Le Don de sang en France 

Question : Alors, assalamu alaikum wa rahmatullahi wa barakatuhu, hafizakouna Allah. Est-ce qu’il est autorisé de donner son sang en France, sans vraiment savoir à qui il sera donné, musulmans ou kafirs, ni ce qu’ils vont réellement faire de mon sang ? Ensuite, la sœur précise qu’elle a un groupe sanguin universel. Je crois que ça veut dire qu’elle peut donner à tout le monde. C’est un sang qui est bien, mais il est là ? Réponse Oustadha : Les grands savants disent qu’il n’y a pas de problème à donner son sang, même si c’est pour un non-musulman (kafir), tant qu’on n’est pas en état de guerre contre lui. Cela est permis, et tu seras récompensée par Allah Azza wa Jall. Ils ont cité un hadith pour appuyer cela : la mère d’Asma, la fille d’Abraham al-Siddiq, compagnon de Khala al-Aghri, est venue chez sa fille demander une aumône, et cela est permis même si c’est à un non-musulman. Cela montre que même envers les non-musulmans, aider est permis dans ce contexte. Donner son sang est donc autorisé et considéré comme une aide. C’est même préférable que d’avoir un contact comme un baiser. C’est une chose bonne et permise.

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Le calcul de la zakat

Question : Pour calculer le nissab, doit-on prendre 85 grammes d’or ou 595 grammes d’argent ? Si vous prenez l’or comme référence pour la monnaie zakat et qu’il fallait prendre le seuil d’argent, doit-on payer la zakat des autres années non payées ? Et si on ne sait pas combien pour les autres années, comment faire ? Doit-on donner pour le compte enfant aussi en regroupant tous les comptes de la famille ? Moi, je n’ai pas tout compris, mais peut-être que toi, tu as bien compris. Mieux que moi. Réponse  Oustadha : Oui, pour faire la zakat, il faut prendre la valeur de l’or. Le nissab, ce n’est pas basé sur l’argent, premièrement. Deuxièmement, si tu n’as pas sorti ta zakat pendant plusieurs années, c’est possible de la régulariser. Pour sortir la zakat, il faut atteindre le minimum appelé nissab. Si tu n’as pas donné la zakat pendant des années, c’est facile pour nous. Chaque année, on calcule combien vaut le nissab. On revient à cette année-là, on prend le nissab. Si on l’a atteint, on prend tout l’argent que l’on possède dans l’année. C’est très simple : je prends tout l’argent que j’ai, à condition que j’ai atteint le nissab. Par exemple, en 2023, j’ai 20 millions de dinars. En 2024, peut-être 80 millions, je ne sais pas. Le nissab doit être conservé pendant une année. Donc, si j’ai 20 millions aujourd’hui, je dois attendre une année pour savoir si j’ai atteint le nissab. Après un an, je sors ma zakat en divisant mon argent par 40. Si tu n’as pas sorti la zakat les années passées, ce n’est pas grave. C’est comme en Algérie, quand tu es en France, on prend en compte la valeur du pays d’origine. Il y a un tableau pour cela. Une sœur a dit que sa mère n’avait pas sorti la zakat pendant 20 ans. Quand elle s’est convertie, elle a repris le calcul et chaque année elle a payé sa zakat, c’était 20 millions de dinars. C’est facile, tu reviens au tableau de l’Algérie, chaque année tu divises l’argent que tu avais par 40. Concernant l’argent des enfants, si le mari a fait une donation aux enfants, cet argent appartient maintenant aux enfants, pas au père. Dans ce cas, la zakat des enfants est séparée de celle du père. Le père donne sa zakat sur son argent et l’enfant doit donner sa propre zakat sur ce qu’il possède. Interlocutrice : C’est-à-dire qu’il n’y a pas d’âge pour donner la zakat ? Oustadha : Non, il n’y a pas d’âge. Interlocutrice : Si, par exemple, j’ai une donation, et que j’ai beaucoup d’argent aujourd’hui, et que je donne cet argent à mon fils, qui a 8 ans, doit-il donner la zakat ? Est-ce que c’est à nous, les responsables, de la donner pour lui ? Aussi, si le père a simplement mis cet argent sur le compte de son fils sans faire officiellement une donation, alors est-ce qu’on considère que c’est toujours l’argent du père ? Oustadha : Dans ce cas-là, on regroupe l’argent de l’enfant avec celui du père ou de la mère. C’est plus clair ainsi. Interlocutrice : Oui, c’est ce que disait Gustava : si l’argent est destiné aux enfants, cela veut dire que, quand ils grandiront, cet argent leur appartiendra, donc ce sera à eux de donner la zakat. Mais si on a juste posé l’argent sur le compte de l’enfant, alors que c’est toujours notre argent, comme quand je mets de l’argent sur le compte de mon fils, ce n’est pas vraiment à lui, c’est encore mon argent. Oustadha : Dans ce cas, on revient à considérer cet argent comme le tien. Interlocutrice : Oui, exactement, il est juste ailleurs, en fait. Oui, c’est une bonne question. C’est une bonne question.

