Le désir du mari : Comment l’assouvir ? 

Question : J’aimerais savoir comment faire lorsque notre mari a envie d’avoir un rapport, mais nous, pas vraiment. Doit-on quand même assouvir son besoin obligatoirement ? Oustadha : La femme doit assouvir le besoin de son mari dans tous les cas, sauf peut-être dans des cas particuliers. Par exemple, un cas psychologique où la femme ne se sent pas prête, psychiquement, à avoir des rapports. Dans ce cas, les savants disent que l’homme doit accepter cela. Il ne doit pas obliger sa femme. Si elle est malade, dépressive, ou dans une situation difficile, c’est différent. Mais si elle n’est pas malade, même si elle ne veut pas, elle doit quand même satisfaire le besoin de son mari. Car lorsqu’un mari désire sa femme, même si elle est occupée dans la cuisine ou ailleurs, elle est tenue d’assouvir ce besoin. J’insiste, sauf si elle est vraiment malade, très malade, alors elle est dispensée. L’interlocutrice : Si elle n’est pas en capacité, il n’y a pas à l’en empêcher, je veux dire. Il y a une sœur qui rencontre un problème avec son mari à cause de cette question, et c’est pour cela que j’interviens. Elle ne refuse pas son mari, mais elle a des enfants adolescents, de 12, 13, 14 ans. Et cela la bloque. Elle n’arrive pas à avoir de rapports car elle se dit qu’ils sont à côté. Peut-être qu’elle a peur d’être entendue, ou que les enfants ouvrent la porte. Elle ne se libère pas par rapport à ça. Elle dit à son mari « non, pas maintenant ». Son mari est patient, mais parfois… Oustadha : Normalement, elle ne doit pas faire cela. Elle est obligée d’assouvir le besoin de son mari. Ensuite, elle doit prendre des précautions : fermer la porte à clé, prendre toutes les mesures nécessaires. Franchement, la présence des enfants n’est pas une raison valable pour refuser ce devoir. C’est une obligation. Quand le mari demande sa femme, c’est un devoir. Quant aux enfants, il n’y a pas d’obligation de leur faire plaisir en tout. Avoir de la pudeur devant eux n’est pas un péché. Il est possible de fermer la porte, de faire les causes nécessaires. D’ailleurs, dans d’autres religions, il existe des règles : pendant trois heures, les enfants ne doivent pas entrer dans la chambre des parents, notamment après le Fajr ou après l’Isha. Ils doivent frapper et demander la permission. Allah `Azza wa Jall dit dans la sourate An-Nur qu’il faut que les enfants demandent l’autorisation avant d’entrer. Donc, la porte, c’est très important, car peut-être l’homme est avec sa femme dans une relation. L’interlocutrice : Moi, je comprends cette sœur. Même si je n’ai pas de grands enfants, je me dis que, si je ferme la porte à clé, l’enfant va frapper. Mais si on est occupés, on ne va pas ouvrir, par exemple. Et après, on sort, et chacun va prendre sa douche, tu vois ? En gros, c’est visible qu’il y a eu un rapport. Et l’enfant, quand il est grand, il sait, tu vois. Normalement, on doit s’habituer à cela, que c’est du halal. Mais cela pose la question : à quel âge va-t-on conditionner l’enfant ? Quand va-t-on lui expliquer ? À la fois, je dérape un peu. Oustadha : L’âge, c’est quand il sera grand, pubère. Avant qu’il soit pubère, tu vois… Interlocutrice : À 12-13 ans, par exemple ? Oustadha : Oui, à 12-13 ans, ou un peu moins, on lui explique. Normalement, il y a des heures — par exemple après le Fajr, après la Qaylula, ou après l’Icha — où il est interdit de venir déranger. Interlocutrice : Oui, mais à quel moment explique-t-on à l’enfant qu’un homme et une femme ont des rapports, comment ça se passe, quoi ? Oustadha : Non, on ne va pas expliquer comment ça se passe. Interlocutrice : Oui, d’accord. Oustadha : On va dire : « Il y a des heures, mon fils, où tu ne dois pas entrer, tu ne dois pas déranger Abiy ou Oumi (papa ou maman). » Une heure, deux heures… C’est pour cela que l’enfant comprendra qu’à ces moments-là, il ne doit pas vous perturber ni vous déranger. Puis, quand il sera pubère, il comprendra pourquoi. Interlocutrice : Mais c’est qui qui explique le pourquoi ? Généralement, c’est peut-être la femme, c’est mieux. Par exemple, la mère explique à sa fille que la relation avec le mari est une question très délicate. Oustadha : Oui, c’est bien, oui. Parce que franchement, il faut parler de tout. Oui, il y a des choses qui sont halal, ce n’est pas haram. Parce qu’il y a beaucoup de gens qui font du haram sans même en parler. Ils n’en parlent pas du tout. Ce n’est pas une honte. Je dis : tu es récompensée pour ça. Même si tu expliques à ta fille que c’est comme ci, comme ça, sans entrer dans les détails… L’interlocutrice : Justement, comment nous, les musulmans, au bout d’un moment, qui va expliquer à nos enfants ? Oustadha : Parfois, c’est la femme, parfois c’est l’homme. Je vais te donner un exemple. Pendant les menstrues, on ne fait pas la prière. Un enfant de 9 ans va te demander : « Pourquoi tu ne fais pas la salat ? » Tu lui expliques : « Mon fils, Allah `Azza wa Jall nous a donné une maladie. Chaque mois, on a cette maladie, on ne peut pas faire la salat. Ce n’est pas parce que je suis fainéante, mais c’est une condition donnée par Allah. » Il comprendra, surtout quand il sera pubère. L’interlocutrice : Moi, mes enfants ont 6 et 7 ans, je leur ai expliqué ça. Je leur ai dit : « Il y a une semaine dans le mois où maman ne prie pas, parce que c’est une chose propre aux femmes. » Oustadha : Sinon, il va te dire que tu mens ! L’interlocutrice : Oui, bien sûr. Il te dira :

