La Situation avec la belle-fille 

Question : Il est présent. Alors… Mon mari a eu un enfant d’un précédent mariage. Il a eu la garde de sa fille, mais la mère l’a récupérée pour vivre avec elle à l’étranger. Il souhaiterait récupérer sa fille, mais je lui ai dit que je ne peux pas la garder car elle a été habituée, en regardant avec sa mère des films pornographiques, à m’espionner lorsque j’étais dans la salle de bain ou aux toilettes. J’étais dévêtue et cela à plusieurs reprises. Elle faisait cela à mes enfants aussi qui ont fini par la détester. Elle faisait aussi des dessins obscènes avec les parties intimes d’hommes qui urinent. Mon mari a-t-il le droit de me dire que je dois patienter avec son comportement car elle n’est pas pubère, elle a 6 ans. Il conseille à mes enfants d’avoir plus de rahmat envers elle dans ses agissements car la plume est levée et elle n’est pas responsable. Doit-il me reprocher de ne pas vouloir garder sa fille dans cette situation, en sachant que je ne suis pas la mère et que je n’ai pas la garde ? Doit-il me reprocher de ne pas être assez patiente avec elle ? Je ne supporte plus qu’elle m’espionne et je ne peux pas vivre avec elle. Réponse  Oustadha : Pour cette question, je vais donner un conseil à la sœur. On n’oblige pas, mais c’est un conseil venant de moi, inch’Allah qu’il soit accepté. Comme tu as dit, elle est encore jeune, elle verra plus tard, elle n’a que 16 ans, c’est très jeune. Qu’Allah Azza wa Jall préserve nos enfants et guide les mamans, parce que franchement, éduquer un enfant est une grande responsabilité. Interlocutrice : Ce n’est pas que la nourriture ou les habits, c’est ça, l’éducation, non ? Oustadha : Oui, ça fait partie de l’éducation. Mais la Tarbiyah, c’est l’éducation dans le din, la préservation contre ce qui est mauvais, le mal. Franchement, c’est très grave de laisser une petite fille comme ça. Pour le conseil que je donne à ma sœur, ce n’est pas une obligation, mais c’est un conseil ; et tu seras récompensée par Allah Azza wa Jall. Quand les papillons sont très jeunes — un bébé, un enfant de 16 ans — tu vas être grandement récompensée par Allah Azza wa Jall, parce que tu joues un rôle important, une grande responsabilité. Franchement, tu vas… Interlocutrice : Elle va la sauver. Elle va la sauver. Oustadha : Oui, elle va la sauver de cet environnement. Honnêtement, tu seras récompensée selon ton âge. Tu vas l’éduquer toi-même dans le din et tu auras ta récompense. C’est pour ça que tu ne peux pas vraiment comprendre ce qu’elle fait, elle est encore très jeune, elle ne comprend même pas. Interlocutrice : Elle ne comprend même pas, oui. Oustadha : C’est-à-dire que tu vas la considérer comme ton bébé et… à l’inverse, il faut avoir de la douceur avec elle et la préserver du mal. Tu acceptes qu’elle soit avec toi, c’est mieux parce que tu vas la sauver d’un endroit comme ça. Qu’Allah te préserve, préserve tes enfants, et te récompense d’une grande récompense, que ce soit dans ce bas-monde ou dans l’au-delà. Mais je te donne un conseil, un rappel : tu ne laisses pas cette petite Fimskina, ce petit bébé, entre les mains de cette mère inconsciente, franchement. Elle n’est pas responsable, vraiment. Que Dieu te préserve et te récompense d’une grande récompense. Interlocutrice : C’est vrai, parfois il y a des enfants qui, par leur comportement, nous énervent tellement qu’on ne peut plus les supporter. Mais eux, ils ne savent pas vraiment, ils font juste ce qu’on leur a appris. Oustadha : Bien sûr. Mais toi, c’est facile. Un enfant, c’est comme une feuille blanche, tu peux écrire dessus tout ce que tu veux. Cette enfant est toute petite, elle a six ans. Tu peux réécrire de très bonnes choses, des bonnes actions. Tu auras une grande, grande récompense d’Allah Azza wa Jall parce que tu vas l’élever dans le din, dans le bien. Et tu ne lâches pas ça. Tu fais ça pour Allah Azza wa Jall. Qu’Allah te récompense, ma sœur. Inch’Allah, tu acceptes mon conseil et tu gardes cette petite fille. Elle est innocente, vraiment innocente. C’est très triste de voir des enfants dans des mains irresponsables comme ça. Même si aujourd’hui, la mère la déteste, la petite va changer dans son cœur. Peut-être qu’elle va finir par l’aimer. La petite, elle va changer. Interlocutrice : Oui, voilà, c’est ça. Comme la sœur Sihem l’a dit : aller voir un psy. Oustadha : Oui, on peut voir un psychologue pour la petite, oui. Honnêtement, quand on a lu la question au début, on ne connaissait pas l’âge, mais on s’est dit qu’elle avait peut-être 14, 15 ans, tu vois ? Et quand on a vu tout en bas que c’était marqué 6 ans, ça a été un choc… Interlocutrice : Mais c’est sa mère, ce n’est pas… Oustadha : L’enfant est innocente, vraiment. Elle ne sait pas… Elle fait juste comme elle voit. Qu’Allah facilite la sœur. Que ça facilite ma sœur aussi.