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La situation d’une jeune convertie et son tuteur

Question : J’ai perdu mes parents très jeune, entre 10 et 13 ans. Mon oncle paternel m’a élevée comme sa propre fille. Après de longues études, j’étais destinée à travailler dans de grandes entreprises, mais Allah m’a guidée, alhamdoulillah. J’ai décidé de porter le voile et de renoncer à tout travail pouvant mener au haram. Mon oncle n’a pas accepté ce changement et cela fait un an qu’il ne me parle plus malgré mes tentatives de médiation. Aujourd’hui, je souhaite me marier, mais il refuse d’être mon tuteur. Mes autres oncles paternels pourraient-ils jouer ce rôle à sa place ? Si eux aussi refusent, puis-je me marier avec l’aide d’un imam comme tuteur (wali), sans le consentement de mon oncle qui m’a élevée ? Je vis seule et cette situation me fait beaucoup souffrir. Réponse Oustadha : La première chose, on va dire, c’est qu’elle doit essayer. Premièrement, elle va essayer avec les autres oncles. Si les autres oncles sont contre, ils ne vont pas accepter d’être le tuteur de cette sœur. Dans ce cas, on peut chercher un lien de confiance, quelqu’un qui sera son tuteur pour faire le mariage. Mais la première étape, c’est d’essayer encore avec les autres oncles, faire des efforts avec eux. S’ils ne veulent pas, alors on passe à la deuxième étape : avoir un imam de confiance qui sera son tuteur. Comme le Nabi sallallahu alayhi wa sallam a dit, la femme qui n’a pas de tuteur — que ce soit son père, son oncle, ou quelqu’un d’autre — alors c’est l’imam ou une personne de confiance qui sera son tuteur. Qu’Allah facilite ma sœur.

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La Situation avec la belle-fille 

