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Jugement de l'achat à crédit auprès d'une banque avec des « facilités de paiement »

Savant citéCheikh Muhammad ibn Salih Ibn Uthaymin رحمه اللهfatwa traduiteTous ses articles dans le Mag (144)

Illustration de l'article « Jugement de l'achat à crédit auprès d'une banque avec des « facilités de paiement » »

Question arabe

السؤال فضيلة الشيخ! كثر في الوقت الحاضر تنافس البنوك والشركات على التقسيط المريح كما زعموا مما أثقل الكثيرين بالديون لغير حاجة، وهذه البنوك بعضها لا يملك تلك السلعة، ولكن يطلب منك تحديد المطلوب ثم يشتريه أو يحضره بشرط أن تفتح عنده حساباً جارياً، وتضع راتبك الشهري عنده لضمان حقه فما الحكم وما التوجيه؟

Réponse arabe

الجواب التوجيه أن هذه مصيبة، أعني أن تسهيل الاستدانة ضرر لا سيما على الشباب، تجد الشاب صغيراً ومع ذلك عليه ديون كثيرة؛ لأنه سهل له الطريق، والدين أمره عظيم: (سأل رجل النبي صلى الله عليه وسلم عن الشهادة هل تكفر الذنوب؟ قال: نعم، ثم لما ولى الرجل دعاه وقال: إلا الدين أخبرني بذلك جبريل آنفاً) .

وكان صلى الله عليه وعلى آله وسلم إذا قدم عليه الميت لا يصلي عليه إذا كان عليه دين لا وفاء له، حتى قدم إليه رجل من الأنصار فخطى خطوات ليصلي عليه، ثم سأل: (هل عليه دين؟ قالوا: نعم، فتأخر وقال: صلوا على صاحبكم) حتى عرف ذلك في وجوه القوم، فقال أبو قتادة رضي الله عنه (يا رسول الله! الديناران عليَّ، قال: حقَّ الغريم وبرئ من الميت؟ قال: نعم، فتقدم وصلى) ثم إنه جاء في حديث وإن كان ضعيفاً: (أن نفس المؤمن معلقة بدينه حتى يقضى عنه) فلماذا يا أخي تثقل ذمتك بالديون وأنت في غنىً عنها؟ تجد الرجل يستدين ليشتري سيارة بقيمة سبعين ألفاً وهو يستطيع أن يشتري سيارة بثلاثين ألفاً، وهذا خطأ عظيم، نسأل الله أن يهدي الشباب وغير الشباب للمحافظة على براءة الذمة.

أما بالنسبة للمعاملة التي ذكرها السائل أن الرجل يختار سيارة معينة، ويأتي إلى التاجر سواءً البنك أو غير البنك ويقول: أنا أريد السيارة الفلانية وأنا ليس عندي نقود، فيقول له: أنا أشتريها وأبيعها منك بالتقسيط، هذا حرام، وهو حيلة لا إشكال فيها، وحيلة قريبة، لو كان الربا العظيم الذي رتب الله عليه من العقوبة ما لم يرتب على ذنب غيره سوى الشرك؛ لو كان يحل بهذه الطريقة وهذه الخديعة ما حرم ربا أبداً، وإذا كان النبي صلى الله عليه وعلى آله وسلم قال: (قاتل الله اليهود لما حرمت عليهم الشحوم أذابوها، ثم باعوها وأكلوا ثمنها) لو تأملت هذه الحيلة التي قال النبي صلى الله عليه وعلى آله وسلم فيها: (قاتل الله اليهود) لوجدتها أبعد عن الحرام من هذه الحيلة التي ذكرها السائل.

ولا تغتر أيها المسلم بمن يفتي بالجواز؛ لأن هذه بمجرد ما يتأملها الإنسان يعرف أنها حرام، ثم قولهم: لو أن الذي طلب شراءها تركها بعد شراء البنك أو التاجر لها لقبل منه أن يترك، نقول: هذا كلام ليس له معنى، رجل جاء وعين السيارة التي يريدها ليس هو بتارك، لكن فرض أن يكون تركها إنما هو: من أجل أن يلقوا القش حتى لا يقال: إن هذه حيلة على الربا، ولكن الله عز وجل لا يخفى عليه خافية، احذر يا أخي المسلم من هذه المعاملة، إنها أشد جرماً من أن يقول البنك: خذ خمسين ألفاً واشتر السيارة وهي عليك بستين ألفاً مقسطة، هذه حرام ليس عليها إشكال، والصورة التي ذكرها السائل أخبث، لأنها جمعت مفسدة الربا ومفسدة الحيلة والخداع.