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La scolarisation des enfants en Tunisie et la mixité 

Question : Assalamu alaikum wa rahmatullahi wa barakatuh. Nous avons fait la hijra en Tunisie depuis plusieurs années, alhamdoulilah. Nos enfants sont scolarisés à l’école publique et jusqu’ici, tout se passait plutôt bien. Seulement, voilà, ma fille grandit et elle sera bientôt pubère. Ici, les écoles sont toutes mixtes. Elle peut porter son hijab et s’arranger pour les prières. Cependant, la mixité sera inévitable. Ma question est la suivante. Que me conseillez-vous concernant la scolarisation de mes enfants ? Est-ce que je continue à les mettre en public avec les mauvais côtés qu’on y trouve ou est-ce que vous me conseillez de changer de pays sachant qu’en Tunisie, l’école à la maison est interdite et que pour changer de pays, il faudra beaucoup d’économies, etc.  Réponse  Oustadha : Franchement, c’est très compliqué. Surtout en Tunisie ou dans nos pays, une fois que l’enfant atteint la puberté, ça devient vraiment problématique. Je déconseille fortement la scolarisation en milieu mixte, surtout après la puberté. C’est très, très grave. L’idéal, si elle veut poursuivre ses études, c’est soit de changer de pays, soit de chercher des enseignants en ligne, pourquoi pas à l’international, et d’étudier en candidat libre. Franchement, à notre époque et avec cette génération, la mixité engendre de gros dégâts, aussi bien sur la foi que sur le comportement. Il se passe des choses très préoccupantes dans les établissements scolaires. C’est d’ailleurs pour cela que les savants ont interdit la mixité. Interlocutrice : Elle disait justement qu’en Tunisie, l’école à la maison est interdite. Oustadha : Oui. Interlocutrice : Mais en Algérie aussi, l’instruction à domicile est officiellement interdite à l’école primaire, pourtant beaucoup de familles le font, et il n’y a aucun contrôle. Est-ce que c’est pareil en Tunisie ? Est-ce qu’elle pourrait, par exemple, ne pas inscrire sa fille à l’école ? Oustadha : Oui, ce serait même préférable. Il est possible qu’il n’y ait pas de contrôle. Ça dépend du fonctionnement du pays et de son évolution. Interlocutrice : J’avais une amie qui a vécu plusieurs années en Tunisie avec ses enfants. Elle ne les a jamais inscrits au collège, et elle n’a jamais eu de problème. Ce n’est pas comme en France, où ils nous surveillent de près. Oustadha : Oui, c’est différent. Il existe des solutions à la maison ou en ligne. Le mieux, c’est de se renseigner auprès de personnes qui vivent là-bas pour savoir comment organiser l’instruction à domicile dans ce contexte.

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La Scolarisation au Maroc et examens d’État

Question :  Nous avons fait la hijra au Maroc. Nos enfants étudiant le programme marocain en ligne avec des professeurs sur le minhaj. Ma question est, nous est-il permis d’inscrire nos enfants aux examens d’État en candidat libre afin d’obtenir des diplômes, en sachant qu’ils ne sont pas salafis et qu’il y a de la mixité ? Réponse Oustadha : Oui, c’est pareil en Algérie. Ce n’est pas grave de s’inscrire en candidat libre pour avoir un diplôme, ce n’est pas grave. L’interlocutrice : Même si dans la salle d’examen, par exemple, moi je m’inscris pour passer le bac, à côté il y a ces… ces mythes dans la salle ? Oustadha : Oui, tu pars loin, tu t’éloignes, tu passes ton examen et tu repars, d’accord ? Parce qu’on est obligé maintenant avec le diplôme. Surtout les garçons. C’est une obligation. Sans diplôme, tu ne peux rien faire. L’interlocutrice : C’est-à-dire qu’ils font leurs cours dans le halal, hamdoulilah, bien et tout… et tu ne fais que l’examen, quand tu es en Algérie. En Algérie, c’est comme ça. Parce que quand ils ont passé le brevet, les enfants, on les emmène dans un endroit étatique en fait, où il y a tous les enfants du même âge. Oustadha : Ce n’est pas grave. En fait, on n’a pas le choix. On n’a pas le choix. Ce n’est pas grave. Non.

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La relation conflictuelle avec un enfant pubère 