Question : Il est présent. Alors… Mon mari a eu un enfant d’un précédent mariage. Il a eu la garde de sa fille, mais la mère l’a récupérée pour vivre avec elle à l’étranger. Il souhaiterait récupérer sa fille, mais je lui ai dit que je ne peux pas la garder car elle a été habituée, en regardant avec sa mère des films pornographiques, à m’espionner lorsque j’étais dans la salle de bain ou aux toilettes. J’étais dévêtue et cela à plusieurs reprises. Elle faisait cela à mes enfants aussi qui ont fini par la détester. Elle faisait aussi des dessins obscènes avec les parties intimes d’hommes qui urinent. Mon mari a-t-il le droit de me dire que je dois patienter avec son comportement car elle n’est pas pubère, elle a 6 ans. Il conseille à mes enfants d’avoir plus de rahmat envers elle dans ses agissements car la plume est levée et elle n’est pas responsable. Doit-il me reprocher de ne pas vouloir garder sa fille dans cette situation, en sachant que je ne suis pas la mère et que je n’ai pas la garde ? Doit-il me reprocher de ne pas être assez patiente avec elle ? Je ne supporte plus qu’elle m’espionne et je ne peux pas vivre avec elle. Réponse  Oustadha : Pour cette question, je vais donner un conseil à la sœur. On n’oblige pas, mais c’est un conseil venant de moi, inch’Allah qu’il soit accepté. Comme tu as dit, elle est encore jeune, elle verra plus tard, elle n’a que 16 ans, c’est très jeune. Qu’Allah Azza wa Jall préserve nos enfants et guide les mamans, parce que franchement, éduquer un enfant est une grande responsabilité. Interlocutrice : Ce n’est pas que la nourriture ou les habits, c’est ça, l’éducation, non ? Oustadha : Oui, ça fait partie de l’éducation. Mais la Tarbiyah, c’est l’éducation dans le din, la préservation contre ce qui est mauvais, le mal. Franchement, c’est très grave de laisser une petite fille comme ça. Pour le conseil que je donne à ma sœur, ce n’est pas une obligation, mais c’est un conseil ; et tu seras récompensée par Allah Azza wa Jall. Quand les papillons sont très jeunes — un bébé, un enfant de 16 ans — tu vas être grandement récompensée par Allah Azza wa Jall, parce que tu joues un rôle important, une grande responsabilité. Franchement, tu vas… Interlocutrice : Elle va la sauver. Elle va la sauver. Oustadha : Oui, elle va la sauver de cet environnement. Honnêtement, tu seras récompensée selon ton âge. Tu vas l’éduquer toi-même dans le din et tu auras ta récompense. C’est pour ça que tu ne peux pas vraiment comprendre ce qu’elle fait, elle est encore très jeune, elle ne comprend même pas. Interlocutrice : Elle ne comprend même pas, oui. Oustadha : C’est-à-dire que tu vas la considérer comme ton bébé et… à l’inverse, il faut avoir de la douceur avec elle et la préserver du mal. Tu acceptes qu’elle soit avec toi, c’est mieux parce que tu vas la sauver d’un endroit comme ça. Qu’Allah te préserve, préserve tes enfants, et te récompense d’une grande récompense, que ce soit dans ce bas-monde ou dans l’au-delà. Mais je te donne un conseil, un rappel : tu ne laisses pas cette petite Fimskina, ce petit bébé, entre les mains de cette mère inconsciente, franchement. Elle n’est pas responsable, vraiment. Que Dieu te préserve et te récompense d’une grande récompense. Interlocutrice : C’est vrai, parfois il y a des enfants qui, par leur comportement, nous énervent tellement qu’on ne peut plus les supporter. Mais eux, ils ne savent pas vraiment, ils font juste ce qu’on leur a appris. Oustadha : Bien sûr. Mais toi, c’est facile. Un enfant, c’est comme une feuille blanche, tu peux écrire dessus tout ce que tu veux. Cette enfant est toute petite, elle a six ans. Tu peux réécrire de très bonnes choses, des bonnes actions. Tu auras une grande, grande récompense d’Allah Azza wa Jall parce que tu vas l’élever dans le din, dans le bien. Et tu ne lâches pas ça. Tu fais ça pour Allah Azza wa Jall. Qu’Allah te récompense, ma sœur. Inch’Allah, tu acceptes mon conseil et tu gardes cette petite fille. Elle est innocente, vraiment innocente. C’est très triste de voir des enfants dans des mains irresponsables comme ça. Même si aujourd’hui, la mère la déteste, la petite va changer dans son cœur. Peut-être qu’elle va finir par l’aimer. La petite, elle va changer. Interlocutrice : Oui, voilà, c’est ça. Comme la sœur Sihem l’a dit : aller voir un psy. Oustadha : Oui, on peut voir un psychologue pour la petite, oui. Honnêtement, quand on a lu la question au début, on ne connaissait pas l’âge, mais on s’est dit qu’elle avait peut-être 14, 15 ans, tu vois ? Et quand on a vu tout en bas que c’était marqué 6 ans, ça a été un choc… Interlocutrice : Mais c’est sa mère, ce n’est pas… Oustadha : L’enfant est innocente, vraiment. Elle ne sait pas… Elle fait juste comme elle voit. Qu’Allah facilite la sœur. Que ça facilite ma sœur aussi.

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La scolarisation des enfants en Tunisie et la mixité 

Question : Assalamu alaikum wa rahmatullahi wa barakatuh. Nous avons fait la hijra en Tunisie depuis plusieurs années, alhamdoulilah. Nos enfants sont scolarisés à l’école publique et jusqu’ici, tout se passait plutôt bien. Seulement, voilà, ma fille grandit et elle sera bientôt pubère. Ici, les écoles sont toutes mixtes. Elle peut porter son hijab et s’arranger pour les prières. Cependant, la mixité sera inévitable. Ma question est la suivante. Que me conseillez-vous concernant la scolarisation de mes enfants ? Est-ce que je continue à les mettre en public avec les mauvais côtés qu’on y trouve ou est-ce que vous me conseillez de changer de pays sachant qu’en Tunisie, l’école à la maison est interdite et que pour changer de pays, il faudra beaucoup d’économies, etc.  Réponse  Oustadha : Franchement, c’est très compliqué. Surtout en Tunisie ou dans nos pays, une fois que l’enfant atteint la puberté, ça devient vraiment problématique. Je déconseille fortement la scolarisation en milieu mixte, surtout après la puberté. C’est très, très grave. L’idéal, si elle veut poursuivre ses études, c’est soit de changer de pays, soit de chercher des enseignants en ligne, pourquoi pas à l’international, et d’étudier en candidat libre. Franchement, à notre époque et avec cette génération, la mixité engendre de gros dégâts, aussi bien sur la foi que sur le comportement. Il se passe des choses très préoccupantes dans les établissements scolaires. C’est d’ailleurs pour cela que les savants ont interdit la mixité. Interlocutrice : Elle disait justement qu’en Tunisie, l’école à la maison est interdite. Oustadha : Oui. Interlocutrice : Mais en Algérie aussi, l’instruction à domicile est officiellement interdite à l’école primaire, pourtant beaucoup de familles le font, et il n’y a aucun contrôle. Est-ce que c’est pareil en Tunisie ? Est-ce qu’elle pourrait, par exemple, ne pas inscrire sa fille à l’école ? Oustadha : Oui, ce serait même préférable. Il est possible qu’il n’y ait pas de contrôle. Ça dépend du fonctionnement du pays et de son évolution. Interlocutrice : J’avais une amie qui a vécu plusieurs années en Tunisie avec ses enfants. Elle ne les a jamais inscrits au collège, et elle n’a jamais eu de problème. Ce n’est pas comme en France, où ils nous surveillent de près. Oustadha : Oui, c’est différent. Il existe des solutions à la maison ou en ligne. Le mieux, c’est de se renseigner auprès de personnes qui vivent là-bas pour savoir comment organiser l’instruction à domicile dans ce contexte.

