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Les cas où parler d'un musulman absent n'est pas de la médisance

InstitutionComité permanent saoudien / اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاءfatwa traduiteTous ses articles dans le Mag (161)

Illustration de l'article « Les cas où parler d'un musulman absent n'est pas de la médisance »

Question arabe

س٢: ما هي المواضع التي يحل فيها الكلام عن أخي المسلم في غيابه ولا تعتبر غيبة؟

Réponse arabe

ج ٢: الغيبة هي: ذكر المسلم أخاه بما يكره، من المثالب والمعايب ونحوهما. ولكن هناك مواضع ذكرها العلماء يتكلم فيها المسلم عن أخيه بناء على المصلحة، وهذه المواضع منها: طلب الإنصاف من الظالم، فيقول للقاضي أو الحاكم مثلا: ظلمني فلان بكذا، ومنها: طلب الفتوى، فيقول المستفتي للمفتي: فعل فلان بي كذا، فهل هذا حق له أم لا؟ ومنها: تحذير المسلمين من أهل الشر والريب؛ كجرح المجروحين من الرواة والشهود، ومنها: الاستشارة في مصاهرة إنسان أو مشاركته أو مجاورته، ومنها: ذكر المجاهر بالفسق بما يجاهر به، ومنها: التعريف بالشخص إذا لم يقصد التنقص بأن يكون معروفا بلقب كالأعمش والأعرج والأصم ونحوها.

وبالله التوفيق، وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم.

اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء عضو ... نائب الرئيس ... الرئيس عبد الله بن غديان ... عبد الرزاق عفيفي ... عبد العزيز بن عبد الله بن باز

Traduction française de la question

Dans quels cas est-il permis de parler de mon frère musulman en son absence sans que cela soit considéré comme de la médisance (ghîba) ?

Traduction française de la réponse

La médisance (ghîba) consiste, pour le musulman, à évoquer son frère par ce qu'il déteste, comme ses défauts, ses tares et ce qui est de même nature.

Cependant, il existe des cas, mentionnés par les savants, où le musulman parle de son frère en raison de l'intérêt (maslaha) que cela comporte. Parmi ces cas :

– Demander justice contre l'injuste : la personne dit par exemple au juge ou au gouvernant : « Untel a commis telle injustice envers moi. »

– Demander une fatwa : celui qui consulte dit au mufti : « Untel m'a fait telle chose. Est-ce son droit ou non ? »

– Mettre en garde les musulmans contre les gens de mal et les personnes suspectes, comme lorsqu'on déclare non fiables les rapporteurs et les témoins qui le méritent.

– Demander conseil au sujet d'une personne avec qui l'on envisage de s'allier par mariage, de s'associer ou de devenir voisin.

– Mentionner celui qui commet ouvertement la perversité, au sujet de ce qu'il commet ouvertement.

– Identifier une personne lorsqu'elle est connue par un surnom, comme « Al-A'mash » (le chassieux), « Al-A'raj » (le boiteux), « Al-Asamm » (le sourd) et d'autres semblables, à condition de ne pas avoir l'intention de la rabaisser.

Et c'est Allah qui accorde la réussite. Qu'Allah prie sur notre Prophète Muhammad, sur sa famille et ses Compagnons, et qu'Il les salue.

Le Comité permanent de la recherche scientifique et de la fatwa : Membre : 'Abd Allah ibn Ghudayyân Vice-président : 'Abd Ar-Razzâq 'Afîfî Président : 'Abd Al-'Azîz ibn 'Abd Allah ibn Bâz

Savant / institution : Comité permanent de la recherche scientifique et de la fatwa (Al-Lajna Ad-Dâ'ima)

Source : Fatâwâ Al-Lajna Ad-Dâ'ima, première collection (فتاوى اللجنة الدائمة - 1), tome 26, p. 10

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