Question : Assalamu alaykum wa rahmatullahi wa barakatuh, Je vis une épreuve avec mon fils de 17 ans. Mon mari et moi avons toujours essayé de lui donner une éducation religieuse stricte, en limitant l’usage du téléphone et des réseaux. Malgré cela, il a des comptes cachés, parle avec des filles, et refuse nos règles. Il devient insultant, part de la maison, nous parle avec arrogance, même devant d’autres. Ma question est : À 17 ans, doit-on encore le traiter comme un enfant soumis aux règles strictes de la maison, ou comme un jeune adulte avec une autre approche ? Et comment réagir face à cette rébellion constante, sans trahir nos principes religieux ? BarakAllahu fikum pour vos conseils. Réponse  Oustadha : Que Dieu préserve tous les enfants et les musulmans. Franchement, cette génération, comme l’a dit la sœur, est très dure. C’est pour cela que je vais rédiger cette question avec une réponse et un conseil pour toutes les mamans. Premièrement, ce n’est plus un enfant, c’est un adulte. Dès qu’elle est pubère, c’est un adulte, je la considère comme telle. Première chose, parfois, les parents sont très sévères dans l’éducation. Ce que beaucoup de parents font envers leurs enfants — je ne dis pas tous, mais généralement — c’est qu’ils présentent la religion comme une suite d’obligations : « Fais ceci », « Ne fais pas cela », comme si c’était une prison. Le Prophète, sallallahu alayhi wa sallam, est resté à La Mecque plus de dix ans, treize ans même, à enseigner aux compagnons les attributs du Nom d’Allah, Azza wa Jall, afin qu’ils aiment Allah. Ils ont appris à L’aimer. Je te donne un exemple : moi, avec un professeur et un élève, même si l’élève est têtu, s’il aime son professeur, il obéit facilement, sans que le professeur ait besoin de le punir ou de s’énerver. Même si le professeur est strict, l’élève accepte parce qu’il aime. Mais comment peut-on aimer ? Avec la douceur, franchement. La première chose, c’est la douceur. Allah a dit que si tu n’avais pas la douceur, tu aurais nui à toi-même. C’est-à-dire qu’avec douceur, une personne parmi les compagnons ou n’importe qui peut se convertir à cette religion, grâce à la douceur du Prophète sallallahu alayhi wa sallam, à son bon comportement. C’est pourquoi je dis toujours que la bonne nasîha, c’est avant tout le bon comportement des parents envers leurs enfants. Et je répète toujours le hadith du Prophète sallallahu alayhi wa sallam concernant ce jeune homme qui voulait commettre la fornication, un grand péché. Mais le Prophète ne fut pas dur avec lui. Il lui dit : « Approche-toi. » Il posa la main d’Ali dans la poitrine du jeune homme et lui demanda : « Est-ce que tu voudrais cela pour ta mère ? » Le jeune homme répondit non, plusieurs fois. Puis le Prophète lui fit un geste, montrant la pureté du corps. Interlocutrice : Oui, oui. C’est-à-dire qu’Allah lui pardonne, qu’il y ait la pureté du cœur. Oustadha : Exactement, qu’Allah lui accorde une épouse pieuse. Moi, en entendant ce hadith, j’ai ressenti de la détestation pour ce péché, mais en même temps, j’ai admiré la douceur du Prophète sallallahu alayhi wa sallam, sa manière d’aborder ce jeune homme. On a besoin de se rapprocher de nos enfants. Parfois, il n’y a pas une bonne relation avec eux. C’est toujours « Tu ne fais pas ça, fais ça », comme si c’était une prison. Interlocutrice : Oui, il n’y a pas de communication, pas d’échange. Oustadha : C’est pour ça que je dis, il y a beaucoup de familles — et je m’excuse — à cause d’elles, nos filles ou nos enfants sont partis faire des choses qui ne sont pas bien. Je donne un exemple pour une jeune fille. Parfois, elle n’ose pas parler à sa mère. Elle a peur de lui dire quelque chose, surtout si elle a fait une bêtise. Alors, elle n’ose pas avouer. Et c’est là qu’elle trouve un jeune homme qui lui dira de belles paroles, et elle partira avec lui. Mais si elle avait une mère qui lui disait : « Ne t’inquiète pas, toi aussi tu as fait des erreurs, dis-moi, ce n’est pas grave, on a tous fait des bêtises. » Elle pourrait venir vers elle.    Elle a dit que sa propre mère les a élevés ainsi, subhanallah. Elles n’ont rien fait de haram, parce qu’il y avait une vraie relation avec leur mère. Même quand elle faisait des bêtises, sa mère lui disait : « Ma petite fille, viens, il n’y a rien de grave. » C’est dur, ça. Interlocutrice : Oui, subhanallah. Cette sœur est algérienne. Chez eux, c’est très bien. Elle a dit, subhanallah, pourtant sa mère était très bien, il y avait une vraie relation. Mais il y a un déficit…un manque dans la relation entre les enfants et les parents. Oustadha : Oui, un manque. Il faut savoir ce qu’est vraiment la salat. Ce n’est pas une punition. Parce que les jeunes filles et les jeunes hommes voient souvent la salat comme une punition. « La salat, c’est quatre fois, quatre unités, c’est beaucoup, non ? » Moi, si je prends la salat, généralement, ils ne vont pas détester ça, franchement. Les compagnons aimaient la salat. Certains ont même préféré se couper un membre pendant la salat plutôt que de l’interrompre, parce qu’ils prenaient beaucoup de temps. C’est pour ça qu’on a un déficit dans le tawhid, dans la croyance. Nous n’avons pas une science bien approfondie. La relation avec les enfants n’est pas bonne. C’est pour cela qu’on a besoin d’apprendre comment gérer nos enfants, comment avoir un bon comportement envers eux, comment corriger leurs erreurs de façon constructive. Franchement, je ne sais pas. Ça, c’est la première chose. La deuxième chose, c’est l’invocation auprès de l’Azza wa Jall. Pour invoquer l’Azza wa Jall, il faut beaucoup de patience. Je termine cette question, cette réponse. Il y avait

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La gestion des relations familiales et les financières dans le mariage