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La Relation conjugale : Pratiques intimes et limites islamiques

Question : Pour tous vos dourousses. Ma question concerne ma relation avec mon mari. Il aime une pratique dans laquelle il pénètre dans ma bouche. Il n’aime pratiquement que ça. Cette pratique est dure pour moi, d’autant qu’il m’attrape par les cheveux pour enfoncer, ce qui me donne des nausées, et qu’il aime éjaculer là. Cela ne m’apporte par ailleurs aucun plaisir, au contraire du dégoût. Suis-je obligée d’accepter ce genre de pratique ? Réponse d’Oustadha :    Oustadha : Pour ce genre de pratique, il y a une divergence entre les savants. Mais, quoi qu’il en soit, ce n’est pas quelque chose à faire. On parle ici spécifiquement de la fellation. Oui, il y a divergence sur son autorisation, mais ensuite, il y a aussi la question de la manière dont c’est fait, et ça, c’est encore un autre sujet. En ce qui me concerne, cette manière est détestable. Certains savants l’ont interdite complètement — comme Shaykh Al-Albani, rahimahou Allah, qui a dit que c’était haram. D’autres savants ont dit que c’était simplement makrouh (détestable). Moi, je suis convaincue que c’est détestable. Pourquoi ? Parce que la bouche a été créée pour des choses nobles : mentionner Allah `Azza wa Jall, lire le Coran, parler avec bien. Ce n’est pas un organe destiné à ce genre d’actes. Franchement, ce n’est pas bien. C’est une honte.     Et je dis à la sœur : si cela ne te procure pas de désir, si au contraire ça te donne des nausées, alors parle avec ton mari. Dis-lui ce que tu ressens. Un mari compréhensif doit respecter cela. Même les savants qui disent que c’est seulement makrouh insistent pour dire que c’est à délaisser. Un homme normal ne devrait pas aimer faire cela, car Allah a créé un endroit précis pour le désir. Délaisser cet endroit pour aller vers un autre qui n’est pas fait pour ça, ce n’est pas naturel. La bouche, c’est pour mentionner Allah, pour lire le Coran, pour parler… pas pour des choses anormales. Et même dans l’avis qui dit que c’est makrouh, ils rappellent qu’il y a aussi un risque : l’homme peut avoir une maladie sans le savoir, et la femme peut l’attraper par cette pratique. Quand il fait cela, sa femme peut attraper une maladie. Et ça, c’est interdit, franchement, que ce soit pour la femme ou pour l’homme, car nous devons prendre soin de notre santé. L’interlocutrice : Il y a même des avis qui disent que c’est… complètement interdit ? Oustadha : Oui, il y a un avis qui dit que c’est interdit, franchement. Après, il y a aussi la manière, c’est-à-dire comment il le fait. Par exemple, il l’attrape par les cheveux — ce n’est pas correct. Puis, il dit aussi qu’il éjacule dans sa bouche. Moi, j’ai dit que, selon un avis, c’est détestable, et j’en suis convaincue. Mais en ce qui concerne la pratique qu’il fait, c’est interdit, parce que la façon dont il agit, en attrapant sa femme par les cheveux, lui fait du mal. Notre religion interdit de faire du mal, que ce soit à la femme ou à d’autres personnes. Je parle ici de la