque chose qu’on met… pour le mettre, c’est quelque chose de l’adoration, c’est une adoration, ça veut dire on doit le pratiquer avec crainte, c’est pas quelque chose qu’on met comme ça, on le met pas pour le désir ou quelque chose, c’est une adoration, je dis le voile c’est comme la salat, c’est comme la prière, c’est comme d’autres choses qu’on doit, qu’on est obligé de les faire dans l’adoration, on doit pratiquer. Savoir que le voile, c’est une adoration. C’est-à-dire, comme c’est une adoration, il faut respecter le voile. L’interlocutrice : Comment je respecte le voile ? Oustadha : Dans le comportement, franchement, avec Allah Azza wa Jall, être pieuse, franchement. C’est-à-dire, le voile, il faut le mettre comme Allah Azza wa Jall nous a dit. Ce n’est pas comme on veut, nous. Il faut le respecter. On sera belle, oui. Il faut respecter. C’est une adoration. Et ce n’est pas toi qui vas décider comment sera le voile. C’est Allah qui a dit comment sera le voile. Il y a des choses, des conditions pour le voile. Même pour le hijab, il y a des choses. Tu ne peux pas mettre une tenue ou un pantalon et dire c’est ça le voile, c’est le hijab. C’est-à-dire même le voile. Des fois, tu vois un voile, ce n’est pas légiféré. Et tu vois la poitrine, tu vois des fois les oreilles, tu vois beaucoup de choses. Ce n’est pas autorisé ça. Le voile, ce n’est pas un temps de désir. C’est lui qui nous a donné les conditions du voile légiféré. C’est-à-dire que je suis voilée, je dois savoir les conditions du voile qui est légiféré. C’est ça. Deuxième chose, par rapport au comportement d’une sœur qui est voilée, ce n’est pas pareil. par l’autre. Comportement avec Allah, comportement avec les gens, comportement dans la route, c’est pas pareil. La façon de parler, la façon de marcher, les femmes du compagnon, quand elles marchaient, elles étaient on dit qu’elle se serre dans le mur, tellement elle est pudique. C’est ça. On va dire que la femme qui est voilée, comment je sais qu’elle est pieuse par rapport au comportement. Franchement, il faut avoir le… être, comment on dit, timide, le bon comportement avec les autres. Tout ça, on dit, le voile, parce qu’il y a beaucoup maintenant de gens qui mettent le voile. Mais franchement, le comportement, ça ne veut rien dire avec le voile, franchement. L’interlocutrice : Mais justement, il y a beaucoup de gens qui, ce que tu viens de dire exactement, se servent de ça en disant que… En fait, aujourd’hui, est-ce que la femme voilée est meilleure que la femme non voilée ? Et l’inverse. C’est-à-dire qu’il y en a qui ne sont pas voilées. Et… On sait très bien que de ne pas porter le voile, dans tous les cas, ce n’est pas permis. Mais ils vont se servir du mauvais comportement des femmes voilées pour se dire, regarde, elle, elle est voilée, mais elle fait ci, elle fait ça, elle fait ça. Donc moi, peut-être que je ne porte pas le voile, mais au moins, je ne fais pas ci, je ne fais pas ça. En fait, elles utilisent le mauvais comportement des femmes voilées, qui sont loin d’être parfaites, parce que personne n’est parfait, pour se justifier d’elle-même de ne pas porter le voile. Oustadha : Non, ce n’est pas une justification, ça. Ce n’est pas autorisé de dire ça pour une justification. Ce n’est pas une justification. Même les femmes voilées, on n’est pas des anges. Il y en a, ils disent même… C’est quoi la phrase qu’ils disent ? Oui, c’est la même en Algérie. Si c’est pour faire ça, moi, je ne préfère pas porter le voile. Non, non. Tu vois ? Pour moi, c’est une obligation. Voilà. Le voile, ce n’est pas toi qui décide, c’est une obligation, tu dois le porter, sinon tu es dans le haram, dans l’interdit, dans le péché. Même la femme voilée, c’est mieux qu’une femme ne pas voilée, parce que quand elle sort, la malédiction… Déjà, là, la malédiction, déjà, c’est un grand péché. Même la femme voilée, même elle fait des péchés, parce qu’on n’est pas pareil, on n’est pas parfait. On est des gens, des êtres humains, on fait des péchés, mais on demande pardon à Allah, pardon à nous autres. Mais ce n’est pas une justification, c’est une cause pour ne pas se voiler. Ça, c’est le shaytan, franchement. Ça, c’est le shaytan qui fait dire ça. Mais dans les cas, tu es obligé de porter le voile. Parce que ça, c’est une justification très, très, très, très loin, franchement. Parce que le voile, c’est une autre adoration. Mais on dit que la femme voilée est toujours mieux, mieux, mieux que quelqu’un qui n’est pas voilée. Parce qu’elle n’a pas la maladie de passion, toi tu as la maladie de passion, et même dans le voile, il y a des conditions, voile légiféré, même idéal légiféré, ce n’est pas pareil. On dit toujours le bon comportement, on essaie toujours d’être pieuse quand on met le voile. On fait la dawa avec notre comportement. Franchement. Déjà, il y a beaucoup de gens,

