Les médecins connaissent le sexe du fœtus : est-ce contraire au Coran ?
Savant citéCheikh Muhammad ibn Salih Ibn Uthaymin رحمه اللهfatwa traduiteTous ses articles dans le Mag (144)
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Question arabe
(٢٣) سئل فضيلة الشيخ: كيف نوفق بين علم الأطباء الآن بذكورة الجنين وأنوثته، وقوله - تعالى: {وَيَعْلَمُ مَا فِي الْأَرْحَامِ} ، وما جاء في تفسير ابن جرير عن مجاهد أن رجلا سأل النبي، صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، عما تلد امرأته، فأنزل الله الآية وما جاء عن قتادة - رحمه الله -؟ وما المخصص لعموم قوله - تعالى: {مَا فِي الْأَرْحَامِ} ؟
Réponse arabe
فأجاب بقوله: قبل أن أتكلم عن هذه المسألة أحب أن أبين أنه لا يمكن أن يتعارض صريح القرآن الكريم مع الواقع أبدا، وأنه إذا ظهر في الواقع ما ظاهره المعارضة، فإما أن يكون الواقع مجرد دعوى لا حقيقة له، وإما أن يكون القرآن الكريم غير صريح في معارضته؛ لأن صريح القرآن الكريم وحقيقة الواقع كلاهما قطعي، ولا يمكن تعارض القطعيين أبدا.
فإذا تبين ذلك فقد قيل: إنهم الآن توصلوا بواسطة الآلات الدقيقة للكشف عما في الأرحام، والعلم بكونه أنثى أو ذكرا فإن كان ما قيل باطلا فلا كلام، وإن كان صدقا فإنه لا يعارض الآية، حيث إن الآية تدل على أمر غيبي هو متعلق علم الله - تعالى - في هذه الأمور الخمسة، والأمور الغيبية في حال الجنين هي: مقدار مدته في بطن أمه، وحياته، وعمله، ورزقه، وشقاوته أو سعادته، وكونه ذكرا أم أنثى، قبل أن يخلَّق، أما بعد أن يخلق، فليس العلم بذكورته أو أنوثته من علم الغيب، لأنه بتخليقه صار من علم الشهادة، إلا أنه مستتر في الظلمات الثلاثة، التي لو أزيلت لتبين أمره، ولا يبعد أن يكون فيما خلق الله - تعالى - من الأشعة أشعة قوية تخترق هذه الظلمات حتى يتبين الجنين ذكرا أم أنثى. وليس في الآية تصريح بذكر العلم بالذكورة والأنوثة، وكذلك لم تأت السنة بذلك.
وأما ما نقله السائل عن ابن جرير عن مجاهد أن رجلا سأل النبي، صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، عما تلد امرأته، فأنزل الله الآية. فالمنقول هذا منقطع لأن مجاهدا - رحمه الله - من التابعين.
وأما تفسير قتادة - رحمه الله - فيمكن أن يحمل على أن اختصاص الله - تعالى - بعلمه ذلك إذا كان لم يخلق، أما بعد أن يخلَّق فقد يعلمه غيره. قال ابن كثير - رحمه الله - في تفسير آية لقمان: وكذلك لا يعلم ما في الأرحام مما يريد أن يخلقه - تعالى - سواه، ولكن إذا أمر بكونه ذكرا أو أنثى أو شقيا أو سعيدا علم الملائكة الموكلون بذلك ومن شاء من خلقه. ا. هـ.
وأما سؤالكم عن المخصص لعموم قوله - تعالى: {مَا فِي الْأَرْحَامِ} . فنقول: إن كانت الآية تتناول الذكورة والأنوثة بعد التخليق فالمخصص الحس والواقع، وقد ذكر علماء الأصول أن المخصصات لعموم الكتاب والسنة إما النص، أو الإجماع، أو القياس، أو الحس، أو العقل، وكلامهم في ذلك معروف.
وإذا كانت الآية لا تتناول ما بعد التخليق وإنما يراد بها ما قبله، فليس فيها ما يعارض ما قيل من العلم بذكورة الجنين وأنوثته.