Question : J’avais comme rituel à l’époque de faire sortir ma mère une fois par semaine, faire ses courses ou du shopping, contre le gré de mon mari. Entre-temps, j’ai appris qu’il fallait obéir à son mari avant sa mère, donc je ne la fais plus sortir. Je n’ai pas le droit non plus d’aller chez mes parents toute seule, ce qui fait que ma mère me le reproche souvent. Mon mari aime aller chez mes parents, mais n’aime pas recevoir la visite occasionnelle de ma famille, car pour lui, c’est du gaspillage de préparer un repas. Je ne travaille pas et donc, par conséquent, il ne veut pas non plus que j’offre des petits cadeaux à ma famille. Je précise qu’il n’y a jamais eu de dispute entre ma famille et mon mari. Comment doit-on gérer cette situation ? Il m’arrive d’acheter un petit cadeau ou de prendre très occasionnellement un petit billet afin de faire plaisir à ma mère et je lui donne sans que mon mari le sache. Est-il permis pour moi de le faire ? Mon père ne gagne pas beaucoup et ma mère a des envies et c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour lui faire plaisir et cela reste très occasionnel. Réponse  Oustadha : Pour cette question, ma sœur, notre religion ne permet pas de prendre ou d’acheter l’argent de ton mari ou quelqu’un d’autre. Parce qu’il y a un hadith qui dit que prendre l’argent des gens, il faut que les gens acceptent ça. Sinon, c’est du haram, c’est un péché. Mais on trouve une solution. Si ton mari te donne l’argent de poche, des fois où tu achètes quelque chose, tu peux prendre un petit peu de cet argent et faire un petit cadeau à ta mère. Mais si ton mari est radin, c’est autre chose. Parce que Nabi sallallahu alayhi wa sallam, il y avait une femme qui est partie chez Nabi sallallahu alayhi wa sallam, elle lui a dit : « Mon mari ne me donne rien du tout pour la nourriture essentielle », on va dire l’essentiel, « pour la nourriture, pour les habits. » Il a dit : « Si ton mari est radin, tu prends en cachette, mais tu ne prends pas tout l’argent. » C’est-à-dire pour la nourriture, pour les habits. Si ton mari est radin, tu peux prendre en cachette, mais l’argent, ce n’est pas pour faire un petit cadeau. Ça, ce n’est pas une cause à prendre en cachette. Tu vois ce que tu as dit pour faire des petits cadeaux. C’est pour la nourriture, je vais te dire. Tu prends en cachette parce que la nourriture, c’est essentiel. Mais pour faire des cadeaux, je te dis, s’il te donne pour faire des achats, tu peux prendre un petit peu d’argent économisé et tu vas acheter un petit cadeau pour ta mère. C’est facile. Mais je vais faire un rappel pour ton mari et pour tout le monde. Tu dis que ton mari n’accepte pas que les parents viennent manger chez nous. Le Nabi, sallallahu alayhi wa sallam, a dit : « ta’amul wahid » c’est-à-dire la nourriture de un. « Takfidna » c’est-à-dire un suffit d’eau. C’est-à-dire une assiette pour un. Si je mange dans une assiette avec un, elle va me suffire tous les deux, subhanallah. La nourriture de deux, c’est-à-dire, elle suffit pour trois. Même, subhanallah, les invités qu’on invite, on fait ça pour Allah Azza wa Jall. Parce que Allah Azza wa Jall, c’est Lui qui nous donne la nourriture. C’est pas au mari. Le mari, c’est une cause. Et l’argent, c’est une cause. Mais Allah Azza wa Jall, c’est Lui qui donne la nourriture. Allah Azza wa Jall a dit, c’est un réserve. qui est dans la nourriture vraiment c’est Allah, c’est-à-dire jamais jamais on invite quelqu’un pour Allah, je te dis c’est l’inverse, ça a doublé et toujours quand tu invites quelqu’un toujours il reste la nourriture c’est pas quand tu touches avec tes enfants c’est rien du tout des fois mais quand tu invites pour Allah tu fais ça pour Allah tu veux être récompensé pour Allah.      Nous, on voit ça. La nourriture reste. Il y a du baraka dans le riz. Et, subhanallah, il y a un hadith qui dit que chaque matin, il y a deux anges. Un qui dit : « Allahumma atimun fiqan khalafa ». C’est-à-dire, quelqu’un qui donne, qui fait du sadaqa, une aumône, même si elle est toute petite, Allah lui double ou lui triple cet argent. « Atimun fiqan », c’est-à-dire celui qui donne une aumône pour Allah Azza wa Jall, Allah va lui doubler ou tripler, selon sa niyyah. Quand la niyyah (l’intention) est très sincère pour Allah Azza wa Jall, la nourriture, la richesse, seront triplées. Il dit aussi : « Wa wa’atimun sikan talifah » — quelqu’un qui est radin, qui ne fait pas de sadaqa, même quelque chose de minime, son argent sera gaspillé. Peut-être que sa voiture aura un accident, ou qu’il va tomber malade. Cet argent ne servira à rien. C’est-à-dire, on dit toujours que Ar-Razzaq, c’est le nom d’Allah Azza wa Jall, c’est Lui qui nous donne la nourriture. Et toujours, on dit que le hadith du Prophète ﷺ nous apprend beaucoup de choses. Ce n’est pas parce que j’invite quelqu’un que toute la nourriture va disparaître. Non, c’est l’inverse. Le Prophète ﷺ a dit : quand je fais une sadaqa, par exemple je donne quelque chose — pas dix bonbons — un seul bonbon, il ne va pas diminuer. Quand tu donnes en aumône, ça ne diminue pas. Elle est multipliée. Subhanallah. Une sadaqa, ça ne diminue pas. Ça, ce sont les paroles du Prophète ﷺ. Chaque chose que tu prends, elle peut disparaître. Mais la sadaqa et le baraka, non. Elles restent et elles se multiplient. Elle avait, je crois, 60 millions. Elle a pris 90 millions de plus, mais elle n’a fait que 30 millions. Il manquait 30

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La Garde des animaux en appartement 