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La Scolarisation au Maroc et examens d’État

Question :  Nous avons fait la hijra au Maroc. Nos enfants étudiant le programme marocain en ligne avec des professeurs sur le minhaj. Ma question est, nous est-il permis d’inscrire nos enfants aux examens d’État en candidat libre afin d’obtenir des diplômes, en sachant qu’ils ne sont pas salafis et qu’il y a de la mixité ? Réponse Oustadha : Oui, c’est pareil en Algérie. Ce n’est pas grave de s’inscrire en candidat libre pour avoir un diplôme, ce n’est pas grave. L’interlocutrice : Même si dans la salle d’examen, par exemple, moi je m’inscris pour passer le bac, à côté il y a ces… ces mythes dans la salle ? Oustadha : Oui, tu pars loin, tu t’éloignes, tu passes ton examen et tu repars, d’accord ? Parce qu’on est obligé maintenant avec le diplôme. Surtout les garçons. C’est une obligation. Sans diplôme, tu ne peux rien faire. L’interlocutrice : C’est-à-dire qu’ils font leurs cours dans le halal, hamdoulilah, bien et tout… et tu ne fais que l’examen, quand tu es en Algérie. En Algérie, c’est comme ça. Parce que quand ils ont passé le brevet, les enfants, on les emmène dans un endroit étatique en fait, où il y a tous les enfants du même âge. Oustadha : Ce n’est pas grave. En fait, on n’a pas le choix. On n’a pas le choix. Ce n’est pas grave. Non.

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La relation conflictuelle avec un enfant pubère 