والحمد لله أنه لم يوجد ولن يوجد في الواقع ما يخالف صريح القرآن الكريم، وما طعن فيه أعداء المسلمين على القرآن الكريم من حدوث أمور ظاهرها معارضة القرآن الكريم فإنما ذلك لقصور فهمهم لكتاب الله - تعالى -، أو تقصيرهم في ذلك لسوء نيتهم، ولكن عند أهل الدين والعلم من البحث والوصول إلى الحقيقة ما يدحض شبهة هؤلاء ولله الحمد والمنة.
والناس في هذه المسألة طرفان ووسط:
فطرف تمسك بظاهر القرآن الكريم الذي ليس بصريح، وأنكر خلافه من كل أمر واقع متيقن، فجلب بذلك الطعن إلى نفسه في قصوره أو تقصيره، أو الطعن في القرآن الكريم حيث كان في نظره مخالفا للواقع المتيقن.
وطرف أعرض عما دل عليه القرآن الكريم وأخذ بالأمور المادية المحضة، فكان بذلك من الملحدين.
وأما الوسط فأخذوا بدلالة القرآن الكريم وصدقوا بالواقع، وعلموا أنَّ كلاّ منهما حق، ولا يمكن أن يناقض صريح القرآن الكريم أمرا معلوما بالعيان، فجمعوا بين العمل بالمنقول والمعقول، وسلمت بذلك أديانهم وعقولهم، وهدى الله الذين آمنوا لما اختلفوا فيه من الحق والله يهدي من يشاء إلى صراط مستقيم.
وفقنا الله وإخواننا المؤمنين لذلك، وجعلنا هداة مهتدين، وقادة مصلحين، وما توفيقي إلا بالله عليه توكلت، وإليه أنيب.
Traduction française de la question
Comment concilier le fait que les médecins connaissent aujourd'hui le sexe du fœtus, masculin ou féminin, avec la parole du Très-Haut : « Et Il sait ce qu'il y a dans les matrices » ? Comment le concilier aussi avec ce qui est rapporté dans le Tafsîr d'Ibn Jarîr, d'après Mujâhid : un homme a interrogé le Prophète ﷺ sur ce que son épouse allait mettre au monde, et Allah a alors révélé ce verset ? Et qu'en est-il de ce qui est rapporté de Qatâda, qu'Allah lui fasse miséricorde ? Enfin, qu'est-ce qui restreint la portée générale de la parole du Très-Haut : « ce qu'il y a dans les matrices » ?
Traduction française de la réponse
Avant de parler de cette question, j'aimerais montrer que le texte explicite du noble Coran ne peut jamais contredire la réalité. Si un fait réel semble, en apparence, le contredire, alors de deux choses l'une : soit ce prétendu fait n'est qu'une simple affirmation sans réalité, soit le noble Coran n'est pas explicite sur le point où il semble contredit. En effet, le texte explicite du noble Coran et la réalité avérée sont tous deux certains, et deux choses certaines ne peuvent jamais se contredire.
Cela étant clair, on a dit qu'ils sont désormais parvenus, au moyen d'appareils précis, à découvrir ce qu'il y a dans les matrices et à savoir si c'est une fille ou un garçon. Si ce qui est dit est faux, il n'y a rien à en dire. Et si c'est vrai, cela ne contredit pas le verset. En effet, le verset désigne une chose relevant de l'invisible (ghayb), qui est l'objet de la science d'Allah, le Très-Haut, dans ces cinq choses. Or, les choses invisibles concernant le fœtus sont : la durée de son séjour dans le ventre de sa mère, sa vie, ses œuvres, sa subsistance, son malheur ou son bonheur, et le fait qu'il soit masculin ou féminin, avant qu'il ne soit formé. Mais après qu'il a été formé, connaître son sexe, masculin ou féminin, ne relève plus de la science de l'invisible. Car, une fois formé, il relève du domaine du visible (shahâda), si ce n'est qu'il est caché dans les trois ténèbres : si on les écartait, son état apparaîtrait clairement. Et il n'est pas exclu que, parmi les rayons qu'Allah, le Très-Haut, a créés, il existe des rayons puissants qui traversent ces ténèbres, au point que l'on voit clairement si le fœtus est masculin ou féminin. Le verset ne mentionne pas explicitement la connaissance du sexe, masculin ou féminin, et la Sunna non plus n'a rien apporté de tel.