Question : Euh… Je pense qu’après la question générale, est-ce qu’on a le droit de garder des animaux en appartement ? Réponse  Oustadha : Oui, on a le droit. C’est autorisé de garder un animal. Si tu lui donnes de la nourriture, tu t’occupes de lui — soit un chat, soit… sauf le chien. Sauf le chien. C’est en dehors de la maison. Parce que toujours, si on a un chien, tu ne le mets pas dans la maison. C’est interdit, parce que toujours, tu diminues les récompenses. Toujours. Comme il a été dit, le chien, quand il entre dans la maison, tu diminues la récompense de l’ajr, comme la montagne de Uhud : elle diminue. C’est-à-dire, on le laisse dehors, dans le jardin. Aussi, garder un chat — d’ailleurs, Abou Hourayra s’appelait ainsi parce qu’il avait un chaton — ce n’est pas automatiquement nécessaire d’avoir une femelle pour que ce soit autorisé. Ce n’est pas grave, c’est autorisé. Il n’y a pas de péché à garder, soit une femelle, soit un petit chaton. C’est pareil, à condition de bien s’occuper de lui, de ne pas faire de mal aux gens, et qu’il soit vacciné. Il y a une deuxième chose : c’est que c’est permis de garder les animaux à la maison — sauf le chien — et c’est interdit de vendre les chats, tout comme c’est interdit de vendre les chiens. Oui, le commerce avec les chats et les chiens, c’est interdit. Ce n’est pas halal. Mais il n’y a aucun péché, ma sœur. Alhamdoulillah. Alhamdoulillah. Interlocutrice : Barakallahou fik, je suis contente d’avoir assisté à cette session de questions-réponses. Je vous remercie d’avoir répondu. Et inch’Allah, on espère se revoir très bientôt. Je vais laisser Oustadha faire la clôture de ce dars. Et barakAllahu fikunna, khawati. Oustadha : BarakAllahu fikunna, khawati karimat. Vous avez assisté à la session de questions-réponses. Qu’Allah vous préserve, préserve vos enfants, qu’Allah vous facilite, incha’Allah. Et jazakumullahu khayran, wa subhanak Allahumma wa bihamdik…

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L’utilisation du chapelet (tasbih)

Question : J’espère que vous allez bien. J’ai pu voir que faire du dhikr avec un chapelet tasbih est une innovation. Mais puis-je utiliser les chapelets pour autre chose, comme un élément de décoration, notamment en l’accrochant sur le rétroviseur intérieur de la voiture ? Que Dieu vous récompense et vous préserve. Réponse  Oustadha : Vous mettez le collier là. Avant, je faisais du dhikr avec le corps, comme des canciers. Interlocutrice : Elle sait qu’il ne faut pas faire de décor avec ça, mais est-ce que ce collier-là, que les gens utilisent pour ça, si elle enlève cette lumière, est-ce qu’elle peut décorer sa voiture ? Oustadha : Oui, elle peut décorer sa voiture. Parce qu’il y a différentes versions. Pour un chapelet, pour ce collier qu’on utilise souvent pour décorer, il y a des savants qui ont dit que c’est une « bida’ », comme Cheikh Al-Bani qui a dit : « ça, c’est du bida’. » Normalement, on fait le tasbih avec les mains. Parce que le Jour du Jugement, le Prophète ﷺ a dit « mustan taqad », c’est-à-dire qu’ils vont parler. On dit « subhanallah, subhanallah, subhanallah », mais en réalité, ils vont penser à Allah عز وجل et ils vont le dire le Jour du Jugement. Quand le Prophète ﷺ a vu un compagnon faire le tasbih avec quelque chose, il lui a dit : « Non, c’est mieux de faire avec tes mains. » Parce que le Jour du Jugement, ils vont parler des bonnes actions qu’on a faites. Ce hadith, certains savants disent que c’est une bida’ de se servir d’un objet pour faire le tasbih. D’autres disent que ce n’est pas une bida’. Moi, je suis convaincue que c’est une bida’. Tant qu’aucun compagnon n’a été ordonné de faire le tasbih avec autre chose que les mains, c’est mieux. Premièrement, on est récompensé pour cela. Deuxièmement, au Jour du Jugement, ils diront qu’on faisait du bien, du tasbih. Mais pour décorer, ce n’est pas grave. Interlocutrice : D’accord. Oui, tu peux décorer, in shā’a Llāh. Et tu vois aussi, en Arabie Saoudite, il y en a, je pense que c’est ça, on fait comme ça. Oui, c’est comme ça, d’accord. C’est la meilleure méthode. Avec le tasbih, j’en parle, c’est avec la main droite, pas la gauche, parce que beaucoup de gens le font avec la droite et la gauche. Oustadha : Ça, c’est faux. On fait le tasbih avec la main droite. Et si tu veux… tu peux prendre une photo pour les sœurs. C’est comme ça. C’est un enseignement du Prophète ﷺ. Tu vois ça ? Le haut du pouce ? Le pouce, ça s’appelle Anami, les phalanges. Tu fais comme ça. Parce que le Prophète ﷺ a dit qu’on faisait le tasbih avec les phalanges. Interlocutrice : Alors, d’accord, toi tu utilises tout ton doigt, parce que sinon les gens… Oustadha : Ils font comme ça, ils prennent le pouce et comptent les phalanges. En fait, c’est avec les deux mains, et quatre phalanges par main. Ça, c’est légiféré. Mais la méthode, c’est ça, c’est facile. C’est-à-dire, tu peux prendre une photo ou une petite vidéo : un, deux, trois, tu fais dix fois trois fois. Donc ça fait 1, 2, 3, 4, 5. Très facile. Mes doigts ne descendent même pas jusqu’en bas. J’essaierai de prendre une vidéo avec mon fils, par exemple. C’est mieux, c’est mieux. Interlocutrice : Moi, j’avais une question par rapport au dhikr. Est-ce que par rapport au dhikr, on doit être équitable ? C’est-à-dire que, par exemple, si je suis assise sur mon canapé et que j’ai envie de faire du dhikr, est-ce que je dois respecter le nombre exact ? Par exemple, si je dis « Allahu Akbar » 40 fois, est-ce que je dois aussi dire « Subhanallah » 40 fois ? Oustadha : Non, non. Interlocutrice : Je peux dire 10 fois « Allahu Akbar » ? Oustadha : Je ne sais pas, il n’y a pas de nombre précis sauf pour les hadiths qui donnent un nombre exact. On doit faire ces nombres précis, oui, par exemple après la salat, où c’est 100 fois. Interlocutrice : Oui, voilà. Ou 90 fois. 7 fois par doigt, donc 4 doigts, et le pouce 5 fois. Oustadha : Moi, je vous ferai une petite vidéo tout à l’heure ou demain avec mon fils pour montrer comment faire ça. Après, quand tu dis « dix fois Subhanallah, dix fois Alhamdoulillah », ça s’appelle un changement de variété. Tu prends une petite mélodie dans ta tête, tu recomposes. Parfois, tu dis trente-trois fois, parfois on est pressé, alors on dit dix fois. Mais on dit bien « Subhanallah, Subhanallah, Subhanallah », on prononce bien. Le Prophète ﷺ a dit ça dans la salat, après la salat, et quand on va dormir, on dit « Subhanallah » 33 fois, « Alhamdoulillah » 33 fois, « Allahu Akbar » 34 fois. Il a dit que ce travail n’est pas dur, mais ce dhikr nous fera entrer au Paradis. Déjà, ce dhikr est doublé, on dit 10 fois. Et chaque dhikr est une bonne action qui te rapproche facilement du Paradis. Ce n’est pas compliqué, ce n’est pas… Je ne sais pas si tu comprends… Mais… Interlocutrice : Est-ce qu’on sait que quand on dit « As-salamu alaykoum », on a 10 récompenses ? C’est ça ? Oustadha : Oui. Et les gens, quand on dit juste « salam », parce que c’est très fréquent ici, on dit « Salam alaykoum », c’est ça. Interlocutrice : Il y en a parfois qui disent juste « salam », ça va ? Non, ce n’est pas « salam », « Salam alaykoum ». Dire juste « salam », ça ne veut pas vraiment dire quelque chose ? Oustadha : Oui, parce qu’on dit « Salam alaykoum ». « Salam » est le nom d’Allah, ça veut dire « paix ». « Assalam » est le nom d’Allah.