méthode de cet homme : c’est interdit, franchement, parce que cela fait souffrir la femme. Ce n’est pas permis, c’est haram. L’interlocutrice : C’est un péché de faire du mal à la femme. Oustadha : Oui, exactement. Pour bien comprendre, je répète : j’ai parlé de la méthode de cet homme, et j’ai dit que c’est interdit. L’interlocutrice : Pourquoi c’est interdit ? Oustadha : Parce que la femme peut attraper une maladie, franchement. L’interlocutrice : Et le sperme, c’est ça ? Oustadha : Oui, le sperme. Elle boit le sperme. C’est pour cela que je dis que, par rapport à la situation de cette femme, c’est interdit. L’interlocutrice : Oui, bien sûr, c’est clair, ma question. Oustadha : Je vais faire un petit résumé : Sur le plan religieux, c’est détestable. Mais par rapport à la manière dont cet homme agit avec sa femme, c’est interdit, franchement, car il y a beaucoup de méfaits pour la femme. Elle attrape une maladie, elle est torturée. Ce qu’il fait est vraiment tortueux, franchement. Torturée. Elle n’est pas à l’aise, ce n’est pas un désir. En plus, elle voit que dans le sperme, il peut y avoir de graves maladies liées à cela. L’interlocutrice : Ça veut dire qu’elle peut refuser cette pratique à son mari ? Oustadha : Oui, parce qu’elle ne portera aucun péché. L’interlocutrice : Par rapport à la méthode ? Oustadha : Oui, par rapport à la méthode, bien évidemment. Elle peut lui dire : « On fait ce que tu veux, mais ça, non. Je refuse. » L’interlocutrice : Oui, elle n’aura pas de péché par rapport à ça. Oustadha : Oui, elle n’a pas de péché. J’ai bien compris la question et la réponse. Qu’Allah facilite à notre sœur.

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La recherche d’aide bénévole pour les rediffusions de cours

L’interlocutrice : Ça, c’est personnel, mais qui serait disponible, qui aurait du temps pour m’aider dans les rediffusions des cours. Parce que c’est quelque chose qui me demande du temps. Déjà, avec l’Institut, j’ai un peu du mal. Une sœur, elle est assez disponible le soir pour m’aider, c’est bénévolement, ce n’est pas un travail que je préfère le dire, parce que ça, c’est quelque chose que je fais bénévolement, pour m’aider juste à organiser les rediffusions et idéalement à faire des retranscriptions PDF. J’avais déjà parlé avec une sœur, mais ensuite, je n’avais pas eu ces nouvelles. Voilà, vous pouvez me contacter par mail. Il y a l’email, normalement, dans la description du groupe. Et je suis désolée aussi, je tiens à m’excuser, il y a des sœurs qui m’ont envoyé des emails ces dernières semaines. Je n’ai pas pris le temps de répondre encore, donc excusez-moi, je vais essayer de m’en occuper cette semaine. Donc s’il y a des sœurs qui sont assez disponibles et qui sont à l’aise dans la retranscription, pour faire des PDF, ça serait vraiment top. Je vais laisser Oustada clôturer cette assise.  Oustadha : Je vous remercie à toutes pour votre présence et qu’Allah vous récompense. Les réponses seront claires pour mes sœurs. C’est assez bénéfique pour nos sœurs. Que Dieu vous préserve et guide tout le monde.