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La Gestion de la médisance et de la calomnie avec des proches 

Question : J’ai une demi-sœur du côté de mon père. J’ai du mal à lui faire le rappel que la médisance et la calomnie et le colportage est interdit en islam. Cette conversation ne repose que sur cela. Elles sont toujours sur cela. Je crains de rompre avec elle les liens de parenté. Sincèrement, je… Je reste très distante avec elle pour cela. En fait, elle n’arrive pas à lui faire le rappel. Quand elle parle avec sa petite sœur, je ne sais plus, sa demi-sœur, elle dit toujours des choses, la médisance, la calomnie, etc. Elle, elle a du mal à lui faire la reproche. Et du coup, elle s’éloigne de sa sœur et elle ne sait pas quoi faire. Réponse  Oustadha : Oui, franchement, mais c’est comme ta sœur. Très proche de toi, il faut toujours patienter, franchement. Il y a beaucoup de monde qui sent ça, la médisance, beaucoup de choses qui ne sont pas légiférées, mais quand même, tu essaies toujours de patienter, tu fais des rappels, même si elle ne t’écoute pas, elle n’est pas intéressée. Nous, notre responsabilité, quand on doit, on est obligé de faire le rappel. Obligé. Le Prophète Mohamed, il a dit par rapport à lui, toi, ta responsabilité, de montrer aux gens notre religion. Tu ne vas pas montrer aux gens que forcément, tu vas les taper, non. Ce n’est pas la méthode du Prophète Mohamed.     Tu dois faire ça, montrer aux gens la religion. Tu vas… comment dire, entraîner les autres pour ça. Mais autre chose, être avec la force ou faire du mal aux autres, ce n’est pas la méthode du Prophète Mohammed. Tant que c’est ta sœur ou d’autres, quelqu’un qui est très proche, il faut toujours se patienter, avoir toi-même un bon comportement, comme on a vu le Prophète, il a beaucoup patienté, 23 ans, pour faire la da’wah, Il a été tapé, le Prophète sallallahu alayhi wa sallam. Beaucoup de gens ont dit que c’était un fou, c’était un sorcier, c’était beaucoup de choses. Mais même avec ses paroles, il avait beaucoup de mal. Même avec ça, le Prophète sallallahu alayhi wa sallam a toujours patienté jusqu’à ce qu’il ouvre beaucoup de portes, le Prophète sallallahu alayhi wa sallam. Et Alhamdulillah, l’Islam s’est étendu dans le monde entier avec la patience, avec le bon comportement, avec les invocations d’Allah.   Et toujours, le Prophète sallallahu alayhi wa sallam pleurait pour les gens qui ne sont pas guidés ou être convertis. Parce qu’il sait que l’enfer, ce n’est pas facile. Il pleurait pour eux. Et Allah a dit, tu ne pleures pas. Toi tu as fait ta responsabilité, tu as fait la da’wah, mais aussi toi tu fais ta responsabilité, tu fais des rappels, et tu te patientes, et tu dis c’est haram, ce n’est pas légiféré, qu’est-ce que tu fais ? Tu lis le hadith pour la sœur qui nous a interdit ça, et qu’Allah te récompense pour tout ce que tu fais. Mais il faut résister, il faut patienter, il ne faut pas toujours désespérer. L’interlocutrice :Parce que quand elle parle avec sa sœur, elle commence à lui raconter tout ça. Oui, elle ne reste pas avec elle. Elle s’éloigne à ce moment-là. Oustadha : Elle s’éloigne. Il ne faut pas rester dans ce cas. Quand elle fait de la médisance ou quelque chose du genre, elle s’éloigne. Elle ne reste pas avec elle. Mais quand même, elle fait du rappel. Elle ne délaisse pas sa sœur. L’interlocutrice : Oui, bien sûr. D’accord.

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Le nettoyage des impuretés sur un sol