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L’assistance à un mariage avec de la musique

Question : Qu’Allah vous préserve. La sœur de mon mari se marie prochainement dans une salle non mixte, mais avec de la musique. Avec mon mari, nous leur avons dit que nous ne pourrions pas assister à la fête à cause de la musique. Mais ma belle-mère nous a menacés de couper tout lien avec nous si nous n’assistions pas à la fête du début à la fin. Que faire ? Réponse Oustadha : Qu’Allah vous facilite, ma sœur. Même si ta belle-mère te menace de couper les liens à cause de ça, il ne faut pas accepter ni assister à une salle où il y a de la musique, parce que c’est un grand péché. Le Prophète ﷺ a dit : « On ne désobéit pas à Allah pour obéir à l’être humain. » On ne peut pas désobéir à Allah pour faire plaisir à quelqu’un, pour faire un péché, un grand péché. Même si elle te menace en disant : « Je coupe les liens », toi, tu ne coupes pas les liens. Déjà, ce n’est pas un vrai lien de parenté pour toi. On a dit que les liens, c’est avec l’être qui fait le bien. Tu restes avec elle, tu ne coupes pas les liens. Si elle ne veut pas t’accepter, ou si tu vas la voir et qu’elle refuse, tu prends ton téléphone et tu l’appelles. Si elle coupe, tu rappelles. Mais il faut toujours essayer de garder de bons rapports avec cette belle-mère, avec douceur, en lui disant : « Ce n’est pas contre toi, c’est pour Allah. » Si la musique est haram, on ne peut pas assister. Ce n’est pas qu’on déteste ta fille ou qu’on déteste quelqu’un, non. Ce n’est pas la salle qui est haram, c’est la musique. Le jour du jugement, il y aura un châtiment très sévère pour celui qui écoute de la musique. C’est grave. On donne les hadiths du Prophète ﷺ, on essaie d’expliquer à cette grand-mère. Je sais, par ignorance, qu’elle fait ça, mais écouter la musique est très, très grave, que ce soit au Jour du Jugement ou même dans cette vie. Tu n’es jamais à l’aise, tu es toujours mal. Quelqu’un qui écoute la musique dit qu’il se soulage, mais non, ce n’est pas un vrai soulagement. La seule chose qui soulage vraiment, c’est lire le Coran ou écouter le Coran. La musique, au contraire, fait que tu te sens mal à l’intérieur, tu es très malheureuse, tu n’es pas bien, et tu te demandes pourquoi tu es comme ça. Mais quand tu écoutes le Coran, c’est l’inverse, tu es très à l’aise, tu te sens bien. C’est pour ça que je dis, essaie de lire les hadiths du Prophète ﷺ qui interdisent la musique, et, pour la belle-famille, in shā’a Llāh, qu’ils comprennent la raison. Voilà pourquoi je n’insiste pas trop dans ce mariage. Qu’Allah nous guide et nous facilite, in shā’a Llāh.

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L’arôme naturel de vanille et castoreum