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La masturbation : jugement et méfaits

Question : Salam alaykoum, j’aimerais poser une question sur un sujet assez tabou et une pratique qui touche autant les hommes que la femme, la masturbation. On sait toutes que c’est un grand péché, mais le cas de la femme n’a jamais été abordé religieusement ou du moins brièvement, contrairement au cas de l’homme. Quels sont les méfaits physiques et psychiques de cette pratique sur le corps de la femme ? Réponse :  Oustadha : Je ne vais pas décrire cette pratique. Premièrement, je tiens à dire que c’est un grand péché. Allah `Azza wa Jall l’a clairement indiqué dans le Coran : Il a permis les relations sexuelles uniquement entre l’homme et la femme dans le cadre licite du mariage. En dehors de cela, c’est interdit. Cette pratique est donc un grand péché. En plus, il y a des méfaits qui touchent le corps. Premièrement, il y a ce qu’ils appellent l’impuissance : lorsque tu te marieras, tu risques de ne plus avoir la capacité d’avoir une relation normale. Deuxièmement, physiquement, cela provoque une grande fatigue : tu es toujours épuisée, avec des douleurs aux genoux, au dos, et un risque de problèmes ou d’infections urinaires. C’est très grave. L’interlocutrice : Ça fait partie des petits ou des grands péchés ? Oustadha : C’est un grand péché, d’accord ? Un grand péché. Et il y a encore d’autres méfaits sur le corps : apparition de bactéries, de microbes, et risque d’infertilité — c’est-à-dire que la femme pourrait ne pas avoir d’enfants. Pour cela, on a donné des solutions : J’invoque Allah `Azza wa Jall de te faciliter et de te donner un mari pieux, in chaa Allah, afin que tu ne tombes pas dans cela. Généralement, beaucoup de jeunes filles font cette pratique parce qu’elles ne sont pas mariées. Mais dans notre religion, la solution, c’est d’adorer Allah, de craindre Allah, d’avoir de la volonté pour Lui, et de patienter, ma sœur, jusqu’à ce qu’Allah, in chaa Allah, t’accorde un mari.

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La fréquentation des mosquées pendant les menstrues