Question : Je souhaiterais savoir comment nettoyer une impureté sur un sol à l’intérieur de la maison. Par exemple, un pipi sur du lino. Moi, j’essuie le pipi pour que ça ne soit plus mouillé. Ensuite, je verse de l’eau dessus, je frotte avec ma main et je sèche. Donc, je voulais savoir si cela était suffisant, et s’il faut obligatoirement verser de l’eau, ou sinon, une fois le pipi bien essuyé, je peux passer des lingettes mouillées par-dessus. Merci pour votre réponse. Réponse  Oustadha : Oui, pour cette question, il faut simplement verser un peu d’eau sur la zone, puis la frotter doucement avec les mains, cela suffit pour nettoyer. Après, tu peux sécher avec un sèche-cheveux ou une lingette, c’est permis. Mais l’essentiel, c’est l’eau. L’interlocutrice : On met donc juste de l’eau ? Excuse-moi, c’est bien ça ? On verse de l’eau, on essuie, et c’est tout ? Oustadha : Oui, c’est tout à fait suffisant. Le savon, lui, sert surtout à enlever les mauvaises odeurs. Mais pour la purification, c’est l’eau qui compte. On appelle ça le « tahour« , c’est-à-dire le nettoyage complet. Pour le pipi, simplement verser de l’eau suffit, in sha’Allah. L’interlocutrice : Pardon, j’avais mal compris. Avant, quelqu’un disait, si la personne à qui on a emprunté n’est pas musulmane, on ne peut pas faire de sadaqa en son nom ? Oustadha : En effet, la sadaqa en tant qu’expiation ou prière pour quelqu’un se fait uniquement pour un musulman. Si la personne est musulmane, on peut faire la sadaqa en son nom. Sinon, si elle ne l’est pas, on fait une sadaqa simplement pour demander pardon à Allah pour soi-même, pas en son nom. L’interlocutrice : Oui, pour que ça sente bon, on peut utiliser une lingette ensuite. D’accord.

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La restitution d’un objet prêté après une coupure de liens

Question : Lorsque j’étais égarée, j’avais un ami qui m’avait prêté un t-shirt. Cela remonte à environ 6 ans. Il m’avait plusieurs fois demandé de lui rendre, mais je ne l’avais pas fait. Puis finalement, il ne me l’a plus réclamé. Puis nous avons coupé tout lien. Je sais personnellement qu’aujourd’hui, il ne chercherait jamais à reprendre le t-shirt et je ne pense pas qu’il chercherait à être remboursé. Mais je pense même avoir jeté le t-shirt. Que dois-je faire ? Réponse  Oustadha : Bon, par rapport à cette question, ma sœur, tant que ton ami t’a prêté le t-shirt, tu dois le lui rendre. Il ne faut pas hésiter ou te dire « Je pense, je ne pense pas ». En Islam, il y a une règle claire : quand quelqu’un te prête quelque chose, tu es obligée de le lui rendre automatiquement. Si tu sais où il habite, tu dois lui remettre ce t-shirt. Maintenant, s’il te dit : « Je n’en ai plus besoin, c’est halal, c’est pour toi », alors là c’est bon. Mais tant que tu l’as emprunté, tu dois chercher à le rendre. Même si tu as coupé les liens, tu dois quand même faire des efforts pour le retrouver. L’interlocutrice : Elle dit qu’elle l’a peut-être jeté. Oustadha : Dans ce cas, tu lui donnes l’équivalent en argent. Si tu trouves la personne, tu lui rends cet argent. Sinon, si elle te pardonne et te dit qu’elle n’a pas besoin, alors c’est réglé. Mais tant que ce n’est pas fait, tu dois compenser financièrement. L’interlocutrice : Et si elle ne le retrouve pas ? Elle a tout essayé, elle ne connaît plus l’adresse, elle ne sait pas comment faire. Elle demande si elle peut passer par la famille ou autre. Oustadha : En France, il y a des boîtes aux lettres. Tu peux déposer le t-shirt dans la boîte aux lettres si tu connais l’adresse. C’est une solution simple. L’interlocutrice : Et si elle ne trouve vraiment pas la personne ? Elle peut faire une aumône à hauteur du prix du t-shirt ? Oustadha : Oui, elle peut faire une sadaqa équivalente au prix du t-shirt. Mais il ne faut pas rester dans l’indécision ou les suppositions. La religion demande de faire le maximum pour restituer ou compenser. L’interlocutrice : D’accord. Donc si elle ne le retrouve pas, la sadaqa est la solution. Oustadha : Oui, elle doit faire une sadaqa. En fait, dans tous les cas, si elle n’arrive pas à rendre ni le t-shirt ni l’argent, en dernier recours, elle fait une sadaqa. Oui, c’est une sadaqa. Mais il faut qu’elle fasse les efforts, qu’elle cherche les causes pour retrouver la personne. Car ce n’est pas facile. Subhanallah, le Prophète (sallallahu alayhi wa sallam) a dit que pendant une bataille, quelqu’un avait volé une petite chose. On disait qu’il avait bien combattu, mais le Prophète a précisé que ce vol restait un vol, et qu’il serait châtié pour cela. Cela montre que le vol demeure un péché, quelle que soit la situation. Tant que la personne ne t’a pas explicitement dit : « Je te donne » ou « C’est un cadeau », tu es obligée de rendre la chose. L’interlocutrice : Une sœur demande : « Et si la personne n’est pas musulmane ? » Oustadha : Oui, franchement, même si elle n’est pas musulmane, tu dois rendre la chose.

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