Question : Elle commence par : Assalamu alaykum, j’espère que vous allez bien. J’aimerais savoir si l’arôme naturel de vanille est halal à la consommation ou non. Je m’abstiens d’en consommer car je n’ai aucune information qui confirme que c’est halal. Ensuite, elle explique qu’il y a beaucoup d’aliments qui contiennent de l’arôme ou du goût vanille. Et en fait, elle parle d’un produit qui serait peut-être utilisé dans ces arômes, qui s’appelle le castoreum. Ce castoreum, apparemment, pourrait être mélangé à de l’alcool et porter une autre appellation. Elle précise aussi qu’il y a une réelle différence entre l’extrait naturel de vanille et l’arôme naturel de vanille. Donc, la question c’est : est-ce que l’arôme naturel de vanille, qui pourrait contenir ce castoreum et être mélangé à de l’alcool, est autorisé à la consommation ou non ? Réponse : Oustadha : Pour l’arôme vanille naturel, on va d’abord rappeler une règle avant de répondre à la question. On a une règle dans notre religion qui dit, en principe, que toutes les choses sont permises, sauf ce qu’Allah عز وجل nous a interdit. Toutes les choses. Allah عز وجل nous a tout permis, sauf ce qu’Il a expressément interdit. C’est comme en 1920 [à vérifier si c’est une référence claire dans le contexte]. Oui, c’est clair. C’est clair. Interlocutrice : Moi, ma question à la sœur, c’est : est-ce que ce nom-là, castoreum, est-ce qu’il est clairement écrit dans la notice ? Est-ce que c’est mentionné ? Ou bien c’est toi, en faisant tes recherches, qui as découvert que dans l’arôme naturel de vanille il y a du castoreum ? Est-ce que castoreum est noté clairement dans les ingrédients, ou pas ? Attends un peu, elle va peut-être répondre, je pense qu’elle est assez réactive. Oustadha : Et elle explique que ce produit-là, le castoreum, c’est une combinaison de sécrétions de glandes anales, d’urine et de glandes du castor, mélangées à de l’alcool. Mais elle est tombée là-dessus en faisant des recherches sur ce qu’était l’arôme de vanille, c’est comme ça qu’elle a trouvé cette information. Mais ce n’est pas écrit dans les ingrédients. Est-ce que c’est vraiment indiqué ? Est-ce que c’est vrai ? Peut-être que tu as cherché, tu as fait des recherches… mais il faut avoir des sources fiables. Est-ce que c’est vraiment confirmé ? Il faut des professeurs, et surtout des professeurs musulmans, qui affirment cela. Il faut des recherches solides, pas juste comme ça. Interlocutrice : Mais est-ce que tous les arômes de vanille sont composés de la même façon ? Oustadha : Non. Interlocutrice : C’est bien ça ? Oustadha : Non. J’ai donné une base : toutes les choses sont halal.  Sauf quand j’en ai vraiment besoin, c’est-à-dire que toi, est-ce que tes recherches, ce sont des recherches de spécialistes ? Normalement, ce n’est pas à n’importe qui de faire ces recherches, c’est le rôle de grands professeurs, et surtout de musulmans de confiance. Ce sont eux qui vont dire : « Voilà, on a trouvé ceci, cela », avec des preuves, des analyses. Il faut que ce soient des scientifiques musulmans qui analysent le produit et qui disent : « Oui, c’est vrai, on a trouvé ça. » Mais sur Internet, tout le monde dit tout et son contraire. On ne peut pas avoir confiance. Tu fais des recherches sur Internet, mais est-ce que c’est fiable ? Qu’est-ce qu’on en sait au final ? On n’a pas de preuves concrètes, franchement. C’est pour ça, ma sœur, je te dis : ne t’en fais pas. Si tu trouves écrit noir sur blanc, dans les ingrédients de chaque chocolat ou arôme, qu’il y a de l’alcool, alors tu ne manges pas, tu ne bois pas. Mais tant qu’il n’y a pas quelque chose de clair et sûr, tu peux manger sans te faire de souci. Interlocutrice : En fait, c’est soit c’est clair et noté noir sur blanc, soit ça ne l’est pas. Par exemple, dans les Kinder Chocobons, il y avait un ingrédient, je ne saurais même pas le prononcer, c’était un mot compliqué… mais là, c’était Adi [peut-être « Hâdi » ?] que c’était du liège, donc haram. Et c’est clairement écrit. Pour les M&M’s, c’est écrit qu’il y a du E120. Oustadha : Je t’ai donné une règle : en Islam, on a des règles. La base des choses, c’est halal. Mais ces recherches-là, ce n’est pas à nous de les faire. Franchement, ce sont des spécialistes qui analysent, et ensuite de grands savants émettent une fatwa. Ce n’est pas nous qui tranchons. Et normalement, quand beaucoup de savants disent : « Ne t’inquiète pas, tant que tu ne trouves pas quelque chose d’écrit clairement, que c’est du vin ou de l’alcool », alors tu peux manger et boire sans souci. Il ne faut pas aller trop loin dans les recherches. Même notre maître, à propos du E120, il a dit : « Si quelqu’un n’a pas vu la notice, ne s’est pas rappelé, et qu’il a mangé, ce n’est pas grave. » Pour lui, c’était halal, parce qu’il ne savait pas. Là-bas, c’est halal. Tant qu’il n’y a pas quelque chose de net, écrit noir sur blanc, ça suffit. Interlocutrice : En fait, ce qu’elle voulait dire, c’est que quand tu lis une notice…s’il n’y a pas quelque chose qui est clair, net et précis, comme l’alcool ou les choses qui ont été dévoilées, comme on a parlé de l’E120 ou de la cochenille, etc., s’il n’y a pas les choses qui sont claires, vous pouvez consommer. Oustadha : Pas de soucis, franchement. Interlocutrice : Oui, c’est la question que je te posais tout à l’heure en privé. Par rapport au glaçage, tu sais, il y a un peu d’alcool, mais cet alcool n’enivre pas, bien évidemment. Mais c’est écrit. Oustadha : Ah oui, c’est écrit, l’alcool. Non, même un petit peu, c’est interdit. Même si c’est un petit peu. Interlocutrice : D’accord. Oustadha : Parce que le Prophète ﷺ a

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L’accomplissement des prières à la mosquée pour les hommes 