Traduction française de la question

Honorable Cheikh ! De nos jours, la concurrence entre les banques et les sociétés s'est intensifiée autour de ce qu'elles prétendent être des « facilités de paiement » (paiement échelonné). Cela a accablé beaucoup de gens de dettes, sans réel besoin. Certaines de ces banques ne possèdent pas la marchandise en question. Elles vous demandent de préciser ce que vous voulez, puis elles l'achètent ou le font venir, à condition que vous ouvriez chez elles un compte courant et que vous y fassiez verser votre salaire mensuel, afin de garantir leur droit. Quel est le jugement à ce sujet, et quel conseil donnez-vous ?

Traduction française de la réponse

Mon conseil est le suivant : c'est là un malheur. Je veux dire que faciliter l'endettement est un mal, en particulier pour les jeunes. Tu trouves un jeune homme, encore très jeune, qui a pourtant beaucoup de dettes, parce qu'on lui a facilité le chemin. Or la dette est une affaire grave : « Un homme demanda au Prophète ﷺ si le martyre efface les péchés. Il répondit : “Oui.” Puis, lorsque l'homme s'en alla, il le rappela et dit : “Sauf la dette. C'est Jibrîl qui vient de me l'apprendre.” »

Lorsqu'on lui présentait un mort, le Prophète ﷺ ne priait pas sur lui s'il avait une dette sans avoir laissé de quoi la rembourser. Un jour, on lui présenta un homme des Ansâr. Il fit quelques pas pour prier sur lui, puis il demanda : « A-t-il une dette ? » Ils répondirent : « Oui. » Il recula alors et dit : « Priez sur votre compagnon. » Cela se lut sur les visages des gens. Abû Qatâda, qu'Allah l'agrée, dit alors : « Ô Messager d'Allah ! Les deux dinars sont à ma charge. » Il demanda : « Le droit du créancier est donc à ta charge, et le mort en est libéré ? » Il répondit : « Oui. » Il s'avança alors et pria sur lui.

De plus, il est rapporté dans un hadith, même s'il est faible : « L'âme du croyant reste suspendue à sa dette jusqu'à ce qu'elle soit remboursée à sa place. » Alors pourquoi, mon frère, charges-tu ta responsabilité de dettes alors que tu peux t'en passer ? Tu trouves un homme qui s'endette pour acheter une voiture à soixante-dix mille, alors qu'il peut acheter une voiture à trente mille. C'est une grave erreur. Nous demandons à Allah de guider les jeunes et les autres afin qu'ils veillent à garder leur responsabilité libre de toute dette.

Quant à la transaction évoquée par le questionneur, la voici : l'homme choisit une voiture précise, puis il va voir le commerçant, qu'il s'agisse d'une banque ou d'un autre, et lui dit : « Je veux telle voiture, mais je n'ai pas d'argent. » Le commerçant lui répond : « Je vais l'acheter, puis je te la vends à tempérament. » Cela est interdit. C'est une ruse, sans aucun doute, et une ruse évidente. Le ribâ (usure, intérêt) est un péché immense : Allah lui a attaché une punition qu'Il n'a attachée à aucun autre péché, hormis le shirk (association). Si ce ribâ pouvait devenir licite par ce procédé et par cette tromperie, aucun ribâ ne serait jamais interdit. Le Prophète ﷺ a dit : « Qu'Allah combatte les juifs ! Lorsque les graisses leur furent interdites, ils les firent fondre, puis ils les vendirent et en mangèrent le prix. » Si tu examines cette ruse, au sujet de laquelle le Prophète ﷺ a dit : « Qu'Allah combatte les juifs ! », tu trouveras qu'elle est plus éloignée de l'interdit que la ruse évoquée par le questionneur.

Ne te laisse donc pas tromper, ô musulman, par celui qui donne une fatwa autorisant cela. En effet, il suffit de réfléchir à cette transaction pour savoir qu'elle est interdite. Ensuite, ils disent : « Si celui qui a demandé l'achat de la voiture y renonçait après que la banque ou le commerçant l'a achetée, sa renonciation serait acceptée. » Nous répondons : ce sont des paroles qui n'ont aucun sens. Un homme qui est venu et a désigné la voiture qu'il veut ne va pas y renoncer. Supposer qu'il pourrait y renoncer ne sert qu'à brouiller les pistes, afin que l'on ne dise pas : « C'est une ruse pour pratiquer le ribâ. » Mais rien de caché n'échappe à Allah, le Puissant et Majestueux.

Prends garde, mon frère musulman, à cette transaction. Elle est plus grave que si la banque disait : « Prends cinquante mille, achète la voiture, et tu nous devras soixante mille par versements échelonnés. » Cette dernière forme est interdite, sans aucun doute. Et la forme évoquée par le questionneur est pire encore, car elle réunit le mal du ribâ et le mal de la ruse et de la tromperie.

Savant / institution : Cheikh Muhammad ibn Salih Ibn Uthaymin رحمه الله

Source : Al-Liqâ' Ash-Shahrî (اللقاء الشهري), rencontre n° 70, p. 30

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