Question : Assalamu alaykum wa rahmatullahi wa barakatuh, Je vis une épreuve avec mon fils de 17 ans. Mon mari et moi avons toujours essayé de lui donner une éducation religieuse stricte, en limitant l’usage du téléphone et des réseaux. Malgré cela, il a des comptes cachés, parle avec des filles, et refuse nos règles. Il devient insultant, part de la maison, nous parle avec arrogance, même devant d’autres. Ma question est : À 17 ans, doit-on encore le traiter comme un enfant soumis aux règles strictes de la maison, ou comme un jeune adulte avec une autre approche ? Et comment réagir face à cette rébellion constante, sans trahir nos principes religieux ? BarakAllahu fikum pour vos conseils. Réponse  Oustadha : Que Dieu préserve tous les enfants et les musulmans. Franchement, cette génération, comme l’a dit la sœur, est très dure. C’est pour cela que je vais rédiger cette question avec une réponse et un conseil pour toutes les mamans. Premièrement, ce n’est plus un enfant, c’est un adulte. Dès qu’elle est pubère, c’est un adulte, je la considère comme telle. Première chose, parfois, les parents sont très sévères dans l’éducation. Ce que beaucoup de parents font envers leurs enfants — je ne dis pas tous, mais généralement — c’est qu’ils présentent la religion comme une suite d’obligations : « Fais ceci », « Ne fais pas cela », comme si c’était une prison. Le Prophète, sallallahu alayhi wa sallam, est resté à La Mecque plus de dix ans, treize ans même, à enseigner aux compagnons les attributs du Nom d’Allah, Azza wa Jall, afin qu’ils aiment Allah. Ils ont appris à L’aimer. Je te donne un exemple : moi, avec un professeur et un élève, même si l’élève est têtu, s’il aime son professeur, il obéit facilement, sans que le professeur ait besoin de le punir ou de s’énerver. Même si le professeur est strict, l’élève accepte parce qu’il aime. Mais comment peut-on aimer ? Avec la douceur, franchement. La première chose, c’est la douceur. Allah a dit que si tu n’avais pas la douceur, tu aurais nui à toi-même. C’est-à-dire qu’avec douceur, une personne parmi les compagnons ou n’importe qui peut se convertir à cette religion, grâce à la douceur du Prophète sallallahu alayhi wa sallam, à son bon comportement. C’est pourquoi je dis toujours que la bonne nasîha, c’est avant tout le bon comportement des parents envers leurs enfants. Et je répète toujours le hadith du Prophète sallallahu alayhi wa sallam concernant ce jeune homme qui voulait commettre la fornication, un grand péché. Mais le Prophète ne fut pas dur avec lui. Il lui dit : « Approche-toi. » Il posa la main d’Ali dans la poitrine du jeune homme et lui demanda : « Est-ce que tu voudrais cela pour ta mère ? » Le jeune homme répondit non, plusieurs fois. Puis le Prophète lui fit un geste, montrant la pureté du corps. Interlocutrice : Oui, oui. C’est-à-dire qu’Allah lui pardonne, qu’il y ait la pureté du cœur. Oustadha : Exactement, qu’Allah lui accorde une épouse pieuse. Moi, en entendant ce hadith, j’ai ressenti de la détestation pour ce péché, mais en même temps, j’ai admiré la douceur du Prophète sallallahu alayhi wa sallam, sa manière d’aborder ce jeune homme. On a besoin de se rapprocher de nos enfants. Parfois, il n’y a pas une bonne relation avec eux. C’est toujours « Tu ne fais pas ça, fais ça », comme si c’était une prison. Interlocutrice : Oui, il n’y a pas de communication, pas d’échange. Oustadha : C’est pour ça que je dis, il y a beaucoup de familles — et je m’excuse — à cause d’elles, nos filles ou nos enfants sont partis faire des choses qui ne sont pas bien. Je donne un exemple pour une jeune fille. Parfois, elle n’ose pas parler à sa mère. Elle a peur de lui dire quelque chose, surtout si elle a fait une bêtise. Alors, elle n’ose pas avouer. Et c’est là qu’elle trouve un jeune homme qui lui dira de belles paroles, et elle partira avec lui. Mais si elle avait une mère qui lui disait : « Ne t’inquiète pas, toi aussi tu as fait des erreurs, dis-moi, ce n’est pas grave, on a tous fait des bêtises. » Elle pourrait venir vers elle.    Elle a dit que sa propre mère les a élevés ainsi, subhanallah. Elles n’ont rien fait de haram, parce qu’il y avait une vraie relation avec leur mère. Même quand elle faisait des bêtises, sa mère lui disait : « Ma petite fille, viens, il n’y a rien de grave. » C’est dur, ça. Interlocutrice : Oui, subhanallah. Cette sœur est algérienne. Chez eux, c’est très bien. Elle a dit, subhanallah, pourtant sa mère était très bien, il y avait une vraie relation. Mais il y a un déficit…un manque dans la relation entre les enfants et les parents. Oustadha : Oui, un manque. Il faut savoir ce qu’est vraiment la salat. Ce n’est pas une punition. Parce que les jeunes filles et les jeunes hommes voient souvent la salat comme une punition. « La salat, c’est quatre fois, quatre unités, c’est beaucoup, non ? » Moi, si je prends la salat, généralement, ils ne vont pas détester ça, franchement. Les compagnons aimaient la salat. Certains ont même préféré se couper un membre pendant la salat plutôt que de l’interrompre, parce qu’ils prenaient beaucoup de temps. C’est pour ça qu’on a un déficit dans le tawhid, dans la croyance. Nous n’avons pas une science bien approfondie. La relation avec les enfants n’est pas bonne. C’est pour cela qu’on a besoin d’apprendre comment gérer nos enfants, comment avoir un bon comportement envers eux, comment corriger leurs erreurs de façon constructive. Franchement, je ne sais pas. Ça, c’est la première chose. La deuxième chose, c’est l’invocation auprès de l’Azza wa Jall. Pour invoquer l’Azza wa Jall, il faut beaucoup de patience. Je termine cette question, cette réponse. Il y avait

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La gestion des relations familiales et les financières dans le mariage