Question : Certains frères connaissent l’obligation de prier à la mosquée pour les hommes, mais il arrive quand même qu’ils ne puissent pas se rendre à la mosquée à cause du travail, par exemple, ou parce que la mosquée n’est pas suffisamment proche de chez eux pour y aller. Donc, ils ont très peu de temps entre le Isha et le Sobh pour rentrer chez eux dormir. De ce fait, ils font le choix de prier Isha ou Sobh chez eux. C’est pour ça que j’aimerais savoir quel est le jugement dans ce cas-là. Sont-ils excusés de ne pas faire la prière à la mosquée et prennent-ils un péché ? Réponse :  Oustadha : La salat dans la mosquée, c’est une obligation pour l’homme. Parce que Nabi sallallahu alayhi wa sallam a dit… Pour ça, il y a un Hadith, on est convaincu que c’est une obligation parce qu’il y a diverses versions. L’interlocutrice : Est-ce que tu es obligé de partir à la mosquée ou non ? Oustadha : Mais moi je suis convaincue que c’est une obligation pour l’homme de faire ça à la mosquée. Ça, c’est la première des choses. La deuxième des choses, c’est que le Prophète ﷺ, il y avait un compagnon qui ne voyait pas bien. Il s’appelait Kefif. Ce n’était pas un aveugle, non, c’était quelqu’un qui voyait difficilement. Le Prophète ﷺ lui a dit : « Est-ce que tu entends l’appel à la prière, l’Adhan ? » Il a répondu : « Oui. » Le Prophète ﷺ lui a dit : « Alors tu es obligé d’aller à la mosquée. » Même ces gens-là, ceux qui ont un petit moment entre le sommeil et la prière du ‘Isha, ils sont quand même obligés de faire la salat à la mosquée. Ce compagnon, il habitait loin, la mosquée était loin de chez lui, mais malgré ça, le Prophète ﷺ lui a demandé s’il entendait l’Adhan. Il a dit oui, et le Prophète lui a dit : « Tu es obligé. » Il n’y a pas de cause valable pour ne pas faire la prière à la mosquée. Interlocutrice : Elle précise qu’il y a du temps. Elle a dit entre une heure et quatre heures de temps. Tu peux dormir quatre heures ou trois heures, c’est suffisant. Je ne sais pas où cette personne vit, mais c’est quoi le jugement, par exemple, de quelqu’un qui est en France et qui n’entend pas l’Adhan justement ? Oustadha : On n’entend jamais l’Adhan. Interlocutrice : Ah non, il n’y a pas d’Adhan en France. Oustadha : Jamais, jamais. Il regarde les horaires, c’est tout, il voit les horaires. Interlocutrice : Mais est-ce que l’obligation, elle lui est quand même due, même s’il n’entend pas l’Adhan ? Oustadha : Oui, il regarde les horaires. Parce qu’en France, ou dans un pays non musulman, il n’y a tellement pas d’Adhan que tu es obligé de faire des efforts pour consulter les horaires. Tu fais tous tes efforts pour ça… pour faire la salat à la mosquée. Parce que c’est une obligation. Le Prophète ﷺ a dit, justement parce que c’est une obligation, il a dit : « Si ce n’était pas à cause des femmes et des petits-enfants dans les maisons, j’irais brûler leurs maisons. » Il y a des gens qui entendent l’Adhan, mais ils ne viennent pas faire la salat à la mosquée. Même ici, ils sont juste devant la mosquée, debout, ils discutent, ils ne rentrent même pas à l’intérieur. C’est incroyable. Interlocutrice : C’est incroyable, oui. Oustadha : Il est obligé de faire la salat. Le Prophète ﷺ a dit que s’ils savaient la récompense qu’il y a dans la première rangée, ils se battraient pour y être. Parce qu’elle a énormément de bienfaits. Mais les gens, à cause de leur ignorance, ils délaissent la salat à la mosquée. C’est pour ça que les Juifs, tu sais ce qu’ils ont dit ? Ils ont dit : « Maintenant, on va vaincre les musulmans. » Pourquoi ? Parce qu’ils ont remarqué que, pendant la salat du Fajr, il n’y a pas beaucoup de monde. Alors ils ont dit : « Tant que les musulmans sont peu nombreux au Fajr, on les vaincra. » Mais quand les musulmans sont nombreux au Fajr, ce sont eux qui gagnent. Interlocutrice : Mais un homme, quand il travaille, il ne peut pas quitter son travail. Il fait la salat là où il est, au travail. Voilà, c’est ça… Oustadha : Parce qu’il y a un hadith où il est dit que si l’homme ne peut pas faire toutes les salats, je crois qu’il y avait une bête… donc ça, c’est pour celui qui travaille. Au moins, il essaie de faire… d’accord ? C’est ça. Interlocutrice : Et une sœur demande à propos d’un prétendant. C’est un homme qui veut se marier avec elle, mais il lui dit qu’il ne fait pas toutes les salawat à la mosquée. Oustadha : Non, c’est obligatoire. Normalement, la première des choses… C’est dans ‘Abed Kufrā [عباد كفرى – sans doute une expression dialectale ou transcription mal rendue à préciser selon le contexte original]. Oui, elle doit lui demander une explication. Normalement, elle doit lui dire : « Moi, je n’accepte pas un homme qui ne fait pas les salawat à la mosquée. » Mais il y a des cas particuliers, des raisons valables, comme le travail. Le travail, par exemple, tu lui dis… mais au moins, il fait l’effort. Parce qu’il y avait un compagnon qui avait dit : « Je ne peux pas, parce que je travaille. » Et le Prophète ﷺ lui a dit : « Au moins, fais-la dans la salle » — c’est-à-dire fais-la en groupe, même si ce n’est pas à la mosquée. Interlocutrice : D’accord. Au maximum, il fait les efforts. D’accord. On va passer à la question suivante.

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