Question : Assalamu alaikum, peux-tu aller dans les assises de science dans des mosquées en étant indisposée ? Réponse  Oustadha : Oui, pour aller à la mosquée assister aux halaqat ou aux dourous, il y a divergence concernant la femme indisposée. Mais je suis convaincue que, ma sœur, même si elle est indisposée, elle peut tranquillement partir assister à un cours dans la mosquée, car il n’existe aucun hadith authentique qui l’interdise. Il y a bien un hadith, mais il n’est pas sahih, il est faible. L’interlocutrice : Oui, il est faible. Oustadha : En réalité, il existe même des hadiths qui prouvent le contraire : la femme peut tout faire, sauf prier et accomplir le tawaf. Le Prophète ﷺ a dit à Aïcha – qu’Allah l’agrée – lorsqu’elle était au **hajj** et qu’elle a eu ses menstrues, et qu’elle pleurait : « Ne t’inquiète pas, Aïcha, fais tout ce que le pèlerin fait… » C’est-à-dire : tu peux tout faire – lire le Coran, entrer dans la mosquée – sauf la prière et le tawaf autour de la Ka`bah. L’interlocutrice : Donc, une femme qui arrive au hajj, qui a un temps limité, et qui a ses règles le premier jour, elle fait tout comme les autres, sauf le tawaf, mais son hajj reste valide. Oustadha : Oui, il est valide. L’interlocutrice : D’accord. Donc, elle est simplement exemptée du tawaf. Oustadha : Exactement. Une fois qu’elle est de nouveau pure, elle accomplit le tawaf. L’interlocutrice : Elle peut donc le faire plus tard ? Oustadha : Oui, plus tard. L’interlocutrice : D’accord, donc il faut que je le fasse quand je serai purifiée. Oustadha : Oui, car le tawaf est comme une salat. Le Prophète ﷺ a dit : « Le tawaf est comme la prière. » C’est comme une salat dans son caractère, et c’est pour cela que c’est interdit pendant les menstrues. Donc, pour que son hajj soit valide, il faut qu’après la fin de ses menstrues, elle accomplisse le tawaf. Elle ne peut pas dire : « Je ne le fais pas du tout. » L’interlocutrice : D’accord, moi je ne connaissais pas du tout cela. Oustadha : Ensuite, la Ka`bah sera purifiée. Mais ce hadith est authentique : la femme qui est indisposée peut tout faire – lire le Coran, entrer dans la mosquée – sauf prier et accomplir le tawaf. La deuxième preuve, c’est qu’il y avait une femme dont l’habitation était la mosquée. Elle dormait dans la mosquée. Les savants ont expliqué que, comme toute femme, elle avait ses menstrues, mais elle n’avait pas d’autre maison que la mosquée. C’était une femme pauvre à l’époque du Prophète ﷺ ; elle balayait et s’occupait de la mosquée. Si cela avait été interdit, elle n’aurait pas pu rester dans la mosquée en permanence. C’est donc une deuxième preuve que la femme peut entrer dans la mosquée même si elle est indisposée. Et troisièmement, il n’existe aucun hadith interdisant à une femme d’assister à un cours lorsqu’elle est indisposée. C’est pour cela que, personnellement, j’en suis convaincue.

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L’imagination de l’époux pendant le rapport intime

Question : Assalamu alaikum. À chaque rapport, mon mari me pousse à m’imaginer faire le rapport avec d’autres hommes. En disant même, par exemple, tu imagines que c’est un tel qui te touche. Est-ce que cela est permis ? Réponse  Oustadha : Franchement, c’est une question incroyable. Généralement, la relation sexuelle est entre une femme et son mari, c’est-à-dire c’est sa femme et son mari. Mais quand l’homme oblige sa femme à imaginer un autre homme, ce n’est pas normal, franchement. Franchement, ce n’est pas normal. Est-ce que ce mari n’est pas jaloux ? C’est ta femme, il faut avoir de la jalousie pour sa femme. Quand on dit à sa femme d’imaginer un autre homme, c’est comme si elle faisait une relation avec un autre. C’est-à-dire que tu lui donnes la permission d’avoir une relation avec un autre. Ce n’est pas permis. Tu auras des péchés. Je ne blâme pas. Il pousse sa femme à faire ça. Elle, elle n’a pas de péché [si elle refuse]. Mais lui… L’interlocutrice : Si elle refuse, elle n’a pas de péché. Mais si elle ne refuse pas, ils sont pareils ? Oustadha : Ils ont des péchés tous les deux. Franchement, c’est une question très bizarre. C’est la première fois que je… L’interlocutrice : Moi, en lisant la question, je me suis demandé si l’homme n’aurait pas des waswas homosexuels. J’en parlais avec mon mari, qui est un homme, bien sûr, les choses sont anonymes, c’est pour ça que je lui ai demandé. Mais qu’un homme imagine d’autres femmes, je me dis, c’est un homme, peut-être, il a des waswas à cause des belles femmes qu’on voit à la télé ou quoi, c’est déjà quelque chose. Mais qu’il imagine d’autres hommes, est-ce qu’il n’y a pas un waswas d’homosexualité dans ce sens ? Oustadha : Ce n’est pas normal, franchement. Demander à la femme d’imaginer un autre homme dans ses rapports, ce n’est pas normal. Je conseille à cet homme de faire une tawbah, de retourner vers Allah Azza wa Jall, qu’il ait de la jalousie. Il faut être jaloux pour sa femme. Comment peut-elle imaginer un autre homme dans ses relations, qui sont très précisément entre la femme et l’homme ? Il faut retourner vers Allah Azza wa Jall. Il ne faut pas obliger sa femme à faire cette imagination. S’il l’oblige, qu’il craigne Allah `Azza wa Jall, car il portera le péché. La femme, quant à elle, n’aura pas de péché si elle est contrainte de faire cela. Qu’Allah le guide… L’interlocutrice : Elle est obligée de refuser ? Oustadha : Oui. L’interlocutrice : D’accord. S’il lui dit : « Imagine », elle lui répond : « Non ». Et s’il n’est pas content ? Oustadha : Oui, c’est ça. Mais parfois, en plein rapport, il peut être difficile pour elle de dire non, car il risque de s’énerver ou de mal réagir. Dans ce cas, elle doit, après coup, lui dire clairement : « Je ne veux pas de cela. Je ne suis pas d’accord. » Qu’Allah facilite à la sœur.