Question : J’avais comme rituel à l’époque de faire sortir ma mère une fois par semaine, faire ses courses ou du shopping, contre le gré de mon mari. Entre-temps, j’ai appris qu’il fallait obéir à son mari avant sa mère, donc je ne la fais plus sortir. Je n’ai pas le droit non plus d’aller chez mes parents toute seule, ce qui fait que ma mère me le reproche souvent. Mon mari aime aller chez mes parents, mais n’aime pas recevoir la visite occasionnelle de ma famille, car pour lui, c’est du gaspillage de préparer un repas. Je ne travaille pas et donc, par conséquent, il ne veut pas non plus que j’offre des petits cadeaux à ma famille. Je précise qu’il n’y a jamais eu de dispute entre ma famille et mon mari. Comment doit-on gérer cette situation ? Il m’arrive d’acheter un petit cadeau ou de prendre très occasionnellement un petit billet afin de faire plaisir à ma mère et je lui donne sans que mon mari le sache. Est-il permis pour moi de le faire ? Mon père ne gagne pas beaucoup et ma mère a des envies et c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour lui faire plaisir et cela reste très occasionnel. Réponse  Oustadha : Pour cette question, ma sœur, notre religion ne permet pas de prendre ou d’acheter l’argent de ton mari ou quelqu’un d’autre. Parce qu’il y a un hadith qui dit que prendre l’argent des gens, il faut que les gens acceptent ça. Sinon, c’est du haram, c’est un péché. Mais on trouve une solution. Si ton mari te donne l’argent de poche, des fois où tu achètes quelque chose, tu peux prendre un petit peu de cet argent et faire un petit cadeau à ta mère. Mais si ton mari est radin, c’est autre chose. Parce que Nabi sallallahu alayhi wa sallam, il y avait une femme qui est partie chez Nabi sallallahu alayhi wa sallam, elle lui a dit : « Mon mari ne me donne rien du tout pour la nourriture essentielle », on va dire l’essentiel, « pour la nourriture, pour les habits. » Il a dit : « Si ton mari est radin, tu prends en cachette, mais tu ne prends pas tout l’argent. » C’est-à-dire pour la nourriture, pour les habits. Si ton mari est radin, tu peux prendre en cachette, mais l’argent, ce n’est pas pour faire un petit cadeau. Ça, ce n’est pas une cause à prendre en cachette. Tu vois ce que tu as dit pour faire des petits cadeaux. C’est pour la nourriture, je vais te dire. Tu prends en cachette parce que la nourriture, c’est essentiel. Mais pour faire des cadeaux, je te dis, s’il te donne pour faire des achats, tu peux prendre un petit peu d’argent économisé et tu vas acheter un petit cadeau pour ta mère. C’est facile. Mais je vais faire un rappel pour ton mari et pour tout le monde. Tu dis que ton mari n’accepte pas que les parents viennent manger chez nous. Le Nabi, sallallahu alayhi wa sallam, a dit : « ta’amul wahid » c’est-à-dire la nourriture de un. « Takfidna » c’est-à-dire un suffit d’eau. C’est-à-dire une assiette pour un. Si je mange dans une assiette avec un, elle va me suffire tous les deux, subhanallah. La nourriture de deux, c’est-à-dire, elle suffit pour trois. Même, subhanallah, les invités qu’on invite, on fait ça pour Allah Azza wa Jall. Parce que Allah Azza wa Jall, c’est Lui qui nous donne la nourriture. C’est pas au mari. Le mari, c’est une cause. Et l’argent, c’est une cause. Mais Allah Azza wa Jall, c’est Lui qui donne la nourriture. Allah Azza wa Jall a dit, c’est un réserve. qui est dans la nourriture vraiment c’est Allah, c’est-à-dire jamais jamais on invite quelqu’un pour Allah, je te dis c’est l’inverse, ça a doublé et toujours quand tu invites quelqu’un toujours il reste la nourriture c’est pas quand tu touches avec tes enfants c’est rien du tout des fois mais quand tu invites pour Allah tu fais ça pour Allah tu veux être récompensé pour Allah.      Nous, on voit ça. La nourriture reste. Il y a du baraka dans le riz. Et, subhanallah, il y a un hadith qui dit que chaque matin, il y a deux anges. Un qui dit : « Allahumma atimun fiqan khalafa ». C’est-à-dire, quelqu’un qui donne, qui fait du sadaqa, une aumône, même si elle est toute petite, Allah lui double ou lui triple cet argent. « Atimun fiqan », c’est-à-dire celui qui donne une aumône pour Allah Azza wa Jall, Allah va lui doubler ou tripler, selon sa niyyah. Quand la niyyah (l’intention) est très sincère pour Allah Azza wa Jall, la nourriture, la richesse, seront triplées. Il dit aussi : « Wa wa’atimun sikan talifah » — quelqu’un qui est radin, qui ne fait pas de sadaqa, même quelque chose de minime, son argent sera gaspillé. Peut-être que sa voiture aura un accident, ou qu’il va tomber malade. Cet argent ne servira à rien. C’est-à-dire, on dit toujours que Ar-Razzaq, c’est le nom d’Allah Azza wa Jall, c’est Lui qui nous donne la nourriture. Et toujours, on dit que le hadith du Prophète ﷺ nous apprend beaucoup de choses. Ce n’est pas parce que j’invite quelqu’un que toute la nourriture va disparaître. Non, c’est l’inverse. Le Prophète ﷺ a dit : quand je fais une sadaqa, par exemple je donne quelque chose — pas dix bonbons — un seul bonbon, il ne va pas diminuer. Quand tu donnes en aumône, ça ne diminue pas. Elle est multipliée. Subhanallah. Une sadaqa, ça ne diminue pas. Ça, ce sont les paroles du Prophète ﷺ. Chaque chose que tu prends, elle peut disparaître. Mais la sadaqa et le baraka, non. Elles restent et elles se multiplient. Elle avait, je crois, 60 millions. Elle a pris 90 millions de plus, mais elle n’a fait que 30 millions. Il manquait 30

