Aller au contenu principal

Le jugement des suppositoires et des injections pendant la journée de Ramadan

Savant citéCheikh Muhammad ibn Salih Ibn Uthaymin رحمه اللهfatwa traduiteTous ses articles dans le Mag (144)

Illustration de l'article « Le jugement des suppositoires et des injections pendant la journée de Ramadan »

Question arabe

السؤال فضيلة الشيخ! شخص مصاب بالتهاب المرارة وحصوتها ويتعرض لنوبات شديدة من الألم لا ينفع معه الإبر المسكنة فيضطر إلى وضع التحاميل، فما حكم وضع هذه التحاميل المسكنة في نهار رمضان؟ كذلك الإبر المسكنة التي ليست مغذية وكالأنسولين لمرضى السكر؟

Réponse arabe

الجواب الذي نرى أن هذا ليس مفطراً، سواءً التحاميل من أسفل أو إبر السكر؛ لأنها ليست مغذية فلا تكون بمعنى الأكل والشرب، وأعطيكم قاعدة أخص بهذا طلبة العلم: إذا تعارض القول بأنه مفطر أو أنه غير مفطر فما الأرجح؟ أنه غير مفطر، إذ لا يجوز لنا أن نفسد عبادة شرعية إلا بدليل شرعي؛ لأننا لو أفسدنا الصوم لكنا جنينا على هذا الصائم وأفسدنا صومه، ولكنا قلنا على الله ما لا نعلم، وهذه قاعدة تفهم في كل شيء، كلما تعارض عليك أمران وجوب أو عدم وجوب فالأصل عدم الوجوب، حرام أو غير حرام فالأصل عدم التحريم، مفسد أو غير مفسد فالأصل عدم الإفساد وهكذا.

Traduction française de la question

Ô vertueux cheikh ! Une personne souffre d'une inflammation de la vésicule biliaire et de calculs biliaires. Elle est sujette à des crises de douleur intenses que les injections antidouleur ne soulagent pas. Elle est donc contrainte d'utiliser des suppositoires. Quel est le jugement concernant l'utilisation de ces suppositoires antidouleur pendant la journée de Ramadan ? De même, qu'en est-il des injections antidouleur qui ne sont pas nutritives, ou encore de l'insuline pour les diabétiques ?

Traduction française de la réponse

Notre avis est que cela ne rompt pas le jeûne, qu'il s'agisse des suppositoires introduits par le bas ou des injections pour le diabète. En effet, ils ne sont pas nutritifs : ils ne sont donc pas assimilables au fait de manger et de boire.

Je vais vous donner une règle, que je destine particulièrement aux étudiants en science religieuse. Lorsque l'avis selon lequel une chose rompt le jeûne s'oppose à l'avis selon lequel elle ne le rompt pas, lequel est le plus probable ? C'est qu'elle ne rompt pas le jeûne. Car il ne nous est permis d'invalider un acte d'adoration prescrit par la Loi que sur la base d'une preuve légale. En effet, si nous invalidions le jeûne, nous aurions commis une injustice envers ce jeûneur en invalidant son jeûne, et nous aurions dit sur Allah ce que nous ne savons pas.

C'est une règle qu'il faut comprendre en toute chose. Chaque fois que deux possibilités s'opposent pour toi : obligatoire ou non obligatoire, le principe est l'absence d'obligation ; interdit ou non interdit, le principe est l'absence d'interdiction ; ce qui invalide ou ce qui n'invalide pas, le principe est l'absence d'invalidation. Et ainsi de suite.

Savant / institution : Cheikh Muhammad ibn Salih Ibn Uthaymin رحمه الله

Source : Al-Liqâ' Ash-Shahrî (اللقاء الشهري), rencontre n° 71, p. 12

Partager cet article

L'institut arabecoran.com

Comprendre ce texte sans traduction

Ce texte arabe, apprenez à le lire et à le comprendre par vous-même. Nos professeurs vous accompagnent en ligne, en cours individuels ou en petits groupes, de l'alphabet jusqu'à la récitation du Coran.

  • Dès 5 €/h
  • Sans engagement
  • 7j/7, de 6h à 22h

À lire aussi

Toute la rubrique Fatawas

Partenaires de confiance