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L’époux qui ne veut pas de rapports intimes

Question :Comment se comporter et ne pas se sentir frustré quand son époux ne veut pas avoir de rapport malgré la demande, le parfum, la bonne hygiène et la présentation ? On a déjà fait Ruqya et plusieurs causes, rien n’a abouti. Donc là, c’est le mari qui ne veut pas avoir de rapport avec sa femme. Réponse  Oustadha : Je vais reposer une première question. Est-ce que le problème est lié à une maladie ? Avez-vous vu un médecin ? Êtes-vous malade ou est-ce ton mari qui est malade ? On ne sait pas. L’interlocutrice : Elle dit qu’il y a plusieurs causes possibles, mais elle ne les précise pas. C’est une question médicale. Oustadha : Si c’est médical, il faut voir un médecin. L’interlocutrice : Elle a répondu en privé. Elle a dit : « Il est stérile, mais n’a pas de problème d’impuissance. » C’est-à-dire qu’il peut avoir des relations. Elle a dit : « Je fais Al-Baqara, mais lui, pas du tout. Je fais tout toute seule. C’est lui qui a le mal. » Oustadha : Dans ce cas, je vais te dire de faire la Ruqya sur de l’eau. Ton mari doit boire cette eau. Tu peux le faire en cachette s’il ne veut pas que tu lui dises que c’est pour la Ruqya. Tu peux aussi faire la Ruqya dans ta chambre. Toi-même, tu vas faire un ghusl (une grande ablution) avec du sidr, qui est une plante verte. Les savants ont dit qu’il est bon pour le sihr. C’est-à-dire que tu peux faire un ghusl avec de l’eau sur laquelle tu as récité la Ruqya. Continue toujours à lire la sourate Al-Baqara tous les trois jours. Invoque Allah Azza wa Jalla, car la relation avec ton mari est très importante. Franchement, le mal qui touche les relations intimes est très sérieux. L’interlocutrice : Est-ce que le fait qu’il sache qu’il est stérile ne le bloque pas psychologiquement ? Des fois, les hommes ne s’expriment pas trop sur leurs sentiments. Oustadha : C’est possible que ce soit psychologique, mais cela ne représente que 2 % des cas. Franchement, la plupart du temps, c’est peut-être du sihr. Même s’il est stérile, il peut avoir des relations avec sa femme. C’est pour ça que je conseille à cette sœur, qu’Allah lui facilite, d’invoquer beaucoup Allah et de lire la sourate Al-Baqara avec conviction. En Incha’Allah, son mari changera, et ils auront une belle vie intime. L’interlocutrice : Du coup, l’homme qui refuse le rapport à sa femme, ce n’est pas la même chose que la femme qui refuse ? Si une femme a des besoins aussi, c’est possible, des fois même plus que les hommes. Quel est le jugement ? L’homme ne commet-il pas un péché ? Oustadha : S’il en a la capacité et qu’il refuse, il commet un péché. C’est un droit pour la femme. Je ne parle pas du cas où il y a une maladie. La femme a aussi son désir. L’interlocutrice : Oui, bien sûr. Des fois, plus que l’homme. Oustadha : Oui, bien sûr. Certaines femmes ont plus de désir que les hommes. Donc, si l’homme ne satisfait pas le désir de sa femme sans raison valable, il commet un péché, tout comme la femme. Qu’Allah facilite à tout le monde.