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La Garde des animaux en appartement 

Question : Euh… Je pense qu’après la question générale, est-ce qu’on a le droit de garder des animaux en appartement ? Réponse  Oustadha : Oui, on a le droit. C’est autorisé de garder un animal. Si tu lui donnes de la nourriture, tu t’occupes de lui — soit un chat, soit… sauf le chien. Sauf le chien. C’est en dehors de la maison. Parce que toujours, si on a un chien, tu ne le mets pas dans la maison. C’est interdit, parce que toujours, tu diminues les récompenses. Toujours. Comme il a été dit, le chien, quand il entre dans la maison, tu diminues la récompense de l’ajr, comme la montagne de Uhud : elle diminue. C’est-à-dire, on le laisse dehors, dans le jardin. Aussi, garder un chat — d’ailleurs, Abou Hourayra s’appelait ainsi parce qu’il avait un chaton — ce n’est pas automatiquement nécessaire d’avoir une femelle pour que ce soit autorisé. Ce n’est pas grave, c’est autorisé. Il n’y a pas de péché à garder, soit une femelle, soit un petit chaton. C’est pareil, à condition de bien s’occuper de lui, de ne pas faire de mal aux gens, et qu’il soit vacciné. Il y a une deuxième chose : c’est que c’est permis de garder les animaux à la maison — sauf le chien — et c’est interdit de vendre les chats, tout comme c’est interdit de vendre les chiens. Oui, le commerce avec les chats et les chiens, c’est interdit. Ce n’est pas halal. Mais il n’y a aucun péché, ma sœur. Alhamdoulillah. Alhamdoulillah. Interlocutrice : Barakallahou fik, je suis contente d’avoir assisté à cette session de questions-réponses. Je vous remercie d’avoir répondu. Et inch’Allah, on espère se revoir très bientôt. Je vais laisser Oustadha faire la clôture de ce dars. Et barakAllahu fikunna, khawati. Oustadha : BarakAllahu fikunna, khawati karimat. Vous avez assisté à la session de questions-réponses. Qu’Allah vous préserve, préserve vos enfants, qu’Allah vous facilite, incha’Allah. Et jazakumullahu khayran, wa subhanak Allahumma wa bihamdik…

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L’utilisation du chapelet (tasbih)