Quant à ce que l'auteur de la question a rapporté d'Ibn Jarîr, d'après Mujâhid, selon lequel un homme a interrogé le Prophète ﷺ sur ce que son épouse allait mettre au monde, et qu'Allah a alors révélé ce verset : ce récit est interrompu (munqati', c'est-à-dire que sa chaîne de transmission présente une rupture), car Mujâhid, qu'Allah lui fasse miséricorde, fait partie des Successeurs (tâbi'ûn, la génération qui a suivi les Compagnons).
Quant à l'explication de Qatâda, qu'Allah lui fasse miséricorde, on peut la comprendre ainsi : Allah, le Très-Haut, est le Seul à connaître cela tant que le fœtus n'a pas encore été formé ; mais après qu'il a été formé, d'autres que Lui peuvent le savoir. Ibn Kathîr, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit dans l'explication du verset de Luqmân : « De même, nul autre que Lui, le Très-Haut, ne sait ce qu'il y a dans les matrices parmi ce qu'Il veut créer. Mais lorsqu'Il ordonne qu'il soit masculin ou féminin, malheureux ou heureux, les anges qui en sont chargés le savent, ainsi que qui Il veut parmi Ses créatures. » Fin de citation.
Quant à votre question sur ce qui restreint la portée générale de la parole du Très-Haut : « ce qu'il y a dans les matrices », nous disons : si le verset englobe le sexe, masculin ou féminin, après la formation du fœtus, alors ce qui restreint sa portée générale, ce sont la perception sensible et la réalité. Les savants des fondements du droit (usûl) ont mentionné que ce qui restreint la portée générale du Livre et de la Sunna est soit un texte, soit le consensus, soit l'analogie, soit la perception sensible, soit la raison. Leurs propos à ce sujet sont connus.
Et si le verset n'englobe pas ce qui suit la formation du fœtus, mais désigne seulement ce qui la précède, alors il ne contient rien qui contredise ce qui est dit sur la connaissance du sexe du fœtus, masculin ou féminin.
Louange à Allah : il n'a jamais existé et il n'existera jamais, dans la réalité, rien qui contredise le texte explicite du noble Coran. Quant aux attaques des ennemis des musulmans contre le noble Coran, en invoquant des faits survenus qui semblent en apparence le contredire, elles viennent seulement de leur compréhension déficiente du Livre d'Allah, le Très-Haut, ou de leur négligence à cet égard, due à leur mauvaise intention. Mais les gens de la religion et de la science disposent, par la recherche et l'accès à la vérité, de ce qui réfute l'ambiguïté soulevée par ces gens-là. À Allah la louange et la grâce.
Sur cette question, les gens se répartissent en deux extrêmes et un juste milieu.
Un premier extrême s'est attaché au sens apparent du noble Coran, qui n'est pourtant pas explicite, et a rejeté tout fait réel et certain qui va à son encontre. Il s'est ainsi exposé à la critique, pour son incompréhension ou sa négligence, ou bien il a exposé le noble Coran à la critique, puisque celui-ci lui paraissait contraire à une réalité certaine.
Un second extrême s'est détourné de ce qu'indique le noble Coran et s'en est tenu aux seules choses purement matérielles. Il a ainsi fait partie des mécréants qui dévient (mulhidûn).
Quant à ceux du juste milieu, ils ont pris ce qu'indique le noble Coran et ont cru à la réalité. Ils ont su que l'un et l'autre sont vrais, et que le texte explicite du noble Coran ne peut pas contredire une chose connue par l'observation directe. Ils ont ainsi réuni l'application du texte transmis et celle de la raison, et leur religion comme leur raison sont restées saines. « Et Allah a guidé ceux qui ont cru vers la vérité sur laquelle ils divergeaient. Et Allah guide qui Il veut vers un droit chemin. »
Qu'Allah nous accorde cela, à nous et à nos frères croyants, qu'Il fasse de nous des guides bien guidés et des meneurs qui réforment. Ma réussite ne vient que d'Allah : c'est en Lui que je place ma confiance, et c'est vers Lui que je reviens repentant.