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L’épilation des parties intimes chez un spécialiste

Question :Est-il permis à la femme d’aller voir des spécialistes pour se raser les parties intimes ? Réponse  Oustadha : On doit cacher les parties intimes, même devant d’autres femmes. Il est interdit et c’est un péché d’aller se faire raser les parties intimes chez un spécialiste, même si c’est une femme. La femme doit cacher ses parties intimes, même devant d’autres femmes. Il n’y a qu’un seul cas de nécessité où c’est permis : si c’est pour une maladie et qu’une femme a besoin de voir ces parties pour des soins. Mais pour se raser, c’est un grand péché. Ce n’est pas autorisé pour la femme. L’interlocutrice : D’accord.

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L’acceptation de la polygamie par la première épouse

Question : J’espère que vous allez bien. Mon mari va prendre une seconde épouse et je sens que mes envies intimes et mes sentiments envers lui ont changé. Je fais beaucoup de douas. Nous avons bientôt cinq enfants et sommes mariés depuis 17 ans. Comment faire pour ne pas ressentir ce dégoût ? J’ai le sentiment de rester pour les enfants car je me détache de lui pour me protéger de la douleur que cette situation de partage m’inflige. Je ne sais pas si… Je ne sais pas si c’est vraiment lié avec le thème, mais bon. Elle dit qu’elle a des sentiments, qu’elle n’a pas son mari. Elle n’a plus de désir pour lui. Réponse  Oustadha : Elle a dit que ça a changé. Ça a changé. Ce n’est pas à dire qu’elle n’a pas le désir. Ce n’est pas comme avant. L’interlocutrice : Oui, à cause de… Parce qu’il va prendre… Oustadha : Mais dans tous les cas, ma sœur, un conseil : c’est ton mari. Tu es obligée de l’obéir dans ses besoins. Il faut répondre à ses besoins, même s’il y a une deuxième épouse. Tu dois lui donner son droit. Et tu fais la niyya. Tu obéis à Allah. Je dis, l’obéissance du mari, généralement, c’est que tu obéis à Allah. Première des choses, il faut faire la niyya que tu obéis à Allah Azza wa Jalla. Allah Azza wa Jalla t’a ordonné d’obéir à ton mari. Même si tu ne veux pas maintenant, si tu as un peu changé, fais-le pour Allah Azza wa Jalla. C’est pour Allah Azza wa Jalla, ce n’est pas pour tes enfants. C’est pour Allah Azza wa Jalla. Et la deuxième des choses, avoir un mari, Subhanallah, Alhamdulillah. C’est une bonne chose. Il y a des femmes qui n’ont pas de mari. Elles veulent se marier. Il ne faut pas dire que tu n’es pas bien. Non. Avoir un mari, déjà, c’est une bénédiction. Il faut toujours remercier Allah. C’est une bénédiction. L’interlocutrice : Il faut relativiser. Oustadha : Oui, relativiser. Je dis toujours que c’est du Shaytan. Il va te dire de divorcer, qu’il ne t’aime pas. Non, ce n’est pas vrai. Le Nabi avait neuf femmes. Il aimait chacune de ses femmes. Le fait qu’il ait une deuxième ou une troisième épouse, oui, ce n’est pas facile, mais cela ne signifie pas automatiquement que ton mari ne t’aime pas. Subhanallah. Aïcha, qu’Allah l’agrée, était beaucoup aimée par le Nabi sallallahu alayhi wa sallam. Mais il avait quand même une troisième, quatrième femme. Est-ce que cela veut dire que le Nabi sallallahu alayhi wa sallam n’aimait pas Aïcha ? Non, il l’aimait beaucoup. Elle faisait partie des premières femmes qu’il aimait beaucoup. Il faut toujours se débarrasser des murmures de Shaytan. Fais toujours les choses pour Allah, et tu seras récompensée, ma sœur. La troisième chose à savoir, c’est que le mariage est une protection contre le péché. C’est une grande bénédiction. La première chose que tu dois avoir, c’est une niyya (intention) claire : tu te maries pour adorer Allah Azza wa Jalla, pour Lui obéir, et pour obéir au Prophète (Nabi). Le mariage est une protection pour toi-même, pour ne pas tomber dans les péchés. Qu’Allah te facilite, te guide et te bénisse. Incha’Allah, par la permission d’Allah, tu seras dans un bon état. Qu’Allah te facilite.