Question : J’espère que vous allez bien. J’ai pu voir que faire du dhikr avec un chapelet tasbih est une innovation. Mais puis-je utiliser les chapelets pour autre chose, comme un élément de décoration, notamment en l’accrochant sur le rétroviseur intérieur de la voiture ? Que Dieu vous récompense et vous préserve. Réponse  Oustadha : Vous mettez le collier là. Avant, je faisais du dhikr avec le corps, comme des canciers. Interlocutrice : Elle sait qu’il ne faut pas faire de décor avec ça, mais est-ce que ce collier-là, que les gens utilisent pour ça, si elle enlève cette lumière, est-ce qu’elle peut décorer sa voiture ? Oustadha : Oui, elle peut décorer sa voiture. Parce qu’il y a différentes versions. Pour un chapelet, pour ce collier qu’on utilise souvent pour décorer, il y a des savants qui ont dit que c’est une « bida’ », comme Cheikh Al-Bani qui a dit : « ça, c’est du bida’. » Normalement, on fait le tasbih avec les mains. Parce que le Jour du Jugement, le Prophète ﷺ a dit « mustan taqad », c’est-à-dire qu’ils vont parler. On dit « subhanallah, subhanallah, subhanallah », mais en réalité, ils vont penser à Allah عز وجل et ils vont le dire le Jour du Jugement. Quand le Prophète ﷺ a vu un compagnon faire le tasbih avec quelque chose, il lui a dit : « Non, c’est mieux de faire avec tes mains. » Parce que le Jour du Jugement, ils vont parler des bonnes actions qu’on a faites. Ce hadith, certains savants disent que c’est une bida’ de se servir d’un objet pour faire le tasbih. D’autres disent que ce n’est pas une bida’. Moi, je suis convaincue que c’est une bida’. Tant qu’aucun compagnon n’a été ordonné de faire le tasbih avec autre chose que les mains, c’est mieux. Premièrement, on est récompensé pour cela. Deuxièmement, au Jour du Jugement, ils diront qu’on faisait du bien, du tasbih. Mais pour décorer, ce n’est pas grave. Interlocutrice : D’accord. Oui, tu peux décorer, in shā’a Llāh. Et tu vois aussi, en Arabie Saoudite, il y en a, je pense que c’est ça, on fait comme ça. Oui, c’est comme ça, d’accord. C’est la meilleure méthode. Avec le tasbih, j’en parle, c’est avec la main droite, pas la gauche, parce que beaucoup de gens le font avec la droite et la gauche. Oustadha : Ça, c’est faux. On fait le tasbih avec la main droite. Et si tu veux… tu peux prendre une photo pour les sœurs. C’est comme ça. C’est un enseignement du Prophète ﷺ. Tu vois ça ? Le haut du pouce ? Le pouce, ça s’appelle Anami, les phalanges. Tu fais comme ça. Parce que le Prophète ﷺ a dit qu’on faisait le tasbih avec les phalanges. Interlocutrice : Alors, d’accord, toi tu utilises tout ton doigt, parce que sinon les gens… Oustadha : Ils font comme ça, ils prennent le pouce et comptent les phalanges. En fait, c’est avec les deux mains, et quatre phalanges par main. Ça, c’est légiféré. Mais la méthode, c’est ça, c’est facile. C’est-à-dire, tu peux prendre une photo ou une petite vidéo : un, deux, trois, tu fais dix fois trois fois. Donc ça fait 1, 2, 3, 4, 5. Très facile. Mes doigts ne descendent même pas jusqu’en bas. J’essaierai de prendre une vidéo avec mon fils, par exemple. C’est mieux, c’est mieux. Interlocutrice : Moi, j’avais une question par rapport au dhikr. Est-ce que par rapport au dhikr, on doit être équitable ? C’est-à-dire que, par exemple, si je suis assise sur mon canapé et que j’ai envie de faire du dhikr, est-ce que je dois respecter le nombre exact ? Par exemple, si je dis « Allahu Akbar » 40 fois, est-ce que je dois aussi dire « Subhanallah » 40 fois ? Oustadha : Non, non. Interlocutrice : Je peux dire 10 fois « Allahu Akbar » ? Oustadha : Je ne sais pas, il n’y a pas de nombre précis sauf pour les hadiths qui donnent un nombre exact. On doit faire ces nombres précis, oui, par exemple après la salat, où c’est 100 fois. Interlocutrice : Oui, voilà. Ou 90 fois. 7 fois par doigt, donc 4 doigts, et le pouce 5 fois. Oustadha : Moi, je vous ferai une petite vidéo tout à l’heure ou demain avec mon fils pour montrer comment faire ça. Après, quand tu dis « dix fois Subhanallah, dix fois Alhamdoulillah », ça s’appelle un changement de variété. Tu prends une petite mélodie dans ta tête, tu recomposes. Parfois, tu dis trente-trois fois, parfois on est pressé, alors on dit dix fois. Mais on dit bien « Subhanallah, Subhanallah, Subhanallah », on prononce bien. Le Prophète ﷺ a dit ça dans la salat, après la salat, et quand on va dormir, on dit « Subhanallah » 33 fois, « Alhamdoulillah » 33 fois, « Allahu Akbar » 34 fois. Il a dit que ce travail n’est pas dur, mais ce dhikr nous fera entrer au Paradis. Déjà, ce dhikr est doublé, on dit 10 fois. Et chaque dhikr est une bonne action qui te rapproche facilement du Paradis. Ce n’est pas compliqué, ce n’est pas… Je ne sais pas si tu comprends… Mais… Interlocutrice : Est-ce qu’on sait que quand on dit « As-salamu alaykoum », on a 10 récompenses ? C’est ça ? Oustadha : Oui. Et les gens, quand on dit juste « salam », parce que c’est très fréquent ici, on dit « Salam alaykoum », c’est ça. Interlocutrice : Il y en a parfois qui disent juste « salam », ça va ? Non, ce n’est pas « salam », « Salam alaykoum ». Dire juste « salam », ça ne veut pas vraiment dire quelque chose ? Oustadha : Oui, parce qu’on dit « Salam alaykoum ». « Salam » est le nom d’Allah, ça veut dire « paix ». « Assalam » est le nom d’Allah.

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