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Se prémunir et se soigner du mal occulte (mauvais œil, sorcellerie)

Question : Salem 3aleykom, Nous sommes un couple qui pense être atteint de mauvais œil ou de sorcellerie car depuis 6 ans tous nos projets d’enfants de logements de travail n’aboutissent pas. Nous avons des douleurs articulaires et intestinales inexpliquées par les médecins. Des réactions immunitaires trop excessives d’après leur prise de sang. Nous ne voulions pas penser à ça dans un premier temps mais finissons par croire que c’est sûrement un problème de mal occulte. Mon mari refuse de demander la roqiya. Que dire quand nous nous la faisons nous-mêmes ? Et à quelle fréquence la faire ? Jazak Allahou kheir Réponse :  Qu’Allah vous facilite et vous guérisse ma sœur, il y a beaucoup de gens qui sont touchés par cela sobhan Allah. Même si ton mari refuse de faire roqiya, vous devez la faire tous les deux. La meilleure roqiya que je te conseille c’est de lire sourate al Baqara tous les trois jours, si tu le peux. Si tu ne le peux pas, au moins tu l’écoutes. Tu peux également lire sourate al Ikhlas, sourate al Falaq et sourate al Nas, tu récites à l’intérieur de tes mains et ensuite tu essuies ton corps de la tête aux pieds avec tes mains. Il faut aussi être assidues dans ses invocations, faire ses salât à l’heure, surtout pour le fajr. Tu peux aussi faire des prières nocturnes (qiyâm al-Layl), ne pas oublier adhkar sabah et adhkar massa, lire sourate al Baqara, lire surtout le jeudi sourate al Ikhlas, al Falaq et sourate al Nas c’est très efficace. Quand le Prophète Mohammed sallAllahu alaihi wa salam a été atteint par un mal occulte, l’ange Djibril est descendu et a fait roqiya, sur le Prophète sallAllahu alaihi wa salam, avec sourates al Ikhlas, al Falaq et al Nas, c’est la meilleure pour le mal occulte, sorcellerie ou quelque chose comme ça. Ma sœur, fais également des dou’as. Invoque Allah azawajel et fais ta prière en son temps, lis sourate al Baqara tous les jours pour qu’Allah te guérisse biidhniLlah ta’a Ala. Il faut patienter et ne pas dire « j’ai tout fait mais je n’ai vu aucun changement ». Il faut toujours patienter et invoquer Allah azawajel. Qu’Allah te guérisse et guérisse tout le monde biidhnilLlah ta’a Ala. Petite précision : je déconseille les roqiya déjà enregistrées ou les demandes sont regroupées comme sur YouTube, ceci est une bid’a [innovation]. Les savants ont dit qu’on ne tirait pas de profits à écouter ce type de roqiya. Tout à fait car ce qui est important aussi dans la roqiya, c’est qu’elle est individuelle, pas pour un groupe de personnes en même temps. Il faut mettre la niya et la sincérité, ce n’est pas tout le monde qui peut faire roqiya. Il faut être pieux, avoir une forte croyance, avoir la niya de vouloir le bien pour son frère, ce n’est pas juste lire des versets. De nos jours, il existe même des cabinets ouverts pour la roqiya c’est du commerce, je vous déconseille de vous rendre dans ce genre d’